Acte du 4 Août / 23 Juillet 1833 relativemen à l'Église
Révolution d'Octobre 1562, Détrônement duroiOthon,
Déclaration du gouvernement provisoire, relativemen* à la forme mon archique,
Le prince Alfred d'Angleterre appelé au trône par le vœu des Grecs.
424 INTERVENTION DES PUISSANCES PROTECTRICES, | Part. IH,
trois puissances protectrices ne s’appliquât peut-être pas à l'état actuel des choses, le gouvernement français n'hésitait pas à s'y conformer, et les cabinets de Londres et de St. Péterbourg étaient d'accord pour notifier au gouvernement provisoire de la Grèce, qu'ils jugeaient ce protocole applicable à l'élection d’un nouveau souverain. Cependant, avant de désavouer officiellement à Athènes la candidature pour le prince Alfred, l'Angleterre tenait à savoir que la Russie décli-
Le due de nait également celle du duc de Leuchtenberg, ! et la Russie
berg end. ayant tardé à donner les explications qui lui étaient deman-
SH dées, le gouvernement anglais annonça son intention de se considérer comme délié de ses engagements.
La France réussit finalement à déterminer une renonciation réciproque, dans le cas de l'élection du prince Alfred ou du duc de Leuchtenberg. Les trois cabinets convinrent en outre de s'unir sur la désignation du prince qui pourrait être recom-
L'Angleterre Mandé au suffrage des Hellènes. Le gouvernement anglais
nes adoptait en même temps une décision importante. Il déclarait son intention de se dessaisir du protectorat des Iles Ioniennes en faveur de la Grèce. ?
Les plénipotentiaires des puissances protectrices de la Grèce, réunis le 22 Mai 1863 en conférence, à Londres, après avoir reconnu l'impossibilité de faire revenir l’Assemblée hellénique sur le vote par lequel elle avait prônoncé la déchéance de
La cour de la dynastie du roi Othon, jugèrent opportun d'inviter la cour
Taie à he de Munich à se faire représenter au sein de la conférence
ee même, pour procéder aux modifications que les événements de
PERS * Grèce avaient rendues indispensables sous le rapport de l’ordre de succession au trône. En conséquence, la conférence s’ajourna au 27 du même mois.
Le gouvernement bavarois persista dans son refus de par-
PAPER ticiper aux délibérations, et une seconde séance eut lieu le 27, nn pr pour signer le protocole qui prononçait la vacance du trône helvacance du lénique. Communication de ce protocole fat donnée au cabinet
lénique. de Munich par la voie diplomatique ordinaire. En même
1 Ce prince est petit-fils d'Eugène de Beauharnais et fils de la grande-duchesse Marie, sœur de l’empereur Alexandre IT.
? Annuaire des Deux Mondes, 1862 — 63, p. 690. Exposé de la situation de l’Empire, 1863, p. 103.
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Chap. I. GEORGE, ROI DES HELLÈNES, 425
temps, le comte Russell porta à la connaissance du roi de Dancemarck la décision de la conférence de Londres, afin de déterminer Sa Majesté à donner son consentement à l’acceptation de la couronne de Grèce par le jeune prince Guillaume-George, second fils du prince Chrétien (devenu roi le 15 Novembre 1863 sous le nom de Chrétien IX). Le prince danois avait
été, en effet, proclamé roi constitutionnel, le 31 Mars précédent,
par l’Assemblée nationale grecque.
Le 19 Juin 1863, le cabinet de Copenhague adressa à ses représentants à l'étranger une circulaire pour leur expliquer le motif qui l'avait déterminé à accepter la couronne pour le prince Guillaume-Georges. !
Un traité confirmant l'acceptation par le prince danois, de la souveraineté qui lui était ainsi offerte, fut signé entre les trois puissances protectrices et le roi de Danemarck, le 13 Juillet 1863. Le nouveau souverain devait porter le titre de Georges I°", roi des Grecs, titre qu’on à depuis changé pour celui de roi des Hellènes. Ce traité portait que les limites de la Grèce recevraient une extension par la réunion des Iles Joniennes. ?
A la suite du discours par lequel le lord haut-commissaire avait ouvert la session du Parlement, à Corfou, l'assemblée ionienne vota, le 4 Octobre 1863, que les îles de Corfou, Céphalonie, Zante, Saint-Maure, Ithaque, Cérigo et Paxos, ainsi que leurs dépendances, se réuniraient au royaume de Grèce, afin d'en faire partie intégrante à perpétuité, formant un seul État indivisible, sous le sceptre constitutionnel de Sa Majesté le roi des Hellènes, Georges [°", et de ses successeurs, ?
Par le traité du 14 Novembre 1863, la France, l'Autriche, la Prusse et la Russie, acceptent, sous des conditions spécifées, l'abandon que la Grande-Bretagne fait du protectorat des États-Unis des Iles Ioniennes, reconnaissent, conjointe-
M ment avec elle, l’union des dits États au royaume hellénique.
Ce traité stipule que les Iles Toniennes, après leur réunion au royaume de Grèce, jouiront des avantages d’une neutralité
1 Le Nord, 14 Juillet 1863.
? Annuaire des Deux Monde:, 1862—63, p. 1000, 3 Le Nord, 20 Octobre 1863.
Le prince Guillaume- Georges proclamé roi,
Traité entre leg puissAnces pro tectrices et le roi de Danemarck, le 13 Juillet 1863,
Vote du Parlement de Corfou le 4 Octobre Réunion à la Grèce,
Stipulations
du traite du
14 Novembre
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426 RÉUNION DES ILES IONIENNES. [Part. IT,
perpétuelle que les hautes parties contractantes s'engagent à respecter. Aucune armée navale ou de terre ne pourra jamais être réunie ou stationner dans les territoires ou dans les eaux
de ces îles, au-delà du nombre strictement nécessaire pour INTERY maintenir l’ordre public et 2<surer la perception des revenus AF
Démons de l'État. Les fortifications construites à Corfou et dans les des for Ca-
tions. autres îles devront être démolies avant la retraite des troupes employées par la Grande-Bretagne à occuper ces îles, en sa
qualité de puissance protectrice. Ces conditions ont été insé- je rées, paraîtrait-il, à la demande de l'Autriche et à la suite des On ! remontrances de la Turquie. négocie Traité au 29 Le traité signé à Londres entre les puissances protectrices Rs af: ane les et le roi des Hellènes, le 29 Mars 1864, constate les vœux À Grèce Paceiess unanimes de l'Assemblée législative, exprimés le 7/19 Octobre nina la es 1863, en faveur de l'abandon du protectorat par l'Angleterre, ions el et de la réunion des Iles Ioniennes au royaume de Grèce. Ces cations puissances, en leur qualité de signataires de la convention du 'Empir 7 Mai 1832, reconnaissent cette réunion, et déclarent que la . quel av Grèce, dans les limites déterminées par l'arrangement conclu Burco-g: uk entre les puissances protectrices et la Porte Ottomane, le 21 Grèce, | Juillet 1832, y compris les Iles Ioniennes, formera un État tmpte monarchique indépendant et constitutionnel, sous la souverai- ous a neté du roi Georges et sous la garantie des trois cours. option
Ces cours déclarent aussi, avec l’assentiment de l'Autriche dire tur
et de la Prusse, que les îles de Corfou et de Paxos jouiront, fst de après cette réunion, des avantages d'une neutralité perpé- h Porte
tuelle, 1 Dent démêlé t 1 Annuaire des Deux Mondes, 1862—63, p. 1000—1002. Voir noires d
aussi part. I, chap. 11, $ 12. Iles Ioniennes. — Voir pour l’insursurrection de Candie 1866, $ 10, p. 451 infra.
omme transact Louis P seuleme plutôt de de la R ét intéri
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l Voir p. 120, 1
[Part. IT,
engagent à rra jamais ns les eaux saire pour es revenus et dans les des troupes îles, en sa nt été inséla suite des
protectrices > les vœux /19 Octobre Angleterre, Grèce. Ces nvention du arent que la ment conclu mane, le 21 era un État la souveraiours.
le l'Autriche kos jouiront, edité perpé-
1002. Voir pour linsur-
Rurco-grecque.
Chap. I.] 427