DIFFÉREND TURCO-ÉGYPTIEN
NTERVENTION DES GRANDES PUISSANCES DE L'EUROPE DANS LES AFFAIRES INTÉRIEURES DE L'EMPIRE OTTOMAN EN 1840.
ÉLémentTs, part. Il, chap. 1, $ 10, tom. I, p. 90.
HisroiRe, 4° pér., $ 30, 31, 32, 33, tom. II, p. 246 — 261.
On trouvera dans l’«Histoire» (tom. II, p. 246—261) les négociations qui eurent lieu entre les cinq puissances au sujet des affaires de l’Empire ottoman, après la pacification de la Grèce et jusqu'à la conclusion du traité de 1841, qui déteruina la fermeture des détroits de Constantinople. Les discussons et les actes diplomatiques qui accompagnèrent ces négocations avaient été amenés à la suite des conquêtes faites sur l'Empire lui-même, par le pacha d'Égypte, Méhémet-Ali, lequel avait si énergiquement assisté le sultan dans la lutte Après avoir été forcé de se retirer de la Grèce, Méhémet avait voulu faire valoir pour son propre compte le démembrement inauguré dans l’Empire ottoman. Xous avons démontré ailleurs combien sont anormaux et exwptionnels les liens qui rattachent les États vassaux de l’Empre turc au suzerain, et nous avons fait voir aussi qu’il en
est de même des rapports entre les puissances chrétiennes et
h Porte. !
Depuis les dernières éditions des ouvrages de Wheaton, le iémêlé turco-égyptien de 1833 — 1841 a été tracé dans les Ménoires de l’homme d'État qui, comme membre du cabinet, ou omme ambassadeur de France à Londres, a pris part aux transactions diplomatiques les plus importantes du règne de Louis Philippe. Il s'agissait, dans la question d'Orient, nonsulement de l'intégrité et de l'indépendance de la Porte, ou plutôt des moyens de soustraire cette puissance à l’ascendant de la Russie, mais aussi d’une sorte d'indépendance partielle tt intérieure pour le pacha d'Égypte. C'était là une combi-
UVoir part. Ï, chap. 1, $ 10; part. I, chap. 11, $ 3, tom. I,
Négociations entre les cinq puissances depuis la pacification de la Grèce jusqu'à la fermeture des détroits de Constantinople en
Différend turco-égÿptien,
Mémoires de M. Guizot,
428 ARRANGEMENT ENTRE LA PORTE ET LE PACHA. [Part, I,
naison qui entrait égalemént dans le calcul d'équilibre politique des grandes puissances.
Conquête de En 1833, Méhémet-Ali avait conquis la Syrie, et son fils la Syrie par , : 4 , : : de Méhémet. Ibrahim traversait en maître l’Asie-Mineure, occupait Smyrne Ali. PES ‘ ii TT FLE et menaçait Constantinople. Méhémet n'aspirait à rien moins Ses aspira- qu'à secouer le joug du Sultan et à fonder pour lui-même un ons, A e , , : Q , État indépendant. Il y eût, sans doute, réussi, si l’on avait observé, dans la lutte entre le sultan et lui, le principe de nonintervention entre une métropole et une dépendance en révolte, que les gouvernements anglais et américain ont mis en avant lors des guerres des colonies espagnoles, et qui a même été invoqué en 1863 à propos de l'insurrection polonaise, 1
puissances ou de quelques-unes d’entre elles, on n'aurait pu
empêcher Méhémet-Ali d'aller plus loin encore et de prendre la
place du sultan à Constantinople. D'après Guizot, «devant
Vues d la question d'Orient brusquement posée, l'Angleterre et l’Au-
triche avaient une idée simple et fixe: elles ne s’inquiétaient
mice que de maintenir l'empire ottoman et de le défendre contre
de la Russie, Ses ennemis. La Russie aussi n'avait qu’une idée moins
simple, mais également exclusive et constante; elle voulait
maintenir l'Empire ottoman sans l’affermir et le dominer en
de la Prusse, le protégeant. La Prusse, presque étrangère à la question,
inclinait habituellement vers l'Autriche et l'Angleterre, en
Politique ae Ménageant la Russie, La politique de la France était compli-
Fran Quée et alternative; elle voulait servir à la fois le sultan et le pacha, maintenir l'Empire ottoman et grandir l'Égypte. » ?
Les Russes 1€ 5 Avril 1833, une flotte russe, jetant l'ancre dans le
ea Bosphore, débarquait cinq mille soldats sur la côte d'Asie, pen-
1833. dant qu'un corps d'armée russe marchait vers le Danube. Un
firman du 5 Mai cédait au pacha le district d'Adana avec la
Syrie, et l’armée égyptienne se mettait en marche pour évacuer
Arrange. l’Asie-Mineure. L’arrangement tenu alors pour définitif entre
ment entre
la Porte «t la Porte et le Pacha avait été, en effet, conclu à Kutaieh le 5
le pacha à
Kütaien, Mai, et l’on put dire que la paix était rétablie en Orient. ÿ
1 Voir part, I, chap. 11, $ 19, tom. I, p. 316. ? Guizor, Mémoires, tom. IV, p. 43.
3 Jbid., p. 47.
On pourrait même ajouter que, sans l'intervention des grandes
Chap.
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troupe retrait Péters] kiar S] Consta officiel.
garder sans qu la Médi lit que nouveai morale l'emper mer aut tractant
Porte, d'après fermer 1
à aucun texte qu Quanc de la par jais et ai chargé d mettre ai ment f| aient su sie dans français de condu sant dès Le gouva bourg le pas à des h Méditd
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Chap. I.]