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450 ÉTATS DES CHRÉTIENS EN TURQUIE, APRÈS 1856. [Part. II,
vie intolérable qu'il fait aux chrétiens, ne peut être conservée que par des exemples sévères de justice appliquée aux coupables reconnus, et par l'adoption d’un système plus humain vis-à-vis des populations chrétiennes. »
Principe de Dans une autre dépêche du même jour, le prince Gortschanon-inter- : ee . , : .
vention hoff écarte le principe de non-intervention, et dit: «Nous nous écarté, É * 1e , LE TA :
associons à la marche indiquée par la dépêche de M. de Thouvenel, c’est-à-dire :
«1° Que les représentants des puissances signataires du traité de 1856 passent en commun à la Porte une note destinée à la réveiller de son apathie, en témoignant de la sollicitude de l'Europe, comme de sa volonté de voir enfin se réaliser des réformes souvent promises et toujours attendues.
Action si- «20 Que ses représentants soient invités à se concerter dans
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des puis. toutes les occasions où leur action commune serait motivée par
sances signa- F Ke FRE ‘ y has + taires du un intérêt d'humanité, afin que leur vigilance excite celle de
1856, la Porte.
L’applica- «39 Enfin, qu'ils soient autorisés à ouvrir avec les ministres QUE Le ottomans des pourparlers dans le but de provoquer l’applica- FEAR tion graduelle du hatti-houmaïoun et de réclamer l'exécution pratique de ses principales dispositions. Le seul moyen pratique qui réponde aux conditions d'urgence que nous avons Enquête lo- signalées, c’est une enquête locale immédiate, confiée à un cale de délé- : : n NN RE 2 gués étran. Commissaire de la Porte et à des délégués européens. be «11 nous revient que le gouvernement ture ne repousse pas l'idée d’une enquête, mais qu'il a l'intention d’en charger un fonctionnaire ottoman, en écartant toute assistance de délégués étrangers. Nous ne croyons pas à l'efficacité d’une semblable mesure. Les enquêtes de ce genre ne sont pas rares en Turquie. Elles n’ont jamais produit aucun résultat; le plus souvent elles n’ont fait qu'aggraver la situation. Les chrétiens ont été trop souvent déçus dans leur espoir pour y placer la moindre confiance. Nous persistons, par conséquent, dans la proposition que nous avons émise.» 1 Cireulaire Voici ce que disait encore le ministre des affaires étrangères ai 1867 de Russie, dans une circulaire adressée, le 20 Mai 1867, aux légations impériales: « Depuis plus d'un an les rapports offi-
1 Le Nord, 19 Mars 1867.
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Chap. I.]