INSURRECTION DE CANDIE
ciels de nos agents en Turquie nous signalaient la situation de plus en plus grave des provinces chrétiennes sous la domination de la Porte, et notamment de la Bosnie, de l'Herzégovine et de la Bulgarie. Cette situation ne date pas d'aujourd'hui, mais, loin de s'améliorer, comme on devait l’espérer, elle n’a fait qu’empirer durant les dernières années. Les sujets chrétiens du sultan avaient reçu avec confiance et gratitude des promesses positives de réformes, mais ils en sont encore à attendre la réalisation pratique d’un espoir que les actes s0lennels du souverain et l'adhésion de l'Europe av'ient revêtu d’une double consécration. » !
Au lieu d'accepter l'enquête par des délégués européens, la Porte avait confié au grand-visir Méhémet-Kiprishi-Pacha la tâche de se rendre dans les provinces pour s'v enquérir de l’état réel des choses. Cette mesure avait été favorablement accueillie par les cabinets français et onglais, qui jugeaient que cet envoi pourrait remplacer l'enquête européenne proposée par la Russie. Cependant la mission du grand-visir n’accomplit rien, et bientôt après les massacres de Syrie nécessi-
taient la convention du 5 Septembre 1860. *