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Intervention anglaise.
La question d'intervention et le cabinet de M. Thiers.
492 LA FRANCE DANS L'INTERVENTION ESPAGNOLE. [Part. II,
22 Avril 1834 à la main, une intervention entre la régente ct Don Carlos; nous ne pourrions justifier sous aucun prétexte une intervention entre M. Martinez de la Rosa et M. Arguelles ou M. Galiano.» !
Le cabinet anglais qui n’avait pas voulu de l'intervention, quand le parti modéré et M. Martinez de la Rosa gouvernaient l'Espagne, en prit lui-même l'initiative quand M. Mendizabal (l’un des plus hardis parmi le parti radical) fut ministre; le 14 Mars 1836, Lord Palmerston annonça au général Sébastiani «que l’ordre allait être expédié aux commandants des batiments de guerre de Sa Majesté Britannique dans les eaux d'Espagne, de débarquer un certain nombre de soldats de marine et de matelots, soit pour défendre contre les insurgés carlistes les places maritimes menacées, soit pour reprendre celles qui seraient tombées en leur pouvoir.» Lord Palmerston, au nom du gouvernement anglais, invitait en même temps la France à seconder les mesures maritimes de l'Angleterre en occupant le port du Passage, Fontarabie et la vallée du Bastan: «La France», ajoutait il, «tracera du reste, à son gré, la ligne qu’elle voudra elle-même donner pour limite à son occupation.» ?
Après l'insurrection des 13 et 14 Août 1836 et la proclamation de nouveau de la constitution de 1812, ce fut la question de l'intervention qui mit fin au cabinet de M. Thiers. Le roi demanda que les corps rassemblés sur les Pyrénées fussent dissous, afin qu’il fût clair qu'ils n’entreraient pas en Espagne à l’appui du pouvoir révolutionnaire et des chances obscures qui venaient d’y apparaitre. Le cabinet se refusa formellement à cette mesure, disant que ce serait renoncer décidément et ouvertement à l'intervention. «Il faut rompre la glace,» dit M. Thiers, «le roi ne veut pas l'intervention; nous la voulons, je me retire.» ÿ
Le 1° Septembre 1836, le roi écrivit à M. Dupin, alors Président de la Chambre des députés: « Une crise ministérielle est un mauvais moment pour écrire à ses amis. N'importe,
l Guizor, Mémoires, tom. IV, p. 114.
? Ibid., p. 149. :
3 Jbid., p. 166.
Chap.
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