‹ Commentaire sur les Eléments du droit international et sur l'Histoire des progrès du droit des gens de Henry Wheaton [microforme] (volume 3)Chapitre 136 sur 138 · Acte du · texte numérisé non relu

Acte du

Mars 1867.

Proclamation du Président des Etats-Unis, du 25 Décembre 1868.

Amnistie universelle,

Ordre du Procureur général de mettre fin à toute procédure,

Cause de la bataille de Navarin,.

Résolution du congrès américain relatives à la Grèce et à l'ouverture de la mer Noire.

500 ADDENDA. [Part. II,

à l'acte ‘irrégulier du duc de Clarence (depuis Guillaume IV), alors Zord Iligh Admiral, qui opposa son propre caprice aux ordres des ministres. C’est ce qui occasionna la bataille de Navarin. «Pendant que Capodistrias se dirigeait vers Ancône dans le dessein de s’y embarquer sur un vaisseau mis à sa disposition par le gouvernement britannique, Dieu fit la bataille de Navarin. Cette mémorable journée étonna ceux mêmes qui en furent les héros. On sait qu'une apostille aux instructions de sir Edouard Codington, écrite de la main du vieux due de Clarence, décida de ce beau fait d'armes, où l'instinct de la Chrétienté l'emporta sur la raison d'État, brisa l'orgueil du moderne islamisme, et fit cesser la traite des blancs.» 1

On peut noter que Capodistrias, en se rendant en Grèce, s'était muni d'un passeport du ministre des États-Unis à Londres. Capodistrias venait de se délier de son allégéance à la Russie, et ne voulait pas se mettre sous la protection d’une autre grande puissance européenne, Il n'existait alors aucune loi, qui défendît à la légation américaine d'inviter les autorités locales des pays par lesquels il passait d'accorder leur protection au chef d'une république-sœur.

Insérer p. 460, ligne 36.

Au mois de Juillet 1868, le congrès des États-Unis adopta, à l’unanimité, une résolution présentée au sénat par M. Sumner, président du comité des affaires étrangères, déclarant «que la religion, la civilisation et l'humanité demandent que la lutte actuellement existante en Grèce soit terminée et que, pour obtenir ce résultat, le monde civilisé doit s'unir afin d’influencer, à l’amiable, le gouvernement de la Turquie.»

Le 6 du même mois, on introduisit, dans la chambre des représentants, une résolution demandant au Président «de donner des instructions au ministre des États-Unis à Cons antinople, à l'effet d’insister, auprès du gouvernement du sultai. -ur l’abolition de toutes restrictions et de toutes charges imposeos pour

1 Correspondance du comte Capodistrias, tom. I, p. 78. Notice bio-

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Chap. I.] ADDENDA. 501

arrêter le passage de vaisseaux de guerre et de commerce, par les détroits des Dardanelles et du Bosphore, dans la mer Noire, et de faire tous ses efforts pour obtenir la liberté parfaite de navigation par ces détroits pour toutes classes de vais- , SCEAUX. »

Insérer à la fin de lu paye 462.

Les représentants des puissances signataires du traité de Conférence Paris, de 1856, c'est-à-dire d'Autriche, de France, de la TAhNR JEU Grande-Bretagne, d'Italie (de Sardaigne), de Prusse et de

Russie, en comprenant le ministre de Turquie, se sont ré-

unis au ministère des affaires Ctrangères de France, le 9 Jan-

vier 1869, «pour apaiser», disaient-ils, «le différend survenu »

entre la Porte et la Grèce.

Après la vérification des pouvoirs des plénipotentiaires, le ministre de Grèce, qui avait été officieusement invité à se rendre au sein de la conférence pour lui fournir les explications dont elle pourrait avoir besoin, à été introduit,

M. Rangabé protestait contre la situation faite à la Grèce Lettre de M. et le rôle purement consultatif reservé à son représentant; il ARE véclamait en sa faveur un traitement égal à celui acquis au plénipotentiaire ottoman, et déclarait que, dans le cas où la conférence ne ferait pas droit à sa réclamation, il était résolu de quitter la salle de conférence.

En réponse à une invitation ultérieure ‘à se rendre à la conférence, le ministre de Grèce a écrit au Président, M. le marquis de Lavalette, la note suivante:

«Je regrette infiniment de ne pouvoir me rendre à l'invitation que vous m'avez fait lhonneur de m'adresser pour assister à la séance de la conférence avec voix consultative.

«L'objet de la conférence étant de traiter un différend qui s’est élevé entre la Grèce ct la Turquie, la Grèce ne peut y participer si elle n'y figure à titre de partie; et, vis-à-vis de la partie adverse, elle ne peut accepter une position d'infériorité.

«Si, des deux puissances en litige, lune est appelée à siéger dans la conférence à titre de grande puissance, la Grèce, sans vouloir s’appesantir sur cette appréciation, ne peut ad-

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