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Fin de la lutte en 1865,
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Février 1865,
148 ÉTATS-UNIS, [Part. I sous-entendue dans la nôtre, constituait une variation à noter, Le terme esclave était employé à propos de la représentation fédérale, et au sujet du retour des fugitifs qui se seraient sous- {raits au travail. La constitution confédérée portait en outre «que l'institution de l'esclavage des noirs, telle qu'elle existait dans les États-Confédérés, serait reconnue et protégée par le congrès et par les gouvernements des territoires, habitants des divers États-Confédérés et des territoires, posstdant légalement des esclaves dans n'importe quel État ou territoire des États-Confédérés, auraient le droit de les amener dans les territoires. »
Les dispositions relatives à l'Exécutif étaient à pou près les mêmes que celles qui existent dans la constitution des États Unis, mais le principe que les premiers commentateurs de cette dernière constitution semblaient vouloir établir, et qui aurait exigé l'approbation du sénat pour déplacer un employt, de même que pour nommer à un emploi, ! se trouvait sanctionné dans la constitution confédérée. Le terme du Président et du Vice-Président était prolongé à six ans. Le Président ne pouvait être élu une seconde fois.
Le congrès confédéré pouvait accorder au chef de chacun des départements de l'Exécutif, un siége dans chaque chambre, avec le privilége de discuter toute mesure de ressort de ses attributions. Une clause analogue se trouve dans l'acte du congrès des États-Unis, passé le 2 Septembre 1789, par lequel le département des finances fut établi, Cet article portait que le secrétaire de cedépartement rendrait compte de sa gestion à chaque branche de la législature, en personne on par écrit, selon qu’il serait exigé. Jusqu'ici on n’a j:
mière partie de cette clause. ?
La lutte entre les États-Unis dérés, lutte gigantesque, si jamai en fuf. pendant laquelle tre‘s à quatre millions d'hommes furent enrôlés sous les drapeaux . deux partis, se prolongea jusqu'en 1865.
Le 3 Février 1865, il y eut des pourparlers à Hampton Roads, entre le président Lincoln, le secrétaire d'État Seward, et les envoyés du Sud (parmi lesquels se trouvait le vice-président des États-Confédérés) pour traiter des conditions du ré-
1 Voir l'ederalist, No. 77
2 US. Statutes at large, vol,
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Chap. IT] RÉDDITION DE LEE, 149
tablissement de la paix. Cette entrevue n’amena toutefois aueun résultat, !
Le président Davis, s'adressant le G Février de cette même message du année au congrès confédéré, dit que l'ennemi avait refusé Dit d'entrer en négociations, soit avee les États-Confédérés, soit MER CU avec les États séparément, ct qu'il n'avait offert en fait de termes et de garanties que les conditions que peut dicter un conquérant, sans vouloir admettre pour la conclusion de la paix d’autres bases qu'une soumission parfaite ct l'acceptation de sa législation récente au sujet des rapports centre les populations blanche et noire de chaque État. ?
Le 2 Avril 1865, la ville de Richmond était évacucée ét les Evacuation fédéraux y faisaient leur entrée le lendemain. * Le 9 du même Re mois, l’armée séparatiste sous le commandement immédiat du capituiation vénéral Lee se rendait au général Grant. dl + Vus
D'après les conditions de la capitulation, les officiers de- Re vaient donner leur parole individuelle de ne pas prendre les lation. armes contre les États-Unis, jusqu'à ce qu'ils eussent été régulièrement échangés: les commandants de compagnies ou de régiments devaient signer un engagement pareil au nom des soldats placés sous leurs ordres. Les armes, l'artillerie ct tout Ie matériel de propriété publique devaient être remises aux États-Unis, après quoi les officiers ct les soldats seraient libres de retourner dans leurs foyers où ils ne pourraient tre troublés par les autorités des États-Unis, aussi longtemps qu'ils obser- ” veraient leur parole donnée ct les lois en vigucur dans le lieu de leur résidence. À
La reddition des troupes du général Lee fut considérée par le PoHHiue de pays comme mettant virtuellement fin à la gucrre. Mais anté- indiquée rieurement à cette reddition, le président Lincoln avait indiqué A8 AVAL sa politique qui était de reconnaître les gouvernements existant dans chaque État séparatiste. A cet effet il avait écrit, le 6 Avril, au général commandant les troupes des États-Unis à Richmond, d'accord avec une promesse officieuse faite au juge Campbell, l’un des commissaires confédérés, à la conférence de Hampton-Roads, de permettre aux membres de la législature
1 Message du Président, le 10 Février 1869. — Le Nord,25 Février 1865.
? American Uyclopædia 1864, p. 710, 714.
Le Nord, 20 Avril 1865.
1 Jbid., 26 Avril 1865.
Le corps législatif de la Virginie
convoqué
pour le 25
Avril.
Le général Johnston au généralSher-
man,
150 ÉTATS-UNIS. [Part. I,
qui avait appuyé la rébellion, de se réunir à Richmond, et à cctte fin de prendre les mesures nécessaires pour faireretirer les troupes de la Virginie et pour faire cesser touie résistance à l'autorité du gouvernement général. Il était en outre enjoint au commandant fédéral de prendre cette assemblée sous sa protection, Le général Sherman avait eu ce même jour une entrevue avec le Président et, le 11 Avril, un ordre convoquant les membres du corps législatif à Richmond pour le 25 du même mois, fut émis en conformité des déclarations du Prési. dent. M. Lincoln fut assassiné dans la soirée du 14 Avril Mais, avant sa mort, il avait déjà lui-même, sous l'influence de son cabinet, ct à son retour de Richmond, grandement moditi sa politique en révoquant le consentement qu'il avait donné à la réunion convoquée à Richmond pour le 25 de ce mois. Dans la lettre qu'il écrivit à ce propos au général Weitzel, commandant les troupes fédérales dans cette ville, le Président dit qu'il ne s'était jamais proposé de traiter avec ceux qui avaient agi en qualité de membres de la législature de la Virginie, comme avec un corps légitime. Il avait voulu seulement, sauf quelques exceptions, garantir leurs biens contre toute confiscation, en compensation de l'assistance qu'ils auraient pu lui prèter, soit en faisant retirer les troupes confédérées de la Virginie, soit en faisant cesser toute résistance ultérieure an gouverne ment fédéral, M Lincoln ajoutait que le juge Campbell avait méconnu la dclaration explicite faite par lui et avait insisté pour obtenir un armistice; que, d’un autre côté, le général Grant ayant fait rendre les armes aux troupes rébelles en Virginie, la retraite de ces troupes faisait disparaitre les motifs de promesse contenue dans sa lettre au général Weitzel. Il ordonnait done que cette lettre et le document remis as juge Campbell fussent révoqués et contremandés, et que l’on fit part à M. Campbell de ect ordre.
Le jour même de l'assassinat du Président, le général J. E. Johnston de l’armée confédérée avait écrit au général W. T, Sherman qui commandait les troupes fédérales qui lui étaient opposées, pour s'informer si ce dernier voudrait admettre une suspension temporaire des hostilités et se charger d'écrire au général Grant pour obtenir un arrangement de même nature à l'égard des autres armées, dans le but de permettre aux autorités civiles d'adopter les mesures nécessaires pour mettre
Chap. 1
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Chap. II.] CONVENTION SHERMAN-JOHNSTON.
fin à la gucrre. Le 18 Avril, un mémorandum de l'accord entre les deux généraux fut rédigé, en conformité, paraïtrait-il, des vues indiquées par le président Lincoln dans son entrevue avec le général Sherman, et sans que ce dernier eût été informé du changement survenu dans la politique de M. Lincoln.
Voici quels étaient les termes de la convention provisoire:
«20 Les armées confédérées existant actuellement seront licenciées et conduites aux diverses capitales de leurs États respectifs, où elles déposcront leurs armes et autres vajets étant propriété publique dans l'arsenal de l'État, et caque officier et soldat prendra l'engagement de s'abstenir d'actes de gucrre et de se soumettre aux autorités tant de l'État que féderales, Les armes ct les munitions seront rapportées au chef du matériel à Washington, elles resteront soumises à la décision future du congrès des États-Unis, et ne pourront servir dans l'intervalle qu'au maintien de l’ordre et de la paix en dedans des limites de chaque État respectivement.
«30 Le pouvoir exécutif des États-Unis reconnaitra les gouvernements des divers États, lorsque leurs fonctionnaires et législatures prêteront le serment preserit par la constitution des États-Unis, et là où des gouvernements en conflit seront résultés de la guerre, la légalit de tous sera soumise à la cour suprême des États-Unis.
«49 Rétablissement de toutes les cours fédérales dans les divers États, avec leurs pouvoirs tels qu'ils sont définis par la constitution et les lois du congrès.
«5° Le peuple et les habitants de tous les États sont garantis, pour autant que cela dépend du pouvoir exécutif, de leurs droits et franchises politiques aussi bien que de leurs droits personnels et de propriété, tels qu'ils sont détinis par la constitution des États-Unis et par celles des États respectivement.
«6° L'autorité exécutive du gouvernement des États-Unis ne troublera personne à cause des faits de la dernière guerre, aussi longtemps qu'il vivra paisible et calme, qu'il s’abstiendra d’actes d'hostilité armée et qu'il obéira aux lois en vigueur là où il réside,
«79 En termes généraux, la guerre cesse; une amnistie générale, aussi loin que s'étend le pouvoir de l'autorité exécutive des États-Unis, est accordée sous condition du licencic-
Mémorandum du 1$ Avril 1S65,
Termes de la convention Sherman- Johnston,
Le Président désavoue la convention, Reddition du général Johnston,
Capitulation de l'armée confedérée au-delà du Mississipi.
Proclamation du 11 Avril 1865,
du 9 Mai.
Les droits belligerants retires aux confedérés par les puissinices euro
péennes,
Différends ,entre les Etats-Unis :t la Grande Bretagne au
152 ÉTATS-UNIS. [Part I, ment des armées confédérées, de la distribution des armes ct du retour à des occupations pacifiques des officiers et autres qui composent les dites armées. N’étant pas pleinement autorisés par nos principaux respectifs à remplir ces conditions, nous nous engageons personnellement et officicllement à obtenir promptement l'autorité nécessaire et à exécuter le programme qui précède. » !
La convention conclue par le général Sherman ayant été désavouée par le président Johnson, d'après lavis du cabinet de M. Lincoln qu'il avait conservé, le général Johnston se rendit le 26 Avril au général Sherman aux mêmes conditions qui avaient été accordées au général Lec.
Le 26 Mai suivant, les troupes au-delà du Mississipi capitulaient, à leur tour, quinze jours après que M. Jefferson Davis, le chef de l’ex-confédération, eût été arrêté dans sa fuite,
Le gouvernement américain n'avait pas attendu ces divers événements pour mettre fin aux règlements basés sur l’état de guerre, Le 11 Avril, le président Lincoln avait dejà décrété la levée du blocus des ports du Sud, en conséquence de leur occupation militaire par les États-Unis, et la clôture de leurs stations de douane, d’après la loi du 13 Juillet 1861, Le président Johnson annonçait à son tour le 9 Mai, que la résistance à l'autorité des États-Unis dans les États déclarés le 19 et le 27 Avril 1861 en état d’insurrection, avait cessé; que les personnes qui avaient dirigé cette résistance, de même que les actes des corsaires, étaient en fuite ou captifs, et il menacuil d'user de représailles envers les États censés neutres qui continucraient à recevoir dans leurs ports les corsaires sudistes dont quelques-uns couraient encore les mers. ? Les ports, à l'exception de ceux du Texas, furent déclarés, le 22 Mai, ouverts au commerce étranger, à partir du 1% Juillet,
Les puissances curopcennes n'ayant pas tardé à retirer aux coufédérés le titre de belligérants, ce qui fut annoncé de la part de l'Angleterre et de la France, au mois de Juin 1865, la guerre devait se considérer comme terminée, tant sur mer, que dans ses rapports envers les nations étrangères,
La gucrre ne s’est pas terminée, sans avoir donné lieu à des
sujet des de. différends entre le gouvernement des États-Unis et celui de la
voirs des neutres,
l'American Cyclopædia, 1865, p. 68. — Le Nord, 10 Mai 1865. 2 Le Nord, 24 Mai 1866.
Chap. IT.
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Part. I,
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Chap. II.] FIN DES HOSTILITÉS. 153
Grande-Bretagne, au sujet des devoirs des neutres ct surtout de la construction ct de l'équipement des vaisseaux corsaires confédérés, dans les chanticrs anglais. !
La lutte entre le Nord ct le Sud s’est continuée sans intervention étrangère, quoique la Russie et la France cussent offert leur n ‘ation ct leurs bons offices. Dès le début de la gucrre, le gou crnement fédéral avait déclaré, ainsi que le faisait savoir Lord Lyons à son gouvernement, qu'il n’agréerait aucune proposition qui serait basée sur l’idée que la controverse pourrait être envisagée autrement que comme une insurrection domestique dans laquelle les pays étrangers n'avaient rien à voir, 2
Quoique les hostilités eussent cessé dans les États sécessionnistes après la reddition des armées confédérées, on ne pouvait toutefois regarder comme terminées les difficultés intéricures politiques qui étaient léguées par la guerre.
La proclamation du 9 Mai 1865 n'avait eu en vue que les rapports avec l'étranger, et ce ne fut que le 1° Décembre 1865, que la proclamation du 15 Septembre 1863 par laquelle le privilége du crét d'hubeas corpus était suspendu, fut annulée dans les États qui étaient demeurés dans l'Union; elle resta sans être révoquée pour les autres États jusqu’au 2 Avril 1866, et même jusqu'au 20 Août de ln mème année, pour le Texas.
La convention Sherman-Johnston, qui, en maintenant l’organisation des États telle qu’elle existait lors de sa conclusion, aurait préservé l'autonomie de ces États, enlevait d'après nous tout prétexte aux mesures révolutionnaires que nous avons vues se produire depuis. Les fonctionnaires ayant été élus où nommés d'après les constitutions locales, il eût été
Éhicile de remédier à tous les défauts d'irrégularité, en leur
aisant prèter le serment de maintenir la constitution des États-Unis.
Cette manière d'agir aurait été conforme à ce qui a lieu dans les autres pays, lorsqu'une guerre civile ou un gouvernement usurpateur cesse d'exister, Les annales de ce siècle
Voir part, IV, chap. mr, $ 16.
* Voir part, II, chap. 11, $ 18.
Aucune étrangère pendant la lutte,
Difficultés intérieures politiques,
Le privilège durcrit d'habeas corpus est rétabli le 1er De.
cembre 1865,
Ce qui a lieu dans les autres pays lors de la terminaison d'une guerre civile,
ERA SRE LT AU MSIE