UNION HELVÉTIQUE
Caractere de
l'Union hel vetique,
pouvait avoir d'effet, s’il était incompatible avec les articless
fondamentaux de l'union générale.
Les principes et les intérêts publics du corps helvétique étaient discutés et fixés dans différentes diètes: 1° les diètes générales ou assemblées des treize cantons et quelquefois aussi de leurs alliés; 20 les diètes particulières, telles que celles des huit anciens cantons, celles des cantons protestants, ou conférences évangéliques, celle des cantons catholiques ou l'alliance d'or , enfin celles des cantons particuliers, qui, outre leur part à la confédération générale, avaient entre eux des alliances distinctes et plus étroites. 1
Mais, quoique ces treize cantons fussent gouvernés avec des iormes républicaines, il y.avait des peuples dépendants d’autres peuples comme un vassal de son souverain, L’Argovie, le canton de Vaud, dépendaient de l'aristocratie de Berne; le Bas-Valais, du Haut-Valais; les baillages italiens, de divers cantons. 1 y avait en outre une foule de communes dépendantes de certaines villes. Le canton de Saint-Gall était gouverné féodalement par un couvent. Pendant la révolution française, l'intervention de la France fut invoquée par le canton de Vaud contre Berne. L'intervention du Directoire eut pour prétexte la cession de ce canton faite par le duc de Savoie à Berne. La France, par un traité à la date de 1565, s'était rendue garante des droits des Vaudois. Le 28 Décembre 1797, le Directoire déclara qu’il les prenait sous sa protection, Il établit en Suisse une république une et indivisible, et mit en vigueur, en Mai 1798, une constitution d'après laquelle le gouverne-
lDurau, DuverGier et Guaper, Collection des constitutions, tom. IT, p. 261—385. — Voir aussi Heiss, Âistoire de l'Empire, tom, VI, p. 532.
Peuples dependants d'autres peuples.
Les Vaudois sous la protection de la France.
République une et indivisible,
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