‹ Commentaire sur les Eléments du droit international et sur l'Histoire des progrès du droit des gens de Henry Wheaton [microforme] (volume 3)Chapitre 69 sur 138 · PR · texte numérisé non relu

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Adhésion de Louis XVII,

Guizot sur la Sainte-Alliance,

Traité de 12 Juin 1815 entre l'Autriche et les Deux-Siciles,

298 LA SAINTE-ALLIANCE. [Part, 11,

leur adhésion. Celle de Louis XVIII fut donnée par un acte du 19 Novembre 1815.1 Le prince-régent d'Angleterre, tout en déclarant qu'il adhérait aux principes que cet acte pro. clame, dit que les formes constitutionnelles de son pays ne permettaient pas qu'il signât un acte quelconque sans qu'il fut contresigné par un ministre responsable. ?

A ce sujet, M, Guizot a dit: «La Sainte-Alliance av: grand effroi du progrès de la vie et de la liberté politique en Europe; elle a fait grand abus, surtout grind étalage du droit d'intervention dans les États étrangers, posant en principe général et permanent ce qui ne peut être qu'une exception momentanée, un accident justifié par quelque grand, direct et clair intérêt. Je ne me fais l’apologiste, ni de la Sainte-Alliance. ni du congrès de Vienne, mais je relève deux faits méconnus ou passés sous silence par leurs ennemis. Tous les reproches qu'on leur adresse, les gouvernements qui dans les époques précédentes, de 1792 à 1812, dominaient en Europe, les avaient encore plus mérités. »

La politique qui avait pour objet le maintien général des institutions monarchiques et de l'autorité des rois, aussi p restreintes que possible par l'influence populaire, se fit j: même avant l'alliance formelle des grandes puissances. Ainsi, Sir William A’Court, ministre britannique à Naples, écrivait le 18 Juillet 1815 au vicomte Castlereagh, que M. de Cireello lui avait communiqué un traité du 12 Juin 1815, entre l’Autriche et les Deux-Siciles, pour la garantie mutuelle de l'intégrité de leurs États respectifs. Il ajoutait qu'il s'y trouvait un article secret, d’après lequel Sa Majesté Sicilienne s'engageait à gouverner ses États italiens selon les anciens établissements monarchiques et à n’admettre aucunes innovations inconciliables avec les principes adoptés par Sa Majesté Imptériale pour le gouvernement de ses États italiens.

Le même jour (12 Juin 1815), l'Autriche signe avec ki Toscane un traité dans lequel il est dit: Il y aura, à dater de ce jour, entre les parties contractantes, une alliance qui aura pour but la défense de leurs États respectifs et le maintien du

1 CargriGue, Congrès de Vienne, part. IT, p. 1549.

? ScHogLz, Histoire des traités, tom. XI, p. 555.

3 Guizor, Mémoires, tom. IE, p. 253.

Chap. I.]

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