‹ Commentaire sur les Eléments du droit international et sur l'Histoire des progrès du droit des gens de Henry Wheaton [microforme] (volume 3)Chapitre 78 sur 138 · ABDICATION DE CHARLES-ALBERT · texte numérisé non relu

ABDICATION DE CHARLES-ALBERT

l'héroïsme de son roi, vainement averti, par l'Angleterre ct par la France, qu'il resterait sans appui étranger, abandonné par tous les gouvernements italiens, et flanqué de ces deux foyers d’agitation démagogique qui existaient à Florence et à Rome. 1

Le 20 Mars à midi, heure où expirait le délai fixé par l’ar- Expiration mistice, l’armée piémontaise franchit le Tessin. Trois jours St après, le 23, elle trouvait sur le sol même du Piémont son pefaite de Waterloo à Novare. Cette défaite était suivie de l'abdication Vert à No: de Charles-Albert en faveur de son fils Victor-Emmanuel. ie

La situation n'avait pas d’issue en présence de la loi inac- son abdicaceptable d'un vainqueur et d’une lutte impossible. La conven- “°" tion d’armistice signée le 26 Mars par Victor-Emmanuel lui- Mes même et par le maréchal Radetzky de la part de l'Autriche, stipule l'occupation militaire du territoire sarde, et porte que lk moitié de la garnison d'Alexandrie sera autrichienne. 2

Par le traité de paix du 6 Août 1849, les limites des États Traité de du roi de Sardaigne restent telles qu’elles existaient avant la is els guerre. Une somme de 75 millions de francs devra être payée par la Sardaigne à l'Autriche à titre d'indemnité. Les troupes atrichiennes devront évacuer le territoire sarde dans le terme de huit jours. Ce même traité règle de plus les questions des douanes que la guerre avait laissées en suspens.

Venise ne capitula que le 22 Août 1849. Dans les confé- capituiation rénces tenues à Vérone au mois de Juin, le ministre autrichien LL CT de Bruck avait donné à entendre qu'il consentirait à régler le status de Venise d’après celui de Trieste comme ville impérle, ou bien elle ferait partie d’un royaume lombard avec Vérone pour capitale, lequel serait gouverné par un lieutenant de l’empereur, avec un sénat, une chambre de députés Mais il avait refusé de discuter la constitution comme élément de la reddition. Le 30 Juin, Manin avait annoncé à l'assemblée que tous les efforts tentés auprès de l'Angleterre et de la France pour obtenir leur bienfaisante médiation avaient été inutiles. 4

? Cn. pe Mazanr, Revue des Deux Mondes, 1° Juillet 1854, p. 22—31. ? Marrens, Nouveau recueil général, tom. XIV, p. 173.

3 Jbid., p. 178, 182.

‘ Ucroa, Guerre de l'indépendance italienne, vol. II, p. 305.

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254 OCCUPATION DE ROME PAR LES FRANÇAIS. [Part, I]

Tralté d'al- Le 16 Juin, l'assemblée avait accepté un traité d'alliance la Hongrie. avec la Hongrie, dont Kossuth avait été nommé président-gou. verneur. Voici quelles étaient les bases de ce traité: conti. nuer la guerre contre l'ennemi commun, engagement des deux États de ne pas traiter isolément avec l'ennemi sans s'être entendus. La Hongrie succomba elle-même toutefois, le 16 Août, avant d’avoir pu secourir Venise, 1 autrihe Le gouvernement autrichien, tout en déclarant solennelle. Fi ment en Italie qu'il n’entendait pas tolérer l'intervention étrangère, n’en avait pas moins prié l’empereur Nicolas d'interve. nir entre lui et les Hongrois révoltés. 2 A bre Au commencement de 1850, l’Autriche avait retrouvé tout poupee le terrain qu'elle avait été menacée de perdre. Non-seulement elle avait battu le seul État italien qui pût être regardé par elle comme un ennemi sérieux; elle avait, à la faveur des pri. textes qui lui étaient fournis par les démagogues italiens, envahi Parme, Modène et la Toscane pour y rétablir les souve. rains héréditaires. Elle eût débordé de même sur les États romains sans la présence des troupes françaises qui s'étaient chargées de rétablir l'autorité pontificale dans Rome. Nous allons voir comment la France s’acquitta du rôle qu’elle avait accepté alors que son gouvernement était encore une ripublique. $

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