ILE DE CUBA
jours, l'intention de posséder l’île de Cuba, et elles s'engagent à s'opposer à toute tentative pour se rendre maître de cette le, de la part de toute autre puissance ou de quelque personne que ce soit.»
Dans les communications jointes aux notes, l'Angleterre et lh France repoussaient toute intention de possession de leur part, et posaient comme principe en se référant à la conduite atérieure des États-Unis, «Que les trois parties paraissaient pleinement d'accord pour répudier pour elles-mêmes toute idée de s'approprier Cuba, et que, selon toute apparence, il n'y aurait pas autre chose à faire que de mettre en pratique les vues conçues par les trois puissances,» Ce but pourrait être atteint par la convention ci-dessus mentionnée ou par l'échange de notes officielles formelles, ayant le même objet en vue.
M. Webster accusa réception de ces notes, le 29 Avril 1852, et dit: «Ce gouvernement-ci a declaré, sous diverses administrations, au gouvernement d'Espagne, et il l’a souvent répété, que les États-Unis n'avaient aucun dessein sur Cuba, et même, que si l'Espagne s'abstenait de faire cession de cette île à l'ane des puissances européennes, elle pourrait compter sur l'appui et l'amitié des États-Unis pour l'aider à défendre et à conserver cette île. Il a été déclaré en même temps au gouvernement espagnol qu'il ne fallait pas s'attendre à ce que les États-Unis acceptassent tranquillement la cession de Cuba à lune des puissances européennes.» M. Webster ajoutait qu'il considérait de son devoir, de rappeler en même temps ax ministres, et par leur entremise, à leurs gouvernements, que «la politique du gouvernement des États-Unis avait été umiformément de s'abstenir, autant que possible, de toute iliance et de toute convention avec d’autres États, et de ne prendre aucunes obligations internationales, excepté celles qui buchaient aux intérêts directs des États-Unis. »
Le 8 Juillet 1852, les ministres anglais et français revinrent ur la convention proposée.
aient écrites dans une langue différente, le droit d’intervenlion était basé par eux sur les intérêts généraux de leur comnerce, et aussi sur les intérêts spéciaux que leurs sujets, de
Réponse de Webster,
le 29 Avril
Notes des ministres
Dans leurs notes respectives anglais et , 2, . à » f qui ne différaient, à l'exemple des précédentes, qu’en ce qu’elles s
français du duillet18592,
Réponse de M. Evereit du ir Décembre 1852,
Question de
Cuba, ques-
tion américaine,
Situation particulière de l’île de
Cuba,
320 L'ESPAGNE ET SES ÇOLONIES DE L'AMÉRIQUE, [Part. II,
Chap. I même que le gouvernement de France, avaient respectivement, no. ‘€ dans la question, comme créanciers de l'Espagne. \ l'Anel
M. Everett, étant devenu secrétaire d'Etat, annonça, le 1° Dé. E14 cembre 1852, en réponse aux notes précédentes, que le Prési- jh ; dent refusait l'invitation que la France et l'Angleterre adres- ART saient aux États-Unis, de se joindre à elles dans la conven- ce tion proposée. | l'Anglet
«Le Président », dit il, «ne convoite pas l'acquisition de sent da: Cuba pour les États-Unis, mais en même temps, il considère k Due, | cette question de Cuba surtout comme question américaine. nit lé
«La convention proposée se base sur un principe différent: M Es elle prétend établir que les Etats-Unis n’ont pas un intérit Lord Mai
différent dans la question, et que cet intérêt n’est pas plus grand que celui de la France et de l'Angleterre, alors qu'il suffit de jeter les yeux sur la carte pour se convaincre combien les relations de l’Europe avec cette île sont lointaines, ct
entrer da contre l'i sans freir
à : mis de cette f combien celles des Etats-Unis sont intimes.» M. Everett di vère ajoute «qu’il doute que la constitution des États-Unis autorise nt le pouvoir qui fait des traités à s’interdire à lui-même, à tout TE ait k
jamais, pour Cuba, ce qu’il avait fait plusieurs fois déjà. Les ESP
à x : | jhsqu'ici ( États-Unis a'aient acheté, en 1803, la Louisiane à la France, da €
en 1819, la rloride à l'Espagne, et il n’est point dans les attributs du pouvoir exécutif d’obliger le gouvernement à ne jamais effectuer l'achat de Cuba de la même manière. Les plus anciennes traditions du gouvernement fédéral nous ont transmis de l’aversion pour les alliances politiques avec les puissances européennes.
«Mais le Président a une objection plus grave encore à faire à la convention proposée.
«L'île de Cuba est située à nos portes. Elle commande l'approche du golfe du Mexique, dont les eaux baignent les rives de cinq de nos États. Elle barre l'entrée du grand fleuve qui arrose la moitié du continent de l'Amérique septentrionale, et qui, avec les rivières qui lui sont tributaires, offre la plus vaste combinaison de communications intérieures par eau
l'autres 1 ila répro avec les g ie feraien ir, ni er imiables (si cette k vœu de Ds posses amer un wssité de
Dans un lon, Lord
à : s ; È lntion (de qu’il y ait au monde. Elle est à portée de surveiller nos lssim ' FRS Narrt + ulée échanges avec la Californie par la route de l’isthme. Si une Me c!
île, comme celle de Cuba, appartenant à l'Espagne, se trouvait située de manière à commander l'entrée de la Famise et de la
l Cong.
LAWRENCE
(Part, II, Chap. I.] ILE DE CUBA. 321 ctivement, Seine, et que les États-Unis vinssent proposer à la France ct \l'Angleterre une convention comme celle qui nous est proposée, ces puissances ne manqueraient pas de trouver que la renonciation faite par nous nous aurait coûté beaucoup moins que celle qu’elles auraient à faire. Dans ce moment même, le Président ne peut s'empêcher de penser que la France ct l'Angleterre préféreraient toutes deux n'importe quel changement dans les affaires de Cuba à celui qui semble la menacer k plus, c’est-à-dire une convulsion intérieure qui renouvelleait les horreurs et le sort de Saint-Domingue.»
M. Everett dit comme dernière objection: «M. de Turgot et Lord Malmesbury mettent en av:..t, comme une des raisons pour atrer dans le pacte, que «les attaques dirigées en dernier lieu contre l’île de Cuba ont été faites par des bandes d’aventuriers «ns frein, partis des États-Unis dans le but avoué de s'emparer de cette Île.» Le Président est convaincu que la conclusion d'un pareil traité, au lieu d'arrêter ces actes illégitimes, leur donnerait une nouvelle et plus puissante impulsion. Ce traité donnerait le coup de grâce à la politique conservatrice suivie jusqu'ici dans ce pays vis-à-vis de Cuba. Aucune administra- Aucune ad
à, le 1 Dée le Présirre adresla conven-
quisition de 1 considère iéricaine.
e différent:.
un intérêt st pas plus alors qu'il aincre Ccomointaines, et M. Everett Jnis autorise nême, à tout js déjà. Les
n À de ( à ministration à la France, Di, de ce gouvernement ne pourrait, quelle que fût sous américaine ; Ÿ “ * 4 RCA ; ne pourrai int dans ls D tes rapports la confiance du public, résister un seul jour s'interdire
rnement à ne auière. Les ral nous ont ues avec les
l'acquisition
ila réprobation qui s’élèverait contre elle, pour avoir stipulé la Cuba.
wec les grandes puissances de l’Europe, que les États-Unis
ne feraient jamais l'acquisition de Cuba, pas même dans l’ave-
ir, ni en cas de changements favorables ou d’arrangements
iniables avec l'Espagne; ni par aucun acte de guerre légitime
ki cette calamité devait jamais se présenter); ni même par
k vœu des habitants de l'île, s'ils réussissaient comme ceux
Bis possessions espagnoles du continent de l'Amérique à pro-
damer un jour leur indépendance, ni même enfin par la né-
wssité de la préservation de soi-même !,»
Dans une dépêche adressée le 16 Février 1853 à M. Cramp- Lord John in, Lord John Russell s'exprime ainsi: «Il semble que l’in- En ‘le tntion (de M. Everett) non entièrement avouée, mais à peine 153" lissimulée, est de faire admettre que les États-Unis ont dans
lle de Cuba un intérêt auquel la Grande-Bretagne et la
hve encore à
le commande baignent les grand fleuve ptentrionale, offre la plus tres par etai urveiller n0$ hme. Si une ce, SC trouvait mise et de
1 Cong. Doc., 32° Cong., 2° sess., Senate Ex. Doc., No. 13. LAWRENCE-WHEATON. II. 21
Possessious de l'Angleterre et de la France dans les Indes occidentales.
M. Marcy à M. Buchanan, le 2
Juillet 1853.
322 L'ESPAGNE ET SES COLONIES DE L'AMÉRIQUE. [Part. II, Chap
France ne peuvent prétendre. Mais, si les États-Unis en-
tendent que la Grande-Bretagne ct la France n’ont aucun in- ‘4 térêt au.maintien du statu quo à Cuba, et que les Etats-Unis d'agir, ont seuls voix prépondérante dans cette question, le gouverne- on de ment de Sa Majesté repousse tout d’abord une pareille pré. ait leu tention. Sans insister sur l'importance qu’a le Mexique que l'A et d’autres États amis le maintien de l'équilib1. suel du pou- ‘oppos voir, les seules possessions de $. M. aux Indes Occidentales lui wsister cons‘ituent dans cette question un intérêt auquel clle ne san- darée « rait renoncer. qu'ils pi
«Les possessions de la France dans les mers américaines «L'er constituent à ce pays un intérêt semblable, que son gouverne. D 5 de ment fera sans doute valoir. Ce droit ne saurait être in- D js cet firmé par l'argument de M. Everett, qui représente Cuba dans üficatio la même position envers les États-Ur:s que celle où serait en- À vorcer vers la France ct l'Angleterre unc île située à l'embouchure D jixpres: de la Tamise ou de la Seine. tre ré)
«Qu'on ne dise pas non plus que la convention proposée «Si ve aurait empêché les habitants de Cuba d’obteni ‘eur indéper-Æ ncln q dance. Cette convention gardait le silence ant les diff D ous qu
cultés intérieures. Mais une prétendue déclaruuun d'indépen- À ftats-Un dance, faite dans le but de chercher immédiatement un refuge Æ sntinent dans l’Union pour se mettre à l'abri d’une révolte de nègres, À snsifs q serait avec raison considérée comme équivalant dans ses cfets D ngagemc à une annexion formelle. La cor
«Enfin, tout en admettant pleinement le droit des États x d'intd Unis de rejeter la proposition faite par Lord Malmesbury ct «Les É M. de Turgot, la Grande-Bretagne reprend toute sa libert(à prend d'action et, le cas échéant, elle sera libre d'agir comme il part de l’ pourra lui paraître convenable, soit isolément, soit de concert 5 l'in avec d'autres puissances.» anis de
Dans ses instructions à M. Buchanan, ministre à Londres y pouvoi M. Marcy dit, à la date du 2 Juillet 1853: «Je ne devrais La poli
pas clore cette communication sans faire connaître les vues du Président, au sujet de l'intervention de la Grande-Bretagne, de concert avec la France, dans les affaires de Cuba. Ces puissances proposèrent à ce gouvernement, en Avril 1852, d'entrer dans une convention tripartite, pour garantir À l'Espagne la possession de Cuba. Cette proposition fut re
deCuba, d l'Amériqu américain sident Fill
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re à Londres, e ne devrai re les vues du nde-Bretagnt, le Cuba. Ces h Avril 1852, ar garantit À bsition fut re-
Chap. L.] ILE DE CUBA, 393
poussée comme elle devait l’être. Ni l'Angleterre ni la France m. Murey
: : , ’ i fe : le ne pourraient se montrer avec raison blessées de cette manière “jet de tu
rujet de lu d'agir, mais elles ont témoigné toutes deux leur désapproba- heu tion de certains passages de la lettre de M. Everett, qui reje- "*"
ait leurs ouvertures. Pour le moment, je dirai simplement que l'Angleterre et la France ont intimé clairement qu'elles ‘opposeraient au transfert de Cuba aux États-Unis, et qu’elles wsisteraient l'Espagne en cas d'intervention étrangère dédarée ou secrète, en faveur des Cubains, dans toute tentative qu'ils pourraient faire pour secuucr le joug espagnol.
«L'envoi des vaisseaux de l'Angleterre et de la France le long de nos côtes, lors des derniers troubles qui ont eu licu lans cette île, et sans nous avoir donné de notice ou de sptüfication préalable, et la surveillance qu'ils ont prétendu exercer le long de ces côtes, constituent (pour nous servir de l'expression la plus modérée) un acte peu respectueux envers wtre république.
«Si vous veniez à découvrir que la Grande-Bretagne ait conclu quelque engagement avec l'Espagne au sujet de Cuba, sous quelque modification qui soit de nature à nuire aux États-Unis ou à la prospérité des autres gouvernements de ce wntinent, vous pourriez avoir recours à tels arguments persuasifs qui vous paraîtraient propres à faire abandonner ces ogagements par les deux puissances.»
La convention tripartite proposée se trouve au nombre des pnitimore as d'intervention dont Phillimore fait mention. RAC «Les États-Unis de l'Amérique du Nord», dit il, «refusèrent !""ti"e
de prendre part à ce traité, mais le droit d'intervention de la part de l'Angleterre et de la France fut fermement proclamé, dans l'intérêt de ces deux nations, et dans celui des États amis de l'Amérique du Sud, ‘quant à la répartition actuelle lu pouvoir” dans les mers américaines. » !
La politique que les États-Unis avaient observée à l'endroit Négociations deCuba, depuis que l'Espagne, en perdant ses possessions dans Luis de 1829
ALES ñ , : à 1852 rclal'Amérique du Sud, avait cessé de compter comme puissance ‘ivement à
américaine importante, fut pleinement exposée par le pré- °“* sident Fillmore, dans les documents qu’il communiqua au con-
1 Puizcimore, On international Law, vol, I, p. 466. 21 *
oo
Conférence à Aix-la-Chapelle des miuistres des États-Unis à Londres, à Paris et à Madrid,
Devoir des États-Unis vis-à-vis du Cuba.
324 L'ESPAGNE ET SES COLONIES DE L’AMÉRIQUE. [Part. I,
grès, en Juillet 1852, et qui comprenaient la correspondance sur ce sujet remontant jusqu’à 1822. La France ct l’Angleterre avaient été à maintes reprises informées que nous ne pourrions permettre l'occupation des îles espagnoles par aucune d'elles. D'un autre côté, en 1826, à l’époque même où l’on faisait savoir à la France que les États-Unis «ne pourraient voir avec indifférence Porto Rico et Cuba passer de l'Espagne à une autre puissance», nous intervenions activement pour faire suspendre une expédition que les républiques du Mexique et de Colombie préparaient contre ces îles. Les États-Unis déclaraient toutefois explicitement à l'Espagne, qu'ils ne pouvaient s'engager à lui garantir ses possessions, attendu qu'un pareil engagement serait entièrement contraire aux règles établies pour notre politique étrangère. !
Durant l'été de 1854, les ministres des États-Unis, accrtdités à-Londres, à Paris et à Madrid, eurent une conférence pour aviser aux négociations que l’on pourrait ouvrir simultanément à ces différentes cours pour l'ajustement satisfaisant des affaires de Cuba avec l'Espagne. Une dépêche, datée
d’Aix-la-Chapelle, le 18 Octobre 1854, fut envoyée conjointe- |
ment par M. Buchanan, M. Mason et M. Soulé au secrétaire d'État. Après avoir fait remarquer que les États-Unis n'avaient jamais acquis un pied de territoire, même après une guerre
heureuse avec le Mexique, excepté par achat, ou par la propre |
volonté du peuple, comme dans le cas du Texas, les signataires de la dépêche disaient: «Notre passé est là pour nous défendre d'acquérir l’île de Cuba sans le consentement de l'Espagne, à moins que cette grande loi, la préservation de soi-même, ne nous y pousse. Nous devons avant tout sauvegarder notre rectitude ct le respect de nous-mêmes. En nous maintenant dans cette voie, nous pouvons braver les censures du monde auquel nous avons été si souvent et si injustement exposés. Nous offrirons à l'Espagne un prix de l’île de Cuba, et ce prix sera bien au-delà de sa valeur actuelle. Si notre offre est repoussée, nous serons alors à temps de nous poser cette question: Cuba, en possession del’Espagne, menace-t-elle sérieusement notre paix intérieure et l'existence de notre Union
1 Cong. Doc., 32° Cong., 1"° sess., No. 120.
appendice
Chap.
bien :
toutes racher le mên maison moyen Ainsi ] devant nous.
| l'état a pareille devoir, cêtres, cendant et devî exercée flamme:
ment en de notre Afin laissant Ccrivit «Vouloi doit ent propre ] Unis; c’ fuser de dommag eune me pareils t
La espagnol
| Cong in extenso
x. [Part. II,
respondance e et l’Angleque nous ne oles par auque même où s «ne poura passer de 1ions activerépubliques es îles. Les \ l'Espagne, possessions,
ent contraire
-Unis, accrée conférence ouvrir simult satisfaisant pêche, datée
‘ée conjointe- |
au secrétaire nis n’ayaient s une guerre par la propre les signatailà pour nous sentement de éservation de t tout sauvees. En nous r les censures i injustement l’île de Cuba, le. Si notre e nous poser menace-t-elle e notre Union
Chap. L.] INDÉPENDANCE DE L'AMÉRIQUE-ESPAGNOLE. 32)
bien aimée? Si la question est résolue affirmativement,
toutes les lois divines ct humaines nous justifieront de l’ar-
racher à l'Espagne, si nous en avons le pouvoir, et cela d’après
le mème principe qui justificrait un individu d’avoir démoli la
maison en feu de son voisin, en admettant que ce fût là le seul
moyen d'empêcher les flammes de détruire sa propre maison.
Ainsi placés, nous ne devons reculer ni devant la dépense ni
devant les obstacles que l'Espagne pourrait accumuler contre
nous. Nous nous abstiendrons de toucher à la question de
l'état actuel de l’île et de demander si cet état justificrait une
pareille mesure. Nous croirions cependant manquer à notre ‘devoir, nous nous considérerions indignes de nos vaillants an-
cètres, ct nous serions coupables de trahison envers nos des-
cendants, si nous permettions que Cuba subît le joug africain, etc oi et devînt un second St. Domingue, avec toutes les horreurs "in te"
subît le
Les États-
exercées contre la race blanche, et si nous souffrions que les 1242" flammes gagnassent nos propres rivages et missent séricusement en danger, consumant peut-être même, l’admirable édifice de notre Union.»
Afin que ce langage ne pût être interprété à tort, comme ne n. Marcy
hissant d'autre alternative que la cession ou la saisie, M. Marcy re erivit à son tour à M. Soulé, à la date du 13 Novembre 1854: Prtaon e ‘Youloir conclure que le rejet te notre proposition de cession ,4,5 N° doit entraîner la saisie, c’est vouloir aussi établir que notre
propre préservation exige l'acquisition de Cuba par les États-
Unis; c’est admettre que l'Espagne a refusé et persistera à re-
fuser de faire droit à nos réclamations pour les torts ct les
dommages que nous avons soufferts, ot qu'ella ne prendra au-
une mesure pour nous garantir à l’avenir contre le retour de
pareils torts et dommages. » 1