‹ Commentaire sur les Eléments du droit international et sur l'Histoire des progrès du droit des gens de Henry Wheaton [microforme] (volume 3)Chapitre 99 sur 138 · CONVENTION DE LA SOLEDAD · texte numérisé non relu

CONVENTION DE LA SOLEDAD

risait les alliés à aller chercher des campements plus salubres sur les hauts plateaux du Mexique, à Cordova, à Orizaba, à Tehuaca, mais jies forces européennes devaient repasser la chaîne fortifiée du Chiquihuita, si une rupture survenait. Le drapeau mexicain devait être arboré de nouveau à la Vera- Cruz et à Saint-Jean d'Ulloa à côté des drapeaux des alliés. 1

Vers le 1% Mars 1862, les Français marchent sur le Tehuaca, ks Espagnols vent occuper Orizaba et les Anglais s’embarquent sur la flotie stationnée devant la Vera-Cruz.

«Les embarras du premier établissement ailiés au Mexique», dit un écrivain français, «n’Ctaient guère faits pour donner des encouragements énergiques aux ennemis politiques de Juarez, et aucun soulèvement intérieur ne vint en aide à. 108 desseins. C’est alors que le général Almonte arriva, mit en avant, dans des conversations au moins imprudentes, son projet d'établissement d’une monarchie au Mexique sur la tête de l'orchiduc Maximilien d'Autriche, et se vanta d’être encourage et soutenu dans ses desseins par l’empereur Napoléon. Le général Lorencez débarque à son tour et apporte à nos soldats les renforts si nécessaires. Il a l'air de donner crédit ux assurances du général Almonte, en lui prêtant une escorte de chasseurs à pied.

«Le traité de la Soledad n’est pas ratifié par l’empereur. Les commissaires des trois puissances se réunissent en conférence pour la dernière fois à Ori-aba, le 9 Avril 1862. Là, les comnissaires espagnols et anglai; declarent qu’en refusant de négotier avec le gouvernement de Juarez, en reprenant les hostilités, en marchant sur Mexico, en protégeant Almonte, la France lépasse les limites que la convention de Londres posait à l’action ommune des trois puissances. Le g'néral Prim et Sir Charles Wyke se retirent de l’action commune. Les troupes espagnoles se rembarquent pour la Havane.

prête à partir pour New-York. » ?

Lord Russell, dans une dépêche à Sir Charles Wyke, en date du 22 Mai 1862, s'exprime ment de Sa Majesté a hautement duite, Il est d'avis que

des

Le ministre anglais s’ap-

ainsi: «Le gouverneapprouvé votre

au Mexique du

con-

gs

Ja présence

Annuaire

des De Mondes, 1861, FE: 102.

* Revue des Deux Mondes, Mai et Juin 1862, p. 745.

Arrivée du ueneral Almonte,

pour établir une IonArchie avec larchiduc Maximilien,

Non-ratification du traité de luSoledad par l'empereur Napoicon, Déclarations des commis saires €6spagnols et anglais,

Dépêche de Lord Russell lu 22 Mui 1562 approu vunt la maniére d'agir de Nir

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Conduite du général Prim approuvée par l’'Espagne.

La réorganisation politique, objet de la France.

Circulaire du 3 Mars 1862 de M.

Seward aux légations américaines,

356 RUPTURE DE LA CONVENTION DU 31 OCT. 1861. [Part. II,

néral Almonte sous la protection de l’armée française, aurait pu être justement regardée comme invitant à une guerre civile. et le gouvernement de Sa Majesté n'aurait pu approuver une telle mesure; car à cette époque le gouvernement du Mexique a, été un gouvernement avec lequel les alliés entretenaient des négociations pour amener leurs différends à un arrangement paisible. Le gouvernement de Sa Majesté est aussi d'avis que vous avez bien fait lorsque, répondant à la déclaration de M. de Saligny qu'il avait irrévocablement décidé de ne pas traiter avec le gouvernement du président Juarez, vous avez refusé de signer la réponse, adressée par les commissaires fran-

çais au général Doblado, terminant par là la conférence et 1

mettant fin à l’action simultanée des trois puisances.

«Il est d'accord avec les opinions données par le général À

Prim, et il est heureux d'apprendre que la conduite du repré-

sentant de Sa Majesté catholique a été approuvée par le gou- #

vernement d'Espagne. » 1 La France demeure donc seule au Mexique, avec tous les

cinbarras et toutes ies charges d’une expédition commencée à #

trois.

Il paraîtrait que, tandis que l'Angleterre et l'Espagne ad- ! héraient à l’objet ostensible du traité — indemnité pour je passé et sécurité pour l'avenir —- la France, dont les récla- À

mations pécuniaires étaient les moindres, attachait une impor- À

tance majeure aux résultats, incidentels d’après elle, que produirait une réorganisation des institutions politiques du pays.

Un mois avant la dissolution de l'alliance, et à la date du 3 Mars 1862, M. Seward avait adressé une circulaire aux légations américaines à l'étranger, dans laquelle il disait: «Le président s'était confié en l'assurance donnée à son gouverne-

ment par les alliés, que ceux-ci ne chercheraient aucun but à

politique, mais seulement le redressement de leurs griefs. Il ne met point en doute la sincérité des alliés, et si sa confiance dans leur bonne foi avait pu être ébranlée, elle serait rétablie par les explications ostensibles données par eux, que les gouvernements de l'Espagne, de la France et de la Grande-Bre-

1 Archives diplomatiques, 1862, tom IV, p. 130. — Annual Re-À gister, 1862, p. 262.

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