‹ Commentaire sur les Éléments du droit international, et sur l'Histoire des progrès du droit des gens de Henry Wheaton. Précéde d'une notice sur la carrière diplomatique de M. Wheaton (volume 4)Chapitre 11 sur 138 · I. ANTÉCÉDENTS · texte numérisé non relu

I. ANTÉCÉDENTS

1806 ù 1813), qui embrassent la période qui s'écoula avant sou déplacement définitif de l'État où il était né, lurent précisément celles pendant lesquelles les puissances neutres furent alternativement exposées aux agressions des deux grandes puissances belligérantes, a dont la conduite », selon le langage de M. Madison, alors Secrétaire d'État, «démontra les efforts u> étatsfaits par chacune, pour décider les États-Unis à une guerre ««tïi'n mïScontre son adversaire.» Parmi les États maritimes. l'Amérique ,,,nc l "*" ,re • seule resta neutre, après la flagrante violation du droit des gens , de la part de l'Angleterre , à l'égard du Dancmarck.

M. Wheaton, dont les proches parents appartenaient à l'école de Jefferson , fut pendant ces années de loisir comparatif, Écrits poiipartisan efficace des administrations de Jefferson et de Madison, "'K^,?' par ses coptributions à la presse périodique. Dans les efforts faits pour mettre l'esprit public de la Nouvelle Angleterre à même de se rendre compte des maux dont souffrait le pays et qui étaient causés par les belligérants en Europe, M. Wheaton fut le coopérateur de Jonathan Russell, avec lequel il entretenait une correspondance suivie, lors du séjour en Europe de ce dernier. Avant d'être nommé un des plénipotentiaires pour conclure le traité de Gand , et avant sa mission comme premier ministre américain en Suède, M. Russell avait en effet, en 1810, 1811 et 1812, rempli successivement à Paris et à Londres, les fonctions de représentant diplomatique des États-Unis. Ses lettres à M. Wheaton donnent beaucoup de renseignements sur cette époque mémorable de notre diplomatie.

Les lettres adressées à cette époque à M. Wheaton par des citoyens distingués de différentes sections de l'Union, prouvent que* sa réputation commençait déjà à s'étendre au-delà des limites de son propre État , et il paraîtrait que l'on avait alors en vue sa nomination comme secrétaire de légation, soit à Paris, soit à Londres. Dans sa correspondance de 1811, se trouve une lettre de l'un des membres du cabinet du Président Madison, dans laquelle le ministre se ralliait entièrement à un passage qu'il lui envoyait sous pli et qui provenait des éditeurs du «National Intclligenccr » . C'était alors non seulement le journal le plus habilement rédigé au siège du gouvernement, mais aussi celui qui passait pour être l'interprète des vues de l'administration. Les éditeurs remerciaient vivement M.

NOTICE SUR M. WHEATON.

Wheaton d'un article politique fourni par lui et l'invitaient en même temps à continuer sa collaboration à la presse.

Le 4 Juillet 1810, et pendant qu'il habitait encore Providence, il prononça un discours politique devant ses concitoyens, et M. Jefferson lui en accusa réception en disant « qu'il voyait avec plaisir toute publication, dans laquelle de pareils sentiments étaient exprimés, et que tout irait bien, tant que ceux-ci prévaudraient. »

En 1811, M. Wheaton s'étant marié avec sa cousine, paraît, avoir cherché un champ plus étendu pour ses talents et avoir eu l'idée d'exercer sa profession dans l'État de New-York. Il en fut toutefois empêché par l'ancien système des trois années de stage , qui existaient même pour les praticiens venant des autres États et qui ne fut entièrement abrogé que par la constitution de 1846.

(• uerre avec Vers la fin de 1812, et quelques mois après la déclaration lit B wh«ton de guerre contre l'Angleterre , M. Wheaton se détermina à cHKcHon du accepter la direction d'un journal établi à New- York, ayant AT "iî22à*" pour titre « The National Adcocate*. C'était l'organe du New-York. parti de ^administration dans cette métropole. La fondation de ce journal constitue une nouvelle ère dans l'histoire de la presse quotidienne du pays. Les grandes questions des droits violés des neutres, qui avaient fait prendre au pays l'attitude de belligérant, étaient traitées dans VAdcocatc par la plume d'un honnête homme d'une grande instruction. Les nouveaux devoirs que la guerre nous avait imposés envers les autres nations, les droits qu'elle nous donnait, les obligations des gouvernements des Etats de l'Union envers le gouvernement fédéral, de même que les devoirs des citoyens des différents États, envers les États-Unis, y étaient lucidement exposés avec les connaissances d'un publiciste consommé.

Discussion Cette époque était bien faite pour éveiller le patriotisme de M?d««'qii£ tout Américain. La guerre avait été déclarée après le refus n»t n i"» a i"i c c r i de l'Angleterre d'ajuster la question de la presse des matelots, ron nciï" s Uon " et après que l'on eût notifié officiellement au gouvernement américain, que les nOrdcrs in Cmmcil», ne seraient pas rapportés, tant que la France ne révoquerait pas ses décrets, même dans les cas où ils n'étaient que des règlements intérieurs La Grande Bretagne, après nous avoir requis d'obtenir la ré-

Page 1