PROJETS DE PARTAGE
Les confédérations avaient des formes régulières: elles nom- LesCon/édé-
° rations
maient des maréchaux, dont l'autorité dictatoriale n était mo- véritable»
Cotl-
dérée que par leurs lieutenants. C'est à consacrer ces ligues appâtions, tumultueuses, véritables conspirations au grand jour, rarement utiles, souvent funestes, toujours pleines de périls, que beaucoup de Polonais s'attachaient comme à un palladium. 1
Ce ne fut pas du reste en 1772 que Ton discuta pour la première fois le partage de la Pologne. A l'époque du traité Partage de
la Pologne
de Marienbourg, du 15 Juin 1656, Charles Gustave de Suède, projeté eu désespérant de se maintenir à la longue en Pologne, projeta un partage de ce pays. Il voulait se réserver seulement la Prusse royale, le véritable objet de la guerre, donner à l'électeur de Brandebourg la Grande-Pologne avec le titre de roi, et abandonner la Petite-Pologne et la Lithuanie aux Russes, aux Cosaques et au Prince de Transylvanie. 2
En 1658, et lorsque la Pologne était l'alliée de la Prusse, le Tentative de roi de Suède fit une nouvelle tentative auprès de l'électeur de ^5*, 8 entre Brandebourg. 11 proposa un partage de la Pologne entre la suède 'et l'Autriche, la Suède et l'électeur; celui-ci devait avoir la ''bourg/* Prusse royale et abandonner au roi la Poméranie ultérieure. 8
11 paraîtrait qu'aux conférences tenues à Thorn en 1659 et En i«M»«t
en 1660,
1660, on entendit souvent parler d'un projet de partage entre
triche, la
l'Autriche, la Russie et l'électeur de Brandebourg, projet qui Kuasie et fut effectivement exécuté plus d'un siècle après. 4 bourg.
On peut faire remonter les causes qui donnèrent lieu au par- Le partage tage de 1772 à l'élection, en 1764, de Stanislas Poniatowski, Voïli? le protégé de la Russie. Par le traité du 24 Février 1768, r4 iSSS£ t conclu avec la diète intimidée par cette puissance, ou plutôt P eu"l764! k,, par un article séparé, la Russie garantit les lois cardinales ou Traité de constitutives de la république, qui avaient été dressées par SUî£ une délégation, de concert avec l'ambassadeur de Russie. ï>ol °i ue - Celui-ci, au dire de Lord Malmesbury, alors ministre anglais
1 ° Le liberum
à Varsovie, était plus roi que le malheureux Stanislas. Tous *•««> «t tous
les vices de
les vices de la constitution, en comprenant le liberum veto dans i» ronsti-
. . » . * tutiou m. un
les diètes, furent maintenus par ce traité ; mais ce fut un autre teau*.
1 Revue des Deux Mondes, Août 1863, p. 861.
3 Schœll, tom. XII, p. 182.
s Ibid., p. 221.
* Ibid. y p. 299.
Lawhence-Wheaton. I. 19