POLOGNE
[Part. I,
Article en article séparé, relatif aux dissidents, terme dont on se servait dissidents, pour désigner les Grecs non unis et les évangéliques, qui donna lieu au plus grand mécontentement parmi les catholiques. Ce fut précisément ce traité qui, d'après un publiciste moderne, a ruina l'existence politique de cette nation, en ouvrant une Les «jeu large brèche au prosélytisme de l'orthodoxie. En vertu de ce
non catho- . • «• > * ■ «•
Hques placés traité, les sujets non catholiques de la république, grecs ou 8 tecti* n P dT protestants, furent placés sous la protection de l'impératrice Catherine h. Q^^^g pj^ p ro t e ction destinée en réalité à perpétuer l'anarchie, dont la Russie profita bientôt pour consommer le premier partage de la Pologne. » 1 La France La France entretint le mécontentement des Polonais en les 'mécontente- excitant à défendre leur liberté et leur religion; le duc de Poiôulîis! Choiseul tenta môme, mais sans succès, de détacher le roi de Prusse de l'alliance avec Catherine. Les grands du royaume implorèrent le secours des Turcs et bientôt la guerre s'alluma entre la Russie et l'Empire ottoman. Les Polonais eurent recours, comme à l'ordinaire, pour le maintien de leur religion confédéra- et de leur liberté, à une Confédération, qui se forma dans la ville ra B°"r. e de Bar, d'où lui est venu son nom. Les confédérés furent Défaite des battus par les Russes, «mais», dit Schœll, parlant des 0,1 eres événements de cette époque, «quelle puissance peut subjuguer une nation qui combat pour ce qu'elle estime plus que la vie?»
Le déinem-
Quant au démembrement qui fut substitué à la conquête de frpoiogne 6 , te Pologne par la Russie seule, nous en avons les détails de « b îon t ïuêîe la plume du roi de Prusse lui-même, qui, en revendiquant la P «le "ïeuic!" Silésie de l'Autriche, lors de la guerre de la succession, et en faisant confirmer ses droits prétendus au Congrès d'Aix-la- Chapelle de 1748 , semble avoir enseigné à Marie Thérèse à ne pas montrer trop de scrupules et à s'indemniser par une province limitrophe. Après avoir dit que l'Autriche craignait le voisinage de la Russie dans la Moldavie et la Valachie, qu'elle venait d'arracher aux Turcs, Frédéric ajoute:
Un corps
d'Autri- En même temps que Vienne était remplie de projets et la
chiens entre rT . . , . . . ,
en Pologne. Hongrie de troupes, un corps autrichien entra en Pologne, et
On trouve dans le Codex Wbhckii, tom. III, p. 651, ce traité en polonais et en latin; il est également inséré en allemand et en latjn dans le Recueil de Maktens, tom. I, p. 535 — 596.
Chap. II.] PARTAGE DE 1772.
s'empara de la seigneurie de Zips , sur laquelle la cour avait des prétentions. Comme la cour de Vienne donnait suffisamment à connaître qu'elle voulait profiter des troubles présents
Le roi de
, . -, - Prusse suit
pour s agrandir, le roi ne pouvait se dispenser de suivre son rexempie exemple. L'impératrice de Russie, irritée de ce que d'autres triche"' troupes que les siennes osaient faire loi en Pologne, dit au ouverture prince Henri de Prusse que , si la cour de Vienne voulait dé- vimpinmembrer la Pologne, les autres voisins de ce royaume étaient Ru*"e d au en droit d'en faire autant. Cette ouverture se fit à propos ; P de lc prusse! i car après avoir tout examiné, c'était l'unique voie qui restât d'éviter de nouveaux troubles et de contenter tout le monde. La Russie pouvait s'indemniser de ce que lui avait coûté la Moyen ffi». guerre avec les Turcs , et au lieu de la Valachie et de la Mol- ae K ussié. ta davie qu'elle ne pouvait posséder qu'après avoir remporté autant de victoires sur les Autrichiens que sur les Musulmans, elle n'avait qu'à choisir une province de la Pologne à sa convenance , sans avoir de nouveaux risques à courir. On pouvait assigner à l'impératrice-reine une province limitrophe de la Hongrie, et au roi, ce morceau de la Prusse polonaise qui sé- La part du parait les États de la Prusse royale , et par ce nivellement poli- Prusse, tique, la balance des pouvoirs entre ces trois puissances demeurait à peu près la même.
Il n'y eut d'abord de partage qu'entre la Prusse et la Russie. Premier Ce partage fut formulé dans une convention signée à St. Pé- entrera tersbourg le 17 Février 1772. On fixa le temps de la prise uEVeu de possession au mois de Juin: on convint d'inviter l'impératrice-reine à se joindre aux deux puissances contractantes, afin de participer à ce partage, la Russie et la Prusse Garantie
îutuelle p n Prusse »
la Russie.
mutuelle par
se garantirent leurs acquisitions, et promirent d agir de con- ia Prusse et
cert à la diète de Varsovie , pour obtenir pour tant de cessions le consentement de la république : le roi promit encore par un article secret, d'envoyer 20,000 hommes de son armée en Pologne, pour se joindre aux Russes, au cas que la guerre devînt générale: de plus , Sa Majesté s'engageait à se déclarer contre la maison d'Autriche, supposé que ce secours ne fût pas suffisant. Il restait à persuader à la cour de Vienne de se joindre L'Autriche
invitée a se
aux deux puissances contractantes. Après un entretien du joindre au
partage.
roi de Prusse avec l'envoyé de l'Autriche, entretien dont