PARTAGE DE
[Part. I,
Pologne et la ville de Thorn. Frédéric-Guillaume avait conclu Traité du 2.s à Vienne, avec l' Autriche, le 25 Juillet 1791, un traité qui
Juillet 1791, ...... , . , . ,
entre l'An- portait « qu on inviterait la cour de Russie a convenir avec les Piusse. autres puissances alliées de ne rien entreprendre pour altérer l'intégrité du territoire de la Pologne et le maintien de sa constitution , et de ne pas chercher à placer sur le trône de Pologne un prince de leurs maisons, ni par mariage, ni à titre d'élection. » 1
La Russie n'y Mais la Russie, qui n'avait pas accédé à ce traité, avait accède p.». trouv é moven l'annuler, en favorisant les vues du roi de Prusse sur Dantzig et Thorn. Le 13 Juillet, le ministre de Jrodnodu ^ uss * e communiqua à la diète polonaise un projet de traité, 2 ,L JuU,et et el,e fot informée que son refus de traiter sur cette base
1< 93, entre
la Pologne* 1 serait re g ardé " comme une déclaration de guerre, et que les troupes russes seraient cantonnées dans les terres des nonces récalcitrants. Cette menace fit accepter le traité, qui fut signé àGrodno, entre la Russie et la Pologne, le 22 Juillet 1793. cession* a la Par ce traité, un territoire comprenant une population de
U,Iâs,fi 3,011,688 âmes fut cédé à la Russie. 2 Traité du 25 Par le traité, également signé à Grodno, que la Prusse conîw^JSïria clutavec la Pologne, le 25 Septembre 1793, après que l'am- Pologne. bassadeur de Russie eut fait arrêter les quatre nonces les plus récalcitrants et eut fait garnir de troupes les portes du château, la première de ces puissances acquit, outre les villes de Dantzig et de Thorn, d'autres territoires comprenant en tout une population de 3,594,640 âmes. L'Autriche ne participa pas à ce second partage. 3 convention Ce dernier traité fut suivi de la convention du 16 Octobre tobre entre la 1793 avec la Russie, par l'acceptation de laquelle, sous le nom R poio g ne\ ,a d'union indissoluble et d'alliance défensive sans restriction "Toîuw?"" quelconque , la diète se soumit à la Russie , et renonça véritablement à son indépendance. Parmi les articles, il est stipulé «qu'il est aussi juste que salutaire de laisser à S. M. l'impératrice de toutes les Russies tout le degré d'influence utile dans les mesures militaires et politiques qu'une sage
1 Schœll, tom. IV, p. 187.
a Ibid., tom. XIV, p. 140.
» Ibid, tom. XIV, p. 194.
Chap. IL] pabtage de 1795. 297
prévoyance, d'après un conseil préalable avec le gouvernement polonais, pourrait conseiller pour la sûreté et la tranquillité de la république. En conséquence, il est libre à S. M. L de faire entrer ses troupes dans tous les cas de nécessité, après en avoir amicalement prévenu le gouvernement de la république, de les y faire séjourner, et d'y former des magasins,» etc.
Par un autre article, il est pourvu à ce que la république ne contracte avec aucune autre puissance ni liaison ni transaction, et ne fasse même, vis-à-vis des puissances étrangères, aucune démarche essentielle, qu'au su de la Russie, et de concert avec elle; la Russie garantit la constitution que la La Russie république se donnera dans la présente diète, sans que cette C on7tïtuUo garantie exclue le droit de la république d'y faire par la suite ne"» lî diète*, des changements et des améliorations. Cependant ces changements devront être concertés avec la Russie. 1
Le 7 Février 1794, le ministre russe demanda que tous les actes de la diète révolutionnaire , et nommément l'acte (constitution) du 3 Mai 1791, avec tous ceux qui l'avaient précédé et suivi, fussent retirés des archives. L'insurrection qui avait insurrection éclaté sous Kosciusko finit en 1794, et la plupart des chefs furent ciusko tertransportcs en Russie. Kosciusko lui-même fut dangereuse- ""S*" ment blessé et fait prisonnier dans la bataille du 10 Octobre. Le 3 Janvier 1795, la Russie et l'Autriche échangèrent des P* 5 "****.
tions, Je 3
déclarations portant que les deux souverains, convaincus par Janvier 1795,
outre lA
l'expérience du passé, de l'incapacité absolue de la république Ro*rf« et de Pologne de se donner un gouvernement ferme et vigoureux, pour le
. . . partage total
et de vivre paisiblement sous les lois, en se maintenant dans deiaPoiogne. un état d'indépendance quelconque, ont reconnu, dans leur sagese et dans leur amour pour la paix et le bonheur de leurs sujets, qu'il était de nécessité indispensable de procéder à un partage total de cette république entre les trois puissances voisines. Le lot de la Russie, comprenant les duchés de Courlande et de Semigalle, se composa d'un territoire peuplé de 1,176,590 âmes. L'Autriche obtint la ville de Cracovie, avec un territoire renfermant 1,037,742 habitants. Le territoire qui échut à la Prusse avait une population de 939,237 âmes. 2
1 SCHŒLL, IOC. Cit.
a Ibid. t tom. XIV, p. 162.
GRAND-DUCHÉ DE VARSOVIE. [Part. I,
Abdication Le 7 Janvier, le roi Stanislas- Auguste quitta Varsovie, où
de 8tanislag- .
Augnste le le général russe gouvernait avec un pouvoir absolu, et se ren- 1795. dit à Grodno, sur l'invitation de l'impératrice. Son abdication eut finalement lieu le 25 Novembre 1795, après la conclusion de la convention du 24 Août 1795 entre les trois cours. Le paiement des dettes de la Pologne, ainsi que de la pension assignée au roi, fut réglé par une convention signée le 26 Janvier 1797. Les trois cours copartageantes notifièrent en Janvier 1797 le partage à la diète germanique, en lui communiquant les actes passés à cet effet. 1