I. ANTÉCÉDENTS
Unis, qu'il nous soit permis de demander, avec pleine connaissance des événements de ces quelques dernières années, si l'Union n'aurait pas échappé à la crise qui vient de menacer aujourd'hui son existence même, si l'autorité de ce tribunal (principe distinctif de nos institutions fédérales, telles que les fondateurs de la république les avaient établies) avait toujours été soutenue dans toute sa vigueur par les autres départements du gouvernement fédéral.
A la fin de la session, M. Adams, qui devint Président par le choix de la Chambre des Représentants, à défaut d'élection par les électeurs présidentiels, écrivait à M. Wheaton : «La part que vous avez prise cette année dans les travaux législatifs, a été grande et marquée; et j'espère qu'elle sera pour vous le prélude de travaux sur un terrain encore plus étendu. J'ai observé avec candidat au plaisir , que votre nom se trouvait parmi ceux des candidats àurtïîjniY. au Sénat des États-Unis.» (M. Adams à M. Wheaton, Novembre 1824.) Le Vice-Président , M. Calhoun, écrivait à sou tour: «Jamais dans ce pays, il n'y a eu de lutte plus importante. La série entière des événements à venir dépendait du résultat. La part que vous y avez prise individuellement, est importante et honorable, et l'on s'en souviendra, je l'espère, à votre avantage. Vous avez agi dans des circonstances trèscompliquées, et en apparence, contradictoires. Si vous avez erré, il faut mettre votre erreur sur le compte d'un caractère ferme et vertueux.» (M. Calhoun à M. Wheaton, 20 Novembre 1824.)
En 1 825, dans une commission pour la révision des lois écrites commis- (Statutcs) de New-York, M. Wheaton se trouva associé à M. i\ îévfsion Benjamin F. Butler, qui devint dans la suite Attorney-Général écrii^lltudes États-Unis et à M. Duer, connu plus tard comme membre éminent de la judicature. Ces travaux étaient particulièrement adaptés aux goûts de M. Wheaton. Il possédait en effet admirablement toutes les qualités nécessaires pour cette œuvre de perfectionnement des statuts existants, et il avait aussi des avantages spéciaux pour l'élaboration d'un code plus complet, s'il en avait fallu un, par sa connaissance variée de la jurisprudence, et son intelligence pratique des codes français. Ces codes, devenus à quelques modifications près , la loi de plusieurs des nations de l'Europe et aussi celle de l'État de notre propre Confédération qui
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renferme la grande capitale commerciale du Sud, il les avait étudiés, comme nous l'avons montré, pour ainsi dire, dès leur origine.
S'appliquant à ses nouveaux devoirs, tout en suivant sa profession, et en s'acquittant de ses fonctions de litporter de la Cour Suprême des États-Unis , il se joignit à ses collègues dans le rapport adressé aux Chambres Législatives pendant la cession de 1826, et il s'occupa avec zèle à mettre à exécution le plan qui avait été sanctionné par la législature. Une partie île cette révision, embrassant ce qui avait été complété, fut présentée à l'adoption, à la session de 1827. D'autres devoirs devaient toutefois l'appeler bientôt hors de son pays.
M. Wheatou avait, en tout temps, su concilier les exigences de la profession qu'il avait choisie, avec son goût pour les lettres, et son Aima Mater, en lui conférant le degré de fDoftnrn( Doetor of Laws (LL.D.), déjà en 1819, l'autorisait à être mVrobr*' Zs com l )t ^ au nombre des littérateurs du pays. L'exemple de S îér2rM **" ^^ BMI Mater fut suivi quelques années après , par Harvard Ntw-York. University à Cambridge et par d'autres universités. Il va sans dire que M. Wheaton était un des membres les plus distingués des associations littéraires existant à New-York. Entre autres Discours sur discours, il en prononça un, en 1820, à l'occasion de l'anni-
le droit pu- . . , , .
biic ou inter versaire de la Société Historique. Il avait choisi pour son sujet opinions du m La science du Droit public ou international. o Cet essai, Ad»m«I i'aî- uni contient le germe de ses grands travaux sur le Droit des fènon,d« r Gens, reçut à cette époque la sanction de tous ceux de ses li K?nt , , ,, 'iiï c compatriotes qui étaient les plus capables d'en apprécier le Hadisoa. m fy^ t e t entre autres, du Président Adams l'Aîné, du Président Jefferson, et de Chief Justice Marshall.
Le vénérable John Adams, successeur immédiat de Washington à la présidence, parla en ces termes de cet Essai. « C'est avec un intérêt peu ordinaire, et avec une satisfaction complète que j'ai lu ce discours admirable. 11 est le résultat de nombreuses lectures, d'une profonde étude, et d'un goût exquis. Je n'ai jamais lu de discours, dû à un Américain, sur le droit public, qui m'ait procuré plus de plaisir. Si j'avais lu un pareil discours, il y a soixante-cinq ans, il aurait influé sur toute ma vie. » (John Adams à M. Wheaton, 7 Février 1821.) M. Jefferson, troisième Président des États-Unis, écrivait