II. MISSION A COPENHAGUE
sures les plus libérales envers ses colonies , cette question a perdu tout l'intérêt d'une controverse pendante. Aujourd'hui encore, il est cependant à remarquer, que le gouvernement danois, quoique vivement presse par l'Angleterre, se refusa à agréer les termes de l'Acte du Parlement de 1825, dont la non acceptation par les États-Unis fut cause d'une interruption temporaire dans nos relations avec les Antilles anglaises. Les conditions offertes aux puissances ayant des colonies étaient beaucoup plus favorables que celles qui étaient offertes aux États qui n'en avaient point. Pour participer à ce commerce, on demandait simplement aux premières d'accorder aux navires anglais des privilèges réciproques, pour faire le commerce avec leurs colonies, tandis que l'on voulait que les puissances, qui comme les États-Unis, n'avaient pas de colonies, missent les navires de la Grande Bretagne et de ses colonies sur le pied de la nation la plus favorisée. » Voir aussi la note de conférence avec le comte de Schimmelmann, 19 Septembre 1827. Whcaton. M. S. AmvricanAnmialFiCgistcrmil, 1828 — 1829. Part. II, p. 22.
Dans la question soulevée à propos des limites de notre Arbitra^ pays au Nord-Est , l'opinion commune en Europe ainsi que JJSm d« nous le dit M. Whcaton , approuvait la décision du Président ^kJÏJu Jackson, qui déclara non avenue la recommandation du roi Est des Pays-Bas , que celui-ci substitua à un jugement arbitral. Une dépêche du ministre danois en Hollande, annonça la décision royale, qui disait-on, avait surpris tout le monde. Cette dépêche fut communiquée par le comte Schimmelmann à M. Wheaton.
On verra dans le cours de nos annotations, que les États- Unis s'étaient efforcés, après notre premier choix de l'empereur Nicolas, d'avoir le roi de Danemarck comme arbitre dans cette question, et qu'ils n'avaient consenti à s'en rapporter au roi des Pays-Bas, qu'après avoir échoué dans leur tentative de faire accepter a l'Angleterre, soit la Russie, soit le Danemarck. Le fait (pie M. Whcaton était alors ministre à Copenhague, et qu'il serait par conséquent chargé des négociations, ayant rapport à l'arbitre, influa beaucoup sur la décision du Président , en proposant le Danemarck. C'est ce que l'écrivain de cette notice à qui fut confié à Londres, par les États-Unis, le choix de l'arbitre, est à même d'affirmer. (Voir la décision du roi des
NOTICE SUR M. WHEATOK.
Pays-Bas et la protestation du Ministre des États-Unis. Martens, Nouveau Recueil, par Murhard, tom. X, p. 306. Voir aussi Éléments, part. III, chap. n, § 18.) voyage par ^ n Mai 1830, M. Wheaton visita Paris, avec sa famille et L paK» e * s y renc "t P ar v °i c de La Haye, où il assista aux délibérations des États-Généraux. Le ministre des Affaires Etrangères , le baron Verstolk, le présenta au vieux roi Guillaume I.
Ceci se passait peu de temps avant le mouvement qui amena la séparation des deux portions du royaume des Pays-Bas, qui étaient loin d'être consolidées , ainsi qu'il eût occasion de s'en convaincre pendant son séjour dans le pays. La révolution française de Juillet 1830 le trouva encore à Paris et éloigné de son poste.
Révolution Cc fut pendant les événements mémorables de cette époque, fr im\prè° 1 ue M * Wheaton fut présenté par Lafayette à Louis Philippe, LoSi'phi- ct qu il vit ce dernier prêter serment à la Charte. Pendant »ippe. le reste de son séjour en Europe, et quoique M. Wheaton ne fût jamais accrédité comme ministre auprès de sa cour, le roi s'entretint maintes fois librement avec lui sur des questions Fait ia con- d'État et de gouvernement. Il fit aussi la connaissance de "ouïXde 6 Guizot et de Thiers, et des autres hommes distingués du renî dautres P arti orl éaniste, qui en dehors de leur rang officiel de mih 2JJjy l J nistres, s'étaient fait un grand nom dans la littérature, et paris. qu'une conformité de travaux rapprochait de M. Wheaton. Ses relations avec le duc de Broglie furent des plus cordiales, comme celles qu'il eut avec M. Mignet l'historien , Secrétaire perpétuel de l'Institut dans la section des Sciences morales et politiques, et avec la plupart des autres célébrités, dont le concours donne tant de relief aux agréments intellectuels de la métropole française. Fait a Lon- En 1831, sur l'ordre de son gouvernement, M. Wheaton se naissaneedïs rendit à Londres pour des affaires ayant rapport à l'indemnité wêsragiSSl danoise. Il profita de son séjour en Angleterre pour cultiver la connaissance personnelle des ministres d'État, et celle d'autres hommes publics, ou diplomates, dont quelques uns le connaissaient déjà. Les littérateurs et les juristes les plus éminents s'empressèrent en outre de le reconnaître comme confrère.
Parmi les hommes d'État dont il reçut un accueil distingué,