‹ Commentaire sur les Éléments du droit international, et sur l'Histoire des progrès du droit des gens de Henry Wheaton. Précéde d'une notice sur la carrière diplomatique de M. Wheaton (volume 4)Chapitre 35 sur 138 · III. MISSION EN PRUSSE · texte numérisé non relu

III. MISSION EN PRUSSE

suivre, reçut la complète sanction de ce qne Ton peut considérer déjà, comme le jugement de la postérité.

M. Wheaton reçut ses lettres de créance, et la commission Reçoit se* de son nouveau rang, en Mars 1837. Il ne put toutefois re- créance, mettre ses titres au roi qu'en Septembre, par suite de l'intervalle écoulé entre la mort de M. Ancillon, et de la nomination du baron de Werther, comme son successeur, et aussi, à cause de l'absence du roi, qui faisait sa visite annuelle aux bains deToeplitz, où le nouveau ministre l'accompagna. M. Wheaton pensa qu'il f.u une ne pouvait mieux employer cet intervalle, qu'en entreprenant cursiou dans une nouvelle excursion dans les provinces prussiennes, afin de compléter ses premières observations sur leurs ressources corn- SUfU,,es merciales, et surtout pour étudier la question des droits sur le tabac, sur laquelle son attention avait été spécialement appelée. Il voulait aussi se rendre compte des voies de communications naturelles et artificielles qui rattachent les États de l'Allemagne, compris dans l'Union commerciale, à la mer du Nord. Son attention devait également être dirigée vers les canaux ouverts dans l'intérieur du continent à notre commerce, en commun avec celui des autres nations, par les ports de la Belgique et de la Hollande.

Laissant le Secrétaire de légation chargé des affaires courantes, M. Wheaton se mit en route par la province de Brandenbourg, qu'il n'avait pas encore explorée, pour Cassel, capitale de l'Electorat de Hesse. Il visita les provinces occidentales de l'Allemagne, puis il continua son tour à travers la Belgique, où il eut occasion d'observer les progrès qui avaient eu lieu sous le nouveau gouvernement, et depuis qu'il y avait passé la première fois, en 1830. Il put aussi se rendre compte, du rapport intime existant entre les intérêts commerciaux des Etats-Unis et ceux des provinces . rhénanes, dont les manufactures éprouvaient, dans leurs exportations diminuées, les effets de la crise monétaire, qui avait alors lieu en Angleterre et en Amérique.

Peu de temps après la réception de sa commission, en pi e i n pou- Juin 1837, le Secrétaire d'État, M. Forsyth envoya un plein JiduE'iii pouvoir, ainsi que des instructions à M. Wheaton pour con- tr iw7 B le dure, s'il était nécessaire, un traité avec le Zolherein — but qu'il poursuivit avec ardeur pendant les six années qui sui-

52 NOTICE SUR M. WHEATON.

virent. M. Forsyth eût préféré cependant un abaissement réciproque des droits d'entrée par règlement législatif intérieur, dans le but d'éviter les embarras de la clause « la nation la plus favorisée», qui existait dans plusieurs des traités de commerce déjà conclus par les États-Unis, clause qui, insérée dans la convention pour la cession de la Louisiane, avait donné lieu à tant de difficultés avec la France, (voir Part. III, chap. ii, § 17.)

D'après les instructions de son gouvernement , M. Wheaton

Congrès du

zouverein assista au Congrès du Zollverein , tenu à Dresde, en Juillet 1838 e e " 1838. Il présenta à cette assemblée un mémoire, dans lequel il embrassait tous les chiffres statistiques, et faisait valoir les raisonnements économiques, qui pouvaient pousser à l'adoption d'un système plus libéral. Il démontrait aussi l'importance pour la Confédération Germanique des relations commerciales avec les États-Unis, confirmant ses paroles par des principes généraux et des faits. Quoiqu'il ne réussît pas tout d'abord à obtenir tout ce que l'on s'était proposé à l'endroit de l'abaissement des droits sur le tabac , les seules relations étrangères, prises en considération par le Congrès du Zollverein , furent celles avec les États-Unis, et cela, grâce au mémoire de M. Wheaton. La faveur avec laquelle ses représentations furent accueillies, peut du reste s'attribuer à la considération personnelle dont il jouissait, ainsi qu'aux occasions favorables que lui procuraient sa connaissance de la langue que parlaient les membres de l'assemblée, ainsi que la parfaite intelligence des sujets qu'il avait à traiter. Il fut reçu partout, par les ministres de l'État, ainsi que par leurs souverains, comme le représentant honoré d'une grande et puissante nation. Entrevue et Une dépêche confidentielle rend ainsi compte de son entrevue HoTdrsIxe avec le roi de Saxe, Frédéric Auguste, avec lequel il dîna le 6 Juillet, à Pilnitz : « Sa majesté , qui est parfaitement au courant de toutes les questions qui ont rapport à l'administration publique, fit tomber la conversation sur nos négociations avec l'association commerciale. Il déclara, que la Saxe n'avait aucun intérêt spécial dans la question de la réduction proposée sur le tabac américain, soit comme source de revenu, soit sous le rapport de la culture de la plante indigène, mais qu'elle s'intéressait vivement à la préservation d'un grand débouché, susceptible d'être

:i l'ilnitz.

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