III. MISSION EN PRUSSE
accru pour les manufactures allemandes. En même temps le roi ne me cacha pas les difficultés que nous devions nous attendre à rencontrer dans nos efforts pour concilier tant d'intérêts opposés, qui seraient mis en jeu par une modification du tarif actuel. Ses observations furent faites dans les termes les plus bienveillants et les plus conciliants pour notre pays, dont Sa Majesté connaît parfaitement les ressources. Il exprima le plus grand intérêt pour notre prospérité , et fit connaître son désir sincère d'entretenir avec nous les relations les plus amicales.»
A la session extraordinaire du Congrès des États-Unis, «apports do tenue en Mai 1841, un rapport du Secrétaire d'État, M. Secrétaire Webster, au sujet de nos relations commerciales avec le Zoll- Opngrès des fut présenté aux deux Chambres avec le Message du sur les roin- Président. Les matériaux en avaient été fournis par les dé- u zSt"!Sn 9 pêches de M. Wheaton, ainsi que par les renseignements sur droits du les droits du Sund , qu'il avait fait parvenir de Copenhague et s,,nd de Berlin, et que le rapport embrassait aussi. Dans ce document, il est distinctement suggéré de conclure des traités de commerce avec les États appartenant à la ligue commerciale, dans le but de donner de l'extension à notre commerce avec eux, et d'abolir les taxes existant chez plusieurs d'entre eux, sous la forme de droit d'aubaine et de droit de détraction.
En 1842, M. Wheaton fut présent à une autre session du M> WhcntotJi Congrès du Zollvcrein y tenue à Stuttgard. 11 fut présenté „ jj* le 15 juillet au roi Guillaume I, monarque éclairé et dû- zottveretn
J * tenue a
ment pénétré de l'importance qu'il y avait à cultiver des stuttgard. relations commerciales avec les États-Unis. M. Wheaton Entrevue eut à ce sujet une entrevue très-intéressante avec le roi. wuîtèmïrï, Par la même occasion , il visita Munich , où il eut plusieurs " Vutïons^ conférences avec le baron de Crise, ministre des Affaires [° s m ™" c i*s Étrangères de Sa Majesté Bavaroise, toujours à propos des K g n 7 r e V n „ e " intérêts commerciaux de l'Allemagne, et de ses relations avec les *™j t Jj Jjjj États-Unis. Dans les discussions qui eurent lieu à Stuttgard, .Affaire*
Etrangères
M. Wheaton put se convaincre que les députés étaient tout de Bavière, à
Munira.
aussi peu disposés que la première fois à apporter des changements à leur tarif, à moins de voir faire de correspondantes réductions dans celui des États-Unis, sur les produits et les objets manufacturés de l'Allemagne. Ils s'attendaient tous à recueillir quelques avantages pour leurs manufactures
NOTICE SUR M. WHEATON.
en échange des facilités qu'ils nous accorderaient , et on avait déjà, mis en avant, dès les premiers temps, que notre traité de 1831, au sujet de l'importation des vins français dans les États-Unis, nuisait à la consommation de ceux de l'Allemagne.
session du En Septembre 1843 , il y eut à Berlin une session de l'Union
tm 1843 à commerciale, dans laquelle on fit entrevoir à M. Wheaton, Berl,n ' qu'il y aurait possibilité d'établir une convention pour la réduction des droits sur le tabac, basée sur des réductions équivalentes dans le tarif américain sur les produits allemands, ceux-ci pouvant être désignés parmi ceux qui n'entraient pas en concurrence avec les manufactures des États-Unis. Ces vues furent plus clairement définies dans des notes officielles, échangées entre lui et le baron de Bulow , le 9 et le 10 Octobre. M. Upshur, Secrétaire d'État donna sans tarder son assentiment à ces propositions, et M. Wheaton fut chargé de
Arrange- procéder aux arrangements préliminaires, «sans perdre touteminairespour fois de vue , que la sanction du Congrès, ainsi que celle du
sur d.-s r. * pouvoir exécutif, seraient indispensables, avant d'accomplir
d notions cor- . . .
redondante* 1 objet que 1 on avait en vue. »
d ^ P ectH" f3 Le Président Tyler, lors de la session de 1843 — 1844, avait parlé avec satisfaction dans son message annuel des négociations avec le Zollcerein , qui comprenait alors plus de vingt États allemands et une population de 27,000,000 d'habitants. Il avait surtout fait allusion à la réduction des droits sur le riz , et avait aussi fait pressentir une réduction sur le tabac. « Ceci constitue », disait-il, « le premier indice qui ait jamais été donné de la part d'un Etat européen, d'une concession sur un sujet si intéressant, et je suis justifié en la considérant comme destinée à faire disparaître le seul obstacle qui se soit jusqu'à présent opposé à des relations commerciales plus libérales entre nous et l'Allemagne. Notre ministre à Berlin, qui n'a cessé de poursuivre ce but avec zèle, a donc reçu en conséquence des instructions pour entrer en négociations pour un traité de commerce, qui, offrant de nouveaux avantages aux intérêts agricoles des États-Unis, et ouvrant un champ plus libre et plus vaste aux opérations commerciales, ne porterait cependant ombrage à aucun des intérêts existants de l'Union.» message était accompagné d'un rapport du Secrétaire d'État , auquel étaient jointes la note