‹ Commentaire sur les Éléments du droit international, et sur l'Histoire des progrès du droit des gens de Henry Wheaton. Précéde d'une notice sur la carrière diplomatique de M. Wheaton (volume 4)Chapitre 38 sur 138 · III. MISSION EN PRUSSE · texte numérisé non relu

III. MISSION EN PRUSSE

le gouvernement fédéral, ni les antres membres de la Confédération ne pouvaient être impliqués dans les transactions qui donnaient lieu à des plaintes. Tandis qu'il démontrait que « le gouvernement fédéral américain avait toujours rempli consciencieusement et scrupuleusement ses engagements envers ses créanciers à l'étranger et dans le pays même, il n'admettait pas, que la suspension, par quelques uns des États, du paiement régulier de l'intérêt de leur dette publique étrangère, constituât en elle-même un casus belli pour les gouvernements dont les sujets avaient à souffrir de cette répudiation. Il rappelait que le gouvernement fédéral n'avait pas le pouvoir constitutionnel pour forcer ces États à remplir leurs obligations. Quant à être en aucun cas un casus belli, il disait: «Cette Mn n .,uer « déduction provient de la supposition, que lorsqu'un État SOU- nients eaver* verain manque à ses engagements envers les sujets d'un État dî«?t? étranger, celui-ci pourrait en faire un motif de représailles. wwSSé'pM Une pareille supposition n'est soutenue nulle part par les pu- "pïÏÏnieï blicistes et l'idée en a été constamment écartée par le gouvernement britannique dans les différentes réclamations qu'il a eu à faire en faveur des créanciers anglais, en Espagne, eu Portugal et dans les républiques de l'Amérique du Sud. » Il disait aussi, en nous écrivant vers la même époque: f Une grande partie de mon temps et de mon attention, est consacrée à réfuter les faux rapports qui paraissent constamment sur notre caractère national et notre conduite, dans les journaux allemands, et qui ne proviennent d'aucune source amie. Ces rapports touchent à l'esclavage, à la traite des noirs, aux dettes des États, à la loi de Lynch (Lynch Law) etc. etc. Je considère comme du devoir de tout ministre public de veiller à l'honneur de son pays à l'étranger. »

Les révolutions qui se produisirent dans la politique inter- TT , ai . tè ,

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nationale de la Chine, à la suite de la paix du 26 Août 1842, 184 L" vec '»

' r ' Chine.

qui céda Hong Kong à l'Angleterre, et qui devait probablement, grâce au traité anglais, ouvrir les ports chinois au commerce du monde, amena en Allemagne un examen approfondi des ressources de ce grand empire, examen qui comprenait en même temps son commerce par terre avec la Russie, ses relations avec les États maritimes de l'Europe et de l'Amérique, et sa situation interne sous la dynastie mandschou , qui suc-

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céda en 164.4 aux anciens souverains da pays. (Voir notre Commentaire sur les rapports des nations occidentales avec la Chine. Part. I, chap. i, § 10.) Pendant longtemps, il s'était fait un commerce, de l'entrepôt de la frontière à Kiatka, non seulement des produits de la Russie, mais aussi de ceux des manufactures allemandes, surtout de la province prussienne, de Silésie. La valeur des marchandises chinoises, vendues à la foire de Nijni-Novgorod, en 1841, avait atteint 6,921,423 roubles d'argent, tandis que M. Wheaton démontrait que le commerce entre les deux grands empires pourrait être considérablement accru et facilité par la libre navigation sur l'Amoor , le seul grand fleuve de la Sibérie qui se jette dans la mer ouverte, en dirigeant sa course de l'est à l'ouest. (Voir pour le commerce do Nijni-Novgorod, Girardin, Situation politique de V Europe, p. 236.)

Dans le but non seulement d'encourager le commerce de l'Allemagne qui se faisait, par la Russie, mais aussi de créer des rapports maritimes par le cap de Bonne Espérance, la Prusse préparait à ses propres frais , quoiqu'elle fût unie dans cette entreprise aux États du Zollverein, une mission en Chine, où un Commissaire Plénipotentiaire américain s'était déjà rendu. M. Wheaton composa en Août 1843, avec les matériaux qu'il pouvait consulter, un écrit sur les récentes transactions militaires et diplomatiques de la Grande Bretagne , dans cette partie du monde et sur les mesures adoptées en Europe, pour assurer le commerce avec la Chine; M. Upshur fit transcrire et transmettre cet écrit à M. Cushing. (M. Upshur, Secrétaire d'État à M. Wheaton, 10 Novembre 1843.) communie»- Fidèle au système adopté par lui, et qui était de commui'ypte*et u niquer à son gouvernement tous les renseignements qui lui paentre l'Eu- raissaient devoir intéresser ou accroître la prospérité de son indes oriS- pays , M. Wheaton adressa au Secrétaire d'État vers la fin de 'entre r/u- 1 1845, une dépêche élaborée sur l'importance qu'il y aurait à ic*ﻫifiqu«- rouvrir l'ancienne communication par eau entre l'Europe et les Indes orientales , par l'Égypte et la Mer Noire , et aussi d'établir une nouvelle route, des États-Unis et de l'Europe aux Indes , par un canal navigable entre l'Atlantique et le Pacifique, à travers l'isthme qui joint l'Amérique du Nord à l'Amérique du Sud. Les immenses détours qu'il faut fairo au

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