III. MISSION EN PRUSSE
sud de l'Amérique et de l'Afrique, auraient été évités, grâce à la nouvelle route. Pour la première de ces entreprises, il proposait d'établir une ligne de steamers, qui transporteraient non seulement les malles et les passagers , mais se chargeraient aussi de porter les articles de provenance américaine et les marchandises de valeur, des États-Unis au canal de la Manche et à la mer du Nord, touchant soit à Cowes, soit au Hâvre et continuant jusqu'à Brème ou à Hambourg. Dans ces lieux, des communications vers les Indes Orientales avaient déjà été formées par des travaux hydrauliques, parallèles à la voie ferrée entre la Mer Adriatique et la Mer du Nord, établissant par là une ligne non interrompue de communication entre les eaux qui se jettent dans la Mer du Nord, et celles qui se jettent dans la Mer Noire. Les obstacles apportés à la navigation du Danube avaient disparu, grâce au traité de 1840, conclu entre l'Autriche et la Russie, et toutes les nations qui avaient droit à la navigation sur la Mer Noire, avaient été admises à participer aux mêmes avantages. Le traité de Vienne de 1815, avait déjà établi, avant cela, la navigation commune des rivières de l'Allemagne.
Il est à noter que les vues exposées au sujet du patronage à accorder par le gouvernement aux steamers chargés des malles , précédèrent toute action du Congrès à ce sujet. Ce ne fut que le 19 Juin 184 G qu'une subvention fut allouée, pour la première fois, à la ligne de Brème.
Les suggestions au sujet des communications par l'isthme de Panama, sur lesquelles notre auteur possédait tous les renseignements que l'on pouvait alors recueillir en Europe, furent faites à la suite d'entretiens avec le vénérable Humboldt, Suggestions
..... m. , . .» ,, . de Huinbuldt
qui était considère comme la première autorité sur tout ce qui reuaveneut
a rapport à ce canal interocéanique, depuis ses voyages dans Se PwuSÎÏ
les premières années de ce siècle, au Mexique et dans l'Amérique
du Sud. M. Wheaton lit entrer dans sa dépêche les vues les
plus récentes du célèbre voyageur sur l'exécution pratique
d'une œuvre, dont l'importance pour les États-Unis, alors de
cette dépêche était principalement démontrée par les 10,000
milles qu'il y aurait à faire de moins pour se rendre en Chine,
au lieu d'y aller par le cap Horn et les côtes nord-ouest de
l'Amérique.
NOTICE SUR M. WHEATON.
A cette époque, l'attention générale était tournée vers la Chine, et Ton considérait le traité récemment conclu par M. Cushing comme devant conduire à une extention de nos rapports commerciaux avec l'Empire Céleste. L'immense accroissement, apporté dans la suite à nos facilités commerciales dans l'Océan Indien, ainsi que l'établissement, grâce à nous, de relations commerciales entre l'empire du Japon et le reste du monde, ont grandement ajouté aux avantages que l'on retirerait d'une pareille voie de communication, que notre auteur proposait de mettre, de même que celle traversant l'isthme de Suez, sous la protection en commun de toutes les puissances maritimes, comme étant la grande route des nations. Pour ce qui est de l'isthme de Suez, nous avons, dans notre Commentaire, parlé de l'œuvre qui vient de s'accomplir, comm'e d'une matière entrant dans le domaine du droit international.
Quand M. Wheaton écrivait cette dépêche, nos droits sur l'Orégon n'avaient pas été admis; notre guerre avec, le Mexique n'était pas encore commencée; la Californie ne nous avait pas encore été cédée , et les fondements n'avaient pas encore été jetés d'États sur le Pacilique; bien plus, l'acquisisition de l'Amérique russe n'avait pas étendu les territoires de l'Union jusqu'au } ôle du Nord. La prospérité des régions récemment acquises a détourné avec raison L'attention du peuple américain de ces communications à travers des territoires étrangers lesquelles n'auraient du reste été garanties que par la bonne foi de rivaux commerciaux et maritimes, et dont l'essai seul, comme l'a prouvé le traité Clayton-Bulwer, conclu en 1850, a suffi pour occasionner des embarras diplomatiques sérieux. (Voir Part. I, chap. n, § 14.) Il a été par conséquent jugé plus à propos, de créer à travers le continent, dans les limites de notre propre souveraineté, et partout où elles devenaient nécessaires, des routes destinées, nous l'espérons sincèrement malgré les rancunes résultant d'une guerre civile, à relier par des réseaux de fer toute l'étendue des États de l'Union, qui couvrent l'immense pays qui sépare les deux Arrange- océans. ( Voir Part. II, chap. iv.)
iiu'iiti con- «
veiuiouueis L'examen rigoureux du système économique des Etats alle-
du Zullver- , , .
avec mands, rendu nécessaire par les négociations si longtemps
d>utres . . , „ „ . , , . . ... , . . ,
Etat». suivies avec le Zollvereiv , détermina le ministre américain a