III. MISSION EN PEUSSE
Prusse, permettait à peine qu'on lui lût les protestations de l'Angleterre et de la France contre l'occupation prolongée de cette ville libre. (M. Whkaton au Secrétaire d'État, 2 Juin 1836.)
On voit aussi par les dépêches du 22 Mars 1843, que lorsque Postn. la diète provinciale du grand-duché de Posen, qui comprenait cette partie de la Pologne , qui était échue à la Prusse lors du partage définitif de ce pays, fit des démarches pour obtenir les institutions politiques, stipulées dans le contrat d'annexion, le roi répondit que la promesse contenue dans la déclaration du 22 Mai 1815 n'était pas obligatoire pour lui. Il ajouta en outre que le feu roi son père, Frédéric Guillaume III, avait subséquemment déclaré qu'elle ne le liait pas , attendu qu'elle était contraire au bien-être de son peuple. Il y avait, disait-il, substitué Fédit du 5 Juin 1823, qui établissait les États Provinciaux. M. Wheaton faisait observer dans une de ses der- Révolution nières dépêches, que la Prusse incorporait graduellement le p o,0 °»»ç d * grand duché de Posen dans ses provinces allemandes. Dans cette même dépêche, il disait que la récente insurrection qui avait éclaté dans les provinces polonaises de l'Autriche et de la Prusse, et qui se proposait de combiner, dans un mouvement général, les races slaves comprises dans les territoires de l'Autriche, de la Russie, de la Prusse et de la Turquie, pouvait se considérer comme l'événement le plus important qui se fut passé depuis la révolution française. Il imputait l'insuccès de la tentative de la restauration nationale polonaise à l'absence d'union, de concert entre les diverses classes de la nation. Il n'en avait pas été ainsi en 1793 et en 1830, les seigneurs et les serfs combattant alors à côté l'un de l'autre. (M. Wheaton au Secrétaire d'État, 22 Avril 1846.)
Les papiers diplomatiques de M. Wheaton embrassent les affaires de la péninsule espagnole et les opérations de la Quadruple Alliance, conclue en 1834, entre l'Angleterre , la France, l'Espagne et le Portugal, pour mettre fin aux guerres civiles de ces deux derniers pays, ainsi que la médiation en 1840, de la France, Médiation d« entre Naples et la Grande-Bretagne , médiation qui empruntait Ts*X» a *i son importance à la non-intervention de J' Autriche dans l'ar- tagn«. " rangement de ce différend.
Nous avons déjà dit de quelle manière M. Wheaton, au
NOTICE SUR M. WHEATON.
vues de commencement de sa mission à Copenhague, envisageait le sort Nicoiuàré- réservé en dernier lieu à la Turquie. Peu de temps après son arrig T?r rrf f. vée à Berlin , il s'exprimait ainsi. « Si mes informations sont précises , l'empereur Nicolas ne serait pas disposé à remettre plus longtemps l'exécution des desseins sur la Turquie, qui lui ont été transmis par la politique traditionnelle de ses prédécesseurs — politique qui dans la situation actuelle des choses, exigerait la possession de Constantinople et des Dardanelles. C'est par là que la Russie pourrait développer ses ressources naturelles et serait à môme de faire un pas de plus dans la carrière de la civilisation , ce dont elle est empêchée aujourd'hui, en ce qu'elle ne contrôle pas entièrement cette voie de communication avec la Méditerranée, et avec les riches côtes et les îles haignées par cette mer. On croit par conséquent que l'empereur Nicolas réserve la conquête de Constantinople comme le monument qui doit couronner la gloire de son règne actif, et que les circonstances seules détermineront le moment choisi pour la mise à exécution de ce projet. »
M. Wheaton fait en même temps mention de l'occasion qui s'offrit à lui d'examiner les documents trouvés dans le cabinet du grand-duc Constantin, lorsqu'éclata la révolution polonaise de 1830. De ces papiers il ressortait que des préparatifs avaient été faits pour menacer l'Autriche d'une insurrection des populations slaves de la Hongrie et de la Gallicie, dans le cas où elle eût essayé de s'opposer à la marche de l'armée russe sur Constantinople, pendant la campagne qui avait eu lieu l'année précédente et qui s'était terminée par le traité d'Andrinople.
Négociations Wheaton parle aussi des propositions faites en 1835 par d àvec rXÎ 6 la Russie a l'Autriche, et repoussées par celle-ci, pour une part liilmï'uv considérable dans le partage de la Turquie, ainsi que des né- Prusse la au S 0c i a ^ 0ns avec ^ a Prusse, résultant de l'insuccès des démarches S Turquie la ^ aues au P res de l' Autriche. La Prusse était invitée à attaquer l'Autriche sur ses derrières, à la frontière de Bohême, et à tenir la France en respect par une démonstration militaire sur le Rhin , permettant par là à la Russie d'avancer par mer et par terre sur Constantinople. M. Wheaton remarque en outre dans la dépêche déjà citée, que tant que «le traité d'Unkiar Skelessi serait en vigueur et la Russie en possession de ce que