III. MISSION EN PRUSSE
nous aurons souvent occasion de citer l'ouvrage, dit que «M. Wheaton, en se plaçant du côté de la pratique et des lois po- opinion de
Hofftcr
sitives, n avait nullement fermé l'oreille à l'équité et à la critique, au point de vue de la justice universelle.» On peut mentionner ici que ce fut M. Wheaton qui fit le compte-rendu du Volkerrecht de HeflFter pour la Revue française et étrangère. (Voir tom. I, p. 955.)
M. von Mohl, quant à lui, ne trouve digne de figurer auprès de von Moni de M. Wheaton , dans la catégorie des historiens du Droit des gens , que l'érudit professeur Laurent, de l'Université de Gand. A l'égard de M. Wheaton, il dit que «sa parfaite connaissance de la littérature sur le Droit des gens, de l'histoire de l'Europe et surtout de celle de l'Allemagne, doit être universellement reconnue. » H avait déjà payé un juste tribut d'éloges aux «Éléments», qu'il regarde comme «admirablement adaptés, par la clarté et la simplicité de l'exposition , à tous ceux qui se préparent à la diplomatie ou qui désirent acquérir une connaissance de la science favorite de M. Wheaton. » (von Mohl, Geschichte und Literatur, tom. I, p. 373.)
On raconte que lorsque Mittermaier, professeur de Droit international à Gœttingue, indiquait à ses élèves le titre des livres qu'il désirait qu'ils étudiassent, il avait l'habitude de leur dire : « En premier lieu, Messieurs, je vous donnerai le nom du grand écrivain américain Wheaton , la meilleure autorité à consulter en n'importe quelle langue, sur le Droit international.»
Ce serait mettre en doute la réputation universelle des « Éléments du Droit International », tenus aujourd'hui comme autorité supérieure , dans tous les cabinets et dans toutes les Assemblées délibérantes de la chrétienté, que démultiplier les extraits de la presse et que de citer plus longuement l'opinion des publicistes sur le mérite de ce traité. Qu'il nous suffise d'ajouter, que les grandes universités de l'Angleterre ont donné leur sanction à l'ouvrage et qu'il est prescrit dans beaucoup de pays comme guide pour tous les aspirants à la diplomatie. 11 occupe de plus le môme rang dans les « Inns of Court » à Londres et les candidats pour le service britannique au dehors sont expressément tenus de subir un examen sur cet ouvrage. Le Spectator, revue anglaise importante, en parlant de la discussion sur les droits des neutres, par le général Cass et par
NOTICE SUR M. WHEATON.
ses prédécesseurs au Département d'État, dit: «Les hommes d'état américains sont généralement bien informés sur toute la question. Le livre, célèbre à juste titre, de leur compatriote Wheaton, est devenu le guide ordinaire de la diplomatie, non seulement pour les juristes américains, mais pour tout l'univers. La discussion au sujet de la controverse sur les droits des neutres constitue la partie saillante de l'ouvrage, même dans sa dernière édition.» Une autre Revue (Saturday Eeuiew), déclare que « comme écrivain élémentaire et comme interprète des arguments évidents et des traditions reçues sur toutes les parties pratiques du droit international, M. Wheaton est admirable. » Les écrivains anglais Manning et Reddie , qui suivirent les traces de M. Wheaton , ne firent du reste que devancer l'opinion publique. Le premier déclare que les «Éléments», sont le meilleur traité sur le droit des gens qui ait jamais paru, tandis que M. Reddie dit que M. Wheaton a produit un excellent ouvrage, et que quoiqu'il ne soit pas britannique, c'est sans contredit le meilleur dans son genre, dans la langue anglaise. Aucun livre n'est cité avec plus de respect que ne l'est celui de notre auteur par Phillimore et Twiss , ces oracles, encore en vie, sur le Droit international. Phillimore dit même dans la préface des « Commentaries upon International law», que L'hi-
4, Phuii- stoire des progrès du droit international , a été écrite par Ompteda, par Mirûss et par Wheaton, par le dernier en anglais et en français d'une manière qui ne laisse à l'étudiant allemand, français et anglais que peu à désirer. (Phillimore, International law, Vol. I, p. 5.)
de Haute- Les ouvrages d'Hautefeuiile, de Massé, de Théodore Ortolan té, ort"^' et de Cussy, considérés comme les meilleurs livres qui traitent
de cassy. ^ jjj^jjjgg continentales sur la jurisprudence maritime, abondent en citations, prises des ouvrages de M. Wheaton. Ces écrivains s'accordent tous à lui assigner le premier rang dans la science, tandis que la critique qu'ils font de quelques passages de ses livres , démontre suffisamment que leur approbation n'exclut pas chez eux le discernement. Parmi les éditions et langues étrangères, se trouvent la traduction, en italien, des «Éléments» et de «l'Histoire», par Constantino Arlia, publiée àNaples 1862 en et celle de «l'Histoire» en espagnol, parCalvo, compilateur des traités de l'Amérique latine.