III. MISSION EN PBUSSE
Droit international à l'Université de Cambridge (Dr. Abdy) dans son édition de Kent? s Gommentaries , ont tous deux fait une mention flatteuse de nos annotations. Du reste, ces annotations sont reconnues par toutes les autorités anglaises comme faisant partie intégrante des' Éléments. »
Nous rapporterons aussi ici ce que dit Théodore Ortolan de nos éditions. «Depuis que la mort a enlevé M. Wheaton aux affaires publiques de son pays et à la science», ditil, «M. William Beach Lawrence, son compatriote, a publié de ce dernier ouvrage deux éditions successives, dans lesquelles il a fait, sous forme de notes et d'appendices, de nombreuses additions. Véritables annales des faits les plus importants de l'époque actuelle, ces additions sont aussi des plus instructives en ce qu'elles font connaître l'opinion de divers auteurs récents et hommes d'État sur des points controversés. En tête de son édition , M. Lawrence a écrit une notice étendue sur la vie et les travaux du publiciste et diplomate américain. C'est avec un sentiment religieux de piofonde vénération pour la mémoire de M. Wheaton que nous avons lu cette notice. Nous sommes de ceux auxquels M. Lawrence a pu faire allusion, lorsqu'il a écrit en parlant de celui dont il nous retrace la carrière publique et scientifique: 'Those who are acquiring from his «labors the fundaraental principles of that science, of which »he was not only a teacher, but which he successfully applied »to the service of his country, may well jlesire a personal » acquaintance with the author.' — C'est par l'étude des ouvrages de M. Wheaton comparés avec ceux des publicistes qui l'ont précédé, que nous nous sommes le mieux initié à la connaissance des principes généraux du droit des gens , quand nous avons voulu nous préparer à écrire notre traité spécial sur les Règles internationales de la mer.» (Obtolan, Diplomatie de la mer, tom. I, p. 75.)
L'ancien collègue de M. Wheaton à Copenhague , le comte M - wheaton
sur les beaux
Raczinski, possédait non seulement une des plus belles galeries "ts eu aiu-
. t inague.
de peinture de Berlin, mais il était aussi 1 auteur d un magnifique ouvrage, qui rendait compte des progrès rapides et brillants , faits par les Beaux-Arts , en Allemagne , depuis la paix continentale de 1815. Des notices successives parurent dans le «Foreign Quarterly Jteview » à Londres sur les trois volumes
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de cet ouvrage, à mesure qu'ils étaient livrés à la presse. Elles étaient dues à M. Wheaton et offraient en elles-mêmes une esquisse des grands artistes des différents États de l'Allemagne, ainsi que de leurs œuvres, qu'il avait été à même de connaître durant son séjour dans le pays et* pendant ses voyages. Lemes au Les résultats de ses études ne forent pas exclusivement ré-
tational In- m ai c
sutute a servés a la presse européenne. Lu 1842, il se forma une Aashiugton. soc |£j£ à Washington, sous la dénomination a The National
Institute >• , par laquelle on espérait pouvoir réunir dans une association littéraire et scientifique, qui pût marcher de pair avec celles du même genre, établies dans les capitales de l'ancient continent, les Américains engagés dans les carrières libérales. M. Wheaton crut de son devoir de faire part à cette association de tous les renseignements recueillis par lui et qui pouvaient être utiles à son pays, en dehors de ceux qu'il communiquait au Département d'État. Ses lettres à la Société contiennent un compte-rendu fort instructif de l'art moderne, de l'architecture , de même que de la peinture et de la sculpture. Dans l'une de celles-ci, nous trouvons en effet une description de ce monument moderne de la nationalité allemande, de cette Walhalla, dont Raczinski parle longuement, et qui située près de l'ancienne ville impériale de Ratisbonne était destinée à réunir les œuvres produites dans les trois grands arts.
Les célébrités teutoniques y sont rassemblées, et les temps d'Egbert et d'Alfred (de la race anglo-saxonne) ainsi que ceux de Charlemagne (de célle des Francs), s'y trouvent également représentés. En rappelant la fondation des écoles de Munich, de Dusseldorf et de Berlin , et en familiarisant ses compatriotes avec les noms des peintres Cornélius, Schadow, Wach, de l'architecte Schinckel, du sculpteur Rauch, ainsi qu'avec ceux d'autres contemporains illustres , il n'avait garde d'oublier le Danois Thorwaldsen, gloire du pays où tant d'années de la vie de notre auteur s'étaient écoulées. La mort de ce grand artiste, arrivée à son retour dans son pays, et tandis que ces articles se publiaient , fournit une nouvelle occasion de parler des grands travaux entrepris par lui à Copenhague, et qui furent ceux qui précédèrent sa fin.
Les recherches historiques abstraites auxquelles il se livra, et pour lesquelles sa position lui offrait des facilités spéciales,