REFUS DE RECONNAITRE
[Part. I,
volté ne peut donc être abandonnée aussi longtemps que les puissances neutres en sanctionnent la continuation. » LordRuweii Lord Russell s'opposa dans la Chambre des Lords, le 23 '«S*?*!* Mars 1863, à la reconnaissance des États-Confédérés. Il dit Éuu-coïfé- «Qu'il n'y a guère qu'un seul des cas cités où il y ait eu vraideres. m ent une simple reconnaissance, c'est dans le cas de la guerre entre l'Espagne et ses colonies d'Amérique, guerre qui a duré de 1808—1809 à 1822—1823, sans qu'il y eût de propositions de reconnaissance. C'était là une question digne d'attention, parce qu'elle a été éclairée par la douce sagesse de Lord Lansdowne , par les recherches profondes de Sir James Mackintosh et les brillants talents de M. Canning. Nous avons donc sur ce sujet toutes les lumières désirables, vu** de « Nous pouvons nous rappeler ce que Lord Lansdowne a dit °Lv>n e a9 ' sur la question de droit. Il a déclaré qu'avant tout le pays qui désirait être reconnu devait avoir établi son indépendance dans l'avenir; et enfin, qu'il devait être capable d'avoir, avec les nations étrangères, ces relations de paix et d'amitié qui forment la loi générale internationale du monde.
Situation de
« Examinons maintenant avec Sir James Mackintosh et M.
du A sud r , i( îï« Canning, quelle était la situation de l'Amérique du Sud, et
d Lui e uc°e n " nous verrons que depuis douze ou quatorze ans la plus grande tipi\T- partie du pays était entièrement libre de l'occupation des
•méricaiM. troupes espagnoles. Nous verrons aussi que si le Mexique n'était pas absolument indépendant , la Vera-Cruz seule était occupée par une garnison espagnole , et qu'il n'y avait au Pérou .que 4 à 5000 hommes de troupes espagnoles.
« Cependant , pour ces États, bien que la cause de l'Espagne pût être regardée comme entièrement perdue, il fut convenu que l'on différerait la reconnaissance de leur indépendance. C'est seulement pour Buenos-Ayres et ces États qui depuis nombre d'années avaient établi leur indépendance, qu'il fut considéré que, la Grande-Bretagne avait le droit de procéder à la reconnaissance. De plus, M. Canning prit soin d'informer l'Espagne que bieu que la Grande-Bretagne eût proposé d'attendre encore, cependant, dans certaines circonstances, la reconnaissance ne serait pas plus longtemps différée.
État actuel «Maintenant, si nous examinons la situation actuelle du Nord
de la Confé- , .
dération, de 1 Amérique , si nous la comparons avec 1 aspect des affaires
Chap. IL] l'indépendance des états confédérés. 209
dès les premières années de l'Amérique du Sud, nous voyons que la guerre est toujours menée avec la plus grande vigueur, je puis presque dire avec la plus grande furie; nous voyons en môme temps que plusieurs des États qui dans le principe avaient proclamé la séparation, par exemple une grande partie de la Louisiane, sont occupés par des troupes fédérales, et que la capitale de cet État, la Nouvelle-Orléans, est occupée par les fédéraux, ainsi que les rives supérieures du Mississipi.
«Des armées fédérales considérables sont établies dans d'autres États de la Confédération ; les Hottes fédérales menacent les ports de Charleston et de Savannah, en sorte que nul ne peut dire que la guerre soit désespérée, et, bien que nul ne puisse affirmer que le Nord finira par dompter le Sud , cependant l'on ne peut pas dire que la guerre soit finie. Quelle est la situation dans le moment présent? Bien que de grands efforts aient été faits dans les premières années, ces efforts ont-ils cessé?
« Loin qu'il en soit ainsi , nous voyons que le Congrès qui vient do se séparer a soumis à la conscription tout homme capable de porter les armes, et a mis à la disposition du gouvernement fédéral, pour pousser la guerre, des sommes qui ne s'élèvent pas à moins de 180 millions sterling. Les choses étant ainsi, ce ne serait pas agir amicalement vis à vis des États-Unis de l'Amérique, ce ne serait pas remplir nos obligations envers un grand pays avec lequel nous avons longtemps maintenu des relations de paix et d'union, que de nous interposer en ce moment et de reconnaître l'indépendance des États du Sud. » 1
Pour le retrait des droits belligérants lorsqu'un parti révolutionnaire a totalement échoué, voir Part. IV, chap. iv.
1 Parlimnentary Debates. Le Nord, 27 Mars 1863.
Lawsencb.Whbaton. I.
210 RKSPONSAHILITÉ I)'im GOUVERNEMENT NOUVEAU [Part. I,
DES EFFETS PRODUITS PAR UN CHANGEMENT FONDAMENTAL DANS UN ÉTAT SUR LES RAPPORTS DE CET ÉTAT AVEC d'autres PUISSANCES.