Et oratio fidei salvabit infirmum, et alleviabit eum
oleo multos œgros, et sanabant. (S. Marc, vi, 13.) Mais cette onction n'était que la figure du Sacrement qui fut plus tard institué par Notre- Seigneur.
— 103 — Jae., v.
Domimis ; et si in peccatis sit, remittentur ei. « Et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le soulagera, et s'il a commis des péchés, ils lui seront remis, i Ces paroles expriment la grâce spéciale qui est l'effet du sacrement.
Oratio fidei, la prière de la foi, ce sont les paroles du sacrement que la foi nous propose et que l'Eglise fait prononcer par ses prêtres : Per istam sanctam unctionem, et suam piissimam miser icordiam, indulrjeat tibi Deusquidquidper v/'sum etc., deliquisti.
Salvabit infinnwn. Le sacrement sauvera le malade. Le corps sera sauvé et l'âme aussi; la santé sera rendue, et les péchés seront effacés. Mais pour que le sacrement rende la santé du corps, il ne faut pas attendre que le malade soit tellement désespéré qu'il ne puisse guérir sans miracle. La guérison du corps nous est présentée comme un effet propre du sacrement (1).
Salvabit. Ce mot est expliqué par les deux phrases suivantes : Et alleviabit eum Dominas, et si in peccatis sit, remittentur ei. « Et le Seigneur le soulagera, et s'il a commis des péchés, ils lui seront remis. »
D'abord, alleviabit eum, èyspst ocjtov, eriget eum. La prière le lèvera de son lit, ou du moins elle le soulagera; elle le guérira, ou apaisera ses douleurs; elle lui donnera le calme avec les forces dont il aura besoin pour souffrir avec patience et pour se préparer à paraître devant Dieu. Le saint Concile de Trente dit, en expliquant ces paroles, que le malade reçoit quelquefois, par la vertu de ce sacreiiK'ui. la santé du corps, lorsque cela est utile pour le salut de son àme. Sanitatem corporis interdum, ubi saluti animm expédier it, consequitur. (Conc. Trid. Sess. XIV.) Kn tiirt. dans ce sacrement comme dans tous les autres, dut de l'Ame est l'objet principal.
L'onction des infirmes ne doit donc point -effrayer les ehn-tini-. puisque c'est un remède salutaire et surnaturel.
nluni ministretur œgroto, dam integris nec differatur dum omnibus pêne sensibles destituées
' OU . M- ii.'lan.riM' iv.)
Des malades sont rendus à la santé par ce sacrement ; nous en avons lu beaucoup d'exemples, dit Corneille Lapierre; nous en avons vu beaucoup nous-même, ajoutet-il, et nous en voyons de nouveaux tous les jours.
Cette grâce apparaît souvent dans les pays où la foi et la piété se conservent. L'onction sainte rend une force nouvelle à des malades désespérés, et des années viennent s'ajouter à une vie qui semblait s'éteindre.
Quant à l'effet spirituel du sacrement, il est toujours produit, lorsque le malade a les dispositions convenables. Les péchés véniels, les péchés même mortels qu'il n'aurait pu confesser, lui sont alors pardonnes, et la peine qui leur est due, est remise selon la perfection du repentir. Et si in peccatis sit, remittentur ei. Ainsi l'explique le saint Concile de Trente : Cujus unctio delicta,si quœ sint adhuc expianda, ac peccati reliquias abstergit. Le sacrement de l'Extrême-Onction est donc le complément de celui de la Pénitence.
En outre, la grâce du sacrement excite dans le malade une grande confiance en la miséricorde du Seigneur et lui donne la force de résister aux tentations suprêmes du démon. Allevatur enim et erigitur œgri animus divinœ bonitatis spe; eaque conftrmatus morbi incommoda omnia fert levius, ac ipsius dœmonis calcaneo insidiantis artificium et calliditatem facilius e/iidit. (Concil. Trid.)
C'est donc une cruauté de tromper sur la gravité de son état un malade religieux, et de le laisser mourir sans le secours de l'Extrême-Onction.
16. Confitemini ergo alterutrum peccata vestra, et orate pro invicem, ut salvemini. « Confessez donc vos péchés l'un à l'autre, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez sauvés. »
On cherche le rapport entre cette pensée et la précédente. Il semble qu'on peut les lier ainsi : L'onction avec la prière sauve les malades. Priez donc les uns pour les autres, en confessant vos péchés les uns aux autres, afin d'être sauvés (1).
(1) Ergo, ol>-K La conjonction eùv manque dans plusieurs exemplaires
— 105 — Jac.} v.
Ut salvemini, en grec 07rwç laO/j-rs, ut sani fiatis. Confessez les maladies de votre âme et priez afin d'en être guéris. Ce verbe Laô^xs fait mieux apercevoir le rapport qu'il y a entre l'Onction des infirmes, la confession et la prière. Toutes trois « guérissent » les blessures que le péché fait à l'àme.
Confitemini alterutrum. « Confessez vos péchés les uns aux autres. » Il y a deux interprétations. Premier sens : non seulement vous confesserez vos péchés tout bas devant Dieu; mais vous les confesserez l'un à l'autre; homme, vous les confesserez à un homme qui a reçu de Jésus-Christ le pouvoir de les pardonner; laïque ou prêtre, vous confesserez vos péchés au prêtre ou à l'Evêque, en déclarant l'espèce et le nombre de vos fautes, peccata vestra.Iu expression confitemi?ii alterutrum ou invicem ne suppose pas nécessairement la réciprocité, de telle manière qu'on puisse se confesser indifféremment les uns aux autres, pr.ètres aux prêtres, et laïques aux laïques. Quand saint Paul dit aux Romains suscipite invicem, « secourez-vous les uns les autres », il entend que les forts secourront les faibles- firmi infirmas , comme il venait de l'expliquer : Debemus nos firmiores imbecillitates infirmorum sustinere. (Rom., xv.) De même lorsqu'il dit aux Ephésiens : Soyez soumis les uns aux autres dans la crainte du Seigneur, Subjecti invicem in timoré Christi (Eph., v, 21), il n'entend certainement pas que tous seront soumis à tous, mais les enfants à leurs parents, et les inférieurs aux supérieurs. Le mot alterutrum n'empêche donc point de voir ici, dans le texte de saint Jacques, la confession sacramentelle faite au prêtre. Au contraire, ce mot nous fait entendre combien elle doit nous paraître facile, puisque nous révélons notre âme à des hommes semblables à nous, fragiles comme nous, obligés comme nous de confesser aussi leurs propres faiblesses, afin d'en obtenir le pardon. Nous sommes donc sûrs de trouver dans leur cœur indulgence, miséricorde et sympathie.
grecs : mais les trois meilleurs la donnent comme la Vulgate, et il faut la retenir.
Confttp/nini altertttrum. Mais il y a un second sens : Confessez vos péchés mutuellement et humiliez- vous ensemble devant Dieu, le priant les uns pour les autres afin qu'il vous pardonne. Cette confession mutuelle se fait dans l'église au commencement de la messe, et aussi dans chaque famille chrétienne, matin et soir, lorsqu'on récite le Confiteor en faisant la prière commune. On s'accuse alors publiquement d'avoir péché, et l'on se frappe la poitrine devant Dieu et devant les hommes, mais sans désigner aucune faute.
Ces deux interprétations sont bonnes, elles ne font point violence au texte, et l'une n'exclut pas l'autre. Nous croyons que toutes deux sont ici indiquées; mais la confession mutuelle, liturgique, celle du Coiifiteoi* récité chaque jour en commun, nous semble plus directement exprimée par l'Apôtre. Il nous recommande, lorsque nous voulons adresser une prière à Dieu, de commencer par nous abaisser devant lui, en faisant l'humble aveu de nos fautes (1).
Et orate pro invicem, ut salvemini. « Et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez sauvés. » Saint Jacques a noté en passant la confession : les fidèles recourront à ce moyen de guérir leur âme blessée par le péché. Mais il insiste sur la prière, qui doit être assidue, parce qu'on a toujours besoin de prier pour soi-même et pour les autres.
Or, ajoute-t-il, la prière du juste est très puissante auprès de Dieu lorsqu'elle est faite avec instance. Mullum valet deprecatio justi assidua (2). La prière même du pécheur lui obtient la grâce du salut, s'il prie avechumi-
(1) Peccata vestra, rà -ucy-zo'jfxura.. Le mot Tray9â7TTw//.«, lapsus, désigne surtout une faute de fragilité, commise par inadvertance, négligence, manque d'attention et de prudence, une de ces fautes qui échappent fréquemment et dont on se purifie sans recourir à la confession sacramentelle.
(2) Deprecatio assidua, en grec 6z?,5iç htspyoupéir% deprecatio attenta, intenta. C'est une prière faite avec un grand désir d'obtenir ce que l'on demande. Le latin assiduus ne renferme pas seulement l'idée de continuité, mais encore celle de diligence et d'insistance.
— 107 — Jac, v.
litéj comme faisait le publicain. Quant au juste, il est toujours exaucé lorsqu'il demande des grâces spirituelles pour lui-même, dit saint Thomas; et il l'est souvent lorsqu'il en demande pour les autres. Car Dieu fait la volonté de ceux qui le craignent, et il exauce leur prière, dit le prophète David. Vohintatem timenlium se faciet, et deprecationem eorum exaudiet. (Psalm. cxliv.) Au commencement de l'Epître, saint Jacques nous avait exhortés à prier pour nous-mêmes, ici il nous engage à prier pour le prochain.
Un exemple va montrer combien une fervente prière est puissante auprès de Dieu.
17. Elias homo erat similis nobis passibilis ; et oralione oravit ut non plueret super terrain , et non pluit annos très et menses sex. Elie était un homme comme nous sujet à toutes les misères de la vie. Cependant il pria avec instance pour qu'il ne plût pas, et sa prière fut exaucée : la pluie ne tomba point sur la terre de Samarie pendant trois ans et six mois, afin de punir les impiétés d'Achab et des tribus d'Israël.
Similis nobis passibilis, en grec b[LQumdti\ç fytfv, similiter ut nos passibilis, et iisdem obnoxius œrumnis. Il était exposé aux mêmes inlirmités que nous, à la faim, à la soif, aux chagrins, aux misères de la vie mortelle et à des tentations semblables aux nôtres, passibilis ut nos, et 7neniis fragilitate et camis, dit le vénérable Bède.
Elias. Cette histoire est racontée au IIIe livre des Rois (ch. xvn). Elie dit à Achab, qu'il avait plusieurs fois repris de ses impiétés : i Vive le Dieu d'Israël devant lequel je suis ! Il ne tombera, pendant les années qui vont venir, ni rosée ni pluie, que selon la parole qui sortira de ma bouche. » Et les cieux furent fermés.
Orattané oravii ut non plueret super terrain, « il pria
•■<• insîjince pour qu'il oe plût point. » Tel est le sens des deux termea gémifiés: l'iiébraïsme orationc oravit ou bien orando oravit. marque une prière faite avec un désir Intense : onstiont intenta precatus est.
Et non p/nit nnnos très et menses sex. Elie demeura
caché pendant quelque temps près du torrent de Carith, où il était nourri par des corbeaux qui lui apportaient matin et soir du pain et de la viande ; et il buvait de l'eau du torrent. Quand le torrent fut desséché, il se rendit par ordre de Dieu à Sarepta, et une veuve nourrit le prophète.
L'auteur du livre des Rois dit que la « troisième année », aiino tertio, Elie par l'ordre du Seigneur alla trouver Achab pour lui annoncer qu'il allait faire tomber la pluie sur la l'ace de la terre. Il n'y a point de contradiction entre l'Àpùtre et l'historien. Car il est possible que l'historien compte les années depuis le séjour d'Elie dans Sarepta. En outre, selon le style de la Bible, on considère comme troisième année tout le temps qui s'écoule jusqu'à ce que la quatrième soit accomplie (1). Nous disons nousmêmes qu'un homme a trente ans, lorsqu'il n'en a pas trente et un complets.
Pour l'addition des « six mois », c'est un détail transmis par la tradition orale ou par des livres historiques que nous ne possédons plus.
Mais ce nombre de trois ans et six mois que dura la sécheresse au temps d'Elie était si bien connu des Juifs, que Notre-Seigneur lui-même le cita dans la synagogue de Nazareth : Miiltœ viduœ cranl in die bus Eliœ in Israël, dit-il, quando clausum estcœhim annis tribus et mensibus sex. (S. Luc, iv, 25.)
18. Et rursum oravit : et cœlum dédit pluviam, et terra dédit fructum suum. « Et le prophète pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit. » On lit en effet au IIIe livre des Rois qu'après beaucoup de jours de sécheresse, Elie étant monté sur le mont Carmel, s'agenouilla, se mit en prière, en penchant sa tête vers la terre, et il tomba une grande pluie. (IIIReg.,xvin.)
Oravit ut non plueret. Une prière d'Elie ferma les cieux, une nouvelle prière d'Elie les ouvrit. Quelle puissance
(1) Ainsi on lit au IIIe livre des Rois (ch. il, v. 11) que David régna sept ans dans Hébron ; et le Ior livre des Paralipomènes (c. m, v. 4) nous apprend qu'il y régna sept ans et six mois.
— 109 — Jac, v.
n'aura donc pas la prière assidue, répétée et persévérante d'un grand nombre de justes unis ensemble pour demander à Dieu la même grâce? Et qu'on ne dise pas qu'Elie fut exaucé parce qu'il était prophète : saint Jacques nous déclare qu'il ouvrit et ferma les cieux par sa prière, quoiqu'il fût un homme semblable à nous : Homo erat similis nobis. Oh ! que la prière publique de l'Eglise serait puissante, si elle était faite avec dévotion dans toutes les paroisses !
Saint Jacques vient d'exhorter les fidèles à prier les uns pour les autres, parce que la prière du juste est puissante auprès de Dieu. De là il tire une importante conclusion, par laquelle il termine.
19 et 20. Fratres mei, si quis ex vobis err averti a veritale, et converterit quis eum, scire débet quoniam qui converti fecerit peccatorem ab errore viœ suœ salvabit ani~ muni ejus a morte, et operiet multitudinem peceatorum. Priez donc avec ferveur les uns pour les autres. Car, mes frères, si l'un d'entre vous s'égare du chemin de la vérité (1), et si quelqu'un l'y fait rentrer par ses prières ou par ses conseils, qu'il sache bien que celui qui convertira un pécheur et le retirera de son égarement, sauvera de la mort l'âme de son frère et couvrira la multitude de ses péchés.
On voit ici l'excellence de la prière pour la conversion des pécheurs. Cette prière est puissante, surtout lorsqu'un grand nombre d'àmes justes s'unissent ensemble pour implorer le Seigneur. Cette prière des justes, lorsqu'elle est assidue et faite de concert, obtient aux pécheurs des grâces de salut. Elle donne une force efficace aux paroles du prédicateur; elle soutient le missionnaire dans ses travaux, elle le sauve dans ses dangers et ne lui est pas moins nécessaire que l'aumône.
Saint Jacques montre ensuite quelle œuvre admirable est la conversion d'un seul pécheur. Convertir un pécheur,
(1) Si qui* erraverit a veritate. La vérité religieuse comprend la foi <-t la morale. Ici la vérité .signifie spécialement In loi de Dieu qui est la véritable règle des actions du chrétien.
c'est sauver l'âme d'un frère, l'arracher aux flammes éternelles, l'introduire dans les cieux où il louera Dieu sans fin. C'est en outre donner son complément à la passion même de Notre-Seigneur Jésus-Christ en couvrant, en expiant, en effaçant une multitude de péchés, qui étaient une injure à Dieu.
Salvabit animant ejus. Le monde entier n'égale pas le prix d'une âme. Donc, si vous aviez distribué aux pauvres d'immenses trésors, vous n'auriez pas fait une action aussi belle que celui qui convertit et sauve une seule âme, dit saint Chrysostome (1).
Hélas ! combien d'âmes, rachetées au prix du sang de Jésus-Christ, se perdent par la négligence de leurs amis, de leurs parents, de leurs pasteurs î Un mot eût pu les sauver : on ne Ta pas osé dire. 0 pasteurs, instruisez, exhortez, parlez avec charité ! Si l'on ne vous écoute pas, du moins vous aurez délivré votre âme. Surtout priez.
Salvabit animam ejus (2). Quelques-uns traduisent : Salvabit animam saam. « Celui qui convertira un pécheur sauvera lui-même son âme. » Ce sens peut se concilier avec le grec et même avec le latin. Ne le rejetons pas. C'est la leçon de quelques exemplaires ; et d'ailleurs, il est certain que travailler au salut des pécheurs est un excellent moyen de se sauver soi-même et de mériter dans les cieux une éternelle récompense. Et rêvera qui errantem corrigif, dit le Vénérable Bède, sibimetipsi per hoc vitœ cœlestis gaudia ampliora conquirit.
Et operiet multitudinem peccatorum, et il couvrira une multitude de péchés. Il couvrira ceux du frère qu'il a
(1) OÙx é'ort \>'J'/J,$ ovfk* ùvtûÇl'jv, oifct h K'izixoi «t:îc>. 'iisrr y.y.\> fjn>f,ix oûç XCrifistXK ïtsvtjaiv, oùâk'J zotrizov if,yâ*rlt oio j b fxkt'J fvxÔ? iltlvtpéfWJ, (S. Chr\s. in I Cor. Ilom. ni, n. 5.)
(2) Les éditions grecques varient entre Mfoci ■l'jyj,-', et i^zzi fu^ps» ts&roïi, mtlvàbii animam, et salvabit animam ejus. « Il sauvera une âme «, ou « il sauvera l'âme de ce pécheur. » — Saint Jacques s'inspire de [a parole «le Notre-Seigneur : Allez, reprenez votre frère en particulier. S'il vous écoute, vous aurez gagné votre frère. Vade, corripe eum inter te et ipsum solum. Si te audierit, lucratus eris fratrem tuvm. (S. Mat th., xvni, 15.)
— 111 — Jac, v.
converti et les siens propres; il cachera ces péchés, ils seront effacés, Dieu même ne les verra plus (1).
C'est lini. Saint Jacques ne termine son Epitre ni par une salutation, ni par une doxolcgie, comme font les autres Apôtres. En effet, ce petit ouvrage, remarquable môme au point de vue de la composition littéraire, est moins une Epitre qu'un recueil de maximes, de préceptes, de pensées salutaires. Quand l'Apôtre a dit tout ce qu'il voulait écrire aux fils d'Israël devenus chrétiens et répandus parmi les Gentils, il n'ajoute plus rien.
Lisons, relisons, répétons aux autres et à nous-mêmes chacune de ces bonnes pensées dictées par l'Esprit-Saint.
(1) Que les mots operire, tegere peccata signirient effacer les péchés, delere peccata, cela est prouvé par ce texte du Psaume xxxi : Beati quorum remisses sunt iniquitates, et quorum tecta sunt peccata. La symétrie de lajphrase indique que remittere et tegere sont synonymes.
SUR LA