‹ Commentaire sur Tite-Live: Complément de l'édition du Tite-Live de la Collection des auteursChapitre 11 sur 159 · IX. 8. C. PACIVNOVa. CVBAVEBB · texte numérisé non relu

IX. 8. C. PACIVNOVa. CVBAVEBB

IIDEBQYE. COBPBOBAYEBI.

Voici , suivant Varron (R. H., III , 1 1 ) , è quel usage était destinée la Villa publica : • Villa publica ad rempu- • blicam administrandam est utilis, ubi cohortes ad de- » lectum consuli adducts considant, ubi arma osten- » dant , id est ubi censores censu admittant populum, • Cf. Cujac. Observ., XXIII, 55. Ce vaste édifice portait le nom de ri//a parce qu'il se trouvait dans le ebamp de Mars, situé entre la ville et le Tibre (II, 5). Les médailles de la famille Didia et de la famille Fonteia (Morell., Numism. familiar. roman.: Eckel. D. N., vol. V. p. 201 et 219 ) offrent l'image et le nom (VIL. PVR. ) de ce monument. On a conjecturé, d'après deux passages de Tite-Live (XXX, 21 et XXXIII, 24), que la Villa publica servait aussi de demeure aux envoyés des ennemis, et était située dans le voisinage du temple de Rellone (cf. Vignole,sur la colonne Antooine,cbap. n). Les principaux passages classiques où il est fait mention de cet édifice sont,indépeudamment de ceux que j'ai cités plus haut, Cic, ad Att., IV, 16; Florus, III, 21; Val. Max., IX, 2, 1; Senec., de Ben., V, 16; de Clem., I, 12, etc.

Chap. XXIII.— Quinctius Tubero. Voyez sur cet historien, p. 771 , col. 1.

Ibid. — Traditum a scriptoribus antiquis. Ou Tite- Live n'a pas consulté les anciens historiens, ou il l'a fait avec peu de soin. Il y eût trouvé les noms de ces tribuns , noms que Diodore de Sicile ( XII , 15 ) nous a conservés , savoir : M. Mallius , Q. Sulpitius PraHextatus et Servi us Cornélius Cossus. Eu comparant ces noms aux consuls de Tubéron et de Valérius Antias , il eût reconnu que les deux historiens dont il s'agit avaient donné comme consuls des personnages qui avaient été tribuns militaires, genre d'erreur dont nous retrouvons un exemple au chapitre i du livre V, où les noms des censeurs sont confondus avec ceux des tribuns , et au chapitre m du livre XII de Diodore. De plus, Tite-Live se serait convaincu que l'an 522 de Rome avait eu et des consuls et des tribuns militaires comme l'an 512 (voyes ch. vu ), où certains historiens par une erreur semblable, passaient sous silence l'une ou l'autre de ces deux magistratures (cf. Denys d'Halicarnasse, XI, 62, et Tite-Live, IV, 50 ad fin. et 51 init.). On comprend que si notre auteur avait procédé de manière à obtenir ces résultats» il se serait bien gardé d'adresser aux anciens auteurs un reproche d'ineiactitude qu'ils étaient loin de mériter, du moins dans cette circonstance.

Cilr. XXIII. — Ai Foilumnor famm. Voltnmna était une dit Inité étrusque, dan* !s temple de laquelle te réunissaient le» députés de hcoufédér erion étrutqne (toj. r. SS «461 ;V, 17; VI, î). Ce temple n'était pu loin do lac, de le mon ligne et delà forêt de Ci minium et de Viterbe, )i toutefois il ne k trouvait pat dîna cette ville même. Voyei K. O, Muller, Étrusques, t. II, p. 63.

Ixm. — Circa daodrcim populos. Le» confêdéra lions étrusquei te composaient de douie peuples, ou plutôt de douieiillei toute» ancienne* et iUuttret; le» doute fille* de i'Êtrurie proprement dite étaient : Clusium , Femit* , Corlone, Vetnlonium , Volatem, Arretium, Tarquinii, H «sella; , Falerii, Core, Veii, Volsinii. Vojei I, 8; Cluverlut, Ital. uni., II, l; Dempster, Etrvr. reg., III, 8; Foutauini, Antig. Ilorta , I, i, p. 15; K. Otlf. Muller, dit Etrusker, t. I, p. 541 et tuiv. Comme des douze peuple» en question , deui , les Yéieni et let Falisque», envoient det ambassadeur» a tout le* antres, cet dernier* n'étaient plus , par le fait même, qu'an nombre de dit , et l'on pourrait ec croire autorité É adopter la leçon de troit manuscrits qui portent ; dteem populos ; mais II eut évident que Tite-Live , voulant déliguer, non pai un certain nombre de .illes, mailla confédération tout entière, a dû employer l'expression consacrée de duodecim populos.

Cbip. XXIV. — Ocluplicatoque ctnsit œrarium ftetrtint. lit ne *e contentèrent pas d'estimer set biens buil (ats au-dessus de leur râleur, aQu qu'il eût 8 payer un cet» hait fois plut fort; nuit, suivant le droit de leur charge, ils !e changèrent de tribu, en le faisant paner d'une tribu plut noble dans nne tribu moins considérée , d'une tribu de la campagne, par exemple, dam une tribu urbaine , et le priiereni en outre de tout let droit* de citoyen , no lui laissant que l'obligation d'acquilteria partdel tribuls.

■ Quiper hoc non estet in albo centurie raœ, tedadhoo

■ etsel clfii tanlnm , ut pro capite tuo trihnti nomine i iero penderet. ■ Atcon. In Cit.) Ce dernier genre de châtiment est toujours, dan* Tite-Live et dan* Cicéron, détigné par Veipretsion amritm fitri. Cf. XXIV, 16, 18, Uj XXXIX. 42; XL1V, 15. Il partit que celte uiesnre uiùalo n'eut pas de suite, et que le* censeurs suivant! casièrent, comme ils en avaient le pouvoir, l'arrêt lancé contre M amerciis, puisqu'il lut nomme nne seconde foii dictateur. Voyei cb. lin.

Catr. XXV.— Famtm euUoribui agrorttrn Iim*nl«. Pourquoi aurait-on tremblé plutôt pour le* cultivateur! que pour le* habitant* de Home* Évidemment ce passage et! altéré , et la plupart det éditeur! ont tenté de le rétablir. Gronoviui a proposé de lire incuifu ojrorum; Doujat, dtficitnlibus ailloribus agrorum: CrÉvier, ao- «iimptii «I clade cultoritms qgrorum. Le traducteur a préféré la première correction, tan* doute parce qu'elle n'ajoute rien au teste et te borne a modifier un seul mol.

Ibid. — Ne rtii album in Hitimenrumaddire, twfilicnit causa, lirertf. La toge romaine était de couleur blanche; niait quand nn citoyen briguait une charge il relevait la blancheur de ion vêlement en le frottant avec de la craie de Cimolet (l'une de* Sporadei ). De la lei tipre»jiO!)Bdsrandidali,lnga candida , et la métaphore auer hardie de Pêne : rrtlala umbifio ( V, 177). Il parait an reile que celte première loi contre la brigue n'eut aucune suite. Yojei Slgon., de Judic, II , 30.

Ciuf. XXVI. — Ltgi sacrata. Cette loi , par laquelle on vouait ani dieu* inféras ni la tête de ceux qni ne

pat I rappel delà patrie, était en m let peuples: voisin* de Borne. Ainsi l'an de Rom Étruaqnei, avant d'engager la lotte qui te terrassa*] la bataille du lac Vadimoo, levèrent nne a:

dable leçe sacrata | IX , .19). Ainsi qnlnie ai lest Samnitoi, pour résister à Home, ont rei sacrée ; • Delectu per omne Samnium babito novalajat^fl

• nt qui juniorum non conveoitiet a "

• edictum , quiqne injusiu abiiset, caput Jovi i

• e*set(X, 58). • Cf. Flora*, I, m, 7. C'est < vertu d'une loi nacrée que let Ligure* t'arment consul Q. Hinuciut ( XXXVI . 38). Voyei le* in de Florn* au passage cité, et Peritonjua, Animadr.Us- ~' lor.,ch. i, p. 418.

C»r. XXVI. — Proqve collegio pronuniionl. C«t> i a-dire après une délibération unanime du collège de* ? triban* , avec ion autorisa lion et en son nom, plus bas, eh. luv.pro collcait stnttntia.

Cmr. XXVII. — Ludor mujnoj fumuttui et De(jrandj jcm comme ceuidant il a été question, liv. I, '■ dbap. iiiv, et livre II, eh. iiiti.

Imd. — Lanavio proplnrrn forum ctutri* cep (rusé, î Quelque! manuscrit* portent Laminio, d' a utre* La ri- j nio. Ce nom étant évidemment corrompu, Fabrettl a pro- ] posé de lire Larieo, leçon que Crévier préfère et qa M.DureaudelaHtlIeetM. Lier ont eu raison fit suivn Enerfet, l'ennemi élan! campé turl'Algide, let déniai méci romaine* vinrent de déni cutis différent! te place

• on mille de dislance. Or l'une a'étant campée prêt d* ' Ttuculom, c'est -it-dire ù l'ouest de l'Algide , l'ai nécestairement ('établir vers l'est* Lavicuro, qui était auiti à un mille de la position occupée par l'ennemi , et non pas a Lauuvium, qni en était a prêt de cinq millet, et qni d'ailleurs en était séparé par un obstacle naturel , la chaîne du moût Albain.

C»r. XXVIII.- Victius Musiits. Plusieurs commentateurs, et surtout Sigunius, ont înit remarquer que le véritable nom de ce persouuaRe devait être Fdtiut Mctius, que donnent en effet quelques manuscrit*. ™ le surnom Meiius de Fufttius et de Curtiui qu'on ne doit pa* plu* écrire t'échus pour Vttttus, qu'-4clitu pour Altiut. Il rapporte comme autorité cette ancienne inscription de Modène donnée par Gruter (CDLXXXVI, 7).

D cite aussi le nom de ooirrtoe Un» , qu'on trouve dans Appien (B. C. I , *0 et *uiv.|. Le personnage qni dan* Suétone [Ccw., XVII) est, d'à prêt nne correction conBrmée par le témoignage des inscriptions lapidaire* et det médailles . détigné ton* le nom de L. l'elliufjuifrz est anisi, dan* quelque* mannscrits et dans let ancien ne* édition», appelé Vetiusoa Vtrtïus. Le nom de Vectlna Priieus, dont il e*t question dans le* lettre* de Pline (VI, 12), offre aussi let mêmes variantes. VO] ex les interprète» de Tacite, Ann., XV, 5.

Casr. XXIX. — Coiuvlem signum ïnira ralhan injeri-se (erunt, duo tnUilei nrrtntsuWrent. Ce moyen é'n-

HISTOIRE ROMAINE. — NOTES

trtuéar de* soiatit fut pin* d'une toi* employé pv ut. lTOT>VI,Sj XXV, HiXXXIV,

Ét-lM lut pta négligé dan» let temps modernet; per- ■ n'ignore que le grand Coodé en fit mage à la bifcdaFrfbourg.

, Cas*. XXIX.- Ktr libticredere. Le fait est cependant ■aorte par Valére Miiimt (II, 7 eit.6> dans des terra A clair* qu'il rat difficile de le révoquer CD doute. istnre de Sicile, 1. XII. p. 519 . et Aulu-Gelle, »>'. A., \ ITn, Il , le citent aussi no* élever aucun doute «tir ion t. Voj. Pigb,, A'm., ad aun. cccuxii , p. 181.

- Imptria HiHLiim non Postiibiisi oppellala I ad. 11 en est cependant question diui Auln-Gelle ( flf. ■ X, I, IS) : ■ Cum primii aute m respiciendum pntave-

uramque illiui, cuja ea re« pnece- ■ ptumque esset , neferoi, durui. iudomitui, ineiorabl- < ■ laque nt , qualia fnerunt Posf umianu imptria et Man- •ésjstt.s

Imd. — Imperioso quoque Mantïo roanomen indilum.

T.Mulin* ne devait p» ce tomom A u cruelle sévérité

erterttoo Dit. Il le tenait de ton père L.UiuUui, auquel

I I «lit été donné pour la rigueur extrême dont il avait

"il preuve dan* une levée de troupe* (voyei VII, 4) ;«t

I sa* frère Cn. Hanlint L. F. Capital) nui Imperiosus , qni

I Mdeuxfoit eonsulBeetieépooùe , le portait aussi, bien

sja'on nelui attribue aucun acte de cruauté. Voyei Peri-

KD , Antmodv. histor., cliap. TU, p. 350.

- Carthaginitniti Inm primiim in Siei-

n trajtcrri. • Ce ne Tut pa* précisément la

Sre Foii; car Hérodote (VII, 16e) marque qu'Ha- ', qni était entré en Sicile avec troii cent mille «a, fut entièrement défait par Gélon le même jour que Xercè» perdit la bataille de Satamine , et par contéqnent environ cinquante an* avant le temps dont il ett parlé ici. > Bollih.

Cair. XXX. — De malclorum ailimatione. Dam le principe aoi cornait teult appartenait , en vertu de la loi Valéria, le droit d'imposer des amendes. Suivant Denyï iftialiciniane (X, 50}, l'un rie Kome 300. la loi Ateria TafpcJa étendit ce privilège s tous les magistrats dont le pouvoir aurait été méconnu, mai* décida que la valeur de la plut forte amende n'excéderait pu déni bœufs et trente brebit. Festin, au contraire, au mol Ptculatus, attribue celte loi aui consul* de l'an 302, T. Meneniuc Ltoatu* et P. Settin* Capitolinui , et affirme que la plut forte amende ne pouvait dépatter, non pat deux bœuf* et trente brebia, mai* dent brebit et trente bœufs ipirna frarisiima crut duonun ocrum 1 1 tu Èorum I , ajoutant que quand le peuple romain commença i faire ntage d'airain monnaie, la loi Tarpéla, rendue en 500, estima chaque brebit i dit ai et chaque bcxufà cent ai. Ce qui autorité i admettre que le* nombre* donné* par Feiius , dan* ce passage et dans trois autre* encore aux moti Sitimata, Uultam et Ovibui, sont seul» etacti, bien que ditïeranl essentiellement du teilede Deny*. c'ett qu'il* tout d'accord avec ce passage important d'Aulu-Gtile {N. A.. XI, Il : • Hnllatn, qiue appellator tupreiiiam

• itutllutaiD la singulo* duanrniotium, boum Injinla,

* pro copia idlicel boum proqueovium penuria. ■ D'après cette considération , Brissou , dans ici Stletta ex Jure anltq., I, 3 , propose de corriger ainti le partage de Denys <rilalicarnatse : a* i^em ml «utu»™ jUat. Mai) il reste nne grave difficulté â retondre. Comment «ne loi rendue en302 a-l-elle pu élie tinon modifiée, du

molli* Interprétée en B00T II faut néeeualrement croire que Fettnt t'etl trompé dan* l'indication de la première date. On doit aussi adresser le même reproebe t Deujt d'Halicamatte, lorsqu'il prétend que la multa tuprewa rat restreinte k dem brebit et trente boeufs tout le* coniula de l'an 300. En effet , depuis Sertiut Tullios l'air rain monnayé était en usepe t Rome , et ce ne put être postérieurement i celte époque que fnt introduite une amende en nature, car l'antiquité de cette peine esl tuf fliammenl attestée par la singularité des évaluation*. Il j a donc lien de croire qne ce tarif était fort ancien, et peut-être même antérieur i l'eipultiou îles rois ; nuit que par mite des contestation* auiquelles il donna lieu , lorsque 1* valeur des bettiaui te fut modifiée, un se vil dans la nécessité de (lier en numéraire le prit de* brebis et de* bœufs. On voit même parle fail qui, suivant Denys d'Haï icarnatte , donna lien a la loi Atéria Tarpéia , qu'en 299 on avait renoncé à l'usage d'imposer de* amendes en nature, puisque Romllin* fut condamné à nue amende pécuniaire ti considérable que les consuls , dans la crainte d'un pareil châtiment, crurent devoir changer la légiilatinu en ntage sur celte matière. Quoi qu'il en soit de cette question, qui exigerait de plus long* développe me nlt , et tur laquelle on peut consulter J. Kool, ad legrm Aleriam , dans le Thes.jur. d'Olbou, I. V, p. 1321 etiuiv., il parait resul 1er du passage de Tite-Live qui fait l'objet de cette note, qu'une nouvelle modification t la loi fui proposée eu 524.

Cuir. XXXI- T- Quinrtiui Pianut ex consulat». Ce passage a embarrassé lea commentateur! , car let mois ex coruulatu indiquent qne T. Quincliut Pennu* fnt nommé tribun militaire à respiration de son consulat , tandis que, par le fait, il avait été consul on an auparavant. Crtvier, et d'autre* «vint lui , proposent de supprimer ex (onsvlatu , ou bien encore ils conjecturent qu'un de* deux consuls de l'année précédente étant mort dam l'année de ion exercice,!'. tJuiiicLius avait été subrogé, ce que semble prouver l'ancienne leçon qui, dan* dant le chapitre précédent, au lieu de uUontuUidt btlta ai popvlum ferrent , donne ut Quincliut consul de bttto ad popuhim ferret.

CfliH. XXXII. — Pteno gratin in hoslem inducil. Let tacticiens romains distinguent deux sortes de pat. • )li-

• litari gradu xx millia patiuuiu horit quiuque dnulaial

• aestivis conficieuda sunt; pleno autem yradn, qui cita i lior est , totiiieru bori* mv millia peragrnda sunt.

> Quid(]uid addideris , jam cursus esl. cujuitpalinmnon

> polett definiri. • Veget., de fie mi/. ,1,9.

Cntr. XXXIV.— Classi guoque ud Fidmas puonalum. Ou a prétendu que les Annales portaient classibtu (escadrontl, et que Tite-Live, par suite de sa patuiimtc, nu comprenant pat le vieui latin , avait pris cette ancienne expression dans la sens de (lotir , et avait changé ifojiteu* en elaisi. Hait toute* cet suppositions sont purement gratuites. Les annales qui avaient déji fait mention de combat* d'infanterie et de cavalerie n'avaient pu, ou «joutant classions otiooue puoitalum, vouloir parler d'autre chose que d'uu combat naval, el Tite-Live, bien qne Pa-

HiaD, ne s'était pa* mépris sur le sens de ces parole*.

nvei Ph. a Turre, Monum. nt. .dnlli . p. 64.

Clir. XXXV. — Sptrlaaitum romituit etiam hospitmn.etc.Cepattagea été regardé comme corrompu pur la plupart de* interprèle». La correction que l'on a reçue dan* le lexleetqujte borne a insérer id entre ad et quoi,

donne un fort ban trot qae n'a pu bien saisi In traducteur. Voiei, je peose, comme il faut l'entendre: ■L'accueil bienveillant que lei étrangers reçurent de lenrt liâtes, donna pour eus 1 ce speclacle, auquel d'ailleurj Ut étaient venus arec le consentement publie, un attrait plui grand encore. • Rhénanus , et après lui lîronovius et Crévier, avaient proposé de lire Sptctarulum comitn.li ftiam hospitit, ta quam publiée conjoutrunl ( flomiuii); maii cette correction , fort ingénieuse uni doute, s'écarte trop du leile.

Cbif. XXXVII. — Vulturmtm, F.truscorum urbtm quœnunc Captât est, etc. Heyne ( Opine. Acad., t. V, p. 315 1 n'approuve pas les èlymologies données par Tile- LWe. • Neutron) Terom , led notnen a Tuicii inditum , visa falconû augurio, qui luica lingna Capys dicitur (Sertius,SU':ibo, V, p. 371, B-, allique ap. Cl mer. liai. ont., IV, I), utadeo Vulturoum ejus Interpréta tuentum babendnm lit. — Cepere aulem pria* betlo fatigatis Efrutris. Quat ea bellaf cum ipiii pulo Sam ni ti bus qui anle luec tempora Campaniam infeslare espérant. — la soc'utatetn urbit agrorumque acccpli. Ut boc adeo tanquam pacii fœderc bellura compositum fuerit (cf. Dlod. Sic, XII. 31; Sjnccll-, p. 198; Euseb. Cnron. Ilitron., adaun. SI6, tl. C). — Deinde feslo dit gratis adorti. Conjura lionem feceraut Samniies, rilu

quodam lacramenli tetnsto velut initialisrnililibus.quod alio tempère repetitum ab iii descripiit Livius, X, 38, adjicient ; ■ Vetnsta Samnitium religione , qua quondam

• mi majora eorum fuiuent, uuum adimendaj Etruicit

• Capiue claudatinum cepisseut consilium. • Jam unne igilur Capua Samuitium urbi facta; quoi, leuendum est , Intelligendoa eue , quotiei Campant narrantur Dyonjiio et Agalhocli su mercede conducendoi dediise. > a. IV, 44 el 5!.

Ibio. — C/umor incerto tlamort prodidit paroret»

onimorum. La répétition du mot rlumor a choqué lea commentateurs, qui ont proposé différente* corrections. La plus simple consisterait a lire inrerliu et A supprimer ciamore. C'est celle que Crtiier préfère.

Ceir. XXXVIII.— Denu-io equitum. Cbaq ne escadron (fuma) avait troll décurioDt ou commandants de dit bommci; mail le premier élu parmi eux commandait l'escadron ( Polyb., VI , 21; Veget., II , 1 4 1. Ou l'appelait dux lurma (Sallual., Juj., 38). Chaque décurion avait •ont lui un officier tuballerna (cplio). Van-. L. L„ IV, t6.

Iau>. — Pormntu cohors. Cette leçon est due a Gronovlus, qui a corrigé ainsi les ancienne* éditions portant armata cohors. Tout les corpt étant armé», quel seus peut-on attacher au mot armata? Parme ta tu contraire fournit un sens très convenable, puisque la porma était un petit bouclier rond , différent du iculum el du ctypetu(TO)ezp. 783. col. 2), particulièrement affecté i la cavalerie, formata est d'ailleurs Justine par objectif parmi i qu'on rencontre un peu plus bai, et par le mot

pitre suivant.

Cas*. XL. — Conrlumorfrant moi. Les Romain!

étaient dan* l'usage d'appeler trois foi* i bauta voix (magna 1er voce toeari, vire, •£«., VI, 5U6I la personne qui venait d'expirer, et employaient, pour indiquer cet adieux funèbres, les mot* conrtamatio , coudamort. \ oyei Vcscript. du musée des antiques du Loutre, u> 182, par le comte de Clarac, et II. K. O. Uuller,

Arctiteol. ter Kuiul, S 451 . Par eilension le p conefamatu l'appliqua a tout ce dont on désespérait.

Catr. XL.— ProdUoi» Vais rempKMteaM. Cf. e. xxu.

Casa. XLI. — Dccem mitltht* «ris gravis rlawmaha. Dans les premiers temps les pièces de monnaie avalant réellement tout le poids qu'Indiquaient leurs noms, et quand la somme était un peu forte on let pesait an lieu de les compter. De la l'eiprettiou ces arase qui , mitant l'opinion de Rollin , ne dut eommenoer i ébre en usage que lorsqu'on eut affaibli le poids de l'as , el que l'on M bien atie de distinguer l'ancienne monnaie de la nouvelle devenue plus légère. Voy. Pline, XXXIII, 3 on 13; Senec., ad H tir., 12; Tlte-Live , ebap. u , et V, l2.Crév ier croit qne Vas grâce différait de Tas rude , cette dernière loculioD désignant tnivant lui dea morceaux de cuivre tant empreinte.

Cbip. XL1I. — Pro eenhirionibut stbi proféreront. Ils ne les avaient pas nommes centurion*, car la cavalerie n'avait pour offleiert que des décurions ( voyex plua haut col. I); maii comme ce corpt te trouvant momentanément t pied et assimilé en quelque sorte i l'infanterie, il avait choisi des chefs qui fussent pour lui ce qu'étaient les centurions pour let soldats de cette arme.

Ibid. — Absentes. Ce mot ne veut pas dire qn'ilt luaseut absenta de Home , maii bien qu'ils n'étaient paa au moment de l'élection daut le Heu où te tenaient lea comices, et que par conséquent ils n'avalent pai demandé le tribunal. Voyex chap. xlviii ; VIII , SS ; X, S • 22 ; XXVI , 22. Cependant on nommait ansti aux magistratures des citoyent absents de Rome. Voy. XXIII, 24; XXIV, 9, 43.

Ibid, — Se Détient cum eo mutaturos. Vojet p. 801, la note sur le chap. lii du livre II. Comme en pareille circonstance lea suppliants prenaient des vêlements talea et en désordre , on les désignait par l'épitbele de lordïdaii , ainsi qu'on le voit un peu plus bas,

Catr. XLIII. — Prvttr duos urbanos quaslores. Voj. la note sur le ebap. ili du livre II, p. 800.

Casa. XL1V. — Postutnia t/iroo rcstalis, etc. Le même fait est rapporté par Plutsrque avec quelques détails de plut , notamment avec l'indication dea noms du grand pontife ( De raptendaezinimtrts util., t. II, p. 89; E. t. VI, p. 334, éd. Reisk). Wytlenbacb croit que Plutarqua a emprunté celle anecdote i Tite-Live.

Ibid. — Ampltatam. Quand une affaire ne paraissait pas auex éclaircie el que let juges ne se trouvaient pat suflisamment convaincus de la culpabilité ou de l'innocence de l'accusé , ils écrivaient sur leur* tablettes H . L. ( non tiquet ) . Le préleur alors prononçait le mot amplius, et la cause était renvoyée à uu autre jour. Cette remise t'appelait ampliotio , d'où le verbe ampliari.

Ibid. — Pontifex «taximat. Let vestale* étaient aoua la surveillance immédiate du grand pontife (voyex Plut. lYum.. c. u , t. I, p. 262. Reiilc. ). C'était lui qui tel consacrait en prononçant la formule qu'Aulu-Gelle nous a transmise d'après Fabius Piclor |IV. A.,ï. ni, 14).

Catr. XLVIII. — Ager ex hostibut captas. ■ Rome, dit Vertot.Mtie sur un fonds étranger et dépendant originairement de la ville d'Albe, n'tvait presque point de territoire qui n'eut été conquis l'épée i la main. Les patriciens et ceux qui avaient le plus de part au gouvernement eo avaient d'abord pris quelques cantons i ces* et

W peuro.ellledlétébieniumcilededémi'lerle* taui qui séparaient ce qui appartenait ■aine concède i chaque particulier.

Cur.L.-

HISTOIRE ROMAINE. - NOTES

t. Doe langue pra

ludo-

- JWiwn u roci/eranlcm guemdnm mi/ilcm Iktn. Varna, cité par Aulu-Gelle (iV. .1., XIII, 12 1, piélanJ que le* questeur* n'avaient ni licteur* ni tuaea»; et cependant Tite-Liie eu douce formellement aaa * P. Sestiui. Juste Lipee ( Etre t., 1 , 23 ) eit d'avis que ce dernier pouvait en avoir non comme questeur, mais part» qu'il eommuklait l'armée en l'aliaeoce du consul. D'an araire côté, Mimuce ] ad Cit., Or. pro Plane. XL!) «*». llotman (.adCic, lib. 11, in Kerr., cap. n)prnn- Tent que û .le» qoestenn n'avaient point de licteurs i ftome, il» en avaient dans les province*.

Caur. LUI. — Attentif inamdïti ctrrut. Cf. chep.ix; Y, 49; VU, 10, 38.

Cur. LIV. Salilpamlnetque. Le* Sallena étalent de* prêtre* de Hari, au nombre de douze, institué* par ftmna. Leur nom Tenait de l'usage ou il* étaient dan* le* Meaaokarielletde parcourir Ih villeen dansant (Asiltu meiriM dimmJ , O»., Fast, III . 58 , T. Extattanttt Safii, Virg., £*., VIII , 661. A IU.THPO , quoi farert ta romilin m tatrii quolannii soltnl. Varron , L. L.. IT, 15. Voyei Adam. Ant. Rom., I. II, p. 61 1.

Û t atait troia torte* de (lamine* qui tiraient leur nom de leur coiffure {a filo itlpilit , Verrou , L. L., IV, 15 1 : !• le /lame» diatit , ou prêtre de Jupiter; 2° le /la •*» martialii , ou prêtre de Hart ; S* le ftamen uuirinaht, on prêtre de Romain*.

Pourquoi Tile-Lite ne joint-il pas toi Sallena et au* Fïamuiet le* Pontifes et le* Augure*, dont le sacerdoce n'avait pat encore été partagé atec le* plébéiens! C'est parce qu'il peint un-tout l'état de» choses A l'époque où il écrivait. Alors en effet le* plébéiens ayant été admis i (Ma le* autre* sacerdoce* , le* fonction* de roi de* sacrifiées, de salien et de flamiue restèrent seules le prle- nous l'apprend Cicéron, F. De pareil* anachronisme» De sont ou tans exemple dans Tite-Live. Ainsi, III, 6B et ehap. liui de ce livre, il parle de la solde ( stipendia) bien avant l'époque où elle fut établie.

Case. LV. — Pelere coittalalum. La route du consolât ■'étant pas encore ouverte au peuple , ou ne pouvait rai- , dit Crétier, accuser le* Icilius d'y prèle pouvaient , ajoute- 1 il, avoir eu eu Tue que nuitaire, et par cette raison il pense qu'il faut lira eonsuiarem ( trlimnaium ) au lieu de consulalum. Hast oelte correction est inutile. La prétention des plébéien* t partager le consulat datait de plus loin (Yojex en. i et suiv.) ; il* n'y avaient jamais renoncé entièrement, et c'était parce qu'ils semblaient avoir fait un pa* de plus vers cette dignité, qu'il* s'étaient Uni rejoui du hssr succe* dan* la nomination de» questeurs. • Quastu-

• rasnesun non booorl* ipsint Snenthnabaut; *ed pate-

• fàetns ad consulalum h trinmptaoa locn* , uovis homl-

• sibos videbatnr (eb. liv j ■. Désormais ils pouvaient se natter d'obtenir cet honneur dans un avenir peu éloigné, et c'est là ce que doit signifier Ici prière etmsulatum.

Cas». LVII. Jaxforilsle m fore conlrnlun. — Lorsque certain» obstacles, tel* que l'insuffisance du nombre des senatextn prêtent*, une convocation irrégulièresoit icanse

dn jour, «oit i cause dn lien , ou bien encore une apposl lion légale dn magistrat, ne permettaient pas de donner i l'avis du sénat le caractère de sénat us-consul te , cet atîi était néanmoins Inscrit dans lea registre* du sénat et recevait le nom d'uurf oritos. Une lettre de Céliu* i Cicotiser vé une formule de

< Tofumniu» dedisstt. — C'est-

céron ( r'om.. VIII. 8) u ce genre de décisions.

Casr. LVIII. Çiiod \.a, A-dire la mort. Yoj ei cb,

larn. — Modo duo prirsidia. La garnison de Verrage l'innée précédente et celle de Carvente trois ans auparavant. Vovei en. iv, lvi. et au commencement de ce chapitre oHiiiïo t'trrugine prati&io. D'après les mots et mm perieulo rttintri il y a lieu de croire , bien que Tile- Lise se taise sur ce point, que Carvenlum avait été repris.

Cnsp. LIX. — fj'l jlijwndinin mife* de publiée accipe- Ttt. Le mot milrs désigne les fantauins ; car la cavalërio n'obtint une solde que quatre aos plus tard. Voyei V, T. cf. Polybe VI, 57 et Lips. de NU. rom., V. 16. • Le sénat mmain ayant eu le moyeu de donner uue paie aui soldats, le siège de Veies fut entrepris : il dura dis ans. On vit un nouvel art cnes le* Romain), une autre manière de faire la guerre; leur* mccèi furent plut éclatant* : ils profitèrent mieux de leur* victoire*; ils firent de plu* grandes conquêtes; ils envoyèrent plus de colonies : enfin la prise des Véiet fut nue espèce de révolution. ■ HonTuourtu, Gr. cl Dec. des (t., cb. i.

Chip. LX.— A'ondum argentum jignatm* trat. Suivant Pline. XX1I1, 5 ou 15, on ne commença A frapper des monnaies d'argent que l'an de Rome 485.

Tile-Live, dan* le livre V, rappelle moins souvent que dau* le reste de son ouvrage le* différence» que présentaient les historiens qu'il avait consultés. Cependant on voit, par quelques passages et notamment par le chip, m, qu'il avait en «oui le* jeui plusiour» tuteurs.

Case. I. — Octo, quoi nungimm anlea , creult. Tite- Lite est ici en contradiction avec le* lastet capitolins. On y lit que cette année, le censeur Poslnmius Albinus et son collègue, dont le nom est effacé, fermèrent le seiaieme

Ce collègue de Pottbumiui était Camille. On peut en voir la preuve dan* Plutarqoe ( Cam. i | et dans Valere- Haiime { I. U, c. n ), qni l'un et l'autre donnent h Camille, censeur, Portumini pour collègue, et attribuent i ce» deux magistrats le décret condamnant à une amende le* citoyen* qui parviendraient A la vieillesse sans renoncer au célibat.

Ainsi Tite-Live, d'après le témoignage de ses devanciers, et par suite d'une erreur qu'un aurait tort de loi attribuer, puisqu'il en témoigne ton étonnement, aurait ajouté les nom* des deui censeur* t la liste de* tribuns militaires de cette année, dont le nombre n'aurait été réellement que de sis.

Quoi qu'il en soit, il y eut quelquefois jusqu'à bnit tribuns militaires; c'était du moins sous les premiers empereur* une opinion répandue. Se fondait-elle uniquement sur ce passage de Tite- Livef C'est ce qu'il est impossible de décider. Voyez le discours de Claude déjà cité : t quid • ifn pHuria dislribulnm consulare imperioui , tr buoos- >iine niilitnm consulari imperio appellalos, qui seniet

• saepe octoui crearentur? • Voyez aussi Pompooius Sext. 1. 11, 1 25, de orig. Jur. ■ Hique ( tribuni militum i constituti sont vario numéro : interdum eoim seni fueront, interdum plures, ooniranquam pauciores. •

Cbap. II, — Auctorper collegarum intercessionem tribuniciœpotestatis dissolvendœ. Voyez livre IV, ch. xlviii. Niebuhr voit, dans ce passage, une preuve que l'établissement du veto des tribuns date de cette époque ( 550 de Rome ). Il est en effet probable qu'il n'existait pas auparavant , puisque autrement il serait impossible de comprendre comment , en 550, quatre tribuns eurent besoin de recourir aux prières pour sauver le cousul C. Sempronius , accusé par un de leurs collègues ( IV, 42 ) , tandis que le veto d'un seul eût arrêté toutes les poursuites. On ne concevrait pas non plus comment, en 556, les sénateurs (IV, 48) furent obligés de gaguer six tribuns, c'est-à-dire la majorité du collège, pour empêcher la loi agraire proposée par Sp. Mœcilius et Spi Metilius. Un seul eût suffi , si dès lors un simple veto eût pu tout empêcher.

Le veto aurait donc été accordé aux tribuns , suivant Niebuhr, non pas l'aunée de cette loi agraire, mais en 549, sur la proposition d'Ap. Claudius, et dans l'intérêt des patriciens qui, perdant de leur influence sur les comices, avaient plus de peiue à faire nommer en majorité leurs partisans dans le collège des tribuns. Ce qu'il y a de certain c'est que cette mesure ne peut se placer qu'entre 556 et 558, puisqu'à cette dernière époque l'opposition de deux tribuns suffit pour arrêter la rogation contre Véies , et qu'en 577 Liciuius et Sextius , en vertu de ce droit , empêchent les comices.

Nous verrons que l'arme forgée par les patriciens contre le peuple ne tarda pas à échapper de leurs mains, et qu'ils furent les premiers à en ressentir les effets.

Chip. IV. — Labor voluptasque dissimillima natura. Platon, dans le Pbédon, chapitre ni , offre une pensée

analogue : Tovro S xodovsiv dvdfxaxoi ïâv , ivavrtov cTvau r$ Xvmjpfy • Oct a r( ç rftûxy? rà Srcpov xai Aa/i6âvy), ?xc&v « drvoryxAÇtaSeu étl Aa/&6âvcf v xal rà ircpov ùaxip tx iu&$ xopvprç *p./*iv»

*v *vrc. Voyez les notes de VYitteubach, sur le Pbédon , p. 132; Lips. 1825,8°.

Ibid. — Kos intra vicesimum lapident : suivant Cluverius (liai. Ant. I. Il, c. m, p. 550), il faudrait lire ici dtiodecimum. En effet la distance qui sépare Rome de Véies, sur la table de Peutinger, est de douze milles. Cluverius s'appuie d'ailleurs sur ce passage de Pline ( Hist. nat„ liv. III, c. ix) : ■ Tiberis citra tredecim millia pas- ■ suum urbis, Veieutem agrum a Crustumino dirimit • ; et sur celui-ci de Denys d'Halicarnasse (liv. II, cb. liv) :

4s*X" rr><;'?6>fi.r t î dppi roùç ixetrov aret&wç. Le mille romain Valait, suivant M. Ideler, huit stades dix pouces cinq sixièmes; aiusi cent stades font environ douze milles et demi.

Ibid. — Si ad calculos eum res publica vocet. Les Romains pour compter se servaient de petits cailloux ( calculi). Cic. LœL, ivi: ■ Hoc quidem est nimis exiguë i et exiliter ad calculos vocare amicitiam , ut par sit ratio » acceptornm et datorum. • Cf. Juven., IX, 40 et suiv.

Ibid. — In pace nunquatn fida. C'est la leçon de Drakenborch. M. Lemaire a préféré /îdi, d'après Bauer, auquel cependant fida parait être une leçon assez élégante ( Non inelegans Uclio ).

Chip. V. — Castella. C'étaient d'abord de petits camps retranchés entoures de circonvallations ( Voy. Ces. B. G. VU» 69, et Guiscbard, Mem. MU., t. IV, p. 157 ). Plus

tard ce furent des lieux fortiOés et élevés, des cbâtesjinsjsa forts.

Cbap. V. — Vallum fossamque... tintas testudinesque— On entendait par fossa, un fossé ordinairement profond neuf pieds et large de douze, que l'on fortifiait d'un tranchement ( vallum) fait avec la terre enlevée du fossé», et défendu par des pieux aigus qu'on y enfonçait. Les» vineœ (Voy. Veget., IV, 15 et Lips. Poliorc., II, 7> étaient des machines faites en bois et en osier, et recouvertes de terre , de peau ou de toute autre matière difficile à embraser. On les poussait en avant à l'aide des roues sur lesquelles elles étaient posées (Sali. Jug. 76). Les assaillants, à l'abri de ces mantelets , faisaient jouer le bélier ou essayaient de miner les murailles ( cf. cbap. VII et X, 54; XXI, 7, 61 ; XXIII, 18). Quant aux tortues ( testudines ) elles différaient peu des mantelets pour la forme et pour l'usage. Elles étaient ainsi appelées parce qu'elles offraient aux soldats qu'elles abritaient un asile semblable à celui que la tortue trouve sous son écaille. ( Cœs. B. G., V, 41, 50; B. C. II, 2, 14; Vitruv. X, 20; Lips. Poliorc, t. 8; et Scbweigh., sur Polyb. IX, 41, n. i.)

Cbap. VI. — Fustuarium. — Le supplice do bâton. Poybe l'a décrit, 1. VI, ch. 55 : ■ Le soldat, dit-il, qui a abandonné son poste est traduit devant le conseil , et s'il est condamné, il subit le supplice du bâton. Voici en quoi consiste ce supplice : le tribun prend un bâton , el ne fait que l'en toucher ; aussitôt tous ceux qui sont dans le camp se jettent sur lui et l'assomment à coups de pierre et à coups de bâton. Si le malheureux parvient à s échapper, il n'est pas sauvé pour cela. Car quelle existence que celle d'un homme qui ne peut rentrer dans sa patrie, et à qui ses proches mêmes n'oseraient donner asile?

• Telle est la peine, ajoute Polybe, que l'on infligea ceux qui se sont rendus coupables d'un vol dans l'intérieur du camp, d'un faux témoignage, qui ont abusé d'un jeune nomme, ou qui ont été punis trois fois pour la même faute. •

L'auteur des Commentaires sur la guerre d'Espagne cite, cb. xxvii, un exemple de l'application de cette peine : • Miles, qui fratrem suum in castris jugulasset, interce- « plus est a nostris et fuste percussus. •

U ne faut pas confondre ce châtiment avec celui de la vigne, vitis, qui était infligé pour des fautes beaucoup moins graves, et par les centurions eux-mêmes. V. Tacite, Annal., 1. 1, cbap. mil.

Cbap. vu. — Agger. C'était une chaussée élevée, faite de bois , de claies et de pierres , et dirigée vers la ville assiégée. On en augmeutait successivement la hauteur jusqu'à ce qu'elle égalât ou surpassât celle des murailles de la place. La chaussée, élevée par César au siège d'Avaricum , avait trois cent trente pieds de large et quatrevingts de hauteur.

Ibid. — Quibus census equester crat. II ne suffisait pas d'avoir le revenu équestre pour avoir le rang de chevalier. Il n'y avait de chevaliers que ceux à qui les censeurs accordaient un cheval acheté et entretenu aux frais de l'état, et, par cette raison, nommé publiais.

Ibid. — Mullique xbi mort a Us. Expression d'un sens plus étendu que multi hommes. Tite-Live en fait un fréquent usage. Elle était déjà fort employée par ses devanciers. Voyex Aulu-Gelje (N. A. XIII, 28) et M. Arm-

HISTOIRE ROMAINE. - NOTES

Cim dans m noies sur lea lettre! inédite* de Mnrc- Aurèle et de Fronton.

Ciip. Vil. — Pednir is ordiuii se nutic eue. On regarde

ténérakancnt ce passage connue corrompu. Crévier pro-

poee de lire , pedeitru ordinis rires aiunt mine eue:

i Dcrtag , adetie, au lieu d'esse; Cuper et Slrolb., pr-

I ttttrii ordinil HUK esse operam reipufctiar, etc.; mail

I Mu cei changement! paraissent peu nécessaires, car le

| mu de la leçon ordinaire ect facile a saisir. > Un ordre de

chevaliers volontaire! Tieat de s'organiser ; eni , à leur

km-, tout tonner un ordre de piétons volontaires. ■ Du

reste, il ne fant pas prendre le mol ordre dans le sens

politique , car a cette époque les chevaliers ne formaient

pat encore on ordre a part.

lato. — EoHiii ctrttu numéral oris est adjijnalui. Tiie-Live ne marque point ici à quelle somme montait cale paie. 11 dit ailleurs qu'elle était triple decelle de l'infanterie. A l'époque Où écrivait Poljbc (VI, 39), le ranlasbu recelait déni oboles par jour { 0,32 c. I, le centurion quatre (0,61 c.) et le cavalier six (0,9(i c). Jusqu'à César la solde ne changeai paa: César la doubla, et Domitieu j ajouta encore trois pièces d'or par au. i Suet. lut., 26; Jaf.,49; Domil., 7; Tae.Ann.l, 17.] Ces différentes toaiium paraîtront asaea élevées si l'on songe que le boi*- •eau de Irotueut ne valait ordinairement en Italie que quatre obolea, le boisseau d'orge que la muitié, et qu'un hoireeau de froment suintait à un soldat pour bnil jours.

Csur. IX. — Quum pedtbua trelur. . Quand le sénat détail rendre nn décret, on recueillait lea yoii per difeuitmem , c'esl-à-uire que le président faisait placer d'un cote de la salle eeui qui étaient de l'avis du décret, et d'un autre coté ceui qui étaient d'un avis contraire ; delà les expressions de ire pedibus in sentent iam atiaijus. approuver le sentiment de quelqu'un , et discedere ou trasuirr i" nliu omnia. être d'une Opinion contraire. ■ Aj>u,.ihI. /ton., t,2fi.

Cair. X. Quanlum augebaiur militum numeru», tanto awjne pétunia. Quelques manuscrits portent quanta, et les premiers éditeur! étaient adopté celle leçon. Depuis on a préféré quantum. Ces déni leçons sont également bonnes-: quanto se joint souvent a tanin , surtout lorsque eessdvcrbcs sont suivis tous deux d'un comparatif. On en voit nn exemple dans la préface même de Tile-Li ve : Qnulo renm minus , lanto mini» cupidiralt! (rai; et dut Ovide, Me route, IX, t. 107 :

Qui tanin minor es. quanta le maxime rrruui , Quani quos vio.ll , viucere raajm erat.

Quelquefois l'un des deui adierbes seulement est suivi d'un comparatif; mais alors ordinairement le! mois qui suivent l'autre ei priment une comparaison. Ainsi , dana Ovide, Metam. , 1. 1 , t. *6i .

faaata cntunl est pour gttanlo minora sunt. De même,

*riû«.,I.Xin, 1.367,

Q uanto dui milite major Tanto ego te supera.. .

talo te svprro est pour tanto le major sum; dam ce cas, au lieu de (anlo un met quelquefois tanlum: ainsi nous verrous , I. Vl.cb. iiitui: • (juanlojure polentlor

• Interaeuioerat, tnnlum yineeretur favore legumipsa-

• mm. ■ An reste, souvent aussi quantum est joint à tanto, coionve dans Virgile, Ewute. I. XII, v. (9.

Quantum Ipse ferocl Vlrtule euuperas . tanto me Impensiui asiuuni est Consulere.

et dans Sallusle, Jug. Bell. c. liiiv, s Quanlum vita illorum pneclarior tanto borum socordia flagitiosior. ■

laiD. — t'num btllum nnnum jnm terlïum trahi. '.» guerre de Vête! durait déjà depuis cinq au, et comme les tribnna devaient plntôleiagérer qne diminuer le nombre des années , Crétier, d'après Glareanus , propose du lire qainlum au lieu dé terliiim ; mais Sigoniu! remarque avec raison qu'il y avait seulement trois ani que l'armée falaaitdes campagne! d'hiver,et comme c'était là surtout ce qui niécon lento il le peuple , il n'y a pa* lieu de chan-

Ibid.— Lex Trebonia. Celte loi portait que • le maoia- Irat qui proposerait an peuple romain l'élection des tribuns, la proposerait jusqu'à ce qne le peuple en eût nommé dix. • (Voyeil. III. c, uv.) Elle avait pour but d'empêcher la coopialion , c'est-à-dire la nomination d'un certain nombre de ces magistrat! par lea autres.

Chip. XI. — Cum ardèrent inridiœ. Cicéron a dit dana le même sens , Coli'. II, il, « Tnm te non etislimas in- > vidise inceudio conilagraturum I » et, liv. II, c. it, ad Quint, fratr. epitt. • H-S. Cenlies constilnunt in prtero-

• gativa pronunliare. Reiardet iniidia.» Salluste, Jug-> C. iiv, exprime plus simplement la même idée; ■ In invidia rea erat. •

1 Bin. — Plénum euinerum ae parère. Cet emploi de deux régimes à des cas différents est remarquable; au reste, ce n'est paa le seul exemple de celle construction qu'on rencontre dans Tite-Lite. Voyez, eulre aulrei, I. XXXVI, c. m : ■ riinil referre, if.ii toram. sn ad

* prœsidîum uunliaretur.. El, I. XLV.c.iiiiv, .Tanla-

■ quepreda luit ut in eouilem quadringeoi denarii, pe-

■ diliOus duceni dividerentur, *

Chip. XII — Keoi eondrmnnl. • C'était une peine aricalion.ou plutôt pour une évidente, car ils ne pouvaient paa nier, l'un que, se voyant dans nn danger eitrétne, il n'avait paa voulu avoir recours à son ennemi, l'autre qu'iniormé du danger de son collègue il n'avait pas daigne le secourir. Une disposition si criminelle, qui attaque directement l'état, qui pour une pique particulière lail oublier tout ce qu'on doit à la patrie, et qui compte pour rien la mort d'un nombre considérable de braves soldat!, demandait, ce semble, qu'on en fit une puui lion exemplaire et bien marquée, pour arrêter les funestes effet! de ces sortes de jalousies et de dissensions, trop ordinaire! parmi les généraux qui servent ensemble. Mais c'était une des maiimes de la politique romaine de ne point exercer nne sévérité eicessive contre lea généraux qui avaient mal réussi à la guerre. Le peuple romain, généralement parlant , e.uit fort modéré dans la punition des coupable!... Ils étaient punis ordinairement par de légères amendes ou par l'exil , et peudant une longue suite d'années on ne voil qu'un très-petit nombre de citoyens condamnés à mort. Par rapport aux généraui , les Romain! avaient une raison particulière d'user de beaucoup de douceur. Outre que les fautes d un homme chargé du commandement retombaient directement sur le peuple qui l'avait mis en place, ils savaient combien le commandement d une année entraîne après sol de soins, de peinei , d'inquiétudes, et ils ne voulaient pas y en ajouter de nouvelles eu laissant a un général la crainte de se

voir condamné à on supplice honteux, s'il avait le malheur de réussir mal dans une campagne , ni rebuter par un tel exemple cenx à qui ils confiaient la conduite de leurs troupes. On sait comment Vairon fut reçu après la perte de la bataille de Cannes. • Kollir , Hist. rom., U?. VI, ci.

Iain. — Vnus ex plèbe... P Licinius Calvus tribunus crcaretur. Ce passage a fort embarrassé les commentateurs. D'abord ils ont remarqué que les familles des autres tribnns militaires , une seule exceptée, la famille Furia, étaient toutes plébéiennes. Elles ont tontes en effet fourni des magistrats plébéiens à la république, et ce passage de Tite-Live est le seul texte qu'on puisse faire faloir pour les compter au nombre des familles patriciennes. Comment d'ailleurs Lici oins pouvait-il être un ancien sénateur, puisqu'on ne pouvait entrer au sénat qu'après avoir été revêtu d'une magistrature curule,et que le tribunal militaire, auquel Licinius venait d'être élevé, était la première magistrature de ce genre accordée à nn plébéien.

Enfin comment pourrait-il être le frère du patricien Cn. Cornélius? On a cherché à lever cette difficulté en supposant qu'ils n'étaient que frères utérins, et que la mère de Licinius, devenue veuve, avait contracté avec un patricien un second mariage d'où était né Cornélius; mais cela ne pouvait avoir eu lieu que depuis la loi qui permettait les mariages entre les patriciens et les plébéiens, or cette loi n'existait que depuis quarante années : Licinius n'aurait donc eu que quarante-cinq ou cinquante ans tout au plus , et l'on ne concevrait pas comment Tite- Live aurait pu le désigner par l'épithètede têtus senator, ni surtout comment son fils aurait pu être tribun militaire quelques années après. D'autres ont supposé que Cn. Cornélius était bien frère consanguin de Licinius, mais qu'il avait été adopté par un membre de la famille Cornélia , qui lui aurait donné son nom. lis s'appuient sur un passage de Plutarque qui le nomme parmi les ambassadeurs envoyés à Delphes pour accomplir le vœu de Camille, et qui ajoute à ses noms celui de \txhu»; mais dans cette hypothèse il eût dû s'appeler Licinianus et non Licinius; et d'ailleurs on ne sait pas bien si une semblable adoption était alors permise.

Cbap. XIII. — Lecttefernitim. Dans des circonstances difficiles ou importantes on offrait aux dieux des repas solennels auxquels présidaient des magistrats spéciaux , les épulons , au nombre de sept ( septemviri epulonum). A cet effet ils dressaient dans les temples, autour d'une table somptueusement servie, des lits couverts de tapis magnifiques et des sièges garnis de coussins sur lesquels on plaçait les statues des dieux et des déesses invités au festin. Valère Maxime ( D, f , 2, ) nous apprend que , dans cette cérémonie, les divinités suivaient les nsages bnmains, que Jupiter était couché sur un \\t{lectisternium) tandis que Junon et Minerve prenaient place sur des siégea (sel" listernium). ■ Femina? cum viris cubantibus sedentes cœi nitabant; quœ consuetudo ex hominum convictu ad

• divina penetravit. Nam Jovis epulo, ipse in lectulum,

• Juno et Minerva in sellas ad cœnam invitaotur. • Voyes mes Monuments d'antiquité figurée, p. 210. Quelquefois aussi les déesses étaient couchées, comme dans ce passage , et XXI , 62 ; XXII , M) , etc.

Ibid. — Apollinem Latonamque, etc. Tite-Live est ici d'accord dans tous les détails avec Pison, cité par Denys d'Halicarnasse dans les Ezcerpta d'Aog. Mai (XII, 9). M. Lachmann avait d'abord pensé que les divinités étaient

couchées deux à deux, et que par conséquent il supprimer et devant Dianam ; mais il a reconnu que 1* cienne leçon devait être conservée, Diane ne pouvant et séparée de sa mère. Ainsi sur le premier des trois lii étaient Latone et ses deux enfents ; sur le second, H cule et Mercure; et sur le troisième, Neptune seul* comme supérieur aux cinq antres divinités.

On rencontre souvent Latone au milieu de tes deux enfants, comme par exemple dans les jeux séculaires dont Zozime fait mention , II , 5. Remarquez que cet auteur, au lieu de notre lectisterninm , place à la même époque des jeux séculaires, de même que les fastes capitolins portent à l'année 535 les troisièmes jeux séculaires , tandis que Tite-Live (XX, x ) y fait mention d'un lectisterninm où nous retrouvons Apollon et Diane, qui ne sont jamais séparés dans les cérémonies de ce genre. Voyez, du reste, sur cette confusion, M. Ideler, dans les Jkfém. de l'Acad. de Berlin ( cl. phil., 1819, p. 152).

Ibio. — Veluti forte oblati. Drakenborch fait remarquer que veluti ne peut donner un sens satisfaisant , puisque ce n'est pas comme par hasard , mais bien réellement par hasard , que les fourrageurs romains rencontrèrent les débris de l'armée confédérée. Crévier, qui partage cette opinion , suppose que les manuscrits portaient vti , abréviation de quingenii, et que les copistes ont confondu avec veluti. Cette conjecture est ingénieuse ; mais tous les manuscrite, même le n. 5724 de la Bibliothèque du roi, qu'on regarde comme du neuvième siècle, portent veluti , qu'il faut bien chercher à expliquer. Peut-être les débris de l'armée vaincue s'étaient-ils ralliés, et les généraux romains, sentant la nécessité de les anéantir, avaient-ils envoyé contre eux un détachement considérable ; mais pour éviter qu'ils fussent informés de cette expédition , on avait sans doute fait partir ce corps par petites bandes et de différents cotés, avec ordre de se diriger sur le point occupé par l'ennemi , qu'ils rencontrèrent comme par hasard.

Cair. XV. — Quod lacus in Albano nemore. On peut voir dans le livre de Divination*, II, 52, un passage curieux où Cicéron se moque avec esprit de l'interprétation donnée à la crue extraordinaire du lac d'Albe et à la voix qui se fit entendre quelques années après, dans la rue Meuve pour annoncer l'arrivée des Gaulois.

Ibid. — Deus mania Veintium deserturos non esse.

• Les pafens , dit Rollin , croyaient qne les dieux tutélaires d'une ville, lorsqu'elle était sur le point d'être prise par les ennemis, s'en retiraient. »

Excestere omnes adytis arisque relictis Di quibus imperium hoc steterat...

dit Virgile ( An., 1. 11 , v. 551 ) en parlant de la ville de Troie. Les Ty riens, assiégés par Alexandre, s'imaginèrent qu'Apollon voulait les quitter et passer dans le camp de ce prince. Ils firent enchaîner sa statue avec une chaîne d'or à l'autel d'Hercule, pour empêcher ce dieu de s'enfuir ( Diod. Sic, 1. XVIL). » Cela tenait à cette idée généralement répandue dans l'antiquité païenne, que le spectacle de la destruction était fait pour souiller la divinité. Ainsi, dans Homère, Apollon s'éloigne d'Hector dès qu'il voit incliner vers l'Érèbe les balances d'or qui pesaient la destinée du héros troyeo ; ainsi , dans Virgile, Juturne s'empresse de quitter son frère dès qu'elle reconnaît, au frémissement de ses ailes, l'oiseau fatal qui vient lui annoncer sa mort.

Cbap. XV.— lacus in Albano nemore sine ullis cœlestibus aoute... in altitudinem insolitam crevit. ■ L'agitatior

HISTOIRE ROMAINE. - HOTES. 827

4ea ëtmtnh qui «"était manilntée 1 la fin du troisième Ciir. XV». — Prnroçnttea... j*rt focafti rrtouoa*. âèdBdurHoolelïpreral*retDoili*dee«lul-ci;dle«joiiU II s'agit Ici de comice» centnriales; il semble donc que Mi misère* de I* guerre du Pêloponèu, qui , à ratio Tlte-Live lurait dû dire jure zoeaXii centariis, et non Époque, conduisit la Grèce* «perle. Alors, dit Tbocy- jurt Bocnlis Irilnibus . Mail ici par le mot tribubui il euftaa , mm ■too* éprouvé ce qu'autrefois ou ne connais- tend le reste du peuple. Qu'il fut divisé par centurie* on ■it que par tradition : dea tremblement* de terre l'éten- par tribut, 11 n'en formait pas moins le même lout. On «m an loin arec mw horrible violence , dea aécbereaaea ne penlpa* expliquer auu-ement cet *ulrepassage(l. VI, i , et ta famine venant à leur mile ; enfln la l; l'Etna vomistail de* Dénies de laie.

• Ce*t aortout l'histoire grecque qui nous parle de cet eouuuotioiu lerrettres. Cependant le* annale* romaine* in* «oui mention de calamité* qui appartiennent évideaunent à celle série de phénomène*. En 519 , le territoire île Rome fut ébranle par de fréquent* tremblement* de terre , qui n nveraêrent beaucoup d'édiucet ( Tite- Liie, IV, SI ); en 327 , les aourcet el les i

bellum jutscrunt , M tribu*, il faudrait aussi. * U rigueur, reiitiu-iœ. Voye», sur ta centurie prarogatita ( nra rogatn ), les note* du livre III. chap. u.

Casr. XIX. — /Edtm âne Mnlute matris rtfectan iedtraturum. MatutB , dont la fête l'appelait jtfalralia , et sou fits Port umu lis étaient identifies la avec la Lencoltifie ci le Héiicerlo desGrec*. (Voyez Creuser, Symbol, trad. par

de»e^ent,'le.aiiinwuietle*pl*nte*la D guirent|Tite- M. Guigniaut. t. U, première parlie.page 502; Ovide, ljve. IV, 50); en 353. le Tibre était encombre de gla- *"" ' VT * "* *"" '" n "— ' "

: la neige avait sept pied* de haut , le* toit* de beaucoup d'édifice* turent enfoncé» , et les muraille* s'écroulèrent *n dégel ; lea arbres fruitier* et le* vigne* gelèrent josqu'i la racine | Tite Lire, V, 15; Deoy*. exe, VI, p. 7 |. C'était indubitablement la conséquence de* courut.

FdjI., I. VI, ï. vTSaeqq. ; Clc, De nalur. deor.. 1.11, c. 26. | • Hatula, ou mater Hatula, était rapprochée uou- •eulement de Leucotbée , ajoute M. Gnigniaul, mais,* ce qu'il «emble, dllilhja (Slrab.l. V, p. 226; coll. Diodor, 1. XV, lij. Elle parait avoir été, a Rome du moins,

plutôt encore la déesse du matin, la mère du jour, et

■es qui *e numifalaienrpar de* tremble- P" r '* min * c* 11 " oul ">& * u Jour, aiu » ioe * ta nai*aseuU de terre et de* éruption* volcaniques. La crue »n- ""««• DU ' une à " iait6 de ta mer - Et P™" *»•» *" B ■"» nite de» eaux du lac d'Albe n'a pas eu d autre cause; elle 0D s™" el ►"*• lemulB * P»rgl,port de Cére on ne peut être attribuée qa'l l'encombreaient des courant* ÀST 11 * • "> EIrurie. Son fila Portumnn* irait aussi une nuterraixt*.> «uunjaa., Hist. rom.. t. IV, p. 261 et «ui». chapelle dan* le port du Tibre, et passait pour le prodela tr fr ) lecteur de la navigation. ■— Voye* encore Harlung, Ktli-

Çioa àtr Ram., t. Il , p. 73 et luit., el K. O. Huiler, Ai* Cuir. XVL — RiimnM nouant . etc. La formule de Ettutker, t. Il , p. 56. '" u que présente le récit du siège de

Véiea dans Tite-Lire prouvent , mitant H. Lachmann qua antre auienr avait suirl d'anciens historiens. La narration que Cicéron ( de Die, I, 44) dit avoir empruntée aux annales est plu* conforme * celle de Denys dllalieamasae (XII, 16 et IT, éd.Hai). Niebohr.t. IV, p. 223, note S+0 de ta tr. fr., relroure dans le teste de l'oracle plusieun ven saturnins, que M. Herminn, de ion colé (diai ks Elemnta doctrinœ meiriciï, p. 617), a rétablis tels qu'ils devaient être arant les modifications apportées par The-Lirr. Le* deui restitution*, il faut le dire, présentent de notable* différences, et tout porte* croire que la plus iniiemblible est celle qu'a propotée le tarant proteneur de Leiprig.

Citr.XVU. -Lolimul/rriai), le* réries latine*. Ce* Me* avaient été iuttituée* par Tarquin-le-5uperbe pour perpétuer la mémoire du traité qu'il avait conclu arec les Latin* et quelque* peuplades de* Héroïque* et de* Votaqne* ( Voyez 1. 1, c. a-ii ). Quarante-sept peuple* preaaienl part an sacrifice qu'on y offrait chaque année t Jupiter, prolecteur du Laiinm (JoriLoliari). Les Ro- ■»ius présidaient. Pendant la célébration de ce* fête*, tonte querelle , tonte guerre devait cesser. Tarquin n'y trait consacré qu'un seul jour; un second jour y fut ajouté âpre* l'expulsion de* roi* g un troisième lors de la réconciliation du sénat et du peuple, en 261 ; enfin , un quatrième après la loi qui ouvrit le consulat aux plébéiens. Le* férié* latine* ne ae célébraient pas * jour* (Ira; le* consul* en déterminaient chaque année l'époque , et l'usage voulait qu'ils lea célébrassent avant de partir pour leurs province*.

Iain. — Concepittt. C'est le mot propre. Le* férica latine* ("appelaient cmttptita parce que, comme nous l'avons dit plu* haut, la célébration, quoique annuelle, ne revenait pu * de* époques fixes.

Ibiu. — Jam ex lacu Albana noua emiisa in agrot. L'émissaire du tac d'Albe existe encore aujourd'hui el est l'un de* ouvrage* le* plus remarquables de cegeure; mai* il est fort douteux qu'il ait pu être construit en moins de deui ans, comme cela semblerait résulter du récit de Tite-LI ve ( Voyez Piiebubr , t. IV, p. 228 de la tr.fr., et Chr. Muller, fions Campagna, t. 11 , p. 85 et *uiv. ). . Ce fut , dit Niebnnr ( t. IV, p. 265 de la tr. Tr.), dant une lave de la dureté dn ter qu'on perça une galerie * hauteur d'homme, large de trois pieds et demi et longue de six mille (Voyez, la Campaçua romaine de Weslphal.p. 25, et compare* Nibby Campagna , t. II , p. SI ). Sur It ligne qui marquait ta longueur, on perça environ cinquante pulls jusqu'au sol du canal en construction; delà sorte, le niveau et la direction sa trouvèrent bien déterminés d'une extrémité * l'autre. Cette méthode accéléra beaucoup les Irataui , du moim dan* la partie située vert la campagne; car des que ce* puita avaient atteint le niïeau , des ouvrier! placé* dan* chacun d'eux t'avançaient les un* ver* lea autres en taillant h pierre de deux cùlés opposé*. Pour dire jusqu'à quel point on jouit du même avantage dn coté du lac, il fandrail savoir quelle était** profondeur. Toujours, cet puits avaient-ils l'avantage de faciliter l'extraction de It pierre, d'ailleurs ils donnaient les moyen* de curer la canal après ton achèvement; entln on pouvait, au moyen de roues, s'en servir ponr l'arrosement de* propriété* voisines. L'inspection dea lieux * donné I* certitude que, lorsqu'il D'y eut plut entre le lac et la galerie qu'une mince paroi de roc, on la perça; auuilAt on Ht écouler l'eau jusqu'au niveau de l'embouchure , «près quoi on revêtit de murailles en moellons le coté qui regardait le lac, en y construisant nu magnifique portique. L'eao tert encore * arroser Ici champs aride* de la Campagna , et le rette ett emmené dan* le Tibre par dea ruiiteaui. »

Cbap. XX. — Dictât* #, quumjam iti manibus videret victoriam esse. « La simple narration que les annales nous ont donnée sur cette guerre» dit Niebuhr, s'arrête ici. Quant à ce qui concerne la prise de la ville , le récit a fait place à une invention poétique qui fait partie des cbaots populaires ou» si Ton veut, de la tradition sur Camille. Chacun a là-dessus ses idées. Les traits de cette narration épique sont entièrement inconciliables avec l'histoire; ils composent un ensemble qui, depuis ce moment, embrasse tout ce qui s'est passé jusqu'à la dernière victoire sur les Gaulois , au mont Albain ; Plutarque nous en a conservé la substance dans une biographie de Camille. Dans cette tradition, Véies est l'Ilion des Romains, et c'est ce qui fait durer le siège dix ans. C'est elle que rattache la reddition de la ville an prodige du lac d'Albe ; c'est elle qui rend les dieux arbitres de son sort ; c'est elle encore qui fait expier la chute de Véies an peuple vainqueur et au général qni la commandait. À partir de cet instant, le sol historique nous manque entièrement. Je raconterai ce poème , en essayant de le ramener à sa forme primitive. »

Recueillant en effet, dans Plutarque, dans Appien, Diodore de Sicile, Zonaras,etc., les traditions les plus poétiques, c est-à-dire les moins vraisemblabIes,Niebubr les raconte comme si c'était l'histoire, et rejette impitoyablement le simple récit de Tite-Live. Pour nous, nous l'avouons , nous ne pouvons acquiescer aux résultats d'une semblable critique. Entre deux récits d'nu même fait, nous adoptons malgré nous le plus vraisemblable , prenant pour règle de nos jugements cette sage maxime de Tite-Live luimême ( 1. Y, c. xxi ) : In rébus tum antiquis , si qua similia veri sint, pro veris accipiantur, satis habeam.

Que le siège de Véies ait duré dix ans , c'est nn fait suffisamment attesté par une foule de témoignages historiques et surtout par les fastes capitolins , qui nous ont conservé les noms des consuls on des tribuns militaire* de chacune de ces dix années. Les circonstances de ce siège en expliquent d'ailleurs la longue durée ; et , après tout, l'histoire ne nous fournit-elle pas des exemples de aiéges aussi longs, et même plus longs encore? La prise de Véies est incontestable , la crue extraordinaire du lac d'Albe ne l'est pas moins, pnisque les travaux d'irrigation exécutés en cette circonstance ont laissé des traces qui se voient encore aujourd'hui. Que conclure donc de ce qu'un peuple ignorant et superstitieux a rattaché ces deux faits l'un à l'autre P Rien autre chose, selon nous, qne ce qu'on a conclu du rapport que longtemps après , il a vu également entre la mort de César et l'apparition de la comète qui a semblé annoncer an monde romain ce funeste événement. Quel est le critique qui eût trou* é dans ce rapport une raison de nier l'un ou l'autre de ces faits?

Nous craignons fort que cette idée de Niebuhr, de voir dans la ville de Véies l'Ilion de3 Romains, ne lui ait été inspirée par une allusion de mauvais goût , prêtée par Tite-Live au tribun militaire Ap. Claudius, dans son discours au peuple ( en. îv ). Nous disons par une allusion de mauvais goût; car à supposer que, dans ces temps d'ignorance, Ap. Claudius, à raison du rang élevé qu'occupait sa famille , et de l'éducation libérale qu'il avait dû recevoir, eût pu connaître les poèmes homériques, ou du moins les traditions qui en faisaient le sujet, pouvaitil supposer les mêmes connaissances à tout le peuple auquel s'adressaient ses paroles? Rien donc ne nous parait invraisemblable dans le récit du siège de Véies tel que nous l'a donné Tite-Live; et, comme il n'est contredit

par ancun autre témoignage historique , nous l'adoptons comme la vérité pour une époque aussi reculée.

Quant aux circonstances de la prise de Rome par le» Gaulois , d'autres historiens s'accordent à les raconter autrement qne Tite-Live, et nous concevons qu'entraîné par l'amour-propre national , il ait pu les altérer. Encore les reproches qu'on lui a adressés à cet égard sontils peut-être exagérés, c'est ce que je crois avoir prouvé plus loin (sur le cbap. xlix, p. 853 ), en répondant à une note dn chevalier Folard , dont les adversaires de Tite- Live ont fait usage avec trop de confiance.

Cbap. XXI. — Te simul, Juno regina. 11 est probable que Camille se servit d'une formule analogue à celle qne Macrobe (Saturn., I. III, c. ix ) nons a conservée, d'après le cinquième livre des Choses sacrées de Sammonieus Serenus, qui lui-même l'avait empruntée, avec une formule d'évocation qu'on retrouve également dans Macrobe , à un très-ancien livre d'un certain Furius. Cette formule devait se réciter an moment du sacrifice, pendant l'inspection des entrailles des victimes.

Ibid. — Ut eam invidiam lenire, quam minimo suo prirato incommodo publicoque , populo romano liceret. C'est le texte de Drakenborch , suivi également par M. Lemaire. Les premiers éditeurs, jusqu'aux Aides» avaient In et ponctué autrement : « Ut eam invidiam le-

• nire, suo privato incommodo, qnam minimo publico » populi romani liceret • , en dondant à quam le sens de polxus quam , comme dans cette phrase du liv. III, chapitre xl : ■ C. Claudii oratio fuit precibus , quam jurgio » similis. » Cette leçon avait été préférée par Crévier et par Dureau de Lamalle; les deux passages suivants de Plutarque et de Val. Maxime semblent justifier cette préférence. El ik rti xal r}fxU tytlXtrou tûç napoùora vé/uaif cvspa-

Çtaç. cûxo/jbou rocvnjv inskp rc «6X*<dç xou orparov 'Pu/Lalew tlç «fuortv ilaxarrtfi xax$ rtXtvrîoat. [ Plut, in CamilL ) — « Si CUÎ

» deorum nimia félicitas populi romani videretur , t- jus

• invidia sno aliquo incommodo satiaretur. • \ Val. Mai., 1. 1 , c. v, n. 2. )

Chap. XXII. — Deccm œstates hiemesque circumsessa.

• Quand on nous dit que pendant dix ans, hiver et été, sans aucune interruption , leur ville fut étroitement renfermée , ce n'est que pure invention poétique. A supposer même qu'il y eût dans l'enceinte de Véies des champs très- vastes , la famiue se serait déclarée en moins d'une année, et il aurait bien fallu qu'elle se rendit, comme autrefois Athènes à L) sandre. • Nublbb, Histoire rom., t. IV, p. 216.

Évidemment Niebuhr, dans son désir de mettre toujours Tite-Live en contradiction avec lui-même, lui fait dire ici plus qu'il ne dit réellement. Tite-Live ne dit pas que Véies fut étroitement enftrmèe et sans interruption, pendant dix ans, par les onvrages des Romains ; il dit même formellement le contraire. Ainsi , au chapitre I . « Ita

• muniebant, ut ancipitia mnnimenta essent; alia in » urbem et contra oppidanoruui eruptiones versa ,

• aliis frons in Etruriam spectans auxiliis , si qua lort ■ inde venirent , obstruebatur. » Cette phrase n'indique nullement une ligne de circouvallation non interrompue. Il en est de même du mot hibernacuia du chap. n. La défaite de Sergius,au cbap. vui,sans que son collègue soit forcé de veuir à son secours , et sans que la terreur de ses soldats se communique à cenx de Virgi ni as, prouve assez que ces généraux commandaient deux camps séparés , et qui n'avaient entre eux aucuue con.niunication ; car, s'il eu eût été au-

HISTOIRE ROMAINE. - NOTES

la priie du camp de Sergtaf n'eût -elle pat amrt à renoeim celai de Virginius? C/ett ce qu'on fut déduire également des termes du récit de l'atlaqae fe retranchements romains par les Capenates et les Fattqnes , au chap. im. Enfin, ces mots du chapitre xix , Énsioraque casUUv farta , prouvent incontestablement eue les ouvrages des Romains autour de Véies consistaient uniquement en un système de forts détachés , qui, du moins jusqu'à l'époque où Camille prit le commandeaient du siège, pouvaient bien tenir en respect les Véiens et les empêcher d'aller ravager les campagnes romaines dans les intervalles des attaques , mais non leur couper toute espèce de communications avec le dehors.

Caur. XXII.— Deportanda Romani regina Juno. ■ La politique qui régnait dans la religion des Romains , dit Montesquieu , se développa encore mieui dans leurs victoires. Si la superstition avait été écoulée, on aurait porté cbex les vaincus les dieux des vainqueurs ; on aurait renversé leurs temples ; et , en établissant un nouveau culte, on leur aurait imposé une servitude plus grande que la première. On fit mieux : Rome se soumit elle-même aux divinités étrangères , elle les reçut dans son sein ; et par ce tien , le plus fort qui soit parmi les hommes , elle s'attacha des peuples qui la regardèrent plutôt comme le sanctuaire de la religion que comme la maîtresse du monde.

• Hais pour ne point multiplier les êtres, les Romains, à l'exemple des Grecs , confondirent adroitement les divisâtes étrangères avec les leurs : s'ils trouvaient dans leurs cooqoétes un dieu qui eût du rapport à quelqu'un de ceux qu'on sdorait à Home , ils l'adoptaient pour ainsi dire, en lui donoant le nom de la divinité romaine, et lui accordaient, si j'ose me servir de cette expression, le droit de bourgeoisie. Ainsi lorsqu'ils trouvaient quelque héros fameux qui eût purgé la terre de quelque monstre, ou soumis quelque peuple barbare, ils lui donnaient aussi le nom d'Hercule, c Nous avons percé jusqu'à l'Océan , ■ dit Tacite ( de Mor. Germon., c.xxxiv ), et nous y avons « trouvé les colonnes d'Hercule ; soit qu'Hercule y ait été. «soit que nous ayons attribué à ce héros tous les faits • dignes de sa gloire...» Varrou a compté quarante-quatre de ces dompteors de monstres ; Cicéron n'en a compté ajae six, vingt-deux muses, cinq soleils, quatre Vulcains, cinq Mercures, quatre Apollons , trois Jupiters. Eusèbe va plus loin, il compte presque autant de Jupiters que de peuples.

• Les Romains , qui n'avaient proprement d'autre divinité que le génie de la république , ne faisaient point d'attention au désordre et à la confusion qu'ils jetaient dans la mythologie : la crédulité des peuples , qui est toujours au-dessus du ridicule et de l'extravagant , réparait tout, i MoRTtSQGicu , Politique des Romains dans brtligton.

Chap. XXIII. — Tum Jttnoni Reginœ tcmplum in Atentïno locavit. Cette déesse , que Tite - Live désigne toujours parle surnom de Regina, Val. Maxime , liv. I , chap. tui, n. 5,etLactance,I.U, Divin, instit., c. vu, Tout appelée Juno Moneta : c'est à tort, car le temple de Jooon Moneta ne fut élevé que longtemps après , dans la guerre contre les Aurunques, par le dictateur L. Furius, non pas sur l'Aventin , mais sur le Capitule , à la place qu'avait occupée la maison de Marcus Manlius Capitulions. (Voyez Tite Live. VII , 28. )

Caur. XXIV. Terna jugera et septunces. Trois arpents et sept douzièmes. Toutes les mesures se divisaient ,

comme la lirre, en fractions duodécimales , que, par extension, on désignait aussi quelquefois par le mot unciœ.

Chap. XXV. — Pilenlo.... carpentis... uierentur. • Le pilentum était une Toiture à quatre roues, commode et suspendue, pensile (Servius, ad. /En., VIII, 666) , peinte ordinairement de diverses couleurs ( Isidore , XX, 12). La voiture dont les vestales se servaient eu commun , le carpentum , ainsi appelé, dit-on, de Carmen ta, mère d*Evandre ( Ovide, Fastes, 1. I, v.620), n'avait ordinairement que deux roues ; il était surmonté d'une impériale cintrée, et ressemblait au char des (lamines, curru» arcuatus ( Tite-Live ,1.1, cb. xxi et xlviii ; Saet., Tib., 2; Claud. H). Quelquefois il était découvert. » Adam, Antiq. rom., t. II , p. 465 de la tr. fr.

Cbap. XXVII.- Mos erat Faliscis. Priscien, 1 VIII, nons a conservé ces vers de Flavius Alphius Avitus, poète du siècle des Antonins , sur le maître d'école de Faleries:

Tum litteratorcreditos Ludo Faliscum liberos , Caussatus in campi patent Eitraqne muros dacere .

Spatiando piultatira trahit Hostilis ad valli latns.

Sen tnte roalis obsides, Seu tute captivos habes.

Mebuhr a révoqué en doute cette anecdote si honorable pour Camille. 11 y a pourtant peu de faits attestés par autant de témoignages historiques. Voyez Valère Maxime, 1. VU, c. v, ext. I; Frontin, I. IV, c. iv, ex. i ; Plutarch., in Camill.; Dion. Cass., in Excerpt. Peiresc, p. 578; Aurel., Vict., de Vir.illust., c. xxiu; Zonaras, 1. VII , c. xxn.

Cbap. XXVIIT. — Haud procul freto siculo a piraiiê Liparensium excepti. U est plus probable que la galère fut capturée parce qu'on la prit pour un vaisseau de pirate* (Voy. Plutarque, Vie de Camille). Les Liparéens en effet étaient en croisière contre les pirates tyrrbéniens , et, loin d'enlever les offrandes destinées au temple de Delphes , ils en firent plus d'une sur le butin enlevé aux pirates. ( Voy. Strabon ,1. VI , c. u. ) Mtyiam ik 4 Aixàpa

Kvtdfov dbcocxoç tiyjaotro âk xal oràktp , xai xpàç ràç rûv Tu/J/fc»-

vûv ixiâpopAç xoAvv xpdvov avriax«v, frnjxdovç Ixtrwa ràç vvv ltyopivaç AtmtpctiùM v^aovç,... xal H xai rà Upànt rov AxdÀAùixç ixôapaja* mlXàxiç rà év A«Apo<{ dm* r&n àxpoôtvltitv. Le vase , dit

Plutarque , fut exposé à Delphes daos le trésor des Massiliens; mais il n'y fut pas longtemps conservé : Onomarque le fit fondre. Cependant, en commémoration du présent , on garda la base d'airain avec l'inscription.

Ibid. — LUterœ a Postumio lauréate* sequuntur. • Lau- ■ rus triumphis proprie dicatur, velgratissimadomibus, i janitrix Caesarum pontificumque; sola et domos exor-

» nat et ante limina excubat Romanis prœcipue lœti-

» tia victoriarumque nuntia addilur lilteris, et militum

• lanceis , pilisque. Fasces imperalorum décorât. Ex bis

• in gremio Jovis optimi maximique deponitur, quolies » la?titiam nova Victoria attulit. • Pline, Hist. natur., 1. XV, ch. xxxix et xl.— Voyez M. J.-V. Leclerc, Journ. chez les Romains , p. 20 et suiv.

Cbap. XXX. Etlegem unaplures tribus antiquarunt, quam jusserunt. Pour traduire exactement , il eût fallu mettre non pas plus de tribus , mais une tribu de plus. La loi avait été adoptée à la majorité d'une voix. C'est la le sens de una.

Les YoUntt se serraient, pour le rejet, de tablettes sur lesquelles étaient écrites deoi lettres, A. P.. abréviation de Antiquaprobo J'approuve les anciennes lois, je rejette les nouvelles. De là antiquare legem , rejeter nne loi.

Pour l'adoption , leurs tablettes portaient V. R., Dti Rogas, comme tu le demandes, comme tu le yeux, je suis de ton avis.

Ferre, rogare étaient les mots propres pour exprimer l'action du magistrat qui présentait une loi au peuple.

Jubere, sciscere exprimaient l'adoption de la loi par le peuple ; c'est de ce dernier verbe que vient plébiscita , plébiscite.

Cbap. XXXI. — Tradunt. Ce mot semble s'appliquer aux historiens romains, qui sans doute étaient d'accord sur ce point.

Ibio. — Censor. • U faut que je parle d'une magistrature qui contribua beaucoup à maintenir le gouvernement de Rome : ce fut celle des censeurs. Ils faisaient le dénombrement du peuple; et de plus, comme la force de la république consistait dans la force de la discipline, l'austérité des mœurs et l'observation constante de certaines coutumes, ils corrigeaient les abus que la loi n'avait pas prévus, ou que le magistrat ordinaire ne pouvait pas punir. Il y a des mauvais exemples qui sont pires que les crimes ; et plus d'états ont péri parce qu'on a violé les mœurs , que parce qu'on a violé les lois. A Rome, tout ce qui pouvait introduire des nouveautés dangereuses, changer le cœur on l'esprit du citoyen , et en empêcher, si j'ose me servir de ce terme, la perpétuité, les désordres domestiques ou publics étaient réformés par les censeurs. Ils pouvaient chasser du sénat qui ils voulaient , ôter à un chevalier le cheval qui lui était entretenu par le public , mettre un citoyen dans nne autre tribu , et même parmi ceux qui payaient les charges de la ville, sans avoir part à ses privilèges.

» M. Livins nota le peuple même, et de trente-cinq tribus, il en mit trente-quatre an rang de ceux qui n'avaient point de part aux privilèges de la ville. • Car, dii sait-il , après m'avoir condamné, vous m'aves fait con- » sul et censeur ; il faut donc qne vous ayes prévariqué • nne fois en m'inQigeant une peine, ou deux fois en me i créant consul et ensuite censeur. •

• M. Duronins , tribun du peuple, fut chassé du sénat par les censeurs , parce que, pendant sa magistrature, il avait abrogé la loi qui bornait les dépenses des festins.

• C'était une institution bien sage. Ils ne pouvaient ôter à personne une magistrature, parce que cela aurait troublé l'exercice de la puissance publique; mais ils faisaient déchoir de l'ordre et du rang, et privaient, pour ainsi dire , un citoyen de sa noblesse particulière. » Montssqoibu , Gr. et Die. des Rom., cbap. vin.

Cbap. XXXII. — Absents quindecim millibus gravis œris damnatwr. Plutarque ( Vie de Camille) et Zonaras, Annal., 1. VII, c. xxn , sont ici d'accord avec Tite-Live; mais Appien {de reb. ital. fragm. vm) élève beaucoup plus haut l'amende à laquelle fut condamné Camille.

Chip. XXXIII. — Ducentis quippe annis. Voyez M. Amédée Thierry, Histoire des Gaulois, introduction et première partie , c. i.

Cbap. XXXIII. — Tuscorum otite Romcmtmi imperium laie terra marique opes pahtere. — Tite-Live présente ici les agrandissements successifs de la domination des Étrusques dans un ordre inverse à celui suivant lequel ils eurent réellement lieu. Le passage suivant, qui

nous emprun tons à Schœll ( flirt, abrèg. de la litt. ros»., 1. 1 , p. 26 et suiv. ) résume d'une manière succincte l'opinion que les recherches de la critique avaient répandu* dans le dernier siècle, en Allemagne , sur ce sujet intéressant.

• Ces peuples sont appelés par les Grecs Tyrrbénieas ou Tyrsénien8 ; les Romains les nommaient Tnsques on Étrusques; le pays qu'ils habitaient lorsque ces conquérants de l'Italie eurent les premiers rapports avec eux fut désigné sous la dénomination d'Étrurie; eux-mémer s'appelaient Rasena.

• Les recherches des savants dn dix-huitième siècle ont prouvé jusqu'à l'évidence que les Rasena étaient on même peuple avec celui que les Romains appelèrent Rhétiens. Cette identité se montre dans les noms de heu et dans les monuments étrusques qu'on a trouvés dans Ifl Tyrol. Les Rhétiens étaient Celtes , et par conséquent les Étrusques l'étaient aussi. Cependant, comme ils arrivèrent en Italie longtemps après les autres Celtes, et qu'ils eurent dans leurs institutions et leurs arts un caractère toutà-fait original, on doit les considérer comme un peupla particulier.

» Environ mille ans avant Jésus-Christ, si l'on peut s'en rapporter à la tradition et aux supputations chronologiques de leurs aruspices et au calcul de Fréret, les Tbyrrhéniens entrèrent en Italie par les défiles de Trente , et subjuguèrent ou chassèrent les Ombri , dont une partie se retira vers le midi. Les Étrusques se fixèrent sur les deux rives du Pô , jusqu'à son embouchure» et sur le Tésin , qu'ils ne passèrent pas ; ils ne purent pas non plus s'emparer de ce coin , ainsi que l'appelle Tite-Live ( 1. V, c. xxxm ), formé par les possessions des Vénètes sur les bords de la mer Adriatique; vers le midi» ils ne s'arrêtèrent qu'à l'embouchure dn Tibre. Plus tard , et probablement à l'aide de leur marine, ils formèrent un établissement puissant en Canipanie, qui comprenait aussi le pays des Picentins, et s'étendait jusqu'au Siluro. Pline dit ( Uist. net., 1. III, c. xx ) qu'ils creusèrent et approfondirent les embouchures du Pô , et que, desséchant ainsi les marais qne formait ce fleuve» ils devinrent les créateurs du delta qu'enferment ses bras. Leur fortune fut à son apogée avant l'arrivée des colonies helléniques dans la Grande-Grèce; c'est alors qu'était vrai ce qu'en dit Servius : In Tusrorumjure pont* omnis ltalia fuerat. (In JEn., 1. XI, v v 567.)

• Une des choses qui caractérisent ce peuple, o'est la forme de gouvernement qu'il introduisit partout où il fut le maître. Lors de leur entrée en Italie , les Tyrrbéuiens se composaient de douie tribus indépendantes les unes des autres , et commandées probablement chacune par un chef héréditaire qui portait le titre de Luctmton. Cette division fut soigneusement conservée dans les nouveaux établissements qu'ils formèrent. Chaque tribu eut sa ville particulière : à chacune on assigna un district occupé par les habitants originaires qu'on avait trouves dans le pays, et sur lequel la ville où se fixèrent les vainqueurs obtint la souveraineté. Les douze villes ou tribus étaient liées entre elles par nne confédération qui les unissait en corps de nation. Cette confédération fnt établie dans le nord de l'Italie, qne les Étrusques occupèrent- d'abord : ses limites s'étendirent vers le midi jusqu'à l'An»; liantna , Felsina ou Rononia , Atria , Fastula* , Pis» . Lncca et Luna en faisaient partie. Lorsque, par la suite» ee peuple s'empara du pays renfermé entre l'Arno et le Tibre , et qui a conservé les noms d'Étrurie et de Toscane . il y fonda, d'après la même analogie, une seconde

HISTOIRE ROMAINE. - NOTES

tonte tilles, dont nne fnt uni doute et à chaque colonie sortie des liiles souveraine* confédération septentrionale. Lei doute ville* qui ce lecoixl corps de nation furent probablement Tarqninii , Populonia , Volaterra , Arretium , Pe- Ckuiiun , Rmelke , Cortone , Veii, Voisina et Cia peut-être Cou I Vojex page 820, col. I . ). Une me confédération se r»trouve du loto de le Csm- Cepone et Kola, deux ville* fondée* et occupée! i Tuaques boit cent unanaavant Jésus-Christ, en

Strabon , I. V, p. STI, éd. Almelov. J.

m avons dit que lu rapport! de* doute Tilles de

confédération aux autres ïiiles tituéet dans leurs

respectifs , étaient ceux de souverains a sujets.

s dans les villes souveraiue*, la totalité le participait pas a l'exercice de cette > gouvernement n'était pas entre te*

mi da peuple : il était le patrimoine d'une caste béré.

ta, A la (bit investie de la puissance militaire, et

■Les Étrusque* forent asservis par lei Romains l'an 47 4, au répond â l'an Stuat. J.-C. La confédération du nord *> l'Italie avait été démembrée trot* cent dit- bail aue iisMcet événement. O lut l'an l64deRomequelesGau la», conduit* par on Cbef nommé Bellovète, passèrent les sips, fondirent sur lei villes des Étrusques, et les dépannèrent de tout ce qu'il* possédaient au nord dn Pô , il'eieeption de Mantoue, qui probablement fut sautée paru situation. Les Etrusques se maintinrent aussi dam a possession d'Adria et des bouches du Po, ainsi que de H loétie, que les Gaulois ne purent subjuguer. Depuis cet nrtaeiuuul , la baute Italie , où le* Gaulois conilruiannt Milan, prit le nom de Galba. ■ Voyex, sur le* Ensunas, Ant. -Franc. Gori, Muirum «ruirum cvn M. Boat. Paittrii dm. VI. Floreotiœ, 1737-1145; trois val ia-foL — Recueil donliquUtt égyptiennes, ttrv tquti, fcfurs «t romaine», par le comte de Caylus; Paria, lïitetaui*.; sept vol. iu-4°.— Antiq. étrusques etrom., Mes du cabinet de H. Hamiltnn, par d'Haucarville ; Nal*i et Florence, 1766 et aah-.i quatre vol. iu-fol., etc.— Heine, Origine*, rtilijia et mtmoria arlium «I lillerenaa m JloJta anlùpiai in opusc. academ. vol. V. — J.-ï, liùtler, GtieUcktt der ichweueritelien Eidgenot- *****/ï, L I, c. t. — V. Hormajer, Gnch. non J/uroi, prem. part, p. 126, a. 127. — Al. Tscbudi, llaupUtitus- HlfVrrteUedentnAttcrthumern.p.lW.—Lanii.Saggio * «bobs etrutca t di aitrc oniifae d'halia ; Rom*. 1789, loi. I, p. 1. — ISiebulir, (iliit. rota», 1. 1), qui veut, lui sojh, que les Etrusques ne soient autre chose que des AIaaaaad*.— H.Atnédée Thierry, riiilotre des Gaulois, prem. partie, chip, i , p. 14, 2» édil., et surtout K. 0. Mener, Dit Etnttktr, deux vol. in-8'. Cedernier écrivain admet la tradition rapportée par Hérodote, qui donne ans Etrusque* une origine lydienne , et qui fixe le point 4e leur premier établissement 1 Tarqoiniei. C'est a celle opinion qu'il nul s'en tenir ; tout en effet cbex ce peuple, nebfina , art , Idiome, forme des lettre*, trahit une origine asiatique. Tel eat aussi l'avis qu'ont adopté M. Miehetet , dans ion Histoire romaine, 1. 1, Introd. ch. i, ; H. Golbéry, dan* an savant article sur le* Étrusque* ( KartrJot-Mie ta orn* da «onde, t. X, p. 110). H. W. Hiuïiigéo , dans son savant travail on Ihe bile ditcotxry ef awieat mommenti in Elntria.-etH. Walckeoaer dan* ta Geoçr. ont.. Histoire ri camp, itt Gantes, 1. 1 , p.lï,m.4.

lam. — Grœci rndem 7Tiyrrlieiium... coeant. Suivant une conjecture de H. An». Thierry, le* Grecs auraient Tonné le nom de Tyrstni ou Tgrrheni du nom national du peuple étrusque, précédé de l'article la.

Catr, XXXIV. — Ezonerare prtrgravanleturbartgnutn cupïrns. ■ Il ce trouve une merveilleuse relation et correspondance en cette universelle police des outragea da nature, qui montre bien qu'elle n'est ny fortuite, nj coa~ duicte par divers maître*. Le* maladie* et conditions de nos corps sevraient aussi aux états et police : la royaume», le* républiques naissent , fleurissent et fanissent de tieillesse, comme nous. Nous somme* subiecl* a une replotion d'humeur*, inutile et nnysible; solide bonnes humeur* (car cela mesme les médecins le craignent, el parce qu'il n'y a rien de stable chez noua, il» disent que la perfection de santé trop alaigre et vigoureuse , il nous la fault esslmer et rabattre par art , de peur que notre nature, ne se pouvant rasseoir en nulle certaine place , et n'ayant plut né monter pour s'améliorer, ne se recule en arriére on désordre et Irop i coup ; ils ordonnent pour cela aux athlète* les purgatlous et saignées , pour leur soustraire cette tuperabondance de santé); toit repletiou de mauvaises humeurs, qui est l'ordinaire cause des maladies. De semblable repletiou se iraient les élats souvent malades, et alors accoustumé d'nser de diverses «ortei de purgalions; tantost on donne congé a une grande multitude da familles, pour en descharger le pala , lesquelles vont chercher ailleurs où l'accommoder aux despensd'auttrnyï de cette façon, noa anciens Francona, partit du fond d'Allemagne, veindrent se saisir de la Gaule et en dtaebauer les premiers habitants : ainsi se forgea cette infinie marée d'hommes qui s'écoula en Italie sous Brenoua et sultretj ainsi les Golhset Vandales, comme aussi lea peuple* qui possèdent a présent la Grèce, abandonnèrent leur naturel paît, pour s'aller loger ailleurs plus an large; et a peine est-il deux ou trois coings au monde qui n'ayeut senti l'effet d'un tel remuement. • MonTiieni, Essai*, 11,23.

Ibid. — lïiri de Hercule fobulti ertdtrt libti. Voyes H. Am. Thierry, Hitt. de* Cuuloii . prem. partie, c. i, p. 21 , 2> édit. )

Ibid. — Aqrum lnsubrium, etc. Sur le* rapport* historiques de ces deux peuples, (voyex H. Am. Thierry, lot. cil., prem. part-, c. i, p. 16 et 42.

Chip. XXXV. — Liilmïo dure. Ce nom, suivant M. Am. Thierry, équivaut à celui d'ouragan. En langue gallique. Aile, Aile (comp. jiaji ), signifie veut, eldobh, impétueui , orageux.

I*iD. — Briiia. Dans le même idiome bripn dédgne une ville tortillée.

lain, — Verona. t Ftarann, habitation, colonie; es mot parait compose de fear, homme , et de l'on*) , terre; fearjonn, terre partagée par télés d'homme*. Voyez le dictionnaire gallique d'Armstrong au mot Feorunn. ■ Au. TaitaiT, op. cil., p. 44 , note 3.

ir. XXXVIII. -£ub>idlarit. Ce* vétérans d'élite étaient ainsi appelé! parce qu'ils attendaient le moment de donner, un genou en terre sou* le couvert de leur bouclier. Voyex Fealn* s. v. luaiidtum.

Ibid. — Brrnnujreguluj Ga/torum. En langue gallique, 6rrn, brenln , signifiait rot. Les Romains, comme le rail remarquer H. Am. Thierry, prirent ce nom de dignité pour le mm propre du chef gaulais.

Chip. XLI. — Tensas ducentîbus. Ou appelait tensa une voiture magnifique à quatre roues et à quatre cbe* Taux , ornée d'ivoire et d'argent , dans laquelle on transportait solennellement les statues des dieux enlevées de leurs sanctuaires, pour les placer, aux jeux du cirque, sur des lits appelés pulvinaria. Cette espèce de cbar tirait son nom de ses traits (lora tensa), qui étaient tirés par de jeunes garçons du premier rang, vêtus magnifiquement. Voyex Adam, Antiq. Rom,, t. II, page 466 de la trad. franc.

Cbap. XLV.— Ad aliam manum Tuscorum ad salifias profecti. — Vers Salines; il eût été peut-être plus exact d'écrire vers les salines ; car il semble qu'il est ici question des salines situées près de la ville d'Ostie ( Voy. 1. 1, c. xiii u ). Elles étaient primitivement exploitées par les Véiens,qui furent forcés de les abandonner aux Romains après la bataille gagnée sur eux par Romulus (Denis d'Ualic. 1. II; Plut., Vie de Romul. ). Ils essayèrent, mais sans succès , de les reprendre , sous Ancus Marcius (Den. d'Haï., liv. 111); ce prince les concéda à des fermiers, moyennant une redevance qu'ils payaient à l'état. Telle est l'origine de l'erreur commise par Aurel. Victor, qui lui attribue ( De Kir. illusl., c. v ) l'établissement de l'impôt du sel. Cet impôt ne fut établi que par le censeur Livius, qui en prit le surnom de Salinator.

Cbap. XLVI. — Gabino rinrtu . • La toge ceinte à la manière des Gabiens. Cette manière consistait a rejeter sur son épaule gauche, et derrière soi , un pan de sa toge, pour le reprendre sous le bras droit et devant la poitrine ; c'est dans cette attitude que les deux Décius se dévouèrent pour la patrie (voyex liv. VIII, c. ix, etl. X, c. xxviii ) ; c'est dans ce costume que le consul ouvrait le temple de Janus ( Virg., An., liv. VIII , v. 612 ). » Coalisa.

Cbap. XLVII. — Anseres non fefellere. ■ Toutefois, dit Plutarque ( De la fortune des Homains ), la bonne fortune de Rome n'eut point encore faute de voix qui les peust avertir d'un si grand danger. Il y a voit des oyes sacrées à la déesse Juno, que l'on nourrissait aux dépens delà république , en l'honneur d'elle, tout joignant son temple ; or est cest animal de nature fort paoureux et fort aisé a effrayer pour peu de bruit qu'il oye , et lors y ayant dedans la place fort es t roi t te nécessité de tous vivres , on ne se souciait pas beaucoup de leur donner à manger, de manière qu'à faute de manger, leur sommeil en es oit encore plus léger , au moyen de quoi elles sentirent incontinent les ennemis si tost qu'ils furent au dessus de l'enceinte de la muraille , et , criant effrooyeement, coururent à rencontre , tellement qu'elles remplirent la place d'un cri violent et aspre, qui esveilla les Romains, lesquels se doutans de ce que c'estoit . accoururent incontinent à la muraille, et en repoussèrent et précipitèrent à bas les ennemis. • En mémoire duquel accident , jusques aujourd'hui encore en triomphe la fortune, car on y porte, à certain jour, en procession , un chien pendu en croix et une o\e portée en une petite litière sur un coussin fort somptueux et riche. » ( Traduction d'Amyot. )

Le premier soin des censeurs en entrant en charge était de pourvoir à la nourriture de ces animaux. Voyez Plut. Quœst. rotn., n. 98.

Cbap. XLVIII. — Dîcitur panls jactatus esse. « II est possible , dit M. Am. Thierry, que ce stratagème ait porté le brenn a rabattre de ses prétentions; mais d'autres causes influèrent plus puissamment sans doute sur sa détermination. Il fut informé que les Vénêtea s'étaient

jetés sur les terres des Boîes et des Lingons, et que, du côté opposé, les montagnards des Alpes inquiétaient les provinces occidentales de la Cisalpine (Polyb. H). Il s'empressa de renouer les négociations , se montra moins exigeant , et la paix fut conclue. »

Le savant historien aurait pu ajouter encore une circonstance qui n'a pas échappé à Plutarque (Camille, c. xxviii ), c'est que les Gaulois, peu accoutumés à tm climat aussi chaud , étaient décimés par les vapeurs pestilentielles , qui aujourd'hui encore rendent si dangereux, surtout en automne , le séjoor de certains quartiers de Rome et de la campagne romaine.

Cbap. XLIX. — Sed diique et hominrs prohibuere redemtos river e Romanos.— «Tite-Live, dit de Folard dans ses notes surPolybe, donne souvent dans le merveilleux i c'est dommage. Sans cela , son histoire eût été beaucoup moins défectueuse. U compose des victoires imaginaires par haine, par jalousie ou par esprit flatteur, pour rehausser la gloire ou couvrir la honte de sa nation. Sa partialité éclate surtout dans la victoire qu'il fait remporter à Camille sur les Gaulois , dans le temps qu'on était à peser l'or pour la rançon du Capitole, que les Gaulois tenaient assiégé après s'être rendus maîtres de Rome* Notre auteur (Poljbe) ne dit pas un seul mot de cette prétendue victoire. S'il en eût eu la moindre nouvelle , il en eût dit quelque chose, de peur de choquer les Romains par la suppression d'un fait de cette nature...

• M. Dacier, dans la préface de son Plutarque, prétend que Tite-Live n'en a point imposé à la postérité sur celle victoire de Camille. Les preuves qu'il allègue contre l'opinion de Polybe ne me paraissent pas fondées. • U suffit, dit-il , que Plutarque ait Tite-Live pour garant • (notes que le premier a copié le second ); • d'ailleurs, continuet-il , Polybe n'ayant écrit son histoire qu'après l'olympiade 121, près de deux cent quarante ans après cet exploit de Camille, on peut croire qu'il n'était pas mieux instruit que Tite-Live, qui avait écrit la sienne avant la première année de l'olympiade 182, c'est-à-dire cent vingt-quatre ou cent vingt-cinq ans après Polybe. • Quoi l cette antériorité, de temps de Polybe sur Tite-Live doit être comptée pour rien ! Ce savant homme soupçonne que Polybe , ami de Scipion , avait en vue d'éclipser la gloire de Camille , dont l'éclat pouvait diminuer celle de son béros. Ce soupçon est-il bien légitime? De grâce, qu'on me fasse voir un seul historien latin qui ait relevé Polybe sur cela , au lieu que l'opiniou de Tite-Live est combattue et repoussée parles historiens aociens; Suétone et Justin lui sont formellement contraires. Dacier cite le premier , il ne dit rien du second. Le bon est que Plutarque se dédit dans son traité de la fortune des Romains. ■ Si ce que Polybe écrit, dit-il , touchant les Gaulois qui prirent Rome est vrai. » Dacier fait bouclier de ce si. U dit qu'il marque son doute ; cela marque plutôt que ce fait de Camille était de l'invention de Tite-Live, et qu'il n'en avait aucun garant. D'ailleurs, Plutarque vivait dans uu siècle inquisiteur et flatteur; il n'osait trop appuyer sur le sentiment de Polybe , de peur de déplaire aux Romains, outre que les ouvrages de Tite-Live étaient révérés , parce qu'ils commençaient à vieillir. Les fables les plus impertinentes et les plus fausses prennent à la longue la place de la vérité , et imposent aux esprits crédules. On croyait alors à Rome ce qu on ignorait du temps de Polybe.

• L'historien romain est démenti par deux antres dignes de foi : Justin et Suétone. Celui-ci dit que de Plutarque dans la \ ic de Camille . et de Den) s d'Hall

HISTOIRE ROMAINE. — NOTES

Drnsus emporta de la Gaule, où il commandait en qualité de propreteur, tout l'or qut a? ait été donué autrefois Gaulois qui assiégeaient le C a pi tôle , et que cet or ne fat point arraché par Camille , comme la renommée le publie. • Cela est formel. Cependant cette autorité ne parait point assez grave à M. Dacier pour tenir tête a Titr-Live. Si ce passage n'est pas d'un poids trébuchant, Justin le fera pencher tout à fait. Les ambassadeurs ro- ■kûhs ayant traité les Étoliens avec beaucoup de hauteur, ceni-ci, qui n'étaient pas autrement endurants, se moquèrent de leurs rodomonta.de*. « Ne vous avisez pus de

• ooos menacer, leur dirent-ils , est-ce qu'il y a quelqu'un

• sur la terre qui poisse ignorer que tous n'avez pu con-

• server votre ville de l'insulte des Gaulois ? Les en avez-

• vous coasses les armes à la main lorsqu'ils en furent les

• maîtres ? Ce ne fut que par votre or que vous la rache-

• tites.»

• Je m'étonne que, parmi un si grand nombre de savants anciens et modernes , personne n'ait remarqué le ridicule répandu dans le récit que fait Tite-Live de cette affaire de Camille. Je ne vois rien de plus mal inventé. Camille marche an secours du Capitole et entre dans Rome, dont les Gaulois sout les maîtres. Il campa dans I eoceinte de ses murs , comme daos une vaste campagne, sans aucune opposition de la part d'une grande année qui y loge. Il laisse là son armée , monte au Capitole , lui en personne, an travers des ennemis. H arrive dans le temps qn'on pesait l'or. 11 s oppose a la capitulation , la ivmpt comme faite sans ses ordres , lait remporter cet or. Brennus , général des Gaulois , se plaint et s'emporte contre Camille : ils en viennent aui paroles. Les deux chefs se retirent , et le Romain tranquillement , quoique an milieu et à la discrétion deses ennemis. Ils eo viennent aox armes. Il se donne un grand combat dans Rome nème , où deux grandes armées se trouvent au large. Brennus, qui craint l'événement d'nn second engagement, st retire à la faveur des ténèbres. Le général romain , iverti de sa retraite précipitée , comme s'il en était a cent fieaes, se met à ses trousses. Il le joint et donne la bataille deGabies. Tite-Live, qui se défie de sa capacité dans le récit de l'ordre et des circonstances d'une bataille qu'il tontine, saute par-dessus comme il a fait pour le premier combat, de peur de donner dans qnelqnes travers , sans penser que tout ce qu'il nous a déjà débité est absurde et digne d'être moqué. Il nous apprend une des plus grandes victoires que les Romains aient jamais remportées , et laisse là sans la moiodre circonstance : cependant des Gaulois est si grande, si entière et si prodit, qu'il ne se sanve d'un massacre si effroyable pas un Gaulois pour en porter la nouvelle aux autres. En vérité, c'est trop présumer de son éloquence que de h croire capable de nous persuader de pareils contes. »

Tite-Live roérite-t-il les graves reproches que lui adresse Folard? M. Laçhmann a pris soin de répondre i cette question et de défendre notre auteur par de meillaors arguments que Dacier. Tite-Live dit-il , ici comme siHenrs , parait avoir, du mieux qu'il lui a été possible de le faire, extrait ce récit de plusieurs auteurs qu'il a comparés entre eux ; c'est ce que prouve avec évidence le passage du chapitre xli où, en rapportant la tradition relative au grand pontife M. Fabius, il a soin d'indiquerqu'elle ne se rencontre que dans quelques auteurs, sunt ont... trottai. Comme il ne fait mention d'aucun dissentiment entre les écrivains qu'il consulte, on est autorisé à admettre qu'ils âaient d'accord sur l'ensemble, et cela explique la confonmté que présente son récit avec celui de Denys d'Haly-

carnasse même , relativement à la défaite que Camille fait e&suyer aux Gaulois ( Tite-Live, ch. ilix ; Plut., c. xxix; Denys, Excerpta, p. 21 et suiv ). Ceux qui suivent l'autorité de Polybe ( I , v ; II , xvui et xm ) prétendent que ce récit n'avait pas de fondement , et avancent une opinion qu'on peut réfuter par des témoignages certains. Eu effet Diodore, qui a surtout suivi les anciennes annales et Fabius, raconte aussi ( XIV, exiv et suiv. ) que Camille, en délivrant Rome , reprit l'or livré aux Gaulois , et que ces derniers furent défaits, à huit milles de Rome, sur la via Gabina. U en est de même de Denys, qui, la plupart du temps, se sert d'autres annales, d'Ovide {bast., VI, 551 et suiv. ), de Verrius Flaccus (dans Festus, s, v. vœ victis ), de Claudius Quadrigarius, dont Tite-Live a fait aussi usage en cet endroit, et qui rapportait les mêmes faits avec plus de développements encore t voyez Aulu-Gelle, XVII. u ); de Cassius Hennina, plus ancien encore, suivi par Appien (Celt. fr. t VI, p. 81 et suiv. éd. Schweighœuser, et les Exercitationes de ce savant sur Appieu, p. 58 ;. De toutes ces autorités il résulte que la narration qu'on croit si tardive se trouvait dans les anciennes annales, et que Tite-Live a pu la suivre sans hésiter. Il ne s'ensuit pas toutefois que cette tradition fût la seule et qu'elle fût exempte d'exagération et même de mensonge; mais ce qu'il y a de certain, c'est queTite Live ne l'a point inventée : il l'aura préférée comme plus glorieuse pour les Romains , c'est le seul reproche qu'on puisse lui faire. Du reste., des trois passages de Justin (XXVIII, u , XXXVIII , iv, et XLI1I ) invoqués contre Tite-Live, les deux premiers ne peuvent être regardés comme ayant une valeur critique bien réelle, puisqu'ils se trouvent dans des discours que l'auteur fait tenir à des ennemis de Rome, et ne prouveraient pas contre la tradition reçue, et du troisième on pourrrait seulement tirer cette conséquence que la rançon avait été payée. Quant à l'auecdote racontée par Suétone (Tib., III ), M. Laçhmann pense qu'elle fut inventée tardivement par la famille Claudia.

Cbap. L.—Aio loculio. Voy. ch. xv. On peut voir dans le de Dir init.,liv. 11, c.xxxn,le cas que Cicéron faisait de cette divinité. ■ Vous rappelez , dit-il en cet endroit, les prédictions de Véies, qui annonçaient la perte de Rome, si le lac d'All>c débordait et s'écoulait vers la mer, et celle de Véies, s'il était retenu. Les eaux d'Âlbe furent employées, je pense, à l'irrigation de nos terres, et nou pour conserver la ville et la citadelle. Peu après , une voix avertit qu'il fallait se garder que Rome ne fût prise par les Gaulois ; et depuis on éleva dans la rue Neuve un autel à AîusLoqueus. Eh bien! qu'en arrive-t-il? Cet Aïus- Loquem, qui jasait et parlait quand personne ne le connaissait, et qui de la parole a pris son double nom , se tait d puis qu'il a obtenu une résidence, un autel , un nom. (Traduction de M. de Golbéry.)

Ibio. — Dictator... ita rerba fecit. On pent voir sur les longs discours que les historiens anciens introduisent dans leurs ouvrages , l'opinion judicieuse de Voltaire , Diction, phil., au mot Histoire.

CHir. LIV. — iVon sine causa dii homiti'sque hune urbi condendœ locum eUgerunt. «Sous le rapport du lieu, dit Cicéron dans sa République , II , 5-6 , et ce point doit être la principale prévoyance de quiconque veut jeter le germe d'une cité durable, Romulus choisit la situation de sa ville avec une merveilleuse convenance. En effet, il ne la rapprocha point de la mer, ce qui lui était si facile avec les forces dont il disposait , soit en avançant sur le territoire des R ulules et des Aborigènes , soit en venant bâtir

834 TITf

la uouvt-ile cité A l'embouchure du Tibre, dan» le lie. j même où longues années après, AncnsMarlius conduisit une coloDie. Mali cet homme , avec la prévision d'an Renie supérieur, comprit et observa que les sïlei voisin de la nier n'élaient pns les plus Favorables pour ; fonder des villes qui prétendissent A la dorée el A l'empire...

Komuiuj pouvait-il donc , et pour réunir tous les avantage* d'une situation maritime, et pour en éviter les dangers , élre mieux inspiré qu'il ne te Tut , en bâtissant Rome sur la rive d'un Deuve dont le cours égal et couiliDl se décharge dans la mer par une vaste embouebure. de sorte que celle ville peut recevoir par nier tout ce qui lui manque, el renvoyer par le même chemin sa surabondance; et qu'elle trouve dans le même fleuve uni communication, non-seulement pour faire venir parla mer Inus Ici produits nécessaires an soutien el A l'étéganec de la vie , mais pour les tirer de ses propres campagnes ; aussi , je croir.iis que Romulus avait presse»! dès-lors que celle cité serait ou jour le siège el le crnlrt d'un puissant empire. Car, pincée sur tout autre polnl de l'Italie, jamais ville n'aurait pu maintenir une si

• Quant aui forltHca lions naturelles de Rome, quel homme est assez indifférent pour ne pat eu avoir dans l'esprit l'oiacte connaissance et comme le dessin. Tels lurent d'abord le plan el la direction des murs, qui, par la sagesse de Romains el de ses successeurs , confinaient rie toutes parti A de hautes et rudes collines , que le seul passage ouvert entre le munt Esquilin el le mont Qulrinal se IrouTail fermé par un rcmparl et un immense fossé; et que la citadelle s'appuyait sur un rocher coupé * pic, et d'au abord asses impraticable pour avoir pu, même dans cet horrible débordement de l'invasion gauloise, se conserver libre el bors d'atteinte. Il choisit d'ailleurs uu lieu rempli de sources vives , cl remarquable par la salubrité, au milieu d'une région pestilentielle. 11 s'y trouve en effet des collines qui tout A la fois appellent un air plut vital et protègent la vallée de leur ombre. • | traduciion de M. V 11x1**1 H. )

Chip. LV, — Sionlftr Statue si jnum ; hic mtmibimvs

oplime. Le même fait est rapporté par Val. Maxime, 1, S.

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