LIVRE Vit
Parce* mots riacbap. w.prr omnium annaliummoaaatfBla, il bat probablement entendre toutes les nasales que Tile-Live avait entre le» mains. On Toit en effet, ch. mu et mi, qu il en a comparé plusieurs. Il en est de même sur. ch. mu et ilii. Toutefois, dameesderoiers passages, U nemeutionue pas toutes le» divergence»; non pins qu'au ch. m. Ce qui le prou» c'est que Denys ( Excerpi.. p. 41 ) rapporte en cet endroit les libres réponses de* députés Priieruales. (Cf. Tite-Live, VIII, eh. n, et VaJère-Haiime, VI, 2. )
Casr. I. — A'ori tontines. • Ou nommait chez, les Romain* homme nouccon celui dout aucun de* aucétrci
n'avait été dan» les charges enrôles, appelées ainsi parce qu'elles donnaient le droit de se faire porter dans une chaise d'ivoire et de a'y asseoir aui assemblées publiques. Le» descendant» de ceoi qui avaient possédé ces charge* étaient censés et appelés nobles , eux , leurs enfant» et toute leur postérité , et formaient a Rome ce qu'un appelait la noblesse. Ils avaient aussi droit à'imagrt , c'est-adire qu'ils eiposaient, dans la partie de leur maison 1a plus apparente, les images, les portrait» deceui de leurs ancêtres qui avaient été dans les charges , et les Taisaient porter daus certaines cérémonies publiques, comme nu obsèques de leur proches. Ces charges étalent le consulat, la dictature , et de plus l'édilitécurule et la préture.
■ Ce que je viens de dire aide à entendre ce qu'on lit dans une harangue de Seitins et de Licinius , qu'il ne restait plus au peuple , pour s'égaler aui patriciens , qun le consul»!, qui le mettait eu possession de tout ce qui les distinguait, et le lui rendait commun avec eui , commandement, honneurs, gloire militaire, noblesse. Ceui dn peuple devenaient donc nobles par le consulat et par toules les autres charges curules, mais nobles plrbrirns, distingués des patriciens, quoique unis ordinairement arec eus pour les intérêt» et la façon dépenser. • (Rolub, (lui. roi..., lir. VII, J 5. )
Cair. I. — Pratnra. Les fonctions dn préteur étaient très-importantes j elles consistai eut A rendre la justice, et, en l'absence des consuls, A administrer l'état. Il avait la chaise curule.deui licteurs (Piaule, Epiiinn, ». 26), et même sii , si l'on eu croit Polybe ( XXXIII , i , 5 J, plusieurs scribes et des appariteurs ( nrcensi }. L'épée et la pique étalent posées près de son tribunal quand il jugeait. Cependant quoiqu'il fût chargé de l'administration de la justice, même quand les consuls n'étaient pas absents , ces magistrats conservèrent toujours une haute juridiction j uoos devons A Valère Maiime la connaissance de quelques circonstances où ils réformèrent des sentences dn préteur. (Cf. Cic. ne l.egib., 111,5.)
lain. — Cumri aditllatt. Les édiles cnrules dont nous avons déjà parlé page 805, col. 2 et suiv., avaient, avec un rang supérieur, les mêmes fonctions A peu près que les édiles plébéien». Ils étaient chargés de la police générale de la cité, présidaient spécialement aux grands jeui , «ni approvisionnements de la ville et des armée* ainsi qnaui représentations jcéniqnes, et examinaient les pièces qui devaient être représentées, ce qui faisait d'eux les censeurs de l> littérature. Quand les chefs militaires revenaient d'une expédition, ils rendaient compte anx questeur» de l'argent monnayé , au préteur dea prisonniers de guerre, et ans édiles curules des grains et des munitions prisa l'ennemi.
Il parait qu'A toutes ces attributions Ils réunissaient encore de hautes fonctions judiciaires eu matière criminelle; car nous voyons (I.V1II , ch. mu) que c'est A l'édilecurule Fabius queTon dénonça les empoisonnement* commis par les matrones ; et Pline { Hist. nal., I. XVIII, ch. vin ) nous apprend qu'une accuss lion d'eu ehatitemeal fut portée devant le peuple par Sp. Poslumius Albiuus, revêtu également de celte magistrature. C'étaient dea édile* curules qui étaient chargea de l'instruction de* crimes portant atteinte A la chasteté des jeunes gens et de» femme» nées libres. Voyez 1 cet égard Tite-Live , VIII , xxli ; Val.-Maii.ne , V] , 1 , 0. 7; VIII, I, D. 1; M Plutarque, Vis de Marcel lus.
L'élection des édiles curules précédait celle de* édiles plébéiens, qui se Toisait immédiateiucut a,trcs. Plu-