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eudant ce* trois années, a l'inconvénient fort peu important, de faire tomber les accusation* d'Iiancon (ebap. m), dont toute la valeur historique se réduit dès lors a une phrase de Tite-Live. Peut-être faut-il croire que notre historien n'a Tait Annibal si jeune que pour ' ~e plut vrai sembla h le les accusations qu'il mel dans b bouche d'Uauuon.
ip. IV. — IVifiil prolatandnm ralus , etc. Peut-être faut-il donner un autre luolif A l'impatience d'Anoilisl. voyons dons Appien , qu'après ta mort d'Asdrubal , le parti d'Uannon , quelque temps contenu par la gloire îlilaire d'Hamilcar, et ensuite par b popularité d'Asdrubal , prenant sans doute eu grand mépris la jeuuesse cT Annibal , releva b léle de toutes parti el reprit bientôt le dessus. Quelques-uns, d'entre les partisans do i . furent poursuivi» et eiilés A raison de leur* fonctions, et leurs actes furent annules. Annibal voyait où ndaient ton* ces coups , il se «entait frappé dans b permne des hommes de son parti. Comprenant qoe l'éloignemenl où il avail toujours vécu de Carlhage ne lui permettait pat de reprendre la prépondérance dunt te* ennnemis étaient en possession, enhardi d'ailleurs par son influence sur l'armée , il eut recours au seul movcjt qui lui restât de te rendre nécessaire, et résolut de jeter les Carthaginois dans de Iris embarras, qu'ils ne songeaitenl plus désormais i l'inquiéter lui et ses partisans. Voilé pourquoi il s'engagea si résolument dans celte guerre où Carlhage avait plus A perdre qu'à gagner, et qu'il prévoyait bien devoir être décisive pour l'uu des deui peuples, sans qu'il te dissimulai toute b supériorité que donnait A Home la force de sa constitution . pour une lui le de longue durée. Mais il prévoyait que la lutte teiail langue, et n'en demandait pas davantage. 11 combattait pour combattre; laitaol désormais des camp* sa pairie, sa tic de b guerre, et espérant la prolonger assez pourque l'une ne se terminât pat tans l'autre. Si le résultat était favorable, il pouvait se natter d'obtenir assez d'au lorilé pour n'être plus A la merci des marchands de Carlhage.
Appien raconte qu'une nuit, aptes la bataille de Cannes . Annihal , accompagné de deux ou trois cava iers, dirigea sa course vers Borne , et s'élanl arrêté A une faible distance, considéra quelque temps et en silence les rempart* de la grande ville, écouta les rumeurs qui s'en échappaient, puis retourna A Capoue, comme ne voulaut pas mettre de si tôt un terme A celle guerre.
Ibid. — L'a i/rns in parle magis quant iu diltone Car- Ihaginieniirm rrat. Il semblerait d'après le traité qui donnait l'Ebre pour limite respective aut deux peuples , qu'ils fussent maîtres de la partie de l'Espagne qu'ils se réservaient; mais il n'en était pu ainsi. Car les Romains ne possédaient rien, ou presque rien , en deçà de l'Ebre , puisqu'ils n'y entretenaient aucunes troupe*, comme le remarque Caton, dans le discours A son armée (XXXIV, 13). An delà de l'Ebre, un grand nombre de peuplades ne reconnaissaient pa* la domination des Carthaginois. Cul pour cela que Tite-Live dit des Oleadet, qu'ils étaient dans le lot des Carthaginois, plutôt que dans leur dépen-
Casr. V. — f/rrmaudira tl Arbocala urne*, ci tapla. La traduction ne s'accorde pat Ici avec le texte et consirve le mot Carteiorum qui se trouve dant plusieurs éditions, et que l'on a ici supprimé très justement avec G la résous, Sigonint, Gronove et Drakenborch. Deui manuscrits dounrnt en eFtet Carthonim et non Carfeioruni;
nuit il faut lire horum ou iiforum [Vacceorom) , ti l'un
HISTOIRE ROMAINE. - NOTES
■ *M «asr l'sjahsriaé fan troi-
^^ ou llirha—lka . dont il est ici question, a ml— * te province de Là» , malgré «.AvX.UtMire.
^, ÇuHjakt nnsr ttêmm «réel , etc. C'est anc
*" -«*)•>- IJ*«- Le* eouwl* de cette innée étaient I2w» «ft C. iJ-ttUw- ïVoir h MM du chip, no
■I SauuBliiiti. Voy. L Lipse,
.-.. X .is w is WH ' *nni fira rue rtn Tttni fnlrlui
111 .Ai" \u«il«l ' 1< V^ ,ta ^ , ^ '*Kome; mai» c'est -.wll^or au retour de «on expédition coalre te*
.. xlll- — lnrrmrtmmbinlsTtttimtnli$.Tile-L\ie M . „|^hnultehap.«i)."™ ilngiifitMiflm etitii.J.Llpae oVwle pn.*qu' llne Mlelireprirt*»ulieude6ints.Tile- Ui* «mi*» 1 * *•'" e>Pf*»'o n « n plusieur* endro'l* (lie. vil xn inprtrinCiaiitianiiibubiuj.MnUfucpHrUIimirij .taw'li ^ « MC0M ""■ XXX ' ch, P- Wllrt ^'K'""'- -irffj riHfe».prtra«awr*ri«iB»jff«mftiTenl. Cependant tr«, le* manuscrit! l'accordent pour dnnner Mnli. Faut-il croire avec Drakeuborch qu'Annibal se sera il relâché de la ■evérltédr* condition* qu'il avait d'abord imposée», et qu'il aurattcooMUil a rapporter quelqnrtsdaucUienienti, dont Alorcu* M «eralt tait l'interprète auprès des Sagontios. Si la aeule coueesslon fille consistait dan* ta liberté d'emporter un vêtement de plui . l'adouci ssemenl était bien (,(1,18 et oejmlifleroil guère la démarche d'AIorcni. Mai» noui tôt om que celle fuie , Il n'ett pu parlé de reslltutlon à faire am Tnrdétani, et en outre, qu'on tenr laisse lenrt champ* . qu'on promet aui assièges , que leur) personne* . lénrs femmes et leur* entants seront respectés ; ce nul n'est pa* eiprimédani les premières condllioui. I.a conjecture d'une modificaiion apportée à ces conditions peutdiinc Irèi-blen se soutenir; el l'objection tirée de cet parole» ifAlorou», au commencement de son discours : i«ur vinii poinl au nom d' Annibol, necoralor Artnibalii: cette objection tombe devant ce* mots dn chap. précédent : Se paris ejus inlrrprelem fore pollictlur. D'ailleurt le* paroles d'Alorcni peuvent Ire* bien passer pour un moyen oratoire tout à (ait dan* la circonilance.
Cbif. XV. — Quidam trripiert. Polybe, entre autre», qui réfute (III, 99) l'erreur de cens qui placent son* le consulat de Sempronlu* et de Scipion , le siège de Sagonte, et la première dépnlation de* Sagoutins, a Rome. t.'eit cette opinion erronée qu'adopte Ttte-Live en «'éloignant Tort mail propos des trace* de Polybe, qu'il mil d'ordinaire de li pré*. De son propre aveu, on comprend difllclkminl que ion* le* fait» accompli» députa le comniencement du siège de Sagonte, jusqu'à la bataille de lu Tri'bls , puissent l'entasser en une seule année , et il essaie vainement de concilier son opinion arec le* faits. D'après Polybe (III, 13 et suivant! |. c'est son» le consulat do 1'. Cornélius et de M. Hinucini, qu'Annibal preud le commandement en Espagne, et lait une eipéditiou contre les Oicadet. L'année suivante, sous le* consuls L. Ve turiuset C. Lulatius, Il dompte les Vaccéenx et leiCarnétnnii Sagonte envoie de* députés a Rome, et Rome * ADQlbal, A L. Veturlu» et C. LuUtiu* lucoMeot H. Li-
tlu* et L. ■Àmiliii* ; c'est alors que Sagonte est tsiicj<ée et priie, qu'une nouvelle dépu talion est envoyée de Rom* A Cannage pour demander Annlbal ou déclarer la guerre. Enfin, «oui le consulat de P. Cornélius Scipiou et de Tib. Semproniui Longu*, Annibal soumet tonte l'Espagne jusqu'oui Pyrénées, se fraie une mate A traTer* la Gaule jusqu'ani Alpes , et psue en Italie.
Non* voyou-, en outre, dao* Tile-Use I chap. m|, qu'Annibal, après atoir pané tout l'hiver A refaire «on armée, partit au commencement du printemps. Ce qui place ton départ de Cartbagène A peu près in moment de l'entrée en charge de* nouveaux consul* ( aux idea de mira), et fait remonter la prise de Sagonte A la Bu de l'année précédente. Ainsi, Tite-Uve lui-même vient confirmer, snr ce point, le récit de Polybe qui s'accorde trèabien avec les (ait*, et mérite plus de conftanee, puisque, ■'Il faut en croire son propre témoignage, il aurait consul té pour cette partie de l'histoire d' Annibal, le» table» d'airain du promontoire de Lacinium.
Cair. XVII. - £1 mille orfingenti équités. Le tant mille manque dans tout le* minutent*. Cependant II e*t absolument nécessaire. Car la légion m composait de quatre mille fantassins et de trois cents cavalier*, comme nous le voyons quelque* ligue* plus loin (es qvai.ma miltia erunt ptdiium . et trerrnls eeuites). Le* sii légion» devaient donc former un total de vingt-quatre mille fau-
et de uii-
lil cent* cavalier*.
Chip. XXI.— Ilirculi rota extolcit. C'est mtti «or le» trace* d'Hercule, ttmutut itinirun HtratHi, *t ip« fert (chap. ili), qu'Annibal franchit le* Pyrénées et l'engage dan» la Ganle ; c'eit en *a présence et ion* ta garantie que plu* lard 11 conclut un traité avec le roi de Macédoine. Melrarth, assimile A l'Hercule des Grecs, était en grand honneur A Cartilage, où «on culle avait été apporté deTyr, dont il était le dieu tulélaire. Des dépu la lions solennelle*, de* théories, allaient, chaque année, a Tjr, offrir de* sacrtflrej au Dieu national de la métropole (Jtutin, XVIII, T). Le lien rt-ligieui subsistait encore entre les dcui cités aprèi tant d'année* et de* fortnne» si diverses. Aussi les Carthaginois, qui en connaissaient tonte la poissante , en ilreni-ils un de leur* prindpeni moyen* de colonisation. Partout où pénétraient leur* viiaseani , où s'établissaient de* comptoirs pour leur commerce, ■'élevaient aussi des autels aui dieni de la mère-patrie , à Helcarth surtouL D'ailleurs, Il n'était pa* inconnu dan» toute* cet contrées où 11 avait pénétré snr les pa* de* Phéniciens qui avaient partout précédé le* Carlhaginot* et leur avaient préparé les voie*. Son culte était, en notre, singulièrement favorite par ses nombreuses analogie*, linon son identité avec l'Hercule grec, qui n'e»t antre que l'Hercule égyptien , dont Hdcartb est probablement le type et I idée mère. C'est le même dieu qui a seulement revêtu la personnalité de chaque peuple. L'Hercole tyrien est nn navigateur intrépide, un voyageur infatigable, comme le soleil, dont il est le symbole, de même que l'Hercule grec est le nymbote de la force avec laquelle il accomplit tous ses es pi oit*.
Son temple » Cadix (selon Strabon, m, p. 117,0 n'était pa* A Cadli même , mal* A donxe cent* pat de le ville), son temple était vénéré de toui le* peuple* de l'antiquité; et de tous le» pays , de Borne même, on y venait former des vœu». Ses richesse* et se* ornement* forent très-utile* A César (Bell, ririf., II, 181. Ou y montrait surtout déni colonnes d'or et d'argent {d'airain selon Strabou ) , qui donnèrent , dit-on , naiannee A la fable de
\ Elles étaient couvertes d'in.scrifise qui confirme 11 tradition qol ettrittcte la fondation du temple am Phéniciens. Arrien {ExpeJ. Alex., Il, (6) et Appien (Hisri., chip. 11)1 rappor tent même que de leur* temps encore , le enlte y était eëietot-é tek» le rile phénicien.
Caur. XXir. — Dbgphœaires (mixtum prminiffl Afri frnu). L'influence des mesura et de la langue punique*, «"était répandue Tort inégalement parmi lei peuples d TAfriqne tournis a. la domination de Cartbagc . et n'avait pas pénétré, a beaucoup près, aussi loin que tes arme*, Sur me grande partie de son territoire , elle n'exerçai l guère* qu'une snxerainelé nominale, comme le prouvent laa aérateur* qu'on envoyait pour traiter de la jetée des troupe* et des conditions du sert ice militaire, et en outre ta facilité aiec laquelle ces peuples se séparaient de» canae, toutes les fbiaqu'dleétailobligée de te défendre Hl| «m propre territoire, comme on le vil dans la guerre des mercenaires, et ri uns le* guerres avec les Romains. Il fan 1 «copier cependant le littoral, dont die occupait les point pria» ipain et sur lesquels elle avait fondé des villes couaadénMea. C'était par leur intermédiaire qu'elle commerçait avec les peuplades de l'Intérieur. Mail ces relations cosnnMrrialea , restant concentrées sur ers pointa, n'avaient pas l'influence qu'elles tint d'ordinaire.
• Les tribus placées au sud et a l'ouest de Cartbage, dit H. Htramf Politique et romrnerce des anciens, t. IV. p. *l rie la tr. fr. ). restèrent tel plus pures de tout mé lange, et ignorant jusqu'à la langue punique, elles semblent avoir parlé différents idiomes ( voyei Polybe, I, p. ■M). D n'en fut pat de même » l'est, pour le littoral |s; Ion excepte le* villes qui étaient entièrement earthaginoi. set), depuis la capitale jusqu'à Byiacinra, où le* habitants ae conrondirent tellement avec les Cartbagiooit, qo*i la donnèrent naissance a un peuple connu sont le nom de Libyphériicieus , occupant la partie la plot riche et la pkn fertile du pays . et distinguée souvent de* Libyens ■raprnnent dits (Potybe, I.p.458). • Dirxlore(ll, p. 417) sWiugne expressément quatre espèces d'habitant* sur le territoire carthaginois: Ici Phéniciens, parmi letijnelt il waprtnd à tort les habitant* des villes littorales ; le* Libyen* on indigène»; enfin lia Nomades. Ti-rrapa rm AiEûm sWXxft fini, shtrutte fit», ni ri» KipjisJc'ya. to'ti kxtH- ■bric AiÉuiiotiixsî il JtoXXi; i/.'vti; jtoXti; imflaXa-r. naj(,uJiuiicr>a)im; rùc Aa^nJcviuç ireifajutid etc.
Iho.— Porva llergilum tnonus ex Hispanïa. Schweig kcoter (Rn- Polybe, 111,33) s'étonne avec raison de voir flgnrer au milieu de cette «numération de troupes africaines, de* cavaliers espagnols et en aussi petit nom are ( deux cent* I ; d'autant pins que ce peuple habitait an •ctt de rÈnre , cotre le* Pj renée* et ce fleuve, et ne fut nanti* que pin* tard par Annihal. Plusieurs manuscrit* te Polybe. que Tile-LIve traduit ici , donnent AipyiiTài st Mai "Djp-|TiTmi ce qui fait soupçonner A Scfavreighcu- SErque c'est le nom, corrompu peut-être, de quelque peuplade africaine, dont le.> écrivains anciens ne font anéanti mention , et dont Tlle-Llve, trompé par la reuem- Htnee do mot . aurait fait le peuple espagnol , connu sons le aoinà'llergtlei. Cette conjecture, qu'il est impossible easértner quant au mot en lui-même, parait hors de •oui* pour le point de fait , qui semble résulter iropliri ■sneut au moins de ia phrHte de Polytw.
Catr. XXV. — Tritowirt Romani oui ad annim rrneratt viignandum. Voyei la note sur la chap. 1 du I. III, 0.W6. Le* colonie* dont Uetticl qnctlion, Pfacénliam