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ArmibaUm A'iiinpium wnenint. Peat-etre doit. on lire, htm remissi lummu mm fide. Mais comme tous le* manuscrits t'accordent sur le mot Cimai , il serait téméraire de receToir cette leçon dan* le leite.
, XX. — Pttelinoi qui uni ex Brafliis . Tite-LJTe ipe. Petilie n'était pas la seule ville du Brnttium qui n'eût p»t abandonné le parti des Romains ; il y avait encore Consentis et Rbegium. tioa% voyons pins loin. Anomal assiéger Consentis , et en forcer les habitants» se rendre. Rbegium ne tomba pat au pouvoir dea Carthaginois, el resta fidèle aui Romaina jusqu'à la fin. Il est même plus que probable que d'autres villes de l'Omhrifi, dont Consenti» était la capitale, comme non* l'apprend Strabon, avaient suivi l'exemple de celle-ci.
Catp. XXI. — P. FnHum pralorem , etc. Dans tont ce qni précède , il n'a pu été question de celte expédition de P. Pnriut en Afrique. Ce qui s'y passa , quel en rut le résultat, dans quel combat fui blessé P. Furius, Tiie-LlTe ne nous apprend rien de plu*.
Iam. — Keque fmmentmn neqiie stipmdium ad dient dari. Sur le die* slipendii et frumenfi vojex Schel., ad Polgb., cb. vi et vu.
Isid. — Triumrlri meiuarii. Vnyes Budé, de Àiie, lib. V, p. 115; el Saumaise , de Unir., p. 510.
iam. — M. AIHiui Régulât. Oui bis r Onsul fuirai. Il fui consul la première mis avec P. Valêriua Flsccu», el la seconde fois avec Cn. Servllius Géminus , en remplacement de C. Flaminius, tué à ta bataille de Trasùsèue.
Cair. XXII. — Et praripue Maalius. Probablement T. Mantiut Torquatus , cet homme prisra- ac dura- sèveritaJrsi XXII, 6fl)qui s Opposa dans le sénat au rachat des prisonnier» de la bataille de Cannes.
Iaio. — M. FaMiin Bufeonem. Ce M. Fabius Ruteo fut censeur, l'an 512 de Home, avec C. Aurélius Colla. Il avait été consul 1 nu 501.
Cas». XXUI. — Ireqne duos dictatorti tempore nno. L'autre diclateur était M. Juniut Pera , créé rei aerendo! causa, landit que celui-ci n'était créé que pour nommer qui senalTim Irgrrtt. | Voyez Plutarqne,
Fabiu.
Ibid. — Ntc rrnsoriatn rim uni nermissam. Il y avait dans cette nomination deui irrégularités. La première , c'ett que la loi voulait qu'il y eut toujours deui censeurs ; la seconde, qu'il n'était pat permit de nommer le même homme déni fois censeur. Cet» avait élé décidé par une loiTotee.raaSHS, sur la proposition de C.slarciiti Ruiilus, qui recul le turnom de Censorinu», pour aïoir refusé d'être censeur nne seconde f oit (Val .-Mai.. IV, I).
Cmr. XXIV. — L. Posïumiuj Urlium. Il avait été consul, «ne première fois l'an 518, et de nouveau l'an 525.
Ibid. — IVuko elades nunliota. Polybe fait aussi mention de cette défaite (III. 118). Sur la forêt Lilaua.ioy. Frontin, Stratag., 1, 6 : Teuuul., ad Front., ibid.; Cluvier, fiai, an t.. xinii. p. 294.
Cair. XXV. - De exereU* MareeUi. On s'est étonné devoir nommer ici l'armée de Marcelin*, lorsque la plupari des fugitifs de Cannes devaient se trouver dant l'armée de Térentius Varron, auprès duquel ilt s'étaient réfugies après le désastre. Mois rn oublie que, lorsi:iin Térentius Varron fut rappelé a. Rome pour nommer le diclateur (XXII, 31 ;. il laissa» eu partant son armée a
HISTOIRE ROMAINE. — NOTES
Marcelin*; et c'est pour cela que plus loin (XXIII, SI ) Tile-Liie dit que les légion* , qui occupaient le camp de Claudia*. Claudiatia castra, au-dessus de Suessula, étaient en grande pu ri ie composées de soldats échappé* a la défaite de Canne*. Térentiu* Varron fut ensuite chargé de protéger l'Apulie, mais a? ec une autre armée.
Cm*. XXX. — Uidos funèbres et fllndialonim paria. Cm jeui funèbres étalent emprunté* an* Étrusque*. On petit tusii eu tolr l'origine dan* l'antique uiage d'im- | moler de* esclaves ou de* captif* sur te bûcher de ceui dont on roulait apaiser les mâne*. Voye* Valêre-Maxime, II, i, T; Lipae, Satum.; I, 8. K. 0.; Huiler, Die EtnuArr, 1. 11, p. 221 lui t.
Cbiv. XXXI. — In outra Claudiana. C'était le camp établi et fortifié par Claudia* Marcello», au-dessus de Suetaula.etqni avait reçu son nom.Ch. nu : • Somma i rerum (enarai tradila, cum eiercitu omui profectua,
• inpra Suesanlam caitrlt positii cootcdli. ■
Cuir. XXXII. — Volant* qui fièrent. Featu* : . Voilants dicti mat milite*, qni poit Canoeuiem cla-
• dem nsque ad octo millia , quum essent serti , volunta-
■ rie te ad milttiam obtulerunt. •
I*ID. — Âd Pitrtnam publiram. Festui : • Piscinœ
■ pu* lira bodie nomen manet , ipsa Don eistat : ad
■ quam et uatatum et exercitalionia alioqui causa venic-
• bat populua. • Conf. Douât., de Urb. Rom., III, II, et Nardin, Rom. «et.. VU, 6.
Ihid. — Tit. Sempraniia militions, elc. LemémeTib. Sempronius avait précédemment (eu. mi) donné jour aui soldats pour se rendre t Cales , mais c'était aoi deux légions urbaine* qui furent confiée* ensuite a Marcelin*. Maintenant 11 donne rendes-vou* , è Sueisula, aui rofonfj, aux esclave» armé* et aui dis mille allié* qui lui étaient éebu* dans le partage de* troupe* entre tes consuls.
Ibid. — Terentianum milli mm aliquo legatorun. Où cette armée était-elle envoyée' Ce ne peut être en Sicile, comme le texte lemble le faire entendre. Car nous voynn* dan* le* chapitre* précédent* , que le sénat avait décidé que le* soldais échappée an désastre de Canne*, alors dan* le camp claudien , Iraient combattre en Sicile *oui le préteur App. Claodiu* Pulcber, qni envoya, pour les prendre, son lieutenant T. Métiliu* Croto. Térenliu* Varron conservait ton commandement pour une année encore, et devait continuer fl défendre l'Apulie avec l'armée qu'il y availdeji auparavant. Maintenant Tjte Live non* dit que le préleur Valérlu* eit chargé de la défense de l'Apulie avec l'armée qui arrivait de Sicile oïl die était remplacée par le* légions clandiennea; que Térenliu* Varron devait dérendre le Picénum avec le* nouvelles levée* qu'il y ferait, tandis que son armée, celle qu'il atait en Apulie, était envoyée avec un lieutenant, en quel lient peut-être a Tarent e, comme le soupçonne Doter, qui pense que le mot Tarentum, venant a la suite de Terrntianurn, aura disparu A cause du voisinage el de la ressemblance des deui noms. El il appuie sa conjecture *nr le pattage mirant qui la rend asseï vraisemblable ;
■ Juuuique P. Valeriiu militibu* Varroutanii, quibm
• L. Aptutlo* legatns 7'ormii prserat. In uaves impo-
Ibid. — Navet M. Valerio data. Le M. Valtrio manque dan* presque ton* le* manuscrits el est a bon droit nupect. Car *■ c'eil le même M. Valérius Lévioui, nom ■ nié quelques ligne* plu* haut faterium prn-tar™ , il faut
qu'oulre le soin de défendre l'Apulie, il ail encore eu le commandement de la Botte chargée de protéger la Calabre. Mais on voit, ch, miv et iiivni, que cette Itotte était soui te commandement deP. Valériu* Flaceni. Il est certain que celui-ci était lieutenant cette année (voyr* eb. iïi. ) Ou peut doue croire que c'est lui qni et! dé*igné par ces mot* aliquo legatorum, qni se l'apporteraient alors tuiginll quinqae nscef, aussi bien qu'a ixertilmm Tereniianwn; de telle sorte que ce serai! au même, an lieutenant P. Valérius Flaccus, qu'auraient été confiés et l'armée de Varron et les vingt-cinq vaisseaui. D'oïiTite- Live a pu dire, ch. mini : P. Valérius niifCihu Carro- ■iassit.... in noues impofiti*. Quant an* mot* M. Valtrio. il* ont fort bien pu passer dan* le texte de la marge nû il* anront été écrits , comme explication , au lieu de P. Kaferio.
Chip. XXIII. — In hanc diniirationem duornm opu-
UntUstmonwt omnei regrs qmtesqae animai inlen-
derant. Quoi qn'en dise Tite-LiTe de la grandeur de cette latte qni tenait tou* le* peuple* de la terre attentif», n n'en eitpa* moins surprenant, comme la remarque Montesquieu après l'historien Jostpbe, qu'Hérodote ni Thucydide n'aient jamais parlé de* Romain*. C'est qne, comme dit Montesquieu, t il y avait dan* cea temp*-ia deux monde* séparé*. Dam l'un combattaient le* Carthaginois et le* Humains; l'autre était agité par de* querelles qui duraient depni» la mort d'Alexandre : on n'y pensait point A ce qni se passait en Occident; car, quoique Philippe, roi de Macédoine, eût fait un traité avec AnDibal.il n'eut presque point de mite; et ce prince, qni n'accorda aux Carlbaginoi* que de très-bible* «ceonn, ne RI que témoigner au v Romain* une mauvaise volonté inutile. • ( Grand, el Decad., cb. T. )
I»m. — fnter quoi Philippus.... fluctuaha animo /itérai. • Lorsqu'on toit déni grand* peuples *e faire une guerre longue et opiniâtre, c'ett souvent une luanvaiae puliiiiiuiî que de penser qu'on peut demeurer spectaleur tranquille; car celui de* deux peuple* qui est le vainqueur entreprrnd d'abord de nouvelles guerres , et une nation de soldai* va combattre des peuple* qui ne sont que citoyens. Ceci parut bien clairement dan* ce* temps-1* ; car le* Romain* eurent t peine dompté lea Cartbaginoi* qu'ils attaquèrent de nouveaux peuple*, et parurent dans toute la terre pour tout envahir. • Houteaquiea , ifcid-
Cn*r. XXXIII. -F«du*q«e enm en. Le traite an trouve tout entier dan* Polybe ( VII, 9 y. Noua mettont son* le* yeux de* lecteurs ce précieux monument de ht diplomatie antique.
• Traité d'alliance arrêté par serment entre Annibal, général , Hagoo , Mjrcal , Barmocar et tous lea sénitears de Cirtbage qui *e sont trouvés avec lui , et tou* lé* Carthagin' i* qui servent soin lui, d'une part: de l'antre , entre Xcnuphane , Athénien , lils de Cléoinaque, lequel non* a été envoyé, en qualité d'ambataadeur, par terni Philippe, fil* de Démétrlue, tant en sou nom qu'an nom de* Macédoniens et de* alliés de ta couronne.
En présence de Jupiter, de Juuon et d'Apollon; en présence de la divinité Intélaire de* Carthaginois, et d'Hercule et d'Iolaûs ; en présence de Mais , de Triton , de Neptune; en présence de* dienx qni accompagnent notre expédition, et dn soleil, de la Inné et de la terre; en présence de* fleuves , et de* pré* et de* eaux; en présence de ton* le* dieux que Cartbate reconnaît pour tes maître* ; en présence de loua lea dienx qni tout In* maître* de la Macédoine , et de tout le reate da la
HISTOIRE ROMAINE. - NOTES
mandement de VaWrius Flaccui. Mais pourquoi non? Ii est très-régulier, au contraire, que ces vaisseaux , faisant partie d'une flotte attribuée, par uu décret du sénat, à YalériusFlaccus, restent toujours sous ses ordres, sinon immédiatement, du moins par ses subordonnés; car ils ne sont distraits du reste de la flotte que momentanément et par son ordre, et avec une mission particulière qu'il confie à un de ses officiers. Et de ce qu'ils partent d'Ostie avec les 25 nouveaux, on n'en peut conclure rien autre, sinon qu'ils lui sont renvoyés par la même occasion, sans qu'on puisse dire qu'ils soient compris dans cette nouvelle escadre.
On objecte encore, et sans plus de raison, que si on laisse subsister le premier viginti quinque, les cinq vaisseaux mentionnés plus loin paraîtront entrer deux fois dans le calcul, puisqu'ils seront compris déjà dans ce nombre; et, qu'à moins d'une grande attention, on comptera 55 vaisseaux. L'objection ne porte donc pas sur le fond, puisque, en résumé, le résultat est le même. Reste donc la difficulté apparente. Mais elle est tout à fait nulle : c'est qu'on veut absolument voir entre lesdeui phrases une relation directe qui n'existe pas. Tite-Live dit qu'aux vingt-cinq vaisseaux deValérius, parmi lesquels on ne distingue pas ceux qui sont actuellement et immédiatement sous ses ordres, et ceux qui ont pu être employés à quelque mission , un décret en adjoint 25 autres; autrement, qu'on élève le nombre de ses vaisseaux de 25 à 50. Et maintenant, sans autre liaison que la suite naturelle des faits, Tite-Live ajoute que ces vaisseaux décrétés, on les équipe; qu'une fois équipés , oo les envoie. Et comme 5 vaisseaux de la flotte de Valérius, envoyés par lui à Rome pour conduire les Macédoniens prisonniers, s'y trouvent encore , on les lui renroie en même temps, de sorte que la flotte qui sort d'Ostie se compose de trente voiles. Ce nombre trente est tout à fait indépendant de ceux de la première phrase. Il n'y a là aucune difficulté , et il n'est pas besoin de grande attention pour ne pas compter 55.
Il est facile de montrer maintenant que pour la correction matérielle, celle qui porte sur la lettre même du texte, tout l'avantage est en faveur de Périzonius. D'abord on conçoit plus facilement qu'un mot comme quinque échappe du texte, qu'oo ne conçoit une transposition à cinq ou six mots de distance. En outre la restitution de quinque au second viginti est fournie par le texte luimême , puisque ce viginti, augmenté de 5, devient 50 dans la phrase suivante. Mais il n'en est pas de même de la suppression de quinque au premier membre de phrase; elle ne résulte pas nécessairement du texte ; et il iaut toujours avoir la main plus légère pour supprimer que pour ujouter. Car il est de principe qu'on ne doit supprimer un mot , que lorsqu'il ne peut être conservé. Et puisqu'il suffit d'une restitution exigée par le texte même , il faut se garder d'une suppression que rien ne nécessite absolument. Je croyais que la traduction avait adopté la correction deGronove, mais je m'aperçois qu'elle supprime le premier quinque , mais qu'elle ne le reporte pas à la suite du second viginti. Aux 20 vaisseaux de Valérius Flaccus on en ajoute encore 20. Je voudrais savoir comment oo arrivera ainsi à 50.
Dans la même phrase le texte porte parandos alias, et la
traduction admet l'autre leçon paratas alias, • tout prêts
à tenir à la mer.» Mais s'ils sont tout prêts, pourquoi les
préparer comme il est dit ensuite , his comparatis ?
Cbap. XXXVIII.— Ver \.. Apustium legatutn. L. Apus-
tins commandait à Tarente l'armée de Vairon , quibus L. Apustius legatus Tarenti praerat; comment pouvait a amener de l'argent de Sicile à Tarente? D faut probablement lire,avec plusieurs manuscrits, L.Antistius, qui était peut-être lieutenant d'Appius Claudius en Sicile.
Cbap. XXXIX. — Captiva navis una ex Us. * Un des vaisseaux qui avaient été pris et envoyés à Rome. • Ce n'est pas le sens. Un seul navire avait été pris, en. xxxiv :
Ubi navis occulta in statione erat Ad persequendam
retrahendamque navem. fit un peu plus loin, en. xxxix , tantum navis una capta cum legatis momenti fecit. La phrase n'est pas très-nette; et cependant il n'y a pas d'autre moyen de l'expliquer qu'en interprétant ainsi : « Le navire prisonnier qni était un de ceux envoyés à « Rome ; c'est-à-dire, qui étaient venus à Rome avec tes
• cinq vaisseaux chargés de le conduire. »
Ibid. — Et Crito Bbbocjecs. Quoi qu'il y ait une foula de variantes sur ce mot, il n'est nulle part écrit ainsi. C'est peut-être une faute d'impression, au lieu de Berœœus, de lavilledeBérœa,» comme écrivent les meilleures éditions. La traduction donne aussi Berocegus.
Chap. XL. — In Pcllitos S or dos. Les anciennes éditions portaient Pellidos Sardos; mais les meilleurs manuscrits donnent Pellitos. Ils étaient appelés ainsi à cause des peaux de bête {mastruca ) dont ils se revêtaient. Cicéroo appelle les Sardes « Pelliti testes » ( Fragm. orat. p*o Scauro), et ailleurs (de Provinc. cons.. vu) , mastrucati Latrunculi. Et il faut probablement restituer ainsi un passage de Pline, XXXII 1, 12 : Paternaque gente PeU litum, au lieu de paternaque gente appeUatum.
Chap. XL IL —flanc proprœlori* uniu*. C'est une correction de Walch , au lieu de prope unius, leçon des anciennes éditions , conservée par Crévier, ou de proprii unius, donné par les meilleurs manuscrits et adopté par Gronove et Drakenborcb. Mais cette correction admise dans le texte devrait se retrouver dans la traduction, où on n'en voit nulle trace.
Ibid. — Prœsidiumque missum nobis et Nolœ ademerit.
• Et tu auras ainsi détruit cette garnison envoyée contre
• Nola et contre nous. »
Ce passage est fort controversé. Mais quelle que soit la leçon suivie par cette traduction , et ce n'est pas celle de son texte ; elle présente un contre-sens formel. Car on ne peut pas dire, • cette garnison envoyée contre Nola , » puisqu'il s'agit précisément de la garnison même de Nota, des troupes chargées de défendre cette ville, parvi ad tuendam Rolam prœsidii prœda sumus. Le sens le plut net est celui qui résulte de la leçon de Drakenborcb, admise dans le texte de cette édition. « Ils seront la proie « de quelques Numides, qui serviront ainsi et à nous dé» « fendre et à priver Nola de ses défenseurs; » ou pins littéralement, i ce secours que tu nous enverras, détruira « en même temps le secours de Nola , ou la garnison de
• Nola, » comme s'il y avait prœsidiumque missum nobis, et (pour etiam) Kolœ ( praesidium) ademerit.
Chap. XLVIII. — Minime sis t inquit, cantherium in fossa. Cantherius est un cheval hongre, du grec xavfaiXto;, âne, mulet. C'est aussi un échalas, un pieu enfoncé en terre pour soutenir la vigne. On a donné plusieurs explicatious de cette phrase p.issée en proverbe, in rus tic um proverbium inde prodita. Mais aucune ne semble bien satisfaisante, sans excepter celle de Crévier, qui voudrait y voir un jeu de mot, une allusion an nom patronymique
tUSTOKE ROMAINE. - NOTES.
lomma Ut plus ails qui te pre- •t ab lattre, voyex Q. Curée
iS que Tile-Li le qui tuèrent le Ijra:
:e*«v ». .M«I KtiiHwrai va iitmlM iadlrinm. etc. t^"« taxis jdr-i*» tftNMlM. Une ancienne édition .KM. i te >■*» J H* ht*"r, m a»! inde tos nnmina: H- U»*r# ***** «• telle et lit ainsi : .... Avertit oft
. wutut « M M uèto l»*»r*«m. Titras mm ausvros.
*> t»>* hhI*«<M wrniuet limai, quorum, etc. Celte hfjuu «M MtK-«l lrtf«t. qui « résulte, fort clair firo «iM« nn*rt*»cv* Miitf««Vrat «ominnl, parro qu'ils mat >«<■•■( .««ki kw aaMlkun manuscrit?, el il Ml : Arrrtil ab
<>MM'«Mt M iMMlr» ÎMrtriH'" ( TVn.on/m mûriras |
J> , «Ér» hjNMit, fMncw. ete. Faisant rapporter sin-i <*• htrr* hra-s-i * F* qui précède la parenthèse, au mu WMMa». A kl rifU*"r celte kfoa fit intelligible, mais Jttkthw m l acceptaNe pour It latiaité. Je trouve un: hw*HH* ht«a .Un» cette édition et dans celle de la col •vimm tXwkooeke. Sulitnt cette leçon , ab tolère n'es' «mUmumI »eiuiré d'uNiB.oi, et s'y rapporte immédiate hhmI, ce qui tait dire a la traduction, les intimes du l,fM ■'.■nrimt jamais oii. Hais il eat évident que ah httrr* reMr* dam le réell aiderai , et ne peut appartenir, mi aucune façon , * la phrase indirecte qui dépend dt mrmtitm: encore bien molni les mot» qui suivent. «Nt»mm rsurtla. El , ce qui la prouve, c'est que le traducteur ni p» lea rendre Intelligibles qu'eu traduisant les miiIs l«é> mi Homtuoi. que cette leçon n'admet pas : e, If m*M parmi Ut plus Indljne s.
llaiM I Vditlon Panckoucke le traducteur, l'apercevant .1* la difficulté qu'il T a a. rapporter ab lalere 1 «iisurs*, a laissa la son (aile, et induit exactement celui de l'éd. LriiMlro. C'est en effet 1 ce dernier qu'il faut s'en tenir. Drat'krnuorch qui reconnaît, avec Crévier, combien la physionomie de ta leçon de Gronove esl peu latine , ne la conserve que Taule d'une meilleure, et par celte seule raison que l'autre n'est pas autorisée par Ici manuscrits. Mais M. Lema Ire remarque que l'ancienne édition, d'où elle ésl Urée , a fort bien pu la prendre dam des manucrlta perdus. En outre ces mots, l«u> toi nominal, sont appelée 1res- naturellement, par ceux qui suivent, quorum rflpHi ncrurrrrr v et II nomma ensuite ceux qui lui ; irnalrut t l'esprit. ■ El, comme nous l'avons fait remarquer, il est presque Impossible de rendre ces derniers mots sani y ajouter cette Idée.
Jo m'aperçois encore que, dans un autre endroit, le traducteur n'a pai bien saisi cette phrase. Il dit : et il ■MM parmi les plus indtgnts ceux oui en outre se prélaxtalruf , elc, landisquc le leile dit simplement s parmi
fai intimes du tyran, il tentèrent a ton esprit.
Quand au sens du n ( III, S ) : . Ineiperla r
• suspecta , quum ad pernicicm cjns etlam a latèrt iptiui s pecunia sollicitaret boslis. > Il est eipliqué spéctale-
passage de Valère-Maiiroe ( III, $), se rapportant an même événement el au même homme et où il a peut-être eu en vue la phrase de Tile-Live : . Sa-
• tellilem ( Thrasonem ). in quo totius dominatiouis ■ nimma, quasi quodam cantine, versabatur, fabm cri-
• minalione inquinaodo, fidum laUri ejus eustodem ert-
Cmr. VI. — Ugatique ad Anntbaten mùsi. Ce* depulés étaient Potyclile de Cvrene et Pbilodème d'Argos- *$* ' \'.-'. 2 ! : "f 1 **"™* h *»("»*«« «a! ««***»:
- Ae remissi ab eo. elc. i'oljbc ( IMn. ) : X^i. Tîict^s Tcùt jtftoëinlAnnihai), oi» Si rsO™; Anigs» ri, KipxnJovic. S.t<x to'ts Tpiiipaipji», xil tsù; Suhuhwuxn; iinrcicpam m! rj, iSi\yh, œùtoù riv iiùrtpov EmxûJm. Cet Annibal ne reparaît pas dans la suite du récit deTite- Uve, où les deux autres jouent ait contraire un grand râïp. C'est ce qui Ht croire A Glu résous que le leite était alléré, et il corrigea ; rrmiui ab todem Annioale aobiles adolescentull. Celte correction, approuvée par Sigonlas, fut reçue dans un grand nombre d'éditions, quoique Ursinus en eût démontré la fausseté en citant ce passage de Polybe. dont le témoignage est cependant positif. Cet Aonibnl partit, a ce qu'il parall , de Syracuse avec les députés qu'Hiéronyme envoya an sénat de Cannage; voila pourquoi il ne reparaît plus ennuie.
Hippocraie et Epicyde , nés a Carlbage, et d'une mère carthaginoise, étaient originaires de Syracuse. dont leur aïeul avait été exilé, pour avoir tué, disait-on, ja barchus, un des Ois d'Agatbocle.
Ca»r>. VII. — Dinomrni fait nome*. Pausauias £ T, il, 12), parle aussideceDinomène, par la main duquel i< frit périr, a tort, non paa Hierontme, mais Hirrou ■ . ieul de celui-ci.
lam. — Praninciam regniaue fines, etc. Ce texte n'a pu) de sens, mais il est donné par tous les manuscrits, l'ijhius (^nnaf.. p. Ih.ï| pense qu'il faut lire art jfroriitria rrjniotiï fine,. Cela e.l très raisonnable. Après la première guerre punique, lorsque les Carthaginois eurent indonné la Sicile. Me entière fut divisée eu deux parlie», la province romaine et laroyannwd'Uiéron.
Cbip. VIII. -M. MmiUut ReçWus fiamen est Quiriirafii. Pighiua {Annal. Vrb., 529 et 536) pense qnt «est le même qui fat prêteur la deuxième anaee de cette guerre | XXII. 9 ). Mais il est appelé ici Fiante» Quirinal, «nu livre XXIX, cb. xi et iimit, Titc-Live parlede' L, £milius Kegillus, Fiamen Maniai, et cela dix années filus tard. Selon Pigbins il faut, ou que Tite-Live se Iromue dans le second cas, ouqu'il y ait eu deux bommes do même nom , dont l'un fut Fiamen Quirinal , et l'antre Fiamen Martial. Quant au fait eu lui-même, la religion i nierdisait & tous deux , au Fiamen Quirinal el an Fiamen MaHial, de sortir de la ville pour aller a la guerre.
Imo. — Si atiquid torum reipublieat prattitit. Cependant nouiavoDidêjivni XXIII, II) T. Otacilliii ravager le territoire de Carlbage, et l'emparer de la flotte carthaginoise avec les bommes qui la montaient
HISTOIRE ROMAINE. - NOTES
Csir. XVI. — Non aliltr quam ttanta. Même an lonper. Car la soldats romains dînaient ordinaire me ni debout. Cette punition ne pouvait donc avoir d'effet qu'an repas dn soir.
Iud. — Pileati aut lana a!ba relalis capilibus. La laine blanche était l'emblème de la liberté. Le pilent était un bonnet de laine blanche que les a (franchit recevaient au moment de la manumission. D'où l'expression serrùi ad plleum vocan, appeler les esclaves a la liberté. Avant de prendre te pilent les affranchis se rasaient la tète. Polybe | XXX, IG) rapporte que Prusias , le reconnaissant pour l'affranchi dn peuple romain , et portant les insignes de cet état, se présenta aux députés de Borne la tcte rasée et couverte du pi fou. Car, ajoute Ml, on se rasait la tète pour prendre tepileus. Vny. Sertius, ad Virai/. Mnrid.. VIII, 56J. IVoniu* : ■ Qui liberl fiebaol « ea causa cal ti erant.quod tempestalem scrtilulis ti-
• debantur effugcre.; nam naufragio Hherati tel qni e
■ morbo periculoso contaluerant, laetitiae causa râlent
■ caput raitrt. »
Cuir. XVII. — PompuniopropratOTt ru<Bteo ixertUn, etc. On a tn, an commencement de celle année , cli. x, que M'. Porapoulus Halho détail rester dans la Gaule , oit il commandait l'année précédente , el dont on Ini continuait le commandement. Maintenant nous le retrouvons en Campanie, au camp de Snessula . sans qn'ilait été fait mention de lui en aucune façon. Il faut croire que la distribution des provinces, faite au commencement de Pannée . fut changée depuis, et que le commandement du camp de Suessul* fut assigné à H'. Pompouiu*. Titc Lite profite, comme il fait soutent, de la première occasion qui lui est donnée , pour indiquer ce changement dont il a négligé de parler.
Caif. XVIII. — Tribaque moli , arum omnes facti. Selon Mure. Donat on appelait tribu moli cent que les censeurs faisaient passer d'une tribu dans une autre inférieure, par eiemple d'une tribu rustique dans une tribn urbaine. Car les tribu* rustiques étaient plu* honorables que les tribus urbaines, comme nous l'apprend PUne (XVIII. S ) : • Kuslica tribus landatissinue eorum s qni rnra babehant, Urbaine tero in quai trensferri
• Ignoraini» esset , desldis probro. ■ Cela provenait du grand honneur où était autrefois l 'agriculture a Rome. Varron, Mb. II.de R. S., ch.l :■ Viri inagtil majores uostri
• non sine causa pra?ponebant Romanoi urlianis. Ut
• rurl enim, qui In villa vivant ignatiores, quam qui in
• agris tersantur in aliquo opère faciundo, sic qni in
■ oppido sederent, quam qui rnra colerent, desldlosio-
■ res pntabantur. • A nui les nobles s'em pressèrent-ils de passer dans les tribus rustiques. Dcnys d'Hnlica ruasse nous apprend qn'App. Claudius passa dans une tribu rustique, qui, de son nom, s'appela pins tard Claudia. C'est ainsi que dans la suite des temps un grand nombre de ces tribus prirent le nom des familles illustres qn'ellea avaient reçues danslenr sein: comme les tribus Papiria, Comélia, JEmilia , Fabia, Horalia, etc. Auguste, qui cependant lirait son origine des deui familles Julia et Octevia, était inscrit dans les tribu* rustiques, Fabia et Scaplia; dans la première comme de la famille Julia, dans la seconde comme de la famille Oclatia : car Suétone {Augutt., il) dit que les Fabia ni el les Scaptienin étaient tributaires d'Auguste. Une autre cause de la prépondérance des tribus rustiques , c'est que leur nombre aiigmenlail h mesure, qu'on étendait le droit de cité A plus de peuples, landis que les tribus urbaines restaient
toujours, comme primitivement, au nombre de quatre En outre celles-ci étaient composée* des citojens lea plu (ils. On voit en effet, dans Tile-Lite (lit. IX. ch- *» que le censeur, Q. Fabius , ramassa tout ce qu'il y ant déplut til dans les autres tribus, pour les jeter dan* ta quatre tribus urbaiues. Les tribus rustiques étant ainsi supérieures aui tribus urbaines, et par la quantité « par (a qualité, elles l'emportaient dan* lea votes. Aussi tenait on a honneur d'en faire partie , tandis qu'on in- Qigeait lea autres comme une punition.
Drakenborch , contrairement à l'opinion établie pu Marc. Donat, dan* une fort longue note, donne, damai ararii farts, une eiplication qui est aussi en opposition complète avec la traduction, et ils dasinrent Unit simplet ronirifciiDb/irs. C'est à peu près l'eiplicatlon de Marc. Douai que Drakenborch réfute par de* argument* ascez fort*. Selon Donat, iiiler œrarios referri, c'est détenir simple contribuable, ou plus ciaclemenl , c'est être réduit as rang de ceux qui ne payaient que l'impôt personnel, par tête , les rapitt cerui , et qui pour celle raison ne pouvaient servir a l'armée. Mais le* chevaliers et le* sénateurs, en raison de leur patrimoine, payaient certainement nn impôt pins fort que le uHbui petwnnd de* cotiUs renti. Si cela est, devenus œrarii, ils seraient donc condamnés a payer un impôt moindre que celui qu'ils payaient auparavant; quelle punition ï En outre le service militaire était une des charges de la république, et les rapils rensi n'en étaient eiempts, que parce qu'obligés de livra au jour le jour, il leur fallait pourvoir am besoin* de la vie par un travail assidu. Comment donc croire que, devenus ararù, les sénateurs et les chevaliers auraient été eiempt* de cette charge! Bien plus, au liv. XXIX, cb. m vu, le censeur H. Litius note tout le peuple romain, * l'exception de la tribu Ma>cia. Voit* donc trentequatre tribus rendues ararii. Alors, suivant l'explication. de Donat, on ne pouvait li rer de soldats pour l'armée que de la seule tribu Mscia ; ses tributaires seuls paient l'impôt eu raison de leur patrimoine, tandis que tous les autres ne paient que le tribut par télé. Ainsi la seule tribu que n'atteint pas la note du censeur esl obligée do supporter toutes les charges de la république; singulière faveur pour l'une cl singulière punition pour las antres! El plus loin les censeurs rendent arorii, deui mille jeunes gens qui u 'avaient pas bit de service militaire depuis quatre ans, .Suimnt Douât, en punition du ce qu'Us n'ont pas fait de service, ils en sont exempts. Donat, à l'appui de son eiplication, cite un passage d Asconius Podianu* ( in Dicta. Cicer., oh, m ) dont Peuctllnde est contestable : • Ceusores cites sic notabant, nt, i qni plebelus esset, in Qeritum tabulas refrrretur et i œrarius lleret , ac per hoc non esset in albo ceoturis «Mue.sed ad hoc esse cttia tantummodo, ut procapite • suo tributi nomine sera penderet. «Il résulte de ce passage que les censeurs notaient les plébéiens en les faisant passer sur la liste des nabitanlsdeCasré, ta Cerilun tabuJas ( voir la note du chap. un. litre XXI, p. 888) el en les rendant ffrOrtii qu'alors ils étaint raye* delà liste de leur centurie, et n'étaient plus citoyens une par l'impôt personnel qu'ils payaient. D'abord on ne voit nulle part que les sénateurs el les chevaliers, devenus orrarii, cessassent de faire partie de leur centurie. Ensuite les plébéiens étaient pour la plupart rapile cesuti et par conséquent f suivant cette explication, ararii. On ne pouvait donc leur infliger comme punition ce qui constituait leur état ordinaire.
/ntrr ajrarioi re/rrri ne peut donc pe* ntoir oe sens;
e*eat plutôt, m contraire, être puni d'une augmentation ée eau. En Tain dira-ton avec Donat que, quand il s'agit condamnation pécuniaire, la somme est toujours î. Cela n'est pas exact pour cette note des ceni. Car Tite-Live ( IV, 24 ) après avoir dit d'un certain AEmilius , qu'il fut condamné à payer huit fois la trieur de son cens, oclnplicato censu œrarium factum ; dfe simplement pins loin ( IX, 54 ), en parlant du même ■aonne , œrarnsm factum. On voit donc que la proposition d'augmentation du cens, le sextuple, le décuple, «primée quelquefois par les auteurs, est omise le plus sacrent, comme nous disons eo français être puni d'une esunde, être mis à l'amende, sans eo exprimer le montant. In rétamé, c'est mal comprendre que de traduire, ils émurent tons de simples contribuables. Cf. la note sur kehap. xuv du livre IV, p. 820, et Niebuhr, 1. 1, p. 525; LU, p. 229 et suiv. de la tr. fr.
Ciaf. XVIII. — Curuliumque equorum prœhendorum.
• Cher aux destines aui magistrats curules. » M. Dubois traduit aussi de cette façon ; ruais ce n'est pas le véritable sas. Fe»tus explique equos curules par equos quadriftlfi. C'étaient en effet les chevaux qui traînaient les quadriges dans les jeux publics. Dans les deux codes Tbéodosien et Justinien , et dans les écrivains de la déessence, equi curules et circenses sont employés indistinctement. Ces chevaux ainsi que les quadriges étaient tarais par le trésor public ou par les adjudicataires des jeox. H parait, d'après un passage unique d'Asconius, que cette adjudication était permise aux sénateurs :
• Antonius redemtas habebat àb asrario vectigales qua- ■ drigas, quam redemtionem senatori babere licet per
• legem. • ( Asconius, ad Cicer. Or. in toga cand. )
Ibid. — Qui hastœ hujus generis. Il parait que les enchères, pour l'adjudication des travaux ou opérations pobtiques , étaient annoncées par une pique plantée en terre, comme chez nous les ventes à l'encan. — Le traducteur dit : ceux qui se chargent de ces sortes de ventes ; c'en un contre-sens; il ne s'agit pas de ventes, mais au contraire d'enchères et de locations faites par l'état.
Imd. — A quœstore perscribehatur. « Le questeur en prenait note dans ses comptes. • Ces mots ont un tout totre sens. Perscribere pecuniam , c'est , comme nous dirions aujourd'hui , tirer nne lettre de change ( scripntn mensœ) ou nu billet à ordre, d'ordinaire sur un banquier {argentarius). Maintenant il faut probablement entendre a quœstore dans le même sens que ces mots d'Horace, Sertn., II, m, 69 : Scribe decem a Nerio ; c'està-dire danda ou solvenda. L'argent des pupilles et des veaves ayant été déposé dans le trésor public, lorsque les tuteurs de ceux-ci faisaient pour eux quelque achat, ik donnaient en paiement des billets souscrits à l'ordre do questeur, comme administrateur du trésor public. C'est dans le même sens que Cicéron dit : altribuere pecuniam, per attributionem soit ère. Quelques-uns cependant donnent ici à attribuere et attributio le sens d'hypothèques, donner un gage de paiement.
Cur. XIX. — Medixtuticus erat. Voyez la note sur le livre XXIII, ch- xxxv, p. 905.
Chip. XX. — Oppida vi capta, Compnlteria. Compulteria avait déjà été reprise par les Romains (XXIII, 59). Depuis il n'a pas été question quelle fût retombée au pouvoir des Carthaginois; soit qu'elle eût été prise, soit qu'elle eut embrassé de nouveau leur parti. Il faut ce-
pendant qu'il en ait été ainsi, puisqu'elle est prise ici par les Romains.
Cbap. XXI — Andranodorus et Insulam. Syracuse était divisée eu quatre parties , qui semblaient autant de villes, l'Ile ( Insula, en grec Nvjao; ou Nâooç, d'où Tite- Live l'appelle Nasus. XXIV, 24) située entre les deux ports, le grand et le petit, appelé Laccius ; la Tycbé, ainsi nommée d'un temple antique, consacrée la Fortune; l'Acbradine ou Acradine, la plus vaste, la mieux fortifiée et la plus ancieune : elle renfermait les plus beaux édifices de Syracuse; baignée parla mer, elle était séparée de la Tycbé au nord par un mnr élevé ; aussi estelle appelée, par Plularque, -h iÇu rcoXtç ; enfin la partie la plus récente , appelée Neapolis, la nouvelle ville. Quelques-uns même en distinguent une cinquième, sous le nom d'Épipola?, lieu escarpé et peu habité. Voyez l'écrit de Gœller, de situ et origine Syracusarum. Leipsic, an 1818.
Cbap. XXII. — Sœpe usurpatœ Dionysii, etc. Ces paroles, devenues proverbiales, sont attribuées à l'historien Philistus , ami de Deuys. Voici comment la chose est racontée par Diodore ( XIV, 8 ). Les Syracusains s'étaient révoltés, et Deuys , accablé de toutes parts, et ne sachant plus quel parti prendre , demanda conseil à ses amis. L'uu d'eux, Philoxèoe, lui conseilla de prendre son meilleur cheval et de gagner au pins vite la province carthaginoise, &îv XaêovTa tov c^urarov ittjtcv si; tw Ttôv Kapxr«5ovia>v tTrucpâreiav à<ptir7rtùaai. C'est alors que Philistus répondit qu'il ne fallait pas monter à cheval pour s'élancer au galop hors de la tyranuie, dont ou ne devait sortir que tiré par les jambes; irpccni>uiv eux iy nrrou ôeovTc; (mieux que ôi'Xgvto; ; à moins qu'on ne veuille lire ÔÉXovT* ) txwr^âv U ttïc rupavvi^c;, dXXà toû ox&goç éXxofisvov ffpcamVrtiv. Plularque ( Dion, ch. XXXV ) reproduit aussi ce mot d'après Timée.
Cbap. XXIII. — Intérim juvenes miliiares. Ceci ne se rapporte pas à tous les jeunes gens, comme la traduction le fait entendre, mais à ces jeunes gens, c'est-à-dire
Hippocrate et Epicyde , dont Tite-Live dit quelques lignes plus haut , duces regios, peritos militiœ.
Cbap. XXV. — Hereditatem regni creverit. Hereditatem cernere, c'est proprement délibérer pour savoir si l'on doit accepter ou non une hérédité. D'où cretio, le délai fixé par le testateur, et dans lequel l'héritier était appelé à accepter l'hérédité.
Cbap. XXVI. — ' Heraclea erat plia Hieronis. Hiéron, fils d'Hiéroclès, descendant de Gélon , ancien tyran de Sicile, fut préteur d'abord, puis roi de Syracuse. Il eut trois enfants : deux filles, Damarate, qui épousa Andranodorus, et Héracléa, épouse de Zoïppc; un fils, Gélon, qui épousa Neréis, fille de Pyrrhus, et mourut avant son père, laissant deux enfants; Hiéronyme, qui succéda à son grand-père, et Harmonia, qui épousa Tbémistus. Mais il n'eut pas deux jeunes filles vierges, comme le dit M. Lemaire, dans une note du chap. iv, où il parait avoir mal compris l'arbre généalogique de la famille d'Hiéron, dressé par Drakenborch. Il les confond avec les deux jeunes filles d'Héradée, épouse de Zoïppe, qui furent tuées en présence de leur mère.
Cbap. XXVII. — Ad Murgantiam. Il y avait aussi une ville de ce nom dans le Samnium. Celle dont il est question ici, aujourd'hui Jaretta, est située sur le bord de la mer, non loiu de Syracuse et au-dessus de l'embouchure du Simœthus. Elle est appelée aussi Morgenlia, MopYsvTio, MopyàvTtov , MopycwTiva , Mop-pva et Ms'pyava. Voy. Scoweigbflraser, ad Polub., 1, 8.
HISTOIRE ROMAINE. - NOTES
Ciir. XXVIIÏ. — MUiique mm tU. A quoi se rapporte ris? aui députés romains donl il est parlé an chap. précédent? c'est bien loin. Pcol-étre faut -il transposer eum (ii, et placer cet mots après placuil.de celte façon :
■ Pacem fleri placuit rum rf *• (Romanis] mlttique legatoa f ad rem conurmaudam. >
Chip. XXIX. — Nom et itti* et M. Iltls se rapporte ici au pins proche; hi. an contraire, «nplui éloigné. Les cirai pie» ne sont pas rares, et sans chercher ailleurs, dans Tile-Liie lui-même : < Melior tDtiorqne est certa
■ pax.qnam sperala Victoria. IfarciDtna.ifiaindeorum
■ maonesl>(XXX, SOI. Et encore,. Etsi Demetrius • minore rtale, quam Perseus , esset , hwtc tamen justa > matrefamilias, Uimn pellice ortum esse .(XXXIX, SS).
Cair. XXXI— l'rrrlores Syrnrusonl, etc. Le traducteur se trompe. Ces mots pralores Syracusani, etc., ne sont pas le salut d'usage. Car alors vl onolet qui Tient ensuite, ne se comprendrait pas trop. Tite Live dit qne la lettre commençait par ces mois ; pratortt Syrarusant; tenait ensuite lesalnl d'usage , après lequel on lisait, etc. Cette remarque parait assez peu importante, mais comme plusieurs éditions portent salnttm après Marcello, elle peut n'être pas sans valeur. Enfin, si quelque doute restait , il serait dissipé par ce passa ire tout A fait semblable de Platon, Epislot,, III înpôeyip Ji rcoivra tsîti f,i 7Htp«nmiasu,i<fl tt.h ifxhi ijauna in èmoTcXio rfiÉ im çpaîouoa, Aïonruox haataxi- ts vepipa tti tOÛwij stitàiv, otii'a to [aitx toùto i'tti irpo'rspoï, S, etc.
IaiD. — Rectt mm atque ordint ftrisse. C'était la formule soteauelle dont se sériaient le sénat et le peuple romain pour approuver les actes des citoyens, et surtout des magistrats. Quelquefois on y ajoutait ces mots, et i npublica.
Cnie. XXXII. — Pralorumqut ouirm. 11 faut
remarquer ce génitif avec omnrj. C'est ainsi que 111 Drakenborâh aveo GronoTe. M. Lemaire lit pratortiqve, selon la leçon vulgaire. On trouve bien le génitif avec mufti, pauci; mais du génitif avec omnei on trouve rarement des exemples. Tite-Live ( Ht. XXXI, cb. ht } - JWnrrdonu.ni fm omniiiiu cl qutbusdam .-InoVionim ; cependant on peut suspecter cet eiemple, la leçon ne s'aupnyaiii que sur un seul manuscrit. Ici plusieurs manuscrits donnent prwlommque.
Cur. XXXIV. — Ex céleris naelfriu. • Du haut des antres vaiaseaui. ■ Je ne sais ai c'est bien le sens. 11 ne s'agit pas ici d'autres vaisseaux, mais des mêmes quinquérèmet, dont les unes étaient remplies de soldats de traits , et les autres étaient réunies par couples pour porter les machines ( Polybe, VIII, 6). Si rot h , au lieu de cettris , propose tx ils, ou ex texaginla kii, d'après Polybe. liais celte enrredion n'est pas nécessaire. Céleris répond a olior qui vieul ensuite. Sans doute céleri est ordinai renient te dernier terme d'une énumération ; mais il n'est pas sans exemple qu'il soit placé avant les autres ternies, surtout quand il exprime le plus grand nombre comme Ici ; taudis qne le reste était occupé.... etc., les
i. Il e
deceteris; mais il est évident que ces deux termes sont correspondants. Car sans cela, après rtlerit, il ne resterait plus rien , et on ne pourrait pas dire ajiœ noces. Polybe d'ail leurs, auquel Tite-Live emprunte lous ces détails, dil positivement que c'étaient des quinquérèmes. Ceci semble, il est vrai, formellement contredit par ces mots: jimcta aliar bina ad tpiinqueremts. qui distinguent ces vaisseaux des quinuuertmes, comme dans la traduction;
• aux quinquérèmes étaient attachés, deux par deux, d'antres vaisseaux , • ce qui ne se comprend pas. Mais ht teile est certainement fautif, et 11 n'est pas douteni ojaVI De faille lire, avec Jnsle-Lipse , d'après Polybe et Pss> larque, ad orlo quinq uerraus, dans le sens de utqut ad orto ; des quinquérèmes réunies deui a deux jusqu'à* nombre de buit, Poljhe, VIII, S j lise ii testas*, «sa* mmi^sot TTaosùiXii|j.u.ivai; Tcùe tosodùc, etc. Plutarqm ( Man»ll. ch. XIV ) : Tnip il (irtcfXcu CiO-ftum; nin fan. •taie i/Aiila( suvo'sosu.itiov u.irx«y*ï Spai, etc.
Cl». XXXIV. — relues inhabile ad remit tendit* tas- periris «se. Les véliles portaient sept javelots, appelé* telitam, et en grec f p=ofCL ; d'où ceux qui en étaient anséa étaient appelés - [ piwcpc , a. ( . X oi. Selon Polybe ( VI, 13 ) ce» jaTelots avaient une hampe de deui coudées , épaisse d'un doigt ; et une pointe longue d'nne palme , et ai fine et si aigué, qu'an premier choc elle se courbsil et ne pouvait plus alors servir aux ennemis : non xxT'shsTrnrt sbWsk àni tt; irpùm; iuÊrtfî mpirnaftai, xai [iii ivrantai rtùç TioXjuio'j; àvrL€xU.u«,
Jnste-Lipse, de Miïit. rosi-, m. I, fait remarquer que ai ce javelot était si ÛVsible , qu'il ne pensait plus être lancé de nouveau , comme ledit positivement Potybe, Il devenait dès lors inutile, aussi bien uni habile* qu'aux inhabiles; et le mot imperills, dans la phrase de Tito- Live , ne se comprend pas. Il propose doue impetWI* , au lieu deimperilis. dans ce sens qu'il fallait do temps et dès précautions pour redresser ce javelot; et qu'on ne i pouvait le faire lorsqu'on était embarrassé dans le combat, impedi tus. Cela est tres-acceptable. Mais ju crofi qu'il 1 vaudrait encore mieux lire, atecScbel. ad Polyb., cb. xiv : imprlilis ou petilis, dans ce sens qne cens qui ru étaient atteints ne pouvaient les renvoyer. De cède façon on concilierait Ires-bien Polybe et Tite-Live.
Ibid. — Ytlvt navet agerrntur. An lira de celui mon*, peut-être faut-il lire celui nacis, selon I* conjecture ingénieuse de Jnste-Lipse. Les buit quinquéreme* réunie* marchaient comme un seul vaisseau. On trouve dans un manuscrit eeiulunarei,- d'où Crêvier tire relut uxa tistris.
Isio. — In toi tolttnom. Festus : • ToUtno dicttur
• machinas genus, qno trabltur aqna in «Itérant parte m
• pnegraiaote pondère. ■ Végèce , IV, 21 : • ToUesto dt-
• cilur quoliea una trabs lu terram pnealte deflgftnr, cal
■ in summo Tcrlicf alia transversa trabs longior dimensa s medielatecopnectitur, eolïbnmento, ut si anum capot
• depresseris . aliud erigatur. • Voyn Polybe | VIII, 8) et Ptutarque ( Marcellus, cb. XV et aoii.) Cf. J.-Lipsc, Po- Horc., Ht. I. G.
Cuir. XXXV. — Heratltam quam Tarant Minoaw.
Ville ittariltroe, peu éloigoéedAgrigeu te. Elle fut, dlt-oe, bétie par Hinos , quand il était a la poursuite de Dédale |Diodore,IV,T9elXVl,l9i.
Chip. XXX VII . - Ai m, ri ad sifri lattsm, etc.
Celle syntaxe est asses fréquente dans Tite Live ; 1, 41 : > SI tua re subita concilia torpent, at tu mea sequere. ■ III. 31 : • Si plebeia; leges displicerent, at illl coiduiu-
■ niler legum lalores siueredt creari. ■ Q. Cuil., 111, 8:
■ Si cousiliumdamnaret.olilla divideret saltem copias.* Piaule | Copf., lit, »,») ;
Si ego hic oeribo . i Virgile | ^n., I, 542):
itdbiit, non redit;
Giir. XXXV H. — Consensu in posUrum dieux concio «AdfBT. Edicilur manque dans les meilleurs manuscrits. Il bot peut-être lire, avecGronove : Consensa in postent Hem concio. Consensa, comme lib. I, cb. uzii : Prifi ermt consensum.
Oup. XXXVIII. — Ceres mater ac Proserpina. Henna âait consacrée è Cérès et à Proserpine , parce que ce fut tant ses environs que Pluton enleva Proserpine. Voy. ca. ixirx. Cieéron ( Verr., iv, 48) : « Vos etiam atque etiam • implore atque appello, sanctissimae de», quae illos Henlacns lucosquecolitis. • V, 72 : « DU , qui urbem, taeoeque colilis. »
Cbap. XXXIX. — Hœc in Sicilia, etc. Crémier soupçoane Tite-Live d'avoir confondu deui années en une sale. D'abord l'année suivante , sous le second consulat è$TQ>. Semproniuset de Q. Fabius, Tite-Live ne rapporte aucun fait arrivé en Sicile ; il parle seulement des prières adressées par les soldats de Cannes à Marcellus , s! des lettres de celui-ci au sénat. Ensuite , d'après Polybe, lib. VIII, Marcellus passa huit mois à assiéger Syriens* avec Appius Claudius, avant de marcher contre (k villes de Sicile qui appelaient les Carthaginois. Mais après ces huit mois le consulat de Marcellus devait se trouver bien près de sa fin. On peut donc reporter ses eipéditions contre les Siciliens , contre Himilcon et Hippoerate, à Tannée du deuxième consulat de Tib. Semprooins et de Q. Fabius.
Cas*. XL. — Apolloniam tentasse. Apollonia , aujourd'hui PoUonia , ville maritime de l'IUyrie macédonienne, voisine d'Oricus et du fleuve Aous qui se jette dans l'Adriatique. Elle était florissante par le commerce et les lettres.
Cbap. XLI. — Ad Castrum Album. Toutes les éditions portent Castrant Altum, tons les manuscrits s'accordant sur ce mot. Castrum Album est nnc bonne correction proposée par Drakenborch dans ses notes, et qui est confinée parDiodore ( Fxlog. du liv. XXV ), quiditqu'Hasaitcar périt près d'une ville qu'il avait fondée, et qui, à cause de sa situation, s'appelait Àxpa Atuxr,.
Csup. XLII. — Ad Mnndam. Ville de la Rétique è quelque distance de la ville moderne de ce nom. Elle est célèbre par le combat acharné dans lequel César vainquit les Aïs de Pompée. 11 y avait aussi une autre Munda dans laCdtibérie.
Ishd. — Octatum jam annum. Si l'on place, avec Tite- Live ( XXI, 15), la prise de Sagonte è la première année de cette guerre, nous sommes non pas à la huitième année, mais à la cinquième , et à la si lième suivant le calcul plus exact dePolybe qui place la prise de Sagonte un an avant cette guerre. Voyez la note du ch. xv du livre XXI, p. 882.
Cbap. XLIV. — Prœter undecim fasces. Il résulte de ce passage, ce qu'on sait d'ailleurs, que les licteurs précédaient le magistrat, non pas en troupe, mais un a un et à la file. C'est ainsi qu'ils sont représentés sur les médailles.
Animodtcrtere était le terme dont se servaient les licteurs pour annoncer le consul : Animadrertite ! [ Voyex Pline, Paneg., LXI.) — Le trait rapporté par Tite-Live est raconté aussi par Plutarque (Fab., ch. xnv); Valère- Maiime, II, 2; Aulu-Gelle, II, 2.
Cair. XLV. — Dasius Altinius. èx-jevo; tiç.... tgu AwuMwc. vopcCrftuvdç, Appien, Annib., XXXI. Selon cet
auteur, il se rendit à Rome, d'où il fut chassé et erra dans l'Apulie, redoutant tout le monde, Carthaginois et Romains.
Cbap. XLV. — Ad Faleriorum Pyrrhive proditorem. Voyex V, 27 et Epi t. lib. XIII; Aulu-Gelle, III, 8 et Valère-Maxime, VI, 5.
Chip. XL VII. — Eam portant scalis prins transgressos, ad murum pergere. Le texte est évidemment altéré. En franchissant la porte ils franchissaient aussi le mur, et ils n'avaient pas besoin de se diriger vers le mur, pergere ad murum. Crévier, d'après cette leçon d'un manuscrit, transgressos amurum perire, corrige: eam portam, scalis prius transgressos murum, aperire. La seule objection à faire, c'est que les portes étant ouvertes il devient inutile d'en briser les verroux , ri claustra refringère. Alex. Roellius , en transposant seulement ad, arrive à une correction plus nette : Ad eam portam scalis prius transgressos murum, pergere.
Chip. XLVIU. — Syphax erat rex Numidarum.... ad Galam, in parte altéra Numidiœ [Massyli ea gens vocatur). Syphax n'était pas roi de tous les Numides , mais seulement des Numides Massaesyliens , comme Gala et Massinissa Tétaient des Numides Massyliens. Syphax commanda cependant quelque temps aux Massyliens, après avoir chassé Massinissa de son royaume.
On comprenait sous le nom général de Numides diverses peuplades africaines : les Massyliens, Massaesyliens , Maures et autres. Les Massaesyliens habitaient dans la Mauritanie Césarienne, depuis Metagonium jusqu'au cap Tritum, ou depuis le fleuve Mulucha ou Molochath { aujourd'hui Mulvia), jusqu'au fleuve Ampsaga, à peu près l'Algérie. C'est là que régnèrent Syphax , Juba , Rocchus. Les Massyliens habitaient la Mauritanie Tingitane, ou Gaditane, ou Mauritanie proprement dite, depuis le fleuve Ampsaga jusqu'à la Zeugitana, ou depuis les frontières du royaume de Maroc jusqu'au détroit de Cadix. C'est là que régnèrent Gala , Massinissa , Jugurtha , Rogud, etc. Les deux Mauritanies faisaient partie de la Numidie; mais la Mauritanie Tingitane était appelée aussi Numidie nouvelle, ou proprement dite. Voy. Cellarius, Geogr. Antiq., IV, 5.
Cbap. XLIX.—Septem et decemnatos. Massinissa avait certainement plus de dii-sept ans. D'après tous les témoignages des auteurs, il mourut nonagénaire. Selon Valère-Maxime, il mourut l'an de Rome 605, lorsque Manilius était proconsul en Afrique; ce qui porte à peu près l'époque de sa naissance à l'année 515. Nous sommes s l'année 540; il avait donc vingt-sept ans ou au moins vingt-cinq.