‹ Commentaire sur Tite-Live: Complément de l'édition du Tite-Live de la Collection des auteursChapitre 54 sur 159 · LIVRE XXXVII · texte numérisé non relu

LIVRE XXXVII

le ch. i, sur l'ambassade, evt tiré de Polybe, XXI. f . Cf. Diodore.Excerpi.. p. 620, Westeliug. Le ch. vi H sulv. doit être comparé avec Polybe ( XXI, 2, et suit. ); mais TiteLive y a joint quelques détails puisés ailleurs. Chip- h et ni il continue t mettre Polybe à contribution, comme le démontrent le* fragment* de* cb. i v et tniv ( cf. fragm., in Spirileg., p. 4 ). Compare! le ch. un avec le ch. vi de Polybe , le ch. xi avec le eb. tu , le ch. uni avec le ch. vm du mémeauteur, Lecb.uv est traduit de Polybe , ch. il. Du cb. iiiiv au ch. mit tout est de Polybe (ch. x et suiv.). Au ch. iiiiv, alii principio btili, etc., on retrouve une pensée de Polybe. (Cf. Wesseliog, *ur Diodore de Sicile, p. 620, Exterpt. ) Le ch. il* est tiré de Polibe, ainsi que le ch. un du livre XXI le démontre, seulement Tile-LIve a fait quelque* additions au discours de P. Scipion. Tout le ch. ilviii ett tiré de Vaieu.ua Antiai. Le uu de Polybe ( cf. Diodore, p. i)2l 1. Le* ch. ui et suif, tout presque en entier traduittde Polybe (XXII. I cttuiv. 1, de mémeqoe leditcourt d'Eumèiie (cb. lu) et celui des Rbodien* icb. Lit), dans lequel toutefois on remarque quelque) additions de la main de Tlle-Live. Ce que l'on ue trouve nulle part que dans Tile-Live, cb. li, à la fin, et ivim commencement, savoir les noms des dépnlés,elc., parait «voir été omis dans les Ezcerplo.de Polybe. An th. tv.tet suit, ou pent juger que tout est puisé dans les autre* auteur*, par cela seul que Polybe, cb. m, passe immédiatement au récit d'autre* faits, ayaut d'ailleurs l'habitude d'omettre les détail» de cette nature. Enfin, au cb. li, Tile- LIve t'est encore servi de Valériu* Aulias.

Chip. 1. — Brecem Inducierum dirm. La durée de cette trêve n'est pas mentionnée plus haut. Il cet dit seulement (XXXVI, 35 j que les Étui ie us obtinrent une trêve a>*e* longue pour quo les amlatsadeur* eussent le lampe de rapporter une nouvelle de Konve.

Ibid. — finie condition». Cf. Polybe, XXI, i.

Ibid.— Mille tnfenfum. Mille talent* valaient 4,140,000'.

ItlD. — Quorum rerurn in se urditrium senalui permitterenl. Le* malbeureui Etolieni avaient appris déjà, à leurs dépens, quel danger il y avait I traiter avec le sénat sans préciser soigneusement tonte la valeur de* termes employés. Le eh. txviu du litre précédent noua oITre un curieux ci em pie du peu de franchise et de loyauté que mirent les sénateurs dans leur rapport* avec un peuple qu'ils écrasèrent impitoyablement, âpre» t'en être longtemps servis, comme d'un intimaient utile, pour doit». — Lrgatum ilurum. Zûji&u)lcv dans Appien.

Ibid. — il<rr tôt. tnagno aiienm audilo, lustut'it ternmra. Celle déférence universelle, cet ascendant conquis par un seul homme , étaient bien opposes h l'ettenre d'un gouvernement républicain. Eu vain Culoo et le»

HISTOinE ROMAINE. - NOTES.

trbnra du peuple latlèrent vivement pour foire rede*- «»dre Sripion i la ronditini- de citoyen soutenu par l'aristocratie . re présent. ml .1 Homo des mœurs et de* idée* de la Grèce, le vainqueur île /.nui jouit pendant loagtanp* du 11 pouvoir presque semblable à celai da Peride* A Athènes, et sut mémo le transmettre a ta famille.

Ca«. 1. jripioni Graciant... ttMIUWt, Cette

■unère dedislribu.r les Jonctions élait dite ej-trnordi- «™. trlra sorlen, ou shte sorte, sine romparatlone. Les nnuplfi n'en uni pal très- fréquents dans Ici temps auleri-ur» a celle époque. C'est ainsi ceiwrndan que l'Etrurie fut a Fabius [X, 21), la Sicile i P. Scipiou,

llXVlII 3X.

Casr. II. — Quo virUn Utlo mulrtaueral BoUtt. Cet moins* rapportent A P. Cornélius et non à Minuciui. Vs;. XXXVI, 39. Aussi dea commenta te un ont-ils cru qait fallait lire Me ctrtot.

uud. Leçon plus conforme à la plupart

<in manuscrits que celle d'un grand nombre d'edilioui,

luD. Lrbanar ItB'OJitS qua priori anno cùntcriptaj

mal. Vojex XXXV, 20 j XXXVI, 1 et ST.

ira. — Bina dératisa. Voy. XXXVI, %.

Cur. lit. — Fastigitim. Les toils de* templea seulement portaient un fustigium les autres édifices étaient (ouvert* m terrasses. Voy XL, 2.

In». QHibusalii derrmririex librisut fitrtt, edi- ■nai. Celle phrase lient peut-être son allure embarrassée d'une erreur de-c-ipiste.

lalD. — Potrimi om«ej malrim.iijiir. D'après Festosrot) nommait ainsi les cnlants dunl les parents étalent marié* fr rûnfiirrtaUonim , Ce rite était regardé comme le plus solennel. Le grand pontife ou le préur Je Jupiter le Célébrait eu présente 41 u moins de dix témoins, en proooo- ',-."! une certaine formule et eu eoùtant d'an gâteau appelé ponii/wreiis. Voy. Dents d'Halic, [,25; Pline, XVU1.2:SerTius,<id f'irg. Gtôrg.,1,5 Ain., IV 104. Les enfants issu» de ces mariais rlnieut employés dans la cérémonie» religieuses. Ou choisissait parmi eui le «saline de Jupiter et lea vestale». Cic, fketp. har., II; Tac. Hitl., IV, 55 ; Atm., IV, Ifi ; Aulu-Gelle , 1, 12.

lus. — Ad id sa rri/îcium. H n'y stuit pas de supplication» un* sacrî'tccs. Voici comment Polybe déduit nue supplication S;,;i,iCii« -natir^ù **i tbm «M fact; j apirrapw -riv iùt-j/^iiituiv. Ejrrrpl. Irgat., u* 16.

lato. In Lu utn m im. Ce cachot, baii par T. Hoslilius el riche en icrribl s convenir) , se mit encore au- JMtrd'bili au-dessousde l'église de .S. l'ietro-iu-Caiccre. laiD. Ptatema-ofl atopatrœ, regilus A\qypU. Cléopltre «tait lille d'Aniiorhtis qui par cette alliance, avait cru gagner a an cause Pluiéniée Épipbaue. Il pont donc paraîtra étrange que celle princesse s'associe a de* féticilalious sur la détaite de ion père. Mais on sait du reste qu'en Egjple le uoin de la reine élait regardé comme in- •éparable de celui du roi et que tous deui paraissaient conjointement sur le* monuments et dans les actes publics. Le root rex comme le mot dcti* ot des deui genre*. Tile-Lire appelle aussi rroe» Tarquiti l'Ancien et sa femmeTanaquil,!, 59.

laio. — Iiidis ap'i»innrihii» unie dirm gulntum Un* otiinlt/ei, etc. TiteLive, dam un autre passaae t XXVII, 23| fait tomber cesjeui sur lelrolsième jour «Tant les nonet de juillet, et ici »ur le cinquième avant les ides. Hait cette contradiction n'est qu'apparente, puisqu'ils doraient huit

Sur l'éclipsé dont il est question, voy. Dodwell. de Cjfrfia, din.lVouXVI, etlsm Bulliald, dissertation iutérée»toBuiledesœufresdeTiU-Life,cd.deDrakenborch De* asironomesont trouvé ici une difficulté |iar rapport* la chronologie ; mais une erreur de quelque* |0iirs est trou peu jmpu riante pour mériter ici uni longue dissertation.

laio. — Laminai oppiignart. No re historien a di ailleurs que celle ville avait déjà elereudocsiiï Romain*. Cependant comme Crévier le remarque avec raison, la tille l'était peut-être révoltée et Tlle-Live a oublié de le marquer. Couip. XXXIX, 23.

Cas». V. - Prefortum dimitlerét. Voy. XXI, 5 1 .

1*10. — -Impliusam. Cette ville était en Locrida, près de Naupacie. Elle soutint plusieurs sièges (Paoaan., X; Diodore XVI1I, 58), et re* la long temps indépendante el élolienne. Pline la nomme itn ni nui» IV S Elle élit élniguce de lu cùle de quatre i cinq lieues. (Strabon , IX, p. 635; Spon, II. p. 50. C'e*l aujourd'hui Saioat.

Cair VI. lu jiiiion Mo'iurum. €e< munis désignent

dullTreXXXlV. Voy au même cli.la uole sur Jly pâte.

1»id. - Sex mïU-a fgrm passant». Polybe XXI, 2 ■donne une distance dr soiiante stades. Or sis mille pas ne valent que cinqoanle stades. D'après cela on pourrait eroiieqii'il laut lire plulùt M;>lfin mi/lia.

Cas». VIL— lixtra A à um eorpora fitri . etc. Pour le récit de toutes ce* négociations el des événements qui suivirent, .,';;.■ .i, Polyde, XXI, 2-5, etc.

lain. — Ftllani penenit. Cette ville, une des plus anciennes de la Macédoine, fut longtemps peu considérable, elles orateurs alhénlios se rirent souvent de sa raédio diocrité; x«p:n nii;'.ï xxi [l'.xpiv, dit DPuiostbène dr Corona). Lihanius ( l'iluper. f'fiii., p. 01 s'eipHnie sur son compte d'une manière encore fkhsj méprisante Tî çauXoTSptv rr,;n!XXr,;; niait Philippe <t ses iliccesseui s ragraodireot beaucoup. Voy Tite-Live, XLlV JO.Soos la domination romaine elle déchut rapidement, malgré la colonie qui y hit envoyée. Pline, IV, 10; Setliui, Geiigr. il uni., p. S. Le* Grecs la nomment aujourd'hui Palalisia I : Aie Klissa.

IalD. — /ttda non ptr Maredoniam modo ted riions Tkraciam, etc. Vahrc-Maiime rapporte ans*) (V, 51 qu'en l'hiace Philippe pourvoi a ce <|uu le* barbares ne troublassent pas la ma relie des Romains.

Clir. VIII. — fi avait m ad Coryrua* puonom. Voyei XXXVI, aôeliuir.

Ibid. — In !.!■■■■ ..,-..,■.■. La Gallo-Grèce ou Galatie élait formée de 11 partie orieoiale de l'ancieaoe Phrjgifi, de . : 1 ..■:-.,■■ ■ du nord de la Grande l'brygie. Les '.,:■■ 1 :.-, ,■■ hordes de race celtique, origlnairea des contrées entre le Danube et les Alpes étaient les restes de ces Gaulois qui saccadèrent la Grèce. lia étalent établit en Asie depuis environ du siècle. Apre* y avoir pendant longtemps répandu la terreur Ot s'être

enrichit par leurs déprédations , ils renoncèrent enfin à leur vie nomade, et servirent, comme mercenaires, les différents princes d'Asie, et surtout les opulents rois de Syrie. Voy.XXXVUI, 16.

Chip. \lll.—Nondumex*oletastirpe gentil. Le déclin de leur énergie et de leur valeur natives date de leur soumission par les Romains. Dès lors ils devinrent, en peu de générations , semblables pour la mollesse et la lâcheté aui autres peuples de l'Asie.

Ibid. — Winc a Pergamo Eumenes, hinc a Phocœa Erythrisque Uomani. Pergame, célèbre par la bibliothèque de deui cent mille volumes qu'y réunit Attale, fut trèsflorissante et très-riche en objets d'arts. Elle s'élevait sur une montage de forme conique, au pied de laquelle coulait le Calque. Sur sou emplacement s'élève aujourd'hui la petite ville de Pergamo. Avant la guerre d'Antiochus, le royaume de Pergame ne se composait que d'une partie de la Mysie.PourPhocéeet Erythrée, voy. XXXVI, 43 45.

Ibid. — Sicui ante dictum est, ad Canas. Voyez XXXVI. 45.

Ibid. — Thyatira. L'importance de cette Tille, aujourd'hui appelée Akhissar, est démontrée tant par ses ruines encore considérables , que par la voie romaine tracée de Pergame i Sardes, par Thyatire. Voy. Strabon, XIII, p. 929; Pline, V, 29; Etienne de Byxance.

Chap. IX. — In portum quem vocant Achœorum. Ce port était situé à l'embouchure du Si mois, et devait son nom au débarquement des Grecs ( Âx«tûv ) avant le siège de Troie. Voy. Strab., XIII, p. 593; Pline, IV, 12-26 et V, 50 ou 55.

Ibid. — 7/ium attendit. Voy. liv. XXXV, cb. xliii. Il s'agit ici de la ville nommée Ilium recens, aujourd'hui Hissardgik, que les Romains considéraient comme ayant kuccédé à l'ancienne Troie, mais qui était réellement située plus près du rivage.

Ibid. — Ab Elœunte. Cette ville était presque a l 'extrémité de la Chcrsonèse de Thrace. Il n'en reste que des fragments épars et des débris informes.

Ibid. — Dardano. Ville de la Phrygie mineure, aujourd'hui Dardant Uo.

Ibid. — Rhœteo. M. de Cboiseul-Gouffier ( Voy. de Grèce, 2' vol., p. 444) croit avoir retrouvé l'emplacement fie Rhœlcum sur une petile colline près de l'He))e>pont, à 1 endt oit où se trouve le village d'it-Guelmes-Kelie.

Ibid. — Contra Abydum... ad Sestum. D'après Appien, Antiochus, avant l'ouverture de la campagne, avait fortifié ces deui places.

Ibid. — Famulos Deœ, Cicéron les désigne par le même nom : Prœter Idœœ matris famulos {de ht g. II, 9 ) Ovide, (Fast., IV, 185) les appelle Cybeles comités. Voy. Festus au mot GalU.

Cbip. X. — Panormum Samia terra» Les Sauriens possédaient une partie de la* côte, depuis M y cale jusqu'à Epbète, appelée de là Samia terra, ou simplement Samia. La ville maritime de Pa norme est aujourd'hui Macri. Voy. Strabon, XIV, p. 639.

Ibid. — Auctoratum. On appelait proprement auctorati, les hommes libres qui faisaient le métier de gladiateurs pour un salaire. Horace , Sot , II, 7-5.

Ibid. — Halicarnassum. Cette ville, située sur la côte septentrionale et vers l'entrée du golfe Céramique, était

une des plus belles de la Carie. Il n'en existe plus que la citadelle et quelques ruines appelées Bounoun (château).

Chap. X. — Pariem Samum. Crévier observe qu'il y a ici une légère contradiction , puisque l'auteur s'attache à faire sentir la sécurité et non la prévoyance de Pausistrate. Il soupçonne qu'il manque un membre de phrase « et propose de combler cette lacune par des roots tels que ceux-ci : Ipse Panormi substitit ut paralus esset.

Cbip. XL — Quum Samum... venisset. 11 s'agit sans doute du territoire de Samos, sur la côte d'Ephèse, puisque le soldat est conduit i Panorme, ville de ce territoire.

Ibid. — Magnesiam ad Sipylum. Cette ville était trop éloignée d'Ephèse et de la mer pour que Polyxéuidas y envoyât ses rameurs. Crévier croit que les mots ad Sipylum se sont a tort glissés dans le texte et qu'il faut entendre Magnésie sur le Méandre, ville voisine de Smyrne, d'après Strabon et Pline (V, 29). Observes encore que Tile-Live l'a nommée deux fois quelques lignes plus haut, puis un peu plus loin, sans ajouter i son nom aucune désignation.

Ibid. — Pygela, portum tenuit. Cette ville d'Ionie, appelée aussi Phygela, fut fondée, selon Pomponius Mêla, par des Grecs fugitifs; selon Strabon, par des compagnons d'Agamemooo que les fatigues de la navigation avaient estropiés {morbo tûv iwpv laborantes). Elle se nomme actuellement Fidena. Voy. Pomp. Mêla, I, 17; Strabon, XIV, p. 659; Harpocration et Etienne de Bysance au mot DtyXft; Pline, V, 29 ou 51.

Ibid. — Trullxs ferreis. *tc. Appien (Sur. ch. xxiv) rapporte que les Rhodiens usaient souvent de ces vases de fer dont l'invention était due i Pausistrale et à l'aide desquels ils répandaient la flamme sur les vaisseaux ennemis. Cf. Polybe» XXI, 5; Trulla, diminutif de trua, racine truare, agiter, est l'étymoiogie de noire mot truelle. Voy. Vitruve, liv. VIL

Ibid. — Cyme • aujourd'hui détruite, était une ville éolienne sur le comment, au sud du golfe du même nom. Elle comptait parmi les plus belles et les plus considérables.

Chap. XII. — Elaam. Cette ville que Strabon range parmi les villes éoliennes avait sous les rois de Pergame un port où hivernaient leurs vaisseaux. Son nom moderne est Ialéa.

Ibid. — Samum. Il ne reste plus de traces de l'ancienne splendeur de cette ville située sur les cotes S. E. de l'Ile, et autrefois si riche et si considérable; die n'offre plus au voyageur aucuns débris précieux ; à peine peut-on deviner l'emplacement de sou célèbre temple de Junon.

Ibid. — Prœfecto omnium Eudamo. Cf. Polybe, XXI, 5 ; d'après les ch. xxm et xxiv de ce livre , Eudamus avait sous §es ordres Pampbilidas dont il est question au ch. xxu, et que Polybe iloc. cit.) désigne comme successeur de Pausistrate. La forme de ce nom est dorienne pour E6£i)f&o;.

Ibid. — In Erythraam, sous-ent. terram. Voy. XXXVI, 45 ; « portum Erythrœœ terra pratervecti , etc. •

Ibid. — Corycum Teiorum promontorium. Coryce était à l'ouest de Téos , port sur la côte méridionale de la presqu'île de Claxomèoe.

Ibid. — Aquilone in Sei>tentrionem verso. L'aquiloo est le nord-est ; le septentrion . le plctu nord.

HISTOIRE ROMAINE. - NOTES

Ciaf. XHI. — Myonnesttm, Promontoire dont il tera question plm bat, ch. xxvn.

Ibid. — Ad Macrin. Icaria . une des Cyclades, était nui nommée à caote de la forme ( de^oxpoç, long ). Ce nom loi était commun avec plusieurs autres Iles.

Ira». — /Etkaliam. Etienne de Byiance et Eustatbe la comptent parmi les Cycladei , Pomponins Mêla et d'autres parmi les Sporades.

tan. — Andronicus Macedo. Appien {Syr. ch. xxv) désigne Nicander au Heu d'Andronicus.

Cbap. XTV. — jEgeo mari trajecit Chium. On a suivi id l'observation fort juste de Crévier qui a suppléé ce dernier mot «tandis que les éditions ordinaires portent Maternent sEgeo mari trajecit. L'adverbe eodem prouve évidemment l'omission d'un nom de lieu. Nous en avons oqa trouvé une du même genre au ch. xv du livre XXXVI : <<mi*nirent ; et ipse eo , etc.

Cbap. XV. — Patara, caput gentis. Cette capitale de b Lycie était anciennement une ville importante et coniiderable. Elle possédait un célèbre oracle d'Apollon qui rendait sea réponses pendant l'hiver. Voy. Serv. ad Virg. £%. IV, 145, son nom actuel est Paiera.

Cbap. XVI. — MUetus. Cette célèbre colonie Ionienne sur la côte méridionale du golfe Latmique se nomme aujourd'hui Milassa.

Iain. — Myndus. Sur la cote de Carie» aujourd'hui Meudès.

lato. — Cuidnus. Au fond de la péninsule de Doride. On y célébrait des fêtes magnifiques en l'honneur de Vénus , d'Apollon et de Neptune. C'est aujourd'hui Porto-Genovese.

Iaio. — Cous» Aujourd'hui Lango.

lui». - Phœniatnla. Ne confondez pas ce port de Lyeie avec celui dout il est fait mention à la fin du livre XXXVI. Strabon ne parle que d'une montagne nommée Olympe ou Pbénicus, voisine d'Olympe, ville de Lycie ( liv. XIV, p. 666). G ronove propose de lire iPhellum, tille et port voisins de Patare d'après Scylax et Strabon.

lato. — Jtsœos. Le chef lieu de ces auxiliaires se Bomme Laiasso en Caramanie.

Ism. — In Telmissicum... sinum. Ce golfe, aujourd'hui golfe de Macri , devait son nom a la ville de Telarisjns dont les ruines subsistent encore. — Il s'appelait sossi G lait eus sinus. V. Strabon, livre XIV, p. 665. Pline V,27. Lucain, Phars. VIII, 248.

Cbap. XVII.— In Bargylictico sinu. Ce golfe tirait son nom de Bargylies, ville de Carie.

Ibid. — Jassum. Colonie milésienne sur les frontières de la Carie, aujourd'hui Assem-Kalesi. Voy. Thncyd., Vill. 28; Polyb., XVI, 12, 24 ; Strabon, liv. XIV, p. 654 ei 658; Pline, V,29.

Ibid. — Cognatam. Rhodes et Jassus étaient unies par les liens du sang en tant que toutes deux étaient originaires de l'Attiqne.

Ibid. — Loryma. Aujourd'hui Maxi.

Cbap. XVIt I. — Apamea. A pâmée dans la Sélencide était une des villes les plus fortes et les plus importantes de la Syrie. Elle était située dans une péninsule formée par on lac et par le fleuve Oronte , au milieu d'une contrée si fertile que les Séleucidea y nourrissaient cinq cents élé-

phants et la pins grande partie de leur armée. Voy. Strab. . XVI, p. 1087. Elle ae nomme actuellement Aphamiat ou Famiéh.

Chip. XVIII. — Sardibus. Les ruines de cette ville célèbre sont encore fort étendues et ont conservé le nom de Sart.

Ibid. — Cnir i amnis. Le Calque prend sa source en Mysie au pied du mont Temnos et se jette dan» la mer Egée près du golfe de Guérestio. Voy. Strab. , XIII, p. 914 et 916; Pline, V, 50. Il se nomme aujourd'hui Castri ou Girmasti.

Cbap. XIX. — Adramytttum. Adramytte était sur les confins de la Mysie et de la Troade, au fond du golfe de ce nom ; sur son emplacement est le bourg d'Adramiti ou Edremiti.

Ibid. — Thebes campum, carminé Homeri rwbilitatœ. D'autres éditions portent nobilitatum- Mais Drakenborch et J.-Fr. Gronove ont observé, d'après les passages d'Homère auxquels ces mots font allusion , que nobilitatœ est plus exact. Voy. Hom., //., 1 , 566. H t/mn. à ApolL, 228 ; Strab. XIII, p. 612.

Cbap. XX. — Elœamex Achaia. Comp. Polyb., XXI, 7; Appien. Syr„ p. 261.

Ibid. — Infrenatos... eqvos. Virgile a aussi employé infrenare pour frenare : infrenant alii cttrrus. A&u. XII,

Cbap. XXI. — Perœam... Cotton et Cory tenus et Aphrodisias et Crene. — - Ces noms sont peu connus ou altérés. Cependant on a cru retrouver Pérée dans la Mysie sur les frontières de l'Éolide ; au lieu de Cotton ou propose de lire Colyaeon dans la Pbrygie Majeure ; le nom d'Apbrodisie était porté pnr deux villes , l'une en Carie, aujourd'hui Santa-Croce, l'autre en Cilicie, aujourd'hui San-Teodoro. Enfin Créoé se place sur les confios de la Galatie.

Ibid. — Mitylenen. Cette ville située sur la côte S.-E. de l'Ile de Lesbos a conservé son ancien nom et l'a même donné i l'Ile entière (Mételin). La magnificence et la multiplicité de ses débris «'accordent parfaitement avec ce qu'en rapportent les auteurs anciens. Voy. Strab., X 111, p. 917; Vitruve, 1,6; Pline , V, 51 ; Diod. , XI II , 97.

Ibid. — Bachium dans le golfe de Suiyrnc.

Cbap. XXII. — Dœdala, Aujourd'hui Urlie.

Ibid. — Quœdam aliaparca castella. Au lieu de part a beaucoup de manuscrits ont perea , ce qui fait croire a Gronove qu'il faut lire : Perœœ. On sait que les Rliodiens possédaient vis-a-vis de leur île sur le continent un territoire nommé Pérée, voisin de la Carie, et Strabon dit en termes précis que Dédale en faisait psrtie. Voy. Strab., XIV, p. 651, 664.

Ibid. — Megisten Petite Ile voisine des côtes de la Lycie et nommée aujourd'hui Strongallo. Strab., XIV, p. 982.

Cbap. XXIII. — Phaselis , Aujourd'hui Fionda. Tite- Live, comme Strabon (XIV, p. 666.) la place sur les coufins do la Lycie et de la Pampbilie parce qu'elle resta indépendante et ne se réunit pas à la ligne des filles grecques de Lycie. Elle faisait un commerce important.

Ibid. — Ad F.urymedontem amnem. L'Eurymédon , fleuve navigable de la Pamphylie se nomme aujourd'hui Ménougat ou Zacuth.

Cbap. XXIII. — Aspendiis, Atpende , sur les rives de l'Eurymédon était i deui lieues et demie de la mer. Voy. Strab., XIV, p. 983 ;etXéuoph., Exp. de Cyr.. I, 2, 12.

Ibio. — Ad Sidam. Sida (près de Sataliadar) était one ville assez importante au S.-E. d'Aspende.

Ibid. — Superavere Rhodii promontorium. C'est le promontoire Leacothion fermant le golfe de Pampbilie à l'est.

Cbap. XXIV. — Dextrnm cornu hostium. Ces mots s'entendent de l'aile droite des Rbodiens commandée par Eudamus. Cependant quelques lignes plus bas, l'autenr dit que tous les vaisseaux vainqueurs à l'aile droite vinrent à son secours. Drakenborch croit qu'an lien de quœ in dextro cornu vicerant, il faut : in altero cornu, on quœ dextrum cornu vicerant. Il est encore possible que Tite-Live ait confondu les deux ailes.

Ibid. — Eturriprœtoriœ navis. Voy. Flor., IV, H, 45. ScbefTer, De re vehic, III, \ .

Ibid. — Hepterem captam quœ punico concursu icta erat. Ou bien il s'agit ici d'une autre galère que celle qui a été coulée à fond au commencement du combat, ou si c'est la même, l'expression demersa employée plus haut signifie seulement qu'elle fut assez endommagée pour risquer de couler à fond.

Ibid. — Annibal ictus uno prœlio advcrso. H est permis de douter que le général carthaginois eût été vaincu, si le roi que nous voyons presque toujours dans cette guerre agir coutre ses propres iotéréts, ne lui eût fait partager le commandement de la flotte avec un de ses courtisans.

Ibid. — Pie tum quidem prœtervehi Lyciam audebat. Ce passage est évidemment altéré: car il fait entendre que la défaite d'Anuibal devait ajouter à son audace. A la place à' audebat on a proposé de lire tïmebat , dubitabat, on ambigcbat.

Cbap. XXV. — Stipendium remissum et (ilium obsidem redditum. Comp. Polybe , XX, 13; XXI, 9; Appien, Syr., cb. xxiii ; Tite-Live , XXXVI, 55.

Cbap. XXVI. — Colophone. Colophon, aujourd'hui Zillé, au S.-E. de Lébédos était célèbre par l'oracle d'Apollon, de Claros, le pins ancien de ces contrées. De misérables chaumières en occupent l'emplacement. Selon Dioscoride on tirait de Colophon une espèce de résine appelée colophonia , colophane.

Cbap. XXVII. Circumvecii ab urbe. La ville était située sur les côtes S -E. de 11 le. Son port était abrité coutre le vent du midi par on môle trente-sept mètres de haut , sur trois cent quatre-vingt-dix de long. Voyez Strab., XIV, p. 656.

Ibid. — Celocis. Voy. XXXI, 17.

Ibid. — Inter Teum Samumrfne. Selon Crévier il faut lire inter Teum Lebedumque. Lébédus est, de nos jours, totalement abandonnée.

Ibid. — Et in portu qui a tergo urbis est ( Gerœsticum ipsi appellant ). Téos, aujourd'hui ruinée, était à trente stades on près de quatre milles de Gérée et avait la mer au sud. Ce port des Téiens s'appelle maintenant Segigek, d'après Chandler.

Cbap. XXVIII. — In insula {Macrin nautici vocant). Le détroit que forme cette Ile avec le continent se nomme aujourd'hui Jalanghi-Bogas , c'est-à-dire, détroit men leur, parce que ceux qui ne connaissent pas bien la côte le prennent souvent pour le port de Segigrk.

Cuap. XXX. — Octoginta notes pugnabaut. Pour le nombre des vaisseaux et les détails du combat , Appien diffère quelque peu de Tite-Live. Cf. Sur. ch. xxvu.

Cbap. XXXI. — Quo terrilus Antiochns. Appien ajoute que la défaite de Myonnèse fit pour ainsi dire perdre l'esprit à Antiochus. et que voyant tous les événements tromper son attente/les Romains le vaincre sur mer, Philippe les seconder, Annibal rester bloqué dans la Pamphylie, il se crut victime de la vengeance d'un dieu. En vain les habitants de Lysimacbie accompagnés de leurs femmes et de leurs enfants, vinrent le supplier avec larmes de ne pas les abandonner, il se retira de cette ville qui renfermait ses provisions , ses ««rénaux , ses trésors, et laissant le passage de l'HelIespont libre, gagna l'intérieur des terres. Cependant maître encore des villes de la Chersonèse qui défendaient les abords de l'HelIespont , et d'une flotte nombreuse , il lui était facile de disputer le passage des mers. Si même les Romains eussent pénétré en Asie il pouvait encore les en chasser par la famine , en dévastant les campagnes et en évitant une action générale. Le surnom de Grand lui fut donné bien injustement.

Ibid. — Ab Lysimachia. Cette ville détruite par un tremblement de terre vingt-deux ans après sa fondation par Lysimaque, avait été rebâtie par le roi de Syrie en 194. Voyez Appien, Syr. f ch. m. Elle était située sur l'isthme de la Chersonèse dont elle fermait i'eutrée.

Ibid. — Ad Ariarathen. On lit dans Appien qu* Antiochus s'était attaché le roi de Cappadoce avant la guerre, en lui faisant épouser sa fille Antiochide.

Ibid. — Naustathmon. De vowç, vaisseau , et oraOuc;, station.

Ibid. — Lamptera, de Xapimip, pharse. La ville moderne est sur la langue de terre en-dedans de l'isthme.

Chip. XXXII. — Eadem condition* qua prius C. Lirii in fidfm venissent. Il n'y a pas dans le livre XXXVI de mention spéciale de ce dern er fait.

Cbap. XXXIII. — AEniorum Maronitarumque fines. iEnus était une ville de Thrace, au sud du lac de Stantor formé par l'Ebre. Maronée était une ville importante de la même contrée, sur la mer Egée.

Ibid. — Quam de navali pugna. Sous-entendez nuntiatum ou quod nuntiatum furrat.

Ibid. — Dies forte quibus ancilia moventur, etc., quia Sàlius erat, disjunxerant ab exercitu. P. Scipion était resté en Europe parce que , pendant les jours de cette procession solennelle, les Saliens ne pouvaient quitter l'endroit où ils se trouvaient.

Cbap. X&XIV. — Quod filiusejus captus inpotestate régis ernt. Scipiou l'Africain eut deux fils; le premier L. ou Cn. Corn. Scipion, ne soutint pas la gloire de son père et fut exclu du sénat pendant sa préture. Voy. XLI, 21, 27; Valer. Max., III, 5. I ; IV, 5, 5; l'autre, P. Scipion, homme d'un grand talent, mais d'une santé faible, adopta le fils de Paul Emile qui fut le second Scipion l'Africain. Voy. XL, 42 ; XLIV , 44 ;-Gc Off., 1 , 55 ; Brut., XIX, et de Senect. P XI. On ignora duquel des deux il s'agit en cette occasion. Cf. Polybe, XXI, 12; Appien, Syr. t cb. xxix.

Ibid. — Orcum. ville de l'Eubée.

HlSTOll-.E ROMAINE.— HOTES.

Cair. XXXIV. - l'nnM frrçelttma. Frégelle , élait ■M Tille des Yoltque*.

Unir. XXXV. — Adcocato frequtnti roiuilio. Voy. Poljb.."XXl, p. et App. J.'ijr„ ch. un.

Isio. ■■ . ri Lampsnnim • :;■■,-■. Trno- 4» L'auteur a dttaueb. un du livre XXXV, qu'Anlùx-fatu n'avait jhi encore ni réduire ces Iroil ville* par h farce al le* gagner par les négociations. Il * oublié ■t marquer la soumission des deui dernières. Quant aoyroe , itoni vo) ous |>ar le cb. Lit de ce livre et par rorjbe, XXII, S, qu'elle resta Odèle aui Romain*. 11 «mit donc fallu dant la Iraductiun des mots : eu qua n Aria (fait ritilulsi , te garder de dire : qui n t am trois lille* d'Asie.

IsiB.—ClaTaurum montent. Aujourd'hui le Bouidagh.

Laie. XXXVI. Auri pondus ivgins... et nomint

iluin rrgio rareplo.ete. La situation du roi étall-elle

!■ ■ l.i t une paii déshono*

■ ■ ■ i- ■..- . i: . de notre igéralion.

Sniri/îcaci Minerttr et Ilirnsi-

iui désespérée pour qu'il noie a des conditions oner nulorien semblé entaché ici Cas*. XXXVII.

su. abuwiuntloi Romanns praferenlibus el Romanis 'mis origine ma. Jnitio ( XXXI. 8 ) raconte mg de plut impies détail* l'armée dé* Rumaiui s ilion. Les Ilirns

iil-il, allèrent a u-dev.iiit .le r.im,.r r luile jwrlcs dcui

faptûtu et pourvurent â loui lesbesoioj. Ils «félicitaient DOimedea pèreiqui revoient leuri en ta a U après une uBijue sépa ration.

Les Romains visitant 1* Tille se croyaient dans une ojutrlle home ils ne fessaient de contempler lei temple* et les statues des divinités et des héros qui avaient Me l'objet de la vénération de leurs ancêtres. Les liions deleureôleieirouTaient hcureui de toir leurs descen diols iBioqueun de l'Occident et de l'Afrique . Tenir rêve i ■ l'Asie comme no royaume qui avait appartenu à leurs aleui. et dans bw ravissement ils disaient : • Qu'on «fit dû désirer la ruine de Troie, puisqu'elle émit un jour renaitre si (ionisante. ■

L'orgueil national des Romains les porta toujours I retuasaer par diverses fable» l'éclat de leur origine et •urtoul a la rattacher t Ëoée el t te* descendants. Dans l-i premiers- temps ïli ne cherchaient pas à faire valoir wm prétention. Mais quand leur prépondérance fut MA en Europe, que Carthage rut vaincue et la Grèce humiliée quand ils résolurent d'établir leur autorité Ml Aile ils songèrent plus fortement que jamais A sooatir ainsi leur généalogie. Voy. Omise ul-li ou Hier; ver. *o Grèce vol. Il, pag. Isa et suivantes el 594 el ■nivantei. C'était du reste un moyeu de se menacer des allie* dans le pays où ils voulaient pénétrer politique t laquelle ila ne manquèrent jamais. V Petit Radel JVoar. Hem. de l'Arait. des fnlrrip., toi- VI, p. 558.) Aussi >0]Oot~nous que préparant les voies a l'avance, ils enmil soin de comprendre les habitant! d'Ilinm dans le traité conclu aven Philippe* la On delà première guerre de Macédoine, fomoio de* alliés suiquel. ils portaient une affection mutuelle ( Voy. XXIX, 2 ). Quelque lemp. auparavant tes erudlt* de la cour de Ptolëmée Pbiladelphe qui fondaient alors la célèbre bibholheqne d'Aleiandrie n'avaient pas craint par une vile adulation, d'iltérerun leste d'Homèru puni- faire prédire par le poire la «randeur future du descendant d'hure ( t oy. Slrabon, Xllt.p. 6U8.I 11 leur avait suffi, pour cela, de changer

Rûv ti i» Aivitw fin Tr>»«ra» è>d%u

Xtd ttiiiuv taùiii, roi uv pJTnniti jtvi

SI uatj nitoTura et qui m

Mn.. III, B.

Dans le même temps, Lycophrou, poète do la cour de Philadelpbe, insérait dans ses vers une prédiction *einhlable. et faisait anssi descendra le* Romains du Bis d'Ancbite. ( Cojinndni. V. 1226 et suit. )

Cetie ridicule Tanilé dit M. de Cboiseul , a dû tans doute exciter, dans le commencement, des sarcasme* et des raillerie* piquantes; mais leur puissance devenue colossale lit prompte ment taire la critique, et le berge dont il* se prétendaient issus détint un des plus honoré* dans Ilion commedans Rome. Walpole, loin. I. p. lût; Clarke Trnrclj, tout II. p.Bfl. Vov. a I* planche SKdu Voyage de Cholseul une médaille d'/titim fecens représentant Enée emportant ton père Aneliisc, et une autre qui représente Vénus el Anchise se donuaiil la main.)

La fondation d'/fium rerrw ne peut reiuonler plu» haut quclan 7 3 avant J.-G. Slrabon, XIII, p. 595 et 601. Pausan., 1, 33, Mil. il. Elle ne fnl longtemps qu'une ville assfi roëilitin ■ Miis depuis l'a, rivée des Humains «n Asie, son état s'améliora et set ricin — augmentèrent StMb. XI». p. 3» j Tite-Lite XXXVllI, S9. Plus tard S)lla, César. Auguste et plusieurs emjicretirs la comblèrent île bienfaits comme J'aviicnt fait Xenès et Aleiand.e grâce a rbablleléfliiè montrèrent toujours le* habitant* a flatter par des augures faxirttbles l'ambilion de leurs protecteurs et a esplniler l'iutérél inspiré par l> ville dont ils avaient usurpé le nom. Voy Hérodote, 1, i et 5 î Arrien, *>jped. d Alex., I, 1 1 j Diod. de Sic. , XVIII, p. 589 ; Plularqne, VU de Luculfui ; Locain KÉM. JX.S6I et tolv.; Pline, V. 50) Suétone, César, cb. liiii; le* commentateurs dHorace sur la troisième odeduliv.lll; Mkmnet.CatatoflUt de oud-ont., p. 638, "lu. 661, «tu 11 toI.

Cnir, XX VU. — Letlum promontortum. Ce proniODire dont il est souvent parlé dans l'Iliade, é.ait loroié par la pointe occidentale de la chaîne de I Ida. C'est aujourd'hui te cap Baba on Sanla-Haria.

>. Ae unie in aricm dtseendal qaam In casira au

redisse OMUtrit. Cette réponse de P. Scipions'esplique en

antqu'il avait voulu par là engager le roi à preudra

temps delà ré flet Ion et a conclure la paii. H. Mi-

chdet Mst. Itom. t. H, p. 66, 2* édit. | la qualiOe

de ntoocinlion équivoque.

I. Transgressa Panjgium amnem. D'après te* auteur* anciens le Pbrygiui aussi nommé Hyllut est un i d*lonie qui se jutte dans l'Hermu.. Hérod., 1, 80 j Strab., XIII, p. 63S ou 928. Mai* d'après toutes les relations de* vojngeura moderucs ou ne trouve pai d'autre d'eau que l'IIermui duos le voisinage de Magnésie du Sipyle; ci il n'en est fuit aucune meuiion ui dans Ce chapitre ni dans le» suivants. Les Romains ne connaissant pas te pays et entendant donner I l'Hei-mui le nom uve Phrygien puisqu'il prend sa source en Pbrygie, lui auront apparemment couiervé celle dénomiu. lion erronée. (; est ainsi qu'ib on appelé le Calqne Mysius parce qu'il prend ^a source en M vsie. L'Herrnn* est aujourd'hui le Sérabai \oy. Maunert, Geoer. dir Grieenen und H" mer. vol. VIII. , p. 577.

Case. XXX VIII, — Art Hyrianum rantpum. Celle plaine était eu Lydie entre Thyalire et la source du Cal-

sas

que. Hyreania se nomme actuellement Dur put. Voy. Strab., XIII, p. 629. Etienne de Byiance ; Pline, V, p. 29.

Cbip. XXXVII [. — Daka, Peuple du côtes de la mer Caspienne , voisin de) Mèdes.

Gbit. XXXIX. — Auflum uneuom hotlem Romani trque eonUnpurunt. Oa Mil que la débile des Syriens donDi ensuite lieu I cette ironie proverbiale: Fuit rtx Antiocims Magnas.

laio. — Cn. Oomitittt. Drakenborcli entend Ici Cn. Domllint Ahenobarbus qui, deui ini auparavant, défit lesBolcna en qualité de cootul. Voy. XXXV, 10 et 40. C, Appien , Syr., eh. tu ; Plul. Apoph., p. 197.

Ino. — Castra admorrri plaçait. Peut-être L. Scipiou voulut-il te bâter de liirer la bataille pour échapper a la tutelle de mn illustre frire, a qui l'opinion publique eu eût attribué toute la gloire, s'il y eût assisté. — Du rate, dam Appien (cb. m, 51}, le consul ne parait prendre aucune part a toui lei préliminaires de la bataille. C'est Domltiui teul qui agit , qui décide l'attaque, qui dispose l'armée. Voyant qu'Antiochus reate immobile et semble attendre le retour de P. Sclpion, il fait publier par un bêraul , de manière a être entendu dans le camp des Syriens, que le lendemain il livrera la combat. Pnii il prend le commandement de l'aile droite, donne celui de l'aile gauche a Eumene. et place le contul un centre. Tite-Livc ue parle point de ces dis positions, et même daui toute la description de la bataille qui va suivre, il y a Uni d'embarrai et d'obscurité qu'il serait difficile de la rendre entièrement claire et intelligible.

Cnip. XL. — fn duos et irîginia ordinei arm-itonm acitt poteliat. • On remarque, dit Kolliu, qu'une de* causes de la perte de la bataille fut la manière dout le roi avait rangé sa phalange. Celaient ton» de vieux soldats uRtierrii, pleinide vigueur et décourage. Il fallait donc pour en tirer tout le parti possible , leur donner nioioa de profondeur et plut de front; au lieu que les ayant rangé* iur trente-deui de profondeur, il eu rendait la moitié Inutile. Anliocliutencela n'avait pourtant fait que suivre la lactique observée par Philippe el par Alexandre ; ruais dani la suile les générant habiles réduisirent la phalange 1 aeiie et même jusqu'à huit de profondeur, selon le besoin. •

laio. — 7'iimi eminenlibui lantum inier annato* riephanli», maqnum lerrorem prab ébat. Arri en, dans sa Tactique, MOI apprend que ces auimaui avaient quelquefois lea défenses armées d'un Ter aigu, pour en augmenter la lorceet le tranchant. Surtout ce qui se rapporte a l'usage que les anciens faisaient des éléphant* dan* les batailles rangées, on pourra consulter, avec grand fruit, le* savantes recherche* dont M. le général Armand! doil inlessimraeut enrichir la science.

Imn. — Cutnphrnr lus ipsi appelant. Ce* combattants étalent armés de touies pièces et portaient le cuissard et la cuirasse faite d'écaillés de 1er de corne ou de toile. Le* chevaux élaleut armés d'un fronteau et de la maille. Voy. la Tactique d'Arrlcn.

I*'D, — Aotma tam tocahant. L'agéma, (sVrtguOqul a beaucoup eserce 1rs commentateurs , paraît avoir été un corpa d'élite composé d'infanterie, de cavalerie et d'éléphant* qnl marchaient devant le* rois de Macédoine. Ce nom Ml dérivé ou d'tVrw, entraîner, i cause de l'impéluotltede ce bataillon, ou d'àp^n, admirer, * cause des*

r, portaient de* bou

beUe tenoe. Voy. PoJybe, V, 6S; Appien, Arr.. cb. axiii ; Arrien, 111, 2 et ll;Q. Curce , IV, 15; V, i et Suida* au mot j-pigLfl.

Caip. XL- — Ejuadm rrqim.lt. Plusieurs provinces an ddÉdel'Eapbrale et du Tigre étaient dans la dépendance de la Médie et confondue* aoui la même dénomination.

IsiP. ~ Aragraipiin. Ce* soldats, ainsi nommé* de âfyjps;, argent , et de àoiri{, bot cliertorne* de lame* d'argent o lanl. Vo). Polybe, V, 79, i ; Justin , XII, 7. C'est probablement un bouclier de ce genre que oou* offre la célèbre mosaïque de Ponipéii, oa , suivant l'opinion la pin* vraisemblable, est représentée la bataille d'Arbelle.

Iain. — Data. Les Dahes étaient Scythe* d'origine et occupaient anciennement la haute Asie du coté de la mer Caspienne. Les Romains leur conservèrent leur nom en y faisant une légère altération dans la manière de le prononcer, el les appelèrent Daces.

Iain. — Cartei fimditarii. Cet peuple*, nommé* encore Cyrlii (XLil,58 , et parSlrabon (XI, p. 523; XV. p. 727}, Kûf T«i ou Kc'jptiGi, habitaient en Médie. Ce géographe les dit habiles frondeurs, mais très-porté* au brigandage, tine reiseoiblance frappante de nom et de caractère ne pourrait-elle pas noua autoriser a croire qoe leurs descendant* sont cet Kurdes terribles dont les hordes vagabonde* et spoliatrice* infestent I* Syrie. Oa prélend que ces voleurs sont en effet très-jaloui de l'ancienneté de leur origine, el parlent de leurs ancêtres avec une satisfaction peu commune. H. Volney pense même que par mite de* rapport* qui ont dû eiitter entre lea anciens Kurdes et tel Mèdet , lea Assyriens , les Perse* et lei Partbet, la connaissance de leur langue pourrait jeter quelques lumière* sur l'histoire ancienne de oe* contrée*.

laio. — Eiuatci. Strabon let place vers la Sutiaae, et Tacite vers l'Arménie.

I*ID. — Kcgia ala. C'est peut-être le même corps qu' Appien nomme cavalerie des amis {Sijr., cb. uni, Slj et Arrien (1,19 et III, Il ) aile royale des amis. Voy.i Sainte-Croli , Examen crit. des Itiit. d'Alexandre, section 111, p. 433 et sniv.

Iiid. — Tarrntini. C'étaient des cavalière chargeant le j* vélo ta la main. Voyez la Tactique d" Arrien.

Iaio. — Ktocrelts. On pense qu'il faut entendre paroe mot des recrue* Cretoises. Voyei Pline, XXX VU, 40: Polybe, V,3, 63 et 79.

La description de ce* différente* troupes , son* le rapport de leur position et de leur force numérique, est tellement confuse qu'il y a lieu de supposer que le teste est altéré.

Cbip. XLI. — Rtx ipse in dtxtro cornu trot. Ni Tite Live ni Appien ne disent qu'Annibaleâlaasiaté a ce combat; el Rolliu ( Util, rom., I. VU, p. £62 ; observe que cela ne lui était pas possible, bloqué comme il l'était, par les Rhodiens dans la Pamphilie. C'-at cependant ce qui est affirmé i la flnduch. Lfiudu litre XXXVIII, et dans Aulu-Geile, V, 5.

lain. — Minioni. Appien l'appelle Uendis.

leso. •» FaleaUt quadriga. Cf. Q. Curoe IV. >; Xéuoph., Curop..IV, I et Anab.. 1,8; Diodore , XVII, 53; Scheffer, de r* cette, II, 15.

Chip. XI. II, — Pralongarunt licslarum sarlssas Maredonrt eocanf . Elles avaient vingt et un piedrrlr long ttri-

HISTOIRE ROMAINE. — NOTES

KW

iinl Pt)l)beetÉlien, «1 vingt-quatre suivant Arrien , et

dépassuieui l'hommede diiliuit pieds.

Cair. XLtV ......... iî«Ui«. ■■■. etc.

App-icn comprend dam ce nombre les prisonniers , et ajoute que le nombredes mort» était difficile a calculer lâ'jr., cb. mu.) Justin compte cinquante mille tués et un mille prisonniers. Ces rapport» ■ coud ou le* compare au petit uorabr

Iud. Oui i» atrt trant. La citadelle de* Sardet était •Uu* uue i" .siii.iii trta-torte sur une hauteur qui doniint la tille.

Case. XL V. — Trallibui. Cette lUie -était daua lïnlénear de la Lydie, eekra Plolémee, V, 2 ; Pline , V, 29, el Liienuede Bviaure. Slrauiin dit qu'elle était riche, bien pwpi« et fortifiée de toui cote» par la nature. Elle te ittutne aujourd'hui Cbora.

Inc. — Hagiutia qua Super Meandrum est. Voyei

jxxvl «.

Iiid. .isiaijtir omntf quœ ei$ ï'aurum tiumlem cit. Cnl-i-dtre toute l' Asie-Mineure I l'cicepliou de la Cilioe. L'ciprasioi .-Ijiri .Uinor n'était |>as en usage daua Tialiquilé. Ou ne connaissait d'autres divisions qiicceue fcptvien deçà et au delà duTauruielde llalys.

Les provinces que le traite entêtait aui Seieucide» Rasent lea plu» riebea et le» pi ai peuplées de I empire.

In. — Qumdecim milita talentum euboicorum. Cette •anime était énorme pour l'époque, futile que aoil la laleor qu'où donne au talent eubofque, celle que lai anine Falui H, 000 deniers — 3,280 fr.), ou cellcqu'on ileduil dlterodole 56 mines et tien lie,— 5,666 denier» — l,tM(r,l2c.),lrs .'WHItl talents vidaient J9.2uO,00(l fr, ou «9,991, 800 fr. Aniiocbusncjereleva pas du détordre que ce tribut jeta dan» ses lluauccs il périt même massine par te* aujeti, pour avoir tenté de le réparer par un •aertége.

l(Ui. — Eum astte omnia deposcimui . Ce qui peut juaûOer Scipiou d'une demande ai peu digue d'un homme lojal, d'un rival niagnooime , c'eal que les Romains BhriMim ive .; ..-...■ i.i au» deioirs de la politique, eiéeatateal, Cumuiê magistrats, comme citoyen», de» me-

ainsi uon» avons dejii tu beipion demander l'vi tradition d'Anuibal apre* la v ictoire de Zauia bien que plu» tard, Ion de» in tel licence» de ce geueral avec Anliociius, il i*mdiguât contre cette tiiciure quand il put, daua le se-

Tni

Pm

k crmdiiionem acciperent. Appieu { Syr., CD. mu ajoute que bientôt on apporta I Scipiou une partie du triliut, et qu'on lui envoia vingt otages parmi ■amuel» était Autiocuu* le plu» jeune de* Dis du rui.

Cur, XLVl. Aal'O mOgaù eotutmu derretut (riumuhiu. lin de» vers sjturnin;. que le triomphateur fit graver,»! cette occasion sur une tabled'uiraiu, nouaa ele toniervé par Alil. Fortune tu». (Voy. Putsch. Crnmm. ant.. p. 2,6X0.

Fondit , rugit, protterult inaiFma» Legiouee.

Iiid. — Tria irUtia poudo. Ccui mille trois cent quarante troi» kilogramme. cent grammes, suivant Cretier.

lato— TtTadractmamaitlcuuiMnlumlrttleàinmiUia.

A raison de 5 fr. M c. par télradrscbme, celte somme répondait i 1:2, 790 fr. de notre monnaie.

Case. XLVI. — Ciilophomm. De ntntg, corbeille, et

s>t'puv, porter. Les ciïlophores étaient de» pièces de monnaie d' Asie, du poids el delà valeur du tetrad raconte, Ijaiit pour empreinte la figure de» préires qui portaient sur la tête le» corbeilles dans lesqu.llc. ou renfermait les objet» mjslérieui, servant au» sacrifices de t;vbi>le, de Bacchiu et deCérés. Voj Ernesli Clar. rir. Alei-Xai Panel, de Cistophori» Erkbel l)t» .'.■■.■ . I. IV. eh. mu, p.352cl»uit. Gcei,£piîl itrt nuin ,p. ÎO; et Raach, de rrnum.,1. I, p. 2, p. 552 et suit.

Ihd. — Captiii'-- noki'es ,£lo(o»> el rtgloi duces ux et trijinln diiiit. Tile-Livea iieja parlé, au cb. m de ce liire,dei principam prisonniers etoliéns, arriTcai Rome, et parmi lesquels était Damocrite. Mais iR'd avait compte quarante- trois, bntkenborch eiplique ainsi celle différence : plusieurs de ce» personnes pouvaient t'élre évadée» en même temps que iJaniocrile et s'être dérobé» , par lu lui;.- ou par la mort, i labunlequi le» attendait bien que l'historien De mentionne uue Damocrile, auquel son rang distingué a tait peut-être fa lu cette mention spéciale; ou bien encore un certain nombre de ce* malbeureui étaient mort» avant le triomphe, de maladie ou de blessures. On peut nussl attribuer celte différence t un oubli de l'auteur ou & une faute de» copiste».

Iam. — In l'ajlt/ani». Le* Yastelani ion! sans dente lea même* que les Bastélsns placé* par tes géographe» anciens «Un» la Beotique el la Tarragouaise pré» de» Baslules. Il» tiraient leur nom de la tille de Basli . Bâta). Leur pnj's répondait an territoire de Hureie el de Cadii. Vov. Ptol., II, 7; Slrab., III, 4, p. Ml, 156, 162, 165; Pline, III, 2, et 3.

Iii.'n. — vt'tnifii pror onsnfi». Le eh. n dn litre XXXVI noua apprend qu'il avait ete nomme aenlemenl préteur. Mai» dans Plularque l'ie de Paul Emile i noua iisoii» qu'il joignait à celle dignité le pouvoir couiutaire, et m faisait précéder de doute licteur» au lieu de »ii.

Cnif.XLVII. — Ç»iimcu-l(Tirr.ilnrinjiioneTp.(*»yiil. Le nombre légitime de» nnfragea était de plus de lu moitié dei centuries.

Cuir. XLVIll. — Legato» atotot in aeitahi.... respondisxe nu suis legatis te, etc. Ce faux bruit atait été apparemment répandu parlesEtolien», pour obtenir du sénat de» conditions de pait plus avantageuses.

Chip. XLIX. Insolentia if r mon is. Il ne faut pu perdre de tue qn't cette époque L. Scipion n'atail pas encore vainc» Antlocboj . qu'on était même incertain t

Eh*.

lam. Dolopiœ algue Atkamatia M/un» infertbani. Ce* contrée», voisines de l'Épire, avaient été récemment conquises par Philippe, LOraqu'U atait joint te* arme» a celle» de* llomalns.

Cnsr.Lt. — Ceriamoi inler F. Lkinium... qualt pa~ inrm menoria . etc. Voy. Epit. m et lit. XXIV, 8. Poilumius Albiaai était prttre de Mars.

Ihd.— fnprria issaitila... piyiiora copia. Voj. 111, 3.

Chap. LI. — Religio ad postremum ri ci t. Les flamioes nommés majores, et choisis seulement parmi les patriciens, ne pouvaient s'absenter de Rome ( Voy. Val. Max., 1, 1 ). Le Gamine Diale, comme nous l'avons déjà dit, ne devait pas même en sortir pour une nuit. ( Voy. Tite Live, V,52.)

Ibid. — Metu ne cum Gallis foret bellandum. Ces mots prouvent que si plus tard le consul Manlius Vulson, successeur de L. Scipion, fit la guerre aux Gallo-Grecs sans y être autorité par le sénat ni par le peuple, cet acte d'indépendance, que des historiens lui ont reproché, n'était pas une faute que le sénat pouvait punir, puisque cette expédition était conforme aux intentions que ce dernier avait manifestées d'avance.

Chap. LU. — Fratresque suos. Eumène a? ait pour frères Attale et Athénée.

Ibid. — InexplicabUi facilitate. Tite-Live dit, dans le même sens, inexplicabile odium (XXXIX, 51), une haine qui n'aura point de terme.

Ibid — Vt absurdum esse diceret. J. Gronove suppose qu'on doit lire : et absurdim esse dicere.

Ibid. — Dicere jussus. Cf. Polybe, XXII, 2-4.

Ibid. — In ipsa concione intermortuus. Voy. XXIII , 2. et 21 . Intermortuus est, synonyme de pêne mortuus,

Ibid. — Vetust issima domus nostrœ vobiscum amicitia. Cette alliance contractée avec le père d' Eumène est dite ici très-ancienne, en ce sens qu* Attale fut le premier de tous les princes de l'Asie qui lia amitié avec les Romains.

Chap. LIV. — Quia non aderat quidam Rhodiorum. La leçon ordinaire est : quia non aderant. Elle a été changée d'après ce passage de Polybe ( XXII, 5 ) : Mura Si T&ÛTov (Eumène) i€oôXevro \nkv ttaâ^itv t>G&eu;* àcpixjTtpoùvTo; Si nvo; tûv irpta&UTÛv, itacxaXt'aavro toùç SpLupvaiou;.

Ibid. — Quœque circumjacent Eurovœ. AEnus et Maronée, la Cbersonèae d'Europe et Lysimacbie.

[ B(D( __ Quidquid intra eum cardinem est. Ce n'est pas le seul exemple de l'emploi métaphorique du mot cardo. Plus bas, XL, 18 : • ut promontorium iis Miner va?, velut

• cardo in medio esset; » et , XLI, 1 : • creati duumviri

• navales erant qui tuendam... Anconam, velut cardi* « oem haberent. •

Cbip. LV. — Post Rhodios Antiochi. etc. Comp. Polybe, XXII, 7.

Ibid. — Decem legatos more majorum senatum missurum. Voy. XXXVIII, 37, 58.

Chip. LVI. — Lycaoniam omnem, etc. Le double accusatif, sujet du verbe dari, et régime de la préposition extra, donne quelque obscurité à la phrase et empêche de bien distinguer les pays concédés à Eumène de ceux qui étaient exceptés de la donation.

Ibid. — Cariam quœ Hydrela appellalur. Sur cette ville de Carie, voyez Etienne de Byzance, Strab., XIV, p. 650; Pline, V, 29 ; Cellarius, Gcogr. anf., IV, 99.

Ibid. — Qui Ptolemœi Telmissii fuisset. On ne sait quel fut ce Ptolémée le Telmissien. On a proposé de lire : Qui Ptolemœo Telmissi fuisset. Pol>be ne parle ni de ce erritoire ni de ces châteaux au delà du Méandre.

Ibid. — De Solis urbe. Celte ville, nommée aujourd'hui Palé-Soli, était dans la Cilicie, dite Campestris, sur le

bord de la mer. Elle était de fondation grecque. Pbilocyprus, qui y régnait, lui avait donné ee nom en l'honneur de Solon son ami. C'est de cette ville, ou d'une autre de même nom dans l'Ile de Chypre, que vient le mot de solécisme, parce qu'on y parlait un grec très-corrompu.

Cbip. LVII. — Quum priore anno haud prospère, esc Tite-Live ne s'accorde pas ici avec Plutarque, qui ( Fie de Paul Emile, ch. iv ) ne parle pas de la défaite de Paul Emile par les Lusitaniens , dont la nouvelle altéra lai joie du triomphe d'Acilius (ch. xlvi ). Il rapporte qne le préteur vainquit denx fois les barbares en bataille rangée, et en tua environ trente mille.

Ibid. — Triumviri deduxerunt. Les mêmes triumvirs avaieut conduit, l'année précédente, des colonies à Plaisance et à Crémone, Voy. ch. xlvi et xlvii.

Ibid. — Quod multa congiaria habuerat. Ces distributions n'étaient pas encore fréquentes à celte époque. On en trouve cependant nn exemple au ch. n du livre XXV. Voyez la note sur ce passage, 1. 1, p. 914.

Ibid. — iYotmm sibi hominem tantum prœfern. Les nobles laissaient rarement arriver au pouvoir un homme nouveau, puisque les historiens rapportent toujours nn fait de cette espèce comme une chose remarquable.

Ibid. — Intestabili perjurio. Un grand nombre d'éditions portent : Inœstimabili perjurio, c'est-à-dire par on parjure, qu'aucune amende ne peut expier.

Cbip. LVIll — Asiaticum se appellari voluit. Depuis que P. Scipion avait pris le surnom d'Africain , on vit fréquemment les orgueilleux patriciens emprunter, à une circonstance pareille , une illustration qni les élevât audessus de leurs concitoyens, et même des autres membres de leur famille. De là ces surnoms de Macédonique , de Baléarîque , de Numidique, etc.

Chap. LIX. — Militibus quini virent denarii dati. Les vingt-cinq deniers feraient 20 fr. 50 c. de notre monnaie. On voit ici, pour îa première fois, le triomphateur distribuer des deniers à ses soldats. Ils ne recevaient, avant Scipion l'Asiatique, qu'nn certain nombre d'as on de pièces d airain. Voy. XXXIII, 42; XXXIV, 46 et 55 ; XXXVI, 40. Deux ans plus tard Fulvius fit à ses troupes un don pareil. Voy. XXXIX, 5. — Ces distributions s'élevèrent d'année en année jusqu'à Paul Emile, qui après la défaite de Persée les porta jusqu'à quatre cents deniers, pour un cavalier, et deux cents pour un fantassin, sans compter la valeur du butin. Voy. XLV, 54.

Chap. LX. — In Cretam insulam trajicere. Cette Ile était souvent en proie aux dissensions civiles. Gortyne et Gnosse s'unissaient tantôt pour subjuguer le reste du pays, et tantôt se faisaient la guerre entre elles ou luttaient contre les antres villes de la Crète. Voy. Polybe , IV, 55-55; VII, 12} XXIII, 15; XXVII, 16: XXV 111, 15;XXXL I.

Ibid. — Cydoniatœ. Cydonie était au N.-O. de l'Ile, près de la côte. Elle se nomme actuellement la Canee.

Ibid. — Gortynios. Gortyne se trouvait au S.-O. de Gnosse. Il en reste encore des ruines magnifiques près du village de ftovi-Castelli.

Ibid. — Gnosios. Cette ville, dont les ruines subsistent près d'un couvent grec nommé Enadieb , était située vers le centre de l'Ile, et à une lieue environ de la côtesepteotrioi.aîe.

HISTOIRE ROMAINE. - NOIES

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