‹ Commentaire sur Tite-Live: Complément de l'édition du Tite-Live de la Collection des auteursChapitre 63 sur 159 · LIVRE XL · texte numérisé non relu

LIVRE XL

Tite-Live, dans ce livre, doit encore beauco p É lybe, ch. vin. dans le beau discours de Philippe à se* fil comme on a pu en juger depuis la découverte des frag —

roents de Polybe par Ang. Mai ( liv. XXIV, 5. p. 416; liv

XXIV, 8 et 86, éd. Didot ). Il indique plus rarement l«n dissentiment des autres auteurs ( voy. ch. zxix et l ) Il parait, d'après un passage de Pline ( XIII, 151» Pison, beaucoup plus ancien, n'a poiut ici étéempio par Tite-Live ; car Pison avait raconté les év rapportés par Tite-Live au ch. xxix. Pour tout ce quW dit au sujet de Gracchus ( ch. xlvii et suiv. ), il paratfc. avoir puisé dans Polybe. Cependant , il n'a point pariée avec l'exagération qne Possidonius blâme dans Poybe ( voy. Polybe, Frag., XXXVI, cb. iv). Dans cette décade il a encore omis plusieurs faits relatifs à la Grèce, et il en dit les motifs au cb. zxv: « Sed externorum inter aa « bella persequi non opéras est, satis superque oneris c sustinenti res populi romani gestas scribere. »

Chap. IL— Pridte Parilia (ou Palilia). Ces fêtes, instituées en l'honneur de Pales, déesse des bergers, se célébraient le xii des calendes d'avril jour anniversaire de la fondation de Rome. Leplusgraod nombre des manoacrits portent Palilia.' Quelques-uns cependant ont ParUi*. Festus nous apprend qu'on se servait également de cet deux noms Le premier dérivait de celui de la déesae ellemême; le second se dérivait de pario, je nets au monde, parce que les sacrifices qu'on offrait è la déesse pendait ces fêtes avaient pour but d'obtenir, pour les troupeaux, soit la fécondité, soit une heureuse délivrance. ( Voyez Festus, p. 104. ; Cf. Ovid., Fost., IV. 72; Deoysd'Halicarnasse, I, 88.

Voici par quelles cérémonies les bergers romains célébraient les Palilies. Ils allumaient de grands feux dans la campagne, et ils formaient des danses à I'entour. fJa étaient persuadés que, par ce moyen, ils éloignaient les loups de leurs bergeries et préservaient leurs troupeaux des maladies contagieuses. Ce feu n'était pas nourri avec les aliments ordinaires : ou le faisait avec des branchée d'olivier, de pin, de laurier; puis du chaume et des fèves. On y jetait aussi du soufre, du sang de bœuf et des cendres de veaux brûlés. On faisait aussi tourner les troupeaux autour de ce foyer. Cette cérémonie était accompagnée d'offrandes faites à la déesse. Elles consistaient en lait, vin, millet et autres fruits. Pour terminer la fête, toute la jeunesse rustique allumait des feux de paille et s'exerçait à sauter par- dessus , au son des flûtes et dea tambours.

Ibid. — Ex cède Luna, quee in Aventino est. Ce temple avait été fondé par Servius Tullius, comme noua l'apprend Tacite (Annal., XV, 41). Selon les Annales que citent Vairon ( de Ling. lat„ V, 74) et Denys d'Halicarnasse (II. 114), la déesse Luna avait un des douze aotela que Tatius consacra è autant de divinités. Il n'y a donc pas lieu de substituer ici dea Luœ, comme on l'a proposé. Le culte de Luna sur l'Aventin est aussi attesté par Ovide (Fart., III, 885).

Luna régit meoses : bujus quoque tempora mentis Fini t Aventino luna coltnda jugo.

HISTOIRE ROMAINE. — NOTES

Tile-Lire (I. 131, parlant d'un lemple de Diane, mnirait par Servins Tullius sur le mont Avrnlin, quelques aiirii ont cru que c'était ce même lemple de la Lune dont il est ici question. Mail P. Victor, dam ta description de Rome (Hfj. XIII), fait mention de cei dem sanctuaires : 7>mp/um Lniia-in.treiiliiioiiiajMifln. 7>mptum commuât Diana. Voyez, aur ces dent temples, Oonai-, De Vrbt liom.. III, 13, et rïardiui, Itoma ni., Vil, 13.

Ch.t. II. — Fastigia atiqaol temploriim. Par fantigia il faut entendre, selon Krnrsli, Ici statues dis di. ui ou «fiDu-f» wniblaMes ornements pinces sur les laits el iaiuul saillie. Selon Crcvier, de tous les édifices rouufns lei temples étaient les seuls qui eusse a t des combles; lnus les aulret étaient plais. Voilà pourquoi, parmi les honneur* divins rrudua à César, le fasligium se Iroute énutuéré. Yoy. Cicér.. Philip., 11, II»; Suétone, Cr*ur,cb. uni, et les notre de Casaubon.

Isid. — -Kifdn Cairla. Calètc était la nourrice d'Énée, don! on nvuit pruuahlenieni lail une divinité. ( Voir l'JEarrarewl de Heyne, sur le livre VU du l'Enéide.) Viiuile parle de Calêle au début du Ml* livre de VKntiitt. Ta gooqne lilinribui nostrts , £neij nulrlz ,

Ktuuric serval bonus srdem lumj usuque noaien lle>i*rij In maiim , >i qui r.i ea glorii, lignai. Ce que Virgile disait il y a dii-buit cent) ans est encore •rai aujourd'hui. La tille a conservé son nom inylhnlo- ■jicjiir, c'est Gaela près de Formies dans le Lalium , sur les confins de la Campauie. Du reste ce passage n'est pas sansdifUcullé : si on prend Caieta pour la nourrice divinitée d'Énée, pourquoi ion temple est- il à Formies, et pas a Ganta? Gronove el d'autres pensent qu'il est ici queilion de la Tille ; et ( en supprimant la préposition o ) traduisent A Formies cl u Caièle le temple d'Apollon i de chacune de ce* tilles | a été atteint delà loudre. • Il parait difficile, d'éclaircir ce point, les manuscrit* n'étant d'accord, oieatreeuiniaiec JuliusObsequens.cb. li.

Iait>. - Sinnptnsium éludé. Il s'agit de la prise de Sinope, fille autrefois litire el indépendante, par Pharnaee. ruidePonl.nUdeHilbridalelV, et aïeul du grand Hithrïdalr. La posilion des Siuopiens ne leur permeltaut guère de Tenir te plaindre, parce qu'ils auraient pu aggraver leur sort, les Rhoiiiem se chargèrent de faire parveoir leurs plaintes Rome; car les Rliodiens étaient leur* amis et leurs alliés, et on Ira avait déjà iu> porter secours aui Siuopiens, lorsque Mitbriuate, p're de Pharnace, leur «tait déclare la guerre. Eumène n'avait, 4 l'epOt|ue dont nous parlons , secouru ni Pharnace , contre ejni il avait eu è soutenir une guerre vers ce temps-lo , ni les Siuopiens , parce qne dans sou traité avec l'harnace il n'avait point été question d'eus. Aussi les envoyés u'ivumèoe paraissent-ils s'élre rendus à Rome pour se plaindre de PUarnace, non pas parce qu'il avait réduit Sinope en son pouvoir, mais bien plutôt parce qu'il leur avait déclaré la guerre. Voyez sur toutes ce* légations, plus de délai h que Tite-Live n'eu donne, dans le long cb. ide l'olybe.liv.XXlV.

Cur, III. — Kos» Ira /Visse mm, etc. Voyez Pnivbe,

dit i

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