A.T. KAI K02TANTI
o or. T. B.
ÉvOa x(eî)f(at) Ma|p-]a (to^aTYjp t[co|awcu |t]ûx%1 Nixs patT» ($) ÉÇtiaev |Ï)ttj Tpi* p.^[vacç] Tp(«)ç ^[epaç] t;'« ict<mrj iTtXsu-rr.atv p.r,vôç Eav(ô)ixoû $x' t|*çJ ûiraria Ôvcptcu Aùf . tc a|i']xat Koaravricu ?è p'.
« Ici repose Marie, fille de Jean , appelé aussi Kicéra- • tus. Elle vécut trois ans, (rois mois, vingt-six jours,
« elle est morte dans la foi le 24 du mois xaothicus, sous « le consulat d'Honorius Auguste pour la onzième fois , « et de Constance pour la deuxième fois. •
Il serait impossible d'entrer ici dans de longs détails sur ce monument si intéressant , sous plus d'un rapport. J'en ferai incessammeut l'objet d'une dissertation spéciale.
Chap. VI. — Si mens sana fuisseL II semble avoir eu sous les yeux Virgile (Ed., 1, 1 6) : Si mens non lœva fuisset.
Cbap. VIII. — Satin* salvœ? s.e. res sunt. Tite-Live a employé souvent cette locution. Voyez 1,58; III, 26; VI, 54 ;X, 18.
Ibid . — De lucro tibi me viveie scito. Le sens de cette phrase devient plus intelligible en comparant ce passage d'une lettre de Cicéron à Papirius (Fami/.. IX, 17) : de lucro propejam quadriennium rivimus, (après la bataille de Pharsale, où ils avaient voulu mourir pour la liberté), si aut koe lucrum est.
Ibid. — Aut heee vita, superstitem reipublicœ tir ère. Le mot superstitem prouve que dans la phrase de lurro vicere il s'agit d'un péril de mort. Les nombreux passages que les interprètes ont comparés, font loin d'être aussi précis que celui ci.
Ibid. — Sedco, inquit, miserrimus pater, etc. Angelo Mai a retrouvé une partie de l'original de ce discours dans Polybe, qu'il sera utile de comparer, livre XXIV , ch. vin, a et b de la nouvelle édit. de Polybe, publié par MM. Didot, p. 690.
Ibid. — Fratema unanimitate. Plutarquc, dans son Traité de C Amour fraternel, cite aussi l'exemple d'Eumène et d'Attale. Il rappelle que leur mère Apollonide avait coutume de dire que son diadème et ses richesses ne lui causaient pas autant de joie et de bonheur que de voir son fils aîné entouré de ses trois frères, qui lui servaient en quelque sorte de gardes du corps, et de savoir qu'il était en sûreté au milieu de leurs épées.
Cbap. IX. — Quod circumventis in solitudine natura ipsa subjicit. Le traducteur s'est trompé en rendant ainsi ce passage : • S'il m'est permis de suivre ce sentiment naturel qui porte l'homme attaqué dans un désert à implorer le secours de ceux même qu'il n'a jamais vus.» La possibilité d'une telle méprise s'était présentée à l'esprit deDrakenborch, quand il écrivait : « Quomodoin solitudine, si adsint hommes ? » D'après l'usage de la langue latine, esse in solitudine ( et en grec ev tpmp.ia) signifie être sans amis, sans parents, enfin sans aucune des personnes qui nous sont attachées par quelque lien, fût-on même en plein forum , ou dans l'â-ropâ. Voyez les exemples cités par Drakenborch. Il serait facile d'en ajouter beaucoup d'autres.
Cbap. X. — Discerne et dispire, etc. D'après les manuscrits il faudrait lire ce passage ainsi qu'il suit : discerne, dispice insidiatorem et petitum insidiis t en omettant le premier et, qui affaiblit la force de ces paroles. Le doute de Dœring, qui ne croit pas que dispicere puisse se construire avec l'accu>atif d'une personne, est tout à fait sans fondement. Pins bas, tous les manuscrits donuent: noxium huic ou hinc esse caput, passage parfaitement corrigé par Rubcnius, qui lit: noxium incesse caput. Mais quand Walch dit ( Emend. Livianœ, p. 1 10) : • Vestigia lilerarum anne suadent noxium tu incesse caput, • il pouve qu'il n'a pas eu souvent des manuscrits sous les yeux.
HISTOIRE HUMAINE. - NOTES
Ciir. X. — Cui non solemne lustrale, etc. Muret (Fort* ter*.. XIX, 14) trouve ici une imitatiou manifeste dfCkéroo, Catilin.. IV, I; mais eu examinant de près la deux passages , on ne saurait partager son avis.
Isid — Pœnam tihi senatus remisit. Voyex XXXIX, cfa. xlvii, et Poljbe, XXIV, ch. m, g 4-G.
Cbap. XI. — Eum sibi, te abdicato pâtre, etc. Voyez PoJjbe à l'endroit cité, jj 7 et suif.
Ibd. — Si in medio ponitur (regni cupiditatis crime*). Le sens suivi par le traducteur : • s'il nous est adressé en commun » est à peu près celui de Drakenborchu Mais Turnèbe explique mieux cette phrase, sous le rapport de la latinité : • si ce reproche n'e&t dirigé ex- • pressentent contre personne je ne le reconnais pas « pour moi. • La métaphore est tirée d'une chose sans mal re, que l'on expose pour être reconnue.
Coup. XVI. — P. Manlius in ulteriorem ïlispaniam , qnam et yriore prœlura protinciam obtinuerat. Tite- Live, en pJnsieurs endroits (XXIII , 42-43, XXXLV, 17 ; Cf., XXXIII, 56 et XXXIV, 10) dit, de la manière la plus positive, que Manlius avait eu pour province l'Espagne citérieure. 11 s'est donc trompé ici , à moins que l'oo ne veuille rapporter quam seulement au mot Ïlispaniam ; mais, de quelque manière qu'on l'entende, ce passage dénote l'inexactitude de l'historien. On a recherché quelle pouvait être la cause pour laquelle Manlius avait obtenu une seconde fois la préture ; mais Duker a prouvé, par des exemples ( voy. entre autre XLI, 8 et 28 ; XLU, 9) qu'à cette époque cette magistrature pouvait être confiée plusieurs fois au même individu.
Isid. — Oppidum hispanum Urbicuam. Wesseling prend cette ville pour ce' le d'Urbica , daus Y Itinéraire d'Antonio, p. 447. Sur une médaille d'Auguste on a cru reconnaître la forme Urbuica. Les manuscrits diffèrent ici tout-à-fait entre eux. Appien passe sous silence cette partie des exploits de Fulvius.
Isio. — Argenti pondo notem milita trecenla rigiuti. Environ deux mille neuf cent seize kilogrammes, dont la valeur en argent monnayé équivalait à 621,000 fr.
Isid. — Auri octoginta pondo. Environ vingt-cinq kilogr-, valant eu argent monnaye 75.704 fr.
Isid. — Sexaginta septem. Soixante-sept livres d'or équivalaient à vingt-deux kilogr., et représentaient une somme de 62,402 fr. 10 c.
Chip. XVII. — Alterum (consulem) cnm legionibus suis Pisis hiemare. La suite fait voir qu'il parle de L. JEmilitts , et non de Cn. Ba?bius : cependant c'est ce dernier qui passera l'hiver à Pi.se, ch. xit et xxv. Il parait, comme Duker l'observe, que L. Ataiilius resta seul avec ses légions; mais qu'après les comices on jugea à propos de lui envoyer Basbius pour renforcer son armée. L'opinion de Crévier, que les armées des deux consuls étaient restées en Lignrie, se prête un peu moins aux paroles de l'historien, qui, en tout cas, montre peu d'exactitude et a omis plusieurs circonstances, soit ici, soit au ch. xix.
Cair. XVIII. — P. Cornélius Cethegus. Les manuscrits donnent tons : P. Cornélius Lentulus, Il faut pourtant Cethegus, comme le prouve le marbre des fastes ca pi louas, a. Pline, tii st. jVa/., XIII, 13 ou 27 (d'après Cassius Hetnina); Cornélius Képos , Annihal. ch. xm. Ce qu'il y a de curieux c'est que Valère Maxime ( II, 5, 1 ) a copié usai Lentulus. On ferait porté à croire que cette erreur
vient d'tiu lapsus calami. Le nom de Cornélius Lentulus. si souvent répété par Cicéron , était très-conou des copistes ; mais il n'en est pas moins remarquable que les copistes de deux auteurs différents se soient trompés de la même manière. Les autres fautes, Pamphilns pour Tamphilus , et 7'. pour Tt., sont souvent commises par tous les copistes.
Cbap. XVIII. — Pramontorium Minervœ. Aujourd'hui encore Capo délia Minerra, ou Campanella ( entre Sorrento et Salerai. — Barium, terra di Bari. Voir Cluv., Italiaant., IV, 13, p. H 62, et 2, p. 1210.
Cbap. XIX. — Jn area Vulcani et Concordiœ. Ce sont deux enceintes différentes sur le même emplacement, car Cneius Flavius , comme Tite-Live le dit ( IX. 46 ) : œdem concordiœ in area Vulcani summa tnridta nobilium dédie avit. Les prodiges rapportés par Jnlius Obsequens, ch. lix, porteraient à croire qu'il s'agit de deux areœ différentes; mais ce sont des prodiges de deux différentes années, qu'il a mal à propos réunis et dont l'un est raconté par Tite-Live, liv. XXXIX, cb. ilyi, l'autre, même livre , ch. lvi et non pas lix, comme l'indique Lemaire , en répétant une faute d'impression qui se rencontre dans Drakenborch.
Ibid. — llastas motas nuntiavere. Voir le ch. lu du livre XXI.
Ibid. — Concil tabula. Voyez la note sur le ch. v du livre XXV, 1. 1, p. 915.
Ibid. — Circa omnia pulvinaria. Voyez la note sur le ch. xm du livre V, 1. 1, p. 826. Cf. III, 63.
Ibid. — Ilicnsibus in Sardinia. C'étaient, suivant une tradition , desTroyens arrivés dans l'Occident avec Énée, et séparé* de lui par une tempête qui les jeta en Sardaigne, où ils restèrent. Le fait est raconté par Pausanias , X, 17, g 4 ( 6 Bekker. ), qui fait voir en même temps que les îoXael;, lolœnses de la Sardaipne étaient di!férents de ces lliens. Ce passage est d'autant plus important que des savants illustres , tels que Ilardouin , les oui confondus ou ont voulu les réunir, en dépit des expressions très-précises de Pausanias . àXXci £è, etc. M. le général de la Marmora , dans son voyage en Sardaigne , 1. 1, p. I et suiv. (2 e éd.) et t. II, p. 547, est d'avis, avec Bochart et Monter, «ro'il n'a jamais existé de colonies grecques en Sicile, et que le récit de Pausauias doit être rangé parmi les failles.
Ibid. — Et leges de ambitu.'La plupart des manuscrits, et toutes les anciennes éditions portent legem de ambilu. On ne peut se prononcer entre ces deux leçous Du reste Duker avoue qu'il n'a trouvé nulle part de plus amples renseignements sur le contenu et la portée de cette loi, ou de ces lois sur la brigue.
Cbap. XX.— Philocles et Apelles. C'étaient ces mêmes amis que Philippe avait déjà envoyés avec Démétrius , qui devait, au nom de son père, répondre devant le sénat aux incriminations des Grecs et d'Eumène ( Polybe, XXIV, ch. 1, g 5).
Cbap. XXI. — Ponticum simul , et Hadriaticum mare et Istrum (car il faut écrire ainsi) et Alpes conspiciposse {ex Hcemo). Tite-Live (ch. xxii)et Strabon (VII, 5 p. 31 S ) regardent comme fausse cette opinion admise par Polybe. Vossius ( sur PomponiusMéla, p. 115-124, édit. de 1668 ) a fait à cet égard des recherches approfondies, et réfutant d'abord les arguments de Strabon contre Polybe, démontre qu'ils sont inadmissibles; puis, sans oser se prononcer positivement en faveur de Poljbe
et par de* eiemples de la réfraction des eani, a une grande distance, alors que celle réfraction n'est pas empêchée par de* moniu|<nes, il prou te que l'on ne doit pas regarder comme impossible le fuil avance par Polybe. Pions remarquerons encore que par ce chapitre de Tite-Live et . par le suivant, il est certain que le pissage de Polybe, conservé par Strabon, détail se trouver dans le livre XXIV, et que Schweigbœuser a eu tort de le réunir avec les autres passages géographiques de Polybe, pour les Insérer dans le livre XXXIV, en. m, | 1,2.
Csnr. X\i. — Ad Siibsidia Spri. Cet to phrase s'ei pi îque par ce passage de Cicëron ( i'ro Cliieni., cb. Il ) sur une femme coudnruuée par les juges, pour «'être Tait avorter. • Nequc injuria , dit Cicëron , qus spem parentis , me- ■ inoriam uominis, sutisidium genou, haredem faraii lis, decignatum reipublirae civem, suslulitsel. ■ Le
Uid. — Htcmo. L'Hému» est la plus longue el la plot considérable des ciuq chaînes de montagnes qui parlent de» régions de la haute Macédoine. Elle se dirige droit vers l'est, sépare la Bulgarie de la Rowanie ou Tbrace; borde I» mer Nuire de ses rochers escarpes { Strabon , Hb. VII), el envoie une branche de collines vers. Conalanlinople el les Dardanelles. Les Turcs rappellent Eminé-Dag ou Balkan.
D'après les voyageurs modernes l'IIémns présente des rocs escarpes , des défilés compliqués , mais pas plus d'élévation que les Apennins. Comme la neige fond même sur les sommets, l'élévation ne saurait surpasser déni mille trois cents A dcui mille sii cents mètres. Horace lui donne cependant l'épithèle de ociidus (lib. III , ode 12).
Imd. — Deiitkdclos. Voir la note sur XXXIX, 53, t. II, p. 819.
Cair. XXIII. — Pawiiœ jirator. C'était Didas. Cair. XXIV. - Aslrxum Pa-onitr. Plolémée (Ut, 15) la nomme AïWpiioi; Etienne de Byzance, Àorpaia, leçon qui mérite plus de confiance a cause de l'ordre alphabétique de ion ouvrage. Il est bien vrai que ce dernier en bit ane ville de l'Illyrie ; mais les limites de ces contrées sont si peu filées que cela ' ne doit pas arrêter. Du reste Êtienue cite ce vers d'Adrien :
Oï S'Cjai Asrpaisw ti AoSnpi Ti.
Or Dobère était une ville que Plolémée place aussi a coté d'Aitréa, avec la légère corruption AiiSopa ; et sons le nom de AoSupo;, il la désigne comme une ville de la Péonie. Ce rapprochement est un nouveau motif pour rejeter la leçon Asltrinm, adoplée par Sigonîu* et par Grooove, mais regardée comme peu probable par Drakenborch , il cause du grand eloignement de la Tbessalie, à laquelle, selon tous les témoignages, appartenait
Ibjd. — Pirxum .tmphi/iolin. Presque tous les manuscrits ont : Ptneim ad Philippopoliii. La véritable leçon est rétablie par la citation que Priscicn fait de ce passage, VII., p. 738.
lom. — Stuberaus. La ville de Slubéra • été nommé* au ch. mil do lit. XXXI; elle t'appelait eu grec Irii-
Casr. XXVI. — Stvramenla rogaret. Yoyei II, 21 ; XXII, SB; XXIV, 8; XXV, 5, XXXII, 26 et XXXV, S.
Cfsp.XXVL— Duumrtrinara/es.Vo?.IX,30;XU,Tj le ch. ivni de ce livre et su, 1, 5. Il résulte de ce* diffé-
ts passages que les duu m rtri un ra 'ts n'étaient pas sèment chargés de la réparation el de la construction des seaui , mais qu'on leur confiait aussi quelquefois le imandemeDt d'une flotte. — Sur les noms de ces mvirs nous renvoyons aui discussions de Drakenborch, p. 482.
XXVII. — Porta eilroordinaria. C'est celle qui ne plus ordinairement porta praloria, et qui était opposée a la porta qnaslaria. appelée aussi : droites autres étaient piïnc ijin/is éextra , et prinripaiis jinislro. Vojs* J. Lipse, Milif. Rom., V, 5, et la note sur le cb. v du livre III, t. I , p. 81)5.
Dus cohortei et triarii diianim tegioman. Ces
deui cohortes étaient de l'aile gauche ; car nous avons vu
l'aiie droite était occupée tout entière ailleurs. Si a
deui cohortes on ajoute les quatre cohortes eitranr-
dinairet , qui devaient aussi Taire partie de l'aile gauche,
cohortes, taudis qu'il en faut dis pou- Tuile.
cette difficulté, et Diakeuborcha proposé
>s d'en
is il u'er
>. XXIX. — Duar lopidrœ arête. Plulai-que rapporte le même f.iit dans la Vie de Numa. Saint Augustin ( de Cip. Bii . Vit, 34 i nous a conservé an fragment de Varrou , où il est aussi rapporté! Valère-Maiime le raconte également, ma a avec une circonstance queTite- Live n'indique pas formellement : il dit que les sept volumes latins furent soigneusement conservés, el que les sept volumes grecs furent seuls livré* aui flammes, comme contenant de* choses capables d'affaiblir la religion dans les cœurs. Cf. LacUuce( tarit!., t,22), Fe*la* (sub v. JY'utna), et surtout Pline (XIII. 13 ou 27). Ce dernier avait puisé soa récit dans Cassius Henilna, L.Pison, Tndilanus, Vairon et Va 1er lut An lias. En comparant ce* divers auteurs on remarque qu'ils tonl peu d'accord sur le nombre et le sujet des livres trouvés. Ce qui commence à répandre quelque doute sur ta vérité de l'anecdote.
Mais il y d'autres raisons encore qui ont fait donter 1 Nardini qu'elle fut bien authentique, et nous avouons que ces raisons paraissent assez grave*.
D'abord il demande comment il a pu se faire que le monument dépositaire de* restes d'un rot si illustre et ai cher ans Romains, fût resté ignoré depuis sa mort. an poiut qu'on ne sût même pas où il pouvait être.
En second lieu , comment un corps humain , resté dans ce tombeau si bien clos, peudantun pen plu* de cinq cents ans seulement, avait pu se consumer au point qu'on n'y ait pas trouvé les plus petits restes d'ossements i pas même un peu de poussière.
Ensuite, il demande encore comment des livres eu papyrus, bien que renfermes avec tant de soins, pouvaient ressembler a des livres neufs.
Enfin, comment supposer que Nu ma eût écrit ces traités sur du papyrus, lorsque Pline (XIII, i t i nous apprend que l'usage du papyrus ne fut découvert, en Egypte, qu'après Aleiandre le-Grand , pins de trois cents ans après) le règne de SNuma; et en supposant que Pline se rat trompé, que le papyrus eût déjà été en usage en Egypte a l'époque du législateur de Rome, comment dans un siècle encore si grossier, où les relations de peuple â peuple étaient si rares el si difficiles, du papier avait pu être
HISTOIRE ROMAINE
VOTES
pK d'Egypte dans le Lalium ; et comment , dans ce série, li langue grecque pouvait élre « familière et ti ■salle dani le Lalium.
Tool cela, il faut en convenir , ébranle fortement la wtilude du fait, en lui-même, el, au ri -q ne d'acculer d'une crédulité eiceisive tant d'illustre» auteurs de l'BDtiquilé. oo ne peut ('empêcher de croire qu'il y a dans ce rêdt une grande apparence de fraude el d'impôt-
Man supposons qu'il soit vrai ; il faut convenir qu'on reconnaît bien dam la cnnriuile -qu'aurai nt tenue le préteur et les tribuns, la politique toujours prudente dei mugis tn la romain*. Ce que Rome était devenue, elle l'était -levenuc as ec t° n culte el p.ir lui. 'l'ont -ce qui pouvait porter atteinte è ce culte lui paraissait funeste Rien edtfTetu'rM plus facile que d'ébranler un édifice mail le rasseoir sur sa base, quand il a été ébranlé, est une leulalii e toujours chaooeuie.
Du reste cet livres pouvaient être opposes au culte de 'Jr ni manières parce qu'ils contenaient des principe* plut purs qui t'étaient altérés avec le temps ce qui ne sérail pas Fort étonnant, attendu que l'un remarque une plut grande perfection dan* 1rs idées religieuses de tons tes peuples, a mesure qu'on se rapproche de lenr origine, parce que alors In traditions primitives étaient luîeui conservées; L*" OU bien encore parce que «es ouvrages contenaient la négation des grands principe* qui servi nt de base à toute morale ; eo sorte qu'ils auraient prêche l'impiété.
Dan* le premier ess la conduite des magistral! aurait été purement politique, cl nullement religieuse; riant le aecond, elle aurait clé l'un et l'autre.
Je dia que dans le premier cas leur conduite aurait été simplement polilique et nullement religieuse. Car il •'ensuivrait qu'avant été éclaires par In découverte dont il s'agit sur des abut et des erreurs "
de* a
troublet, que d essayer de remédier nui uns, el dé corriger le* autres, au risque de tout ébranler. Eu voyant datuk culte public une institution purement politique, ta pensant que lenr religion pou la i aussi i>iem|Uê toute antre conduite au tut qu'il te proposaient, ils devaient se conduire comme ils te «ont conduits Dant recai, il y avait inriiiïerence religieuse mais politique habile.
Cau>. \ W — M oppidum .Eburam. Prés du Tage.
PtoléluéB ,11, 6) porte AiSuf a, que Drnleiiborch ctiangc en Kîâ.v}i leçon d'Etienne de Bjianee. Uet géographes avaient déjà reconnu, avant lui, que ce i.iioru uc pouvait être ■.■r.'i.i mi i -
Catr. XXXI. (Jainoue mitfiim nrmnlonm», non ompritti. L. Acilini avait, outre le* sis mille bommta aiuiliorum Brorinriii/ium, l'aile gauebe de* socii, qui était au moins égale en nombre a la légion romaine, coatpoaée alun de cinq mille hommes el de trois cent* cavaliers. Par conséquent il ne faul pat s'étonner de cette réserve de cinq mille hommes, comme l'ont fait moi qui ne pensaient qu'ans sis mille dont ïile Lire donne le chiffre.
Casf. XXXIII. — Conirrtia ; Ville célèbre de* Celtibérient. Il paraît que la prononciation nationale du nom a présenté de» oilliriilto .i lu lauuiu» iirnuin 1 •:'■. ;i t;i lingae latine; car Appitu llisp., eh. il.il, iliii)1u nomme Bjjiiilrja, eldnu» t'tolemee, qui u'n certain 1 m eut point pa**é cette iil!e soils iileacé, un trouve plusieurs noms qui en approchent; mais on n'eit pas d'accord sur celui
qui déligne Contrebin. Probablement on avait fait différent» es» lis pour reproduire la prononciation qu'avait ca ce mot dan» la Inngue du paya.
Cnsr. XXXIV. — loto ernl on ronsult !.. Porrio l.iguttinoMlo. En effet. Tile-Livc raconte IXXXIX, SKI qu'il était allé en LiKiirie mats, chap. lui, il ajoute: ftiaii ab to memnrabilc gestion. Cependant re passade proate qu'il t'était battu; car nous laiomquecea vmm te faisaient toujours au moment d'nne bataille.
Ibid. — Qva prima omnium in llofin stnlna ntirata est. Ou aurait dû écrire avec Gronnte : svitlts nurala est. Avec slolra llte-Live aurait dit : statua nnrata hit, raison que Gronntr n*| pas donnée, el qui eût fait peutêtre adopter sa correction. Vnlère-Mnvime. II, 5, 1. rapporte le même rail à sa manière. llte-Live a déia parlé de sioiin curufn XXXVIII 35 élevées ù dei divinités : il parait donc qu'il faul restreindre ce qu'il dit ici ans statues tltvèts à des hommes.
Iud. — /Kris litcaws : Environ 27 francs de notre monnaie, suivant le calcul de Crévier, el 15 francs seulement suivant M. Saigey.
I*id. — Cera cinlum mi/fia pondo : Environ Ircntedeui mille quatre eenU tiki^rjiimn's.
Cnir. XXXV —À. Poitumtum Albinum Lvscnm.l.w dernier nom agnomtn ne parnil pas dans les Fastes Copilo/ins mais, comme il est répété plus bat ,XLV, I7J, Drakeolwrch pense qu'il n'est nullement suspect, et cite plusieurs- passage! où le* Fasles Capifo.'ins n'ont pa* donné ton» les noma.
Cnse. XXXVI. — Soriûm («fini notninîi, quanfu* ■Jéinprr itntnmis ouiiidrrim miffla pediluin el oeltnaeiifi équités. Dukcr prouve, jusqu'à l'évidence, que ce nombre n'a été fixé en aucun temps : il faut donc regarder Comme fautif le mot srmper. La correction de Juste Lipse sur ce passage a été réfutée par Tlukér, et Implication de d'évier, |iai Drukeuborcb muis ai l'un ni l'autre n'ont cherché à rétablir ce passage, 11 y a peutêtre uu moyen n-seisimple d'y parvenir. Les iuol»:et socirim Infini nominis. et les mots : ouniilus semper numena. font 1 peu près di-ui ligne* dans le beau manuscrit une ial de la troisième décade, que conserve la Bibliothèque royale, et qui parait remonter an tu' siècle. Admettons que l'ordre de ce» dru lignes ait été icterveriipir un copiste, et nous aurons le teste mitant ; Bitia 1 JegionM romaine ™m tua t^nilatu quantul semper tuinieriM, et soch'tm falini f.oniini J ijuiiirfeeira miWia, etc. Or mu celte phiase udlit rVuïiu Midi fierrilut «msulibus est drrrrliM et un décréta de même que les déni légions devaient être (taMIp sciii(;rr iijitnero, c'c»t-à-dire qu'elle! ne seraient pas nférieures en nombre h celles qu'on avait levéet jusqu'alors. Celle addition au teste du décret n'était pan inutile dans un moment où la peite ravageait la ville depuis troit ans. El is ipie fxrre iliu dit llte-Live. en parlant de l'année qui etail en Li^urle, tegte fx^ltkalur prvpler pei tïlenli am , t)tt<E am lerlium «iniiiin itrdrinr'Jiii'Minin atone ilaJinm i-mtaba\ S'il était difficile de compléter les cadres eiittanls, il devait l'être bien plus encore de lever di<ui nouvelles légioua. Ce mol scm/irr doit cire coiuiilere coiurne emprunté au décret. Dn reste, iluepeuts'eiitendrequedecequi était eu usage à l'époque sur laquelle roule ta narration.