‹ Commentaire sur Tite-Live: Complément de l'édition du Tite-Live de laChapitre 27 sur 158 · OPTIMO · texte numérisé non relu

OPTIMO

HAXIIIO

DONVM DEDIT.

Du reste , ce nom de Peninus ne vient pas du mot Pœnus, comme beaucoup de gens l'ont cru de tout temps, mais bien du celtique peu , qui , encore aujourd'hui dans le bas breton et le gallois, signifie hauteur. Ce n'était donc pas le dieu qui avait donné son nom à la montagne, mais c'était de la montagne que le dieu tirait son nom.

Cbap. XLI. — Quos ab Eryce duodevicenis denariis œstïmatos. P. Scipion fait probablement allusion aux prisonnière qne les Carthaginois furent obligés de racheter d'après les conditions du traité conclu avec Lutatius. Zonaras ( Annal, VIII, 17 ) : ai'^oXciTou; ( Romanos ) irpcûta Uitiptycu, tgùç £'iaoTwv xpiaaOai.

Ibid. - Tutelœ deinde nostrœ duxhmus. Les Romains en effet, dans la guerre des mercenaires , vinrent au secours des Carthaginoit , en leur permettant de faire des levées en Italie , ce qu'interdisaient formellement les traités, et de s'approvisionner chez les alliés. Ils envoyèrent même des députés pour concilier les deux partis, et refusèrent de reconnaître les villes d'Afrique qui s'étaient déclarées pour eux. Mais P. Scipion a bien soin de ne pas parler de la manière dont ils se payèrent plus tard de leurs propres mains, le premier moment de générosité passé et de la perfidie, plus que punique, plus quam punira \ dont ils usèrent envers leurs protégés, pour se faire li-

vrer la Sardaigne. Il est bon de consulter Polybe à ce sujet (III, 85).

Cbap. XLVI. — Examen apum in arbore prœtorio imm inente consederat. Un essaim d'abeilles venant se poser en grappps, porpo&v, sur les aigles ou autres étendards, sur un arbre , dans le forum , dans les camps , sur le toit des maisons et des temples, était regardé comme un mauvais présage. Il y avait cependant des opinions cou traires. Pline (XI, 18) : - Tune ostenta faciunt privata

• aepublica, uva dependente in domibus templisve sœpe

• expiata magnis eventibus. Sedere in ore infantis tum

• etiam Platonis, suavitatem illam praedulcis eloquii por-

• tendentes. Sedere in castris Drusi impera loris , cum

• rrosperrime pugnatum apud Arbalooem est, haudqua- « quam perpétua baruspicum conjectura , qui dirum id ■ ostentum exislimant seroper. »

• Alors suspendues en grappes dans les maisons ou dans les temples, les abeilles forment des présages privés ou publies, souvent vérifiés par de grands événements. Elles se posèrent sur la bouche de Platon encore enfant, annonçant la douceur de son éloquence enchanteresse. Elles se posèrent aussi dans le camp de Drnsus, lorsqu'il combattit avec le plus heureux succès auprès d'Arbalon ; ce qui met en défaut la doctrine des haruspices, qui pensent qu'un tel présage est toujours sinistre. .

Ibid. — Intercursn lum primum pubescentis filii. Il est eitraordinaire que Polybe, l'ami des Scipioos , ne parle pas de cet incident dans la description de la bataille du Tésin. Schv? eigbœuser, il est vrai , soupçonne une lacune dans le texte; mais cette lacune ne peut être considérable, et en la supposant favorable à cette opinion , elle ne pourrait aller au delà d'une simple mention de quelques mots. Le silence de Polybe ne s'eiplique pas surtout dans le récit qu'il fait ailleurs de cette histoire (X, 5), et qu'il dit tenir de la bouche de Lœlius. Peutêtre a-til cru pouvoir , en un endroit de son histoire consacré à l'éloge de Scipion , concilier les devoirs de l'amitié avec sa véracité d'historien , sans compromettre la réputatiou d'exactitude dont il se pique tant dans la description des batailles.

Cbap. XLM.—lSovcm Liparas, oefo insutam Vulcani tenuerunt. Lipara ou Lipar» ( peut-être le pluriel à cause de la ville du même nom qu'elle renfermait ), aujourd'hui Lipari, est la plut grande des villes de ce nom , appelées aussi , à cause des vents qui y régnaient et des feui souterrains qui les travaillaient intérieurement, italiennes et Vulcaniennet ou HepbfPstiades. On n'était pas d'accord sur leur nombre. L'opinion la plus générale en comptait sept; mais Appien ( Guerres Htile<, V, 105) en compte cinq , Ptolémée quinze, et Isidore neuf. — Entre Lipara et la Sicile était l'Ile d'Hiera (aujourd'hui Fo/rano) appelée Vulcania, f ulcani insula, 'hpa 'H<paî<rrou. Elle était plus particulièrement consacrée à Vulcain, qui y avait un temple.

Ibid. — Perque omnem oram, qui ex speculis., etc. Ce texte des manuscrits est fautif. Les savants ont introduit deux leçons; la première et la meilleure est celle-ci : perque omnem oram quidam ex speculis. II n'y avait que la syllabe dam a ajouter. C'est cette leçon qu'a adoptée M. Lemaire. Mais la traduction est précisément conforme à la seconde que voici : perqtte omnem oram qui erant , ex speculis. etc. C'est celle de Drakenborch.

Ibid. — Demendxs armamentis. Armamentum ue se

HISTOIRE hOMAINE. — NOTES.

dil pas seulement âe* voiles» mais des mâts, des antennes et de tous les agrès d'un vaisseau. Cette expression demere armamenta est expliquée par Tite-Live (XXXVI, 44 ) : Quod ubi vidit Bomanus, vêla contrahil, malo*que inclinât et simul armamenta componens , opperitur insequentes.

Coap. LI. — Vibonensiagro. C'est la partie duBrutium dans laquelle était siluée la ville appelée d'abord Hippo, ou plutôt 'hnrtiviGv, et plus tard Vibo ou Vibon, et Vibona Valentina ( d'où viennent les noms de Valentini et de Vibonenses ) ; aujourd'hui, Monte Laone et Bivona.

Ibid.— Ariminum supero mari misit. Ceci est contraire à la narratiou de Polybe ( III, 61 ) qui fait arriver les troupes par terre à Ariminum : Tàç Si inÇixàç £uvàp.ei; è£<apxi<xt £ià twv x l ^ l *PX, wv > T *£ a ? ^p- 6 ?** h ? Wast wâvra; h 'Aptfjuvu -ytviaOat Kotratcuç. Schweighœuser pense que Tite-Live aura lu è|ù>p(ayî<ts, au lieu de ^wpxtae, faute qui se retrouve dans plusieurs manuscrits.

Cbap. LU. — Legaiisque ad consulem missis. Pourquoi consulem? Les deux consuls étaient cependant réunis , puisque un peu plus loin ils délibérèrent sur la demande des Gaulois. Faut-il penser que ceux-ci ne connaissaient pas l'arrivée de Sempronius, ou bien que, tandis que P. Scipioo était retenu au lit par la maladie, son collègue avait seul l'autorité dans le camp? Ne vaut-il pas mieux lire consules, comme le propose Drakenborch? Gronovius, généralisant le mot consulem, l'applique aux deux consuls, et l'entend comme s'il y avait utrumque consulem.

Cbap. LV. — Baléares local ante signa, levem armaturam, octo ferme millia hominum. Proprement : il place en tête les Baléares , troupe légère composée de près de huit mille hommes. Mais les Baléares étaient bien rarement réunis en aussi grand nombre; et ils ne pouvaient pas l'être dans une armée de trente ou quarante mille hommes au plus , comme celle d'Annibal; la disproportion serait trop forte. C'est donc avec raison que le traducteur, suivant la leçon proposée par Sigonius , a fait dire à Tite-Live : Annibal place en tète ses Baléares et ses troupes légères, formant en tout environ huit mille homnus. Mais pourquoi ne pas introduire aussi cette leçon dans le texte , et ne pas lire levemque armaiuram ? Bien que cette correction de Sigonius ne soit pas donnée par les manuscrits, elle est réclamée par le sens, et a pour elle l'autorité de Polybe ( III, 72) : Toù; Xo-yxocpopou; xoù BoXtapeîç ovra; tlç oxxKMaxfXiouç. On objecte que c'est exclure les Baléares des troupes légères dout ils fout cependant partie. L'objection n'est pas juste. Il n'y a pas qu'une seule espèce de troupes légères, et Tite-Live fait quelquefois cette distinction : Baléares cvteramque levem armaiuram post montes circumducit { XXII, 4 ). Et encore ( au chap. xxn ), Balearibus levique alia armatura pnemissa transgressus /lumen.

Cbap. LV. — Duoderiginti millia Bornant erant. Polybe donne à peu près le même nombre, quoique plusieurs interprètes y voient une différence. Il parle de seize mille soldats romains, mais sans y comprendre la cavalerie, qui, sur le pied de trois cents par légion, donnait douze cents hommes pour qna!re légions, ce qui portait le chiffre des soldats romains a dix sept mille deux cents , et en nombre rond dix-huit mille. U parle aussi, il est vrai, de quatre mille cavaliers, mais y compris la cavalerie auxiliaire , car il ne fait pas de distinction comme pour l'infanterie. A ce propos, Polybe (III, 72)

avertit que c'est l'effectif d'une armée romaine au complet dans les grandes circonstances qui exigent la réunion des deux consuls. To fàp te'Xsigv arparpirt^w wap' acùt&v; Tcpè; toc ôXo<rx«peîç STrtëoXàç, tx Toaourwv àv£p«v icrrvr, 3t<xv éfxcO t&ùç ûftàTGue ixaTepou; ci xaipol auvâfttn. U parait, d'après un autre passage de Polybe, qu'on ne levait à Rome, tous les ans, que quatre légions romaines, sans compter les auxiliaires. É<m &t irapà r P6>p.atGt€ rà iravra rrrrapa arpaTom^a pcoi&aùcà, x**?^ r *** <R>t&ixàxwv à xar svtauTov TTpo^etp^cvTati ( I, ch. xvi ). Lorsque le soin d'une guerre était confié à un consul, on Ini donnait deux légions ; c'était une armée consulaire, consularis exercitus. Si la guerre était grave et demandait la réunion de plus grandes forces , on donnait les quatre légions aux deux consuls . comme nous le voyons en cette circonstance ( voyez Végèce, liv. III, cb. i ).

Mais plus tard , lorsque les armes romaines commencèrent à s'étendre hors de l'Italie, il fallut employer un plus grand nombre de légions. Chaque année, après l'élection des consuls et des préteurs, et la détermination des provinces , le sénat réglait l'effectif de l'armée pour l'année suivante. Tite-Live l'enregistre soigneusement : ( liv. XXVII, cb. xxn ) una et tioinfi legionibus defensum imperium romanum est. (XXX. 2) Viginli omnino Irgionibus et CLX navibus longis res romana eo anno gesta. ( XXXI, 8 ) Sex legionibus romanis eo anno usurn respublica erat. Ou pourrait en citer beaucoup d autres encore.

Toutefois malgré les progrès de la domination romaine et l'augmentation des troupes qu'ils nécessitaient, ce mode d'armée consulaire de deux légions subsista toujours. On l'augmentait, il est vrai, au besoin; et outre les armées consulaires ordinaires il y en eut d'autres qu'on confiait à des proconsuls et â des préteurs , ou même qu'on plaçait extraordinairement sous le cominandemeut de généraux nommés pour la circonstance ( Scipion l'Africain et d'autres encore). Voyez Casaubou sur Polybe, liv. 1, ch. xvi.

Coap. LV. — Velites ad id ipsum locali, verutis eonjectis. Vèliles, c'est-à-dire des soldats armés de javelots à la façon des vélites , qui n'existaient pas encore et ne furent créés que quelques années pins tard au siège de Capoue. ( Voyez Tite-Live, liv. XXVI, ch. iv. )

Ibid. — Verutis. ( Voyez Lipsins, IV; Poliorc, iv. )

Ciup. LVIII. — Elephanti quoque , etc. Selon Polybe ils périrent tous à la bataille de la Trébie , à l'exception d'un seul sur lequel Annibal traversa les marais de l'Étrurie. Tite-Live avait dit lui-même , elephantos prope omnes absumpsit (cbap. lvii) ; et il dit ailleurs ( liv. XXII, 2 ) elephanto, qui unus super fuer al.

Cbap. LXH. — Lanurii haslam secommovisse. Sabellicus présume que c'est la lance de Junon Lannvinienne ( Lanuvinœ ), ou Sospite ( Sospitœ ). En effet, sur les médailles de la famille Procilia , Juuon est représentée avec des cornes et une lance. Un passage de Cicéron ( De natur. deor., I, 29 ) place aussi parmi les attributs de Junon une peau de chèvre, une lance et un petit bouclier. ( Voyez Ha ver k., Comment, ad Thés. Morell., t. 1. page5C0.)

Ibid. — Care sortes exténuât as. Ces sortes étaient le plus souvent de petites pièces de bois rondes , carrées ou de forme cubique, sur lesquelles étaient tracés des caractères , et qu'on mêlait dans une urne d'où on les faisait tirer par la main d'un enfant. — Tout affaiblissement

subit, toute diminution était d'an mauvais augure chez les anciens. Et l'effet contraire amenait des présages contraires. C'est ainsi que des quadriges d'argile, destinés au temple de Jupiter Capitol in , ayant pris un grand développement dans le four où on les préparait, présagèrent à Rome d'heureuses destinées. Pline raconte (H, N. iz vi h, 2 ) qu'un paiu qu'on faisait cuire pour Perdiccas, lorsqu'il gardait les troupeaux du roi de Macédoine , s'élant accru du double dans le four, fut l'augure de sa royauté. C'est ainsi encore qu'il faut entendre ies sept vaches grasses et les sept vaches maigres du roi Pharaon. La ville de Géré était en grande religion chez les Romains pour son oracle et ses sorts. Festus prétend que c'est de son nom que vient le mot cœrimonia, qu'Auln- Gelle dérive de Cêrés, la déesse. Pendant le siège de Rome par les Gaulois, c'est à Géré que se réfugièrent le flamine Quirinal, les vestales, tout le sacerdoce, tout le culte romain. Cependant elle ne put jamais obtenir ni le uroit de cité, ni le droit de suffrage. A Rome ou disait de ceux que les censeurs privaient du droit de donner et de recevoir des suffrages , qu'ils étaient portés sur les tables des habitants de Cérè. referre in Cœritum tabulas (Anlu- Gelle,XVI, 15).

Chap. LXIII. — Quœ tribunus plehis. quœ postea consul. Tribun du peuple il avait présenté , malgré l'opposition du sénat, une proposition au peuple pour la distribution des terres de la Gaule Cisalpine et du Picénum. Consul , il s'était mis en opposition avec le sénat pour l'abrogation de son consulat , et ensuite pour le triomphe. Plutarque ( Marctllns, ch iv ; t. Il, p. 405, Reisk. ) rapporte que les augures ayant déclaré irrégulière l'élection des consuls, déjà partis contre les Insubriens, le sénat leur envoya sur-le-champ des lettres qui les rappelaient a Rome et leur ordonnaient de se démettre de leur charge, sans accomplir aucun acte de l'autorité dont ils n'étaient pas régulièrement revêtus. Flaminius battit d'abord les ennemis et ouvrit ensuite les lettres (cf. Polybe, II, 52). Aussi lorsqu'il revint victorieux et avec un immense butin, le triomphe lui fut -il refusé.

loin. — Id SJtis habitum ad fruclus ex aqrïs reclandos. Après la première guerre punique les sénateurs avaieut acheté des propriétés en Sicile, en Sardaigne et en Corse ; et, sous prétexte du transport des fruits qui eu provenaient, ils se livraient à des opérations de commerce, que Claudius jugeait indignes de leur rang. C'est pour les prévenir qu'il porta la loi : ne quis sénat or, etc., que Flaminius appuya seul dans le sénat.

Ibid. — Auspiciis ementiendis. Les auspices étaient , entre les mains des patriciens , un moyen de politique dont ils usaient et abusaient sans scrupule. Le fait de faux auspices ne devait pas être rare , car le mot se retrouve souvent dans les auteurs. Cicéron l'emploie surtout fréquemment : magna, ut spero, tua potiusquam reipubbrœ calamitate ementitus es auspicia [Philip., II, 25). Et encore : • Ementiri, f al 1ère, abuti deorum immortalium « numine ad hominum timorem voluisti. Et qui religio- « nés omnes polluerit aut ementiendo, aut stuprando • (Pro Domo, XLV1I1). Zonaras: É-xtpop^vo; (Flaminius) rp vueTp, miv te afpsaiv aÙTÛv àirt&iûcvu Ji' owttI; épôw; ixwaav, xai £ià tôv wpb? aùrôv «pôav&v mxstro toû èaîou tooç ^Oyaroùç xaTa^su^eaOat.

Ibid. — Et Cnpitolium et solemnem votorum nuncupationem [agisse. A son entrée en charge le consul recevait dans sa maison Vof/icium, c'est-à-dire les salutalious du

sénat et dn peuple, qui le conduisaient eusuite au Capi tôle, ce qu'on appelait processus consularis. Là il formait des vœux selon les rites ( nuncupare ) et immolait un bœuf à Jupiter. Après avoir pris les auspices de sa dignité, en présence du sénat rassemblé, il le consultait sur les cérémonies, sur les fériés latines (ferias indicere), sur les affaires de la république, puis il jurait d'observer les lois. Toutes ces choses terminées, il célébrait les fériés latines et accomplissait le sacrifice solennel à Jupiter Latiar [Jovi Latiari ) sur le mont Albain.

Chap. LXIII. — /n diversorio hospilali. On appelait diversoria les maisons placées sur la route, où s'arrêtaient les voyageurs, quo diverterent ad requîescendum , soit qu'elles appartinssent à des propriétaires qui y donnaient l'hospitalité à leurs amis , soit qu'elles fussent destinées à recevoir les voyageurs. Dans ce dernier cas elles étaient aussi appelées cauponœ, ou tabeniœ diversoriœ ( Plaute. True., III, 2, 27 ) ; celui qui les tenait était appelé caupo ; et ceux qui s'y rendaient diversores {Cicéron, Divin., 27); d'où, commorandi natura diversoriun nobis, non habitandi dédit ( de Senect., 25. )

Ibid. — Immolanliquc ei vitulus, etc. La victime était conduite à l'autel par les minisires appelés popœ, qui avaient leurs vêtements retroussés et étaieul nus jusqu'à la ceinture, qui succinti erant et ad ilia nudi (Suétone, Caligula, 52). La corde qui tenait l'animal attaché, devait rester lâche, afin qu'il ne parut pas eu traîné par la violence, ce qui aurait été d'un mauvais augure. Par le même motif on le laissait libre devant l'autel, et *a fuite fut toujours regardée comme un des plus sinistres présages. Suétone ( Ces., 56 ) dit que César ue se laissa pas arrêter même |>ar ce prodige. Le même auteur [Galba, 18) :

• Magna et assidua monstra jam inde a principio exitum

• ei, qualis evenit, portenderant. Cnm per omue iter

• de lira sinistraque oppidatim victimœ ca?derenlur, tau-

• rus securis ictu cotisternatus , rnpto vinculo essedam

• ejus invasit. • Tacite {Hist, 111, 56) dit de Vilellius :

• Concionanti ( prodigiosum dictu ) tantum fœdarum

• avium .supervolitavit, ut nubc atra dicm obtuuderent. « Accessit dirum oraen. Profugus altaribus tau rus, dis-

• jeclo sacrifiai apparatu, longe quam ubi feriri hostias « mos est, co.fossus. • Dion Cassius cite ce présage comme un de ceux qui annoncèrent la triste fin de Pompée, Kai iroXxà twv upîttov aùrot; riSn tcî; (Wfxct; xpea- <x"pf«va iÇt'&pft. Vojez aussi Pline, Hist. Rat., VIII, 45; et Festus, au mot yiacularia*

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