‹ Commentaire sur Tite-Live: Complément de l'édition du Tite-Live de laChapitre 28 sur 158 · LIVRE XXII · texte numérisé non relu

LIVRE XXII

Dans ce livre, Tite-Live a mis à contribution Polybe ( Iiv. III, 77 jusqu'à la fin ), mais pas de la même manière que dans le livre précédent. Car il a emprunté un bien plus grand nombre de laits à d'autres écrivains, et en a exposé plusieurs tout autrement.

Au chap. i, il rapporte, d'après les écrivains romains, les événements de Rome , les prodiges, etc. Le chapitre u est de Polybe ; le troisième aussi , sauf ce qu'il dit de la témérité de Flaminius, et sur les prodiges ( ostentks). Au chap. iv, la description exacte des lieux est puisée tout entière dans Polvbe. Ensuite , chap. v et vi, il d >it le récit du combat et de la mort de Flaminius (récit remarquable et digne d'un poète ) et le tremblement de terre, ainsi que les autres prodiges, à on antre écrivain. Un passage de Célius cité par Cicéron ( De Div., I, 24 ; cf. De Natur. Deor., H, 5 ) , me porte à croire que toutes ces particularités sont tirées de cet auteur ; d'autres semblables (XXIX,

HISTOIRE ROMAINE. - NOTES

XXV, XXVII et ailleurs) sont encore dues au génie de Célius. Célim ( comme Tite-Live ch. vi ) avait rapporté que le combat avait duré environ trois heures , circonstance dont Polybe ne dit rien. La Gn du chapitre vi, et le chapitre tu sont d'accord avec Polybe, quoique Tite-Live exagère la cruauté des Carthaginois et la perfidie d'Annibal. Il tenait ces faits (ch. tu) de Fabius» écrivain contemporain des événements» que Polybe, d'accord avec lui sur le nombre des morts, avait aussi mis à contribution. Au milieu duchap. vu il dépeint la consternation de Rome, tandis que Polybe n'en parle pas. Au chap. vin il suit encore un autre auteur ( quoique Polybe donne aussi quelques-uns de ces détails), et il y a ajouté une description des progrès de la frayeur publique. De même encore ( chap. n ), prenant pour guide un autre écrivain, il a omis plusieurs détails qui se lisent dans Polybe , sur le pouvoir du dictateur , il en a substitué d'autres , et quelques-uns ont pris plus de développements sous sa plume. Au cbap. x il parle du printemps sacré, et des autres cérémonies accomplies, sur lesquelles Polybe garde le silence. Ce dernier se contente de dire, aussi brièvement que possible , 4>â€io; Ôû<j«; toi; ôecîc, éijcdpu.yxTS.

Le chapitre xi et le commencement du xu* proviennent d'autres sources, bien qu'en plusieurs points ils soient en harmonie avec Polybe. La seconde moitié du chap. xii est traduite de Polybe. Les cbap. xiii et xiv, avec le discours de Minucius , ainsi que les chap. xv et xvi ont été pris, ailleurs ; on en retrouve quelques traces dans Polybe ; mais le récit y est beaucoup plus bref. Le cbap. xvi depuis le milieu, et le chap. xvii sont tellement d'accord avec l'auteur grec, qu'il est évident que l'un et l'autre ont puisé aux mêmes sources. La plus grande partie du xviu e est tiré de Polybe, que Tite-Live suit encore au xix e , dans son récit des événements d'Espagne. Mais plusieurs des faits sont plus développés dans l'auteur latin.

Au chap. xx, depuis le milieu , et au chap. xxi , il s'est servi d'autres auteurs qui avaient amplifié les exploits de Scipion, et en avaient exagéré certaines circonstances, au delà de toute vraisemblance. (Cf. Becker, p. 65 et suiv.) Quant à ce que dit Polybe, que les Scipions n'avaient point franchi l'Èbre, avant l'arrivée de Publius; il n'y a rien là qui contredise le récit de Tite-Live; car ce qui est rapporté chap. xxi, se borne aux exploits de la flotte; l'année de terre ne passe l'Ebre qu'ensuite.

Le chapitre xxu est pris de Polybe avec quelques légers changements dans la descriptiou. Au cbap. xxm il prend d'autres guides. Il parait être redevable, principalement de ce qu'il dit de Fabius, à Fabius Pictor ; ce qui explique la conformité de plusieurs détails avec ceux que donne Plutarque ( cf. Heeren., Défont. Pluiarchi, p. 22 ), qui , selon toute apparence , avait puisé à la même source. Le reste e&t peut-être dû à Célius , qu'il parait suivre encore dans le xxiv. Poljbe est du nombre de ceux dont Tite-Live dit : justa acte et collalis signis dimicatum , quidam auctores sunt. L'auteur grec décrit bien plus exactement ce fait, ei diffère en plusieurs points de Tite- Live. Il semble que ce dernier ait répugné à raconter la victoire de Minucius ; soit qu'il ait soupçonné quelque exagération de la part des écrivains détracteurs de Fabius, et que ce soupçon l'ait empêché d'en croire Polybe ; soit qu'il ait lui-même adopté pour guide Fabius Pictor, qui ne parait pas avoir diminué les exploits de Fabius son gentilis.

Du cbap. xxv au chap. xxvii, tous les faits sont tirés d'ailleurs, et très exactement rapportés. Le en. xxvin est traduit de Polybe, puis les deux suivants sont tirés d'an-

nales plus étendues. Au ixxi , il fait le récit des événements d'Afrique, omis par Polybe (III, 107)» parée qu'ils ne semblaient pas avoir d'influence sur l'ensemble des affaires. A la fin du chapitre il corrige une erreur contenue dans presque toutes les annales , et qui se trouve aussi dans Polybe ( III, 106 ), et il s'appuie de Célius , eu le nommant.

Aux chap. xxxii et suiv. il expose, d'après d'autres auteurs , ce qui se passait à Rome , les comices . les prodiges. Au cb. xxxvi, outre les autres, il a consulté Polybe, dans ce qu'il dit des armées ( cf. Matthiœ Untersuch. ùber einen etwas undeutl. Punct im 22 Buch. Ut. dans Ruperti Magasin fur Philologen, 1. 1, p. 71 et suiv. ).

Le discours prononcé par Fabins, ch. xxxix, ne se trouve point dans Polybe. Tite-Live (chap. xli à zi.iv )a pris aussi , dans d'autres annales , les circonstances qui précédèrent la bataille de Cannes. Polybe est plus concis, plus exact en beaucoup de points, et différent en beaucoup d'autres (Voy. Guillaume, Campagnes d'Annibal es Italie, t. II, p. 42 ). Il dit qn'Annibal s'empara de Cannes forteresse où toutes les provisions, tous les vivres des Romains étaient réunis, que cela occasionna une disette , qu'on en écrivit au sénat, et que le sénat, dans cette extrémité, avait décidé qu'il fallait livrer bataille. Dans Tite-Live, tout est rejeté sur la témérité de Térentius Varron. (Voyez aussi le discours aux Campaniens, liv. XXIII. ch. v.)

Le discours d'Émilius à ses soldats , et celui d'Annibal ne se trouvent que dans Polybe. Polybe a encore fourni à Tite-Live la description de la bataille de Cannes, cb. xlv et suiv. Celui-ci n'a cependant pas répété l'erreur commise par l'auteur grec, sur Atilius Régulus ( ch. cxvi, cf. Perizon., Anim. histor., ch. î; Gnischard, Mémoires militaires, ch. vin, et Matthias, Bemerkungen zuder Liviantch-Polybianischen Beschreibung der Schlachtbci Cannœ, a. 18(17, p. 10 et suiv. ). Ce qu'il dit ensuite des transfuges Numides, il ne l'a point inventé, mais il l'a pnisé dans d'autres auteurs , qui lui ont aussi fourni le beau récit de la mort de Paul Emile. Polybe rappelle en peu de mots , que Panl Emile fut tué. Tite-Live diminue aussi un peu le nombre des Romains morts sur le champ de bataille, et il ne parle pas du nombre très peu considérable , d'après Polybe , des Carthaginois qni y périrent.

Au chap. li, peut-être Tite-Live a-t-il emprunté à Célius les paroles de Mabarbal (cf. Aulu-Gelle, X, 24; Macrobe, Sat. i, 4 ) . Les uns les attribuent à Adnerbal , et d'autres à Magon.

Ch. lxi, au sujet des envoyés et de leur mauvaise fin, il a raconté deux fables, dont l'une est due, selon toute apparence, à Polybe, l'autre à Acilius. A la description de la bataille de Cannes Polybe finit son troisième livre, et Tite-Live son vingt-deuxième. Ce dernier toutefois ajoute certains faits de peu d'importance, que Polybe rapporte sommairement au livre VIII, et sur les prisonniers d'Annibal quelques détails qu'il a trouvés dans d'autres annales latines.

En comparant le XXI e et le XXII" livre de Tite-Live avec le IIIo livre entier de Polybe, on peut déjà juger de la manière dont l'auteur latin s'est servi de l'auteur grec. Car il combiue son récit avec celui des autres annales, heureusement quelquefois, mais quelquefois aussi fort mal. Les événements les plus importants, de la guerre surtout, il les prend dans Polybe, qu'il suit comme son guide pour mettre les événements en ordre et les classer ; il y joint ensuite ceux que Polybe avait omis à dessein comme il le dit (liv. III, 107, etc. ), et donne plus de dé-

veloppement anx faits racontés sommairement par l'historien grec. C'est ce qui explique pourquoi, parmi les fragments des livres de Polybe, qui sont perdus, il s'en trouve souvent qui ne s'accordent pas entièrement avec les récite de Tite-Live.

Au reste, de ce que nous venons de dire et de ce qui nous reste des débris de l'auteur grec, on peut conclure que Tite-Live s'était servi de la même manière du récit de Polybe dans les livres suivants. Toutefois vers la fin de cette décade, et dans toute la suivante il a suivi principalement Polybe , surtout sur les événements qui concernaient les Grecs, et il a fait plus rarement usage des histoires des autres écrivains.

Cbap. I. — Quum Annibal ex hibernis movit. Tite- Live, au cbap. lu du livre précédent, a laissé Aunibal dans la Ligurie, d'où il ne l'a pas fait revenir : • secun-

• dum eam pugnam , Annibal in Ligures , Semprouius

• Lucam concessit. • Cependant il est certain que le général carthaginois prit ses quartiers d'hiver dans la Gaule Cisalpine. Polybe et les autres historiens s'accordent sur ce point; et Tite-Live lui-même, quelques lignes plus loin, le fait entendre indirectement : « Galli

• postquam suas terras sedein belli esse, premique

« utriusque partis exercituum hibernis viderunt. » Le peu de suite du récit de Tite-Live peut jeter quelque doute sur le chemin qu'il fait prendre à Annibal après la bataille de la Trébie, et dont on ne voit rien dans Polybe.

Ibid. — Circumeunti vigilias equiti. C'était l'office particulier des chevaliers, comme on le voit dans Polybe ( VI, 55 ) û Si rîi; içcfoîo; tootiç si; tcù; ïrcrotç àvart- Otrat. Ces rondes de nuit étaient faites aussi cependant par les tribuns : > Probra in circumeuntes vigilias tri- « buuos jacta •.(Tie-Live, XXVIII, 24); quelquefois même par le général ou son lieutenant ( XLV, 57 ; — Sa H uste, Jugurth., 45). Dans les derniers temps les tribuns nommaient ceux qui devaient être chargés de ce soin { Végèce, III, 8 ). On les appelait rircuitores ou circitores.—Le bâton dont il est ici questioo [scipioncm) , est peut être un insigne, qu'à l'exemple des -centurions, les chevaliers portaient pour se faire reconnaître dans ces rondes de nuit. ( Voyex Lipsius, Milit. rom., V, 9. )

Ibid. — Parlim majoritms hostiis, partim lactb.vtibos. La plupart des anciennes éditions donne lactantibus. Mais si la distinction , établie par Servius ( ad Virgil., Georg., 1,515) entre lae tans ( qui a du lait ) et lactens ( qui tette encore ), est juste, il tout lire ici lactentibu>, dans le sens de minurïbus, puisque ce mot est oppo&é à majoribus. L'usage des majores et minores hostiœ est expliqué par Servius dans un autre passage ( ad Virgil., Aùneid., XIII, 170) : • In rébus quas volebant finiri céleri us,

• et senibus et jam decrescentibus animalibus sacrifica-

• bant ; in rébus vero quas augeri et confirmari volebant,

• de niiuoribus et adbuc crescenlibus immolabant. »

Ibid. — (Jnde Feroniœ donum daretur. Voyex la note dueb. xxx du livre I; voyez aussi Heyne, sur Virgile, £n., VII, 800; VIII, 564. Près du moutCirceo s'élevait le temple de la déesse Feronia on Fa ronia, fondé, dit-on, par des Spartiates qui fuyaient la sévérité des lois de Lycurgue, et qui passèrent de là chez les Sabins , où ils en Ibndèreot un semblable (Denys, II). Les esclaves affranchis visitaient ce temple. Il y avait un siège de pierre où on lisait : Bene meriti servi sedeant, surgant Itberi (Servius, in An., VIII ). Annibal pilla ce temple, mais on en retrouva le trésor, composé des dons des affranchis.

que les soldats d' Annibal s'étaient fait scrupule d'emporter. Sur Juno Virgo, ou Juno Feronia, ou Persephone, voyez Denys d'Mauc. III; Servius ( ad Virgil. ), et les inscriptions citées par Corradinus, III, 8.

Cbap. II. — Propiorem viam per paludem. Cf. Polybe, III, 78, 79, et Strabon, V. 2, 9. p. 227. Suivant ce der nier, Annibal , en partant de la Gaule Cisalpine pour rÉtrurie , ne choisit pas la route plus facile par l'Ombrie et Ariminum, parce qu'il la savait gardée exactement par l'ennemi; mais il prit le chemin plus difficile qui longe les bords du lac Trasimène.

Ibid.— Altero oculo capitur. Juvénal, X, 157 : O qualis faciès et qualis digna tabella , Quum GetuU'duoera portaret bellua lu<cum !

Cf. Tacite, Hist., IV. 15. Suivant Cornélius Népos (Annibal, IV), Annibal ne perdit pas entièrement l'usage d'un œil, mais dans la suite il se servit moins bien de l'œil droit. En outre, cet accident lui arriva dans le passage des Apennins, et non en travenant les marais de la Ligurie et de l'Étruric, comme le disent Tite-Live et Polybe.

Cbap. III. -Siait olim CamiUum ab Veiis. C'est à Ardée, et non à Véies, selon le propre témoignage de Tite-Live ( liv. V, xliii ), que se trouvait Camille, quand les troupes qui , après la bataille de l'Allia , s'étaient réfugiées dans cette dernière ville, le rappelèrent, du consentement de ceux que les Gaulois tenaient assiégés dans le Capitole. Et nous le voyons (ibid., en. xlvi ) se rendre d'Ardée à Véies, d'où il partit pour Rome. On ne peut donc pas dire qu'il partit de Véies, ab Veiis. Peutêtre même n'alla-t-il pas dans cette ville : du moins un passage de Tite-Live, qui s'accorde peu avec le précédent, semble-t-il autoriser cette conjecture. II dit, an cbap. xlviii du même livre, que tandis que Camille faisait lui-même des levées à Ardee, il envoya à Véies le maître de la cavalerie, L. Valérius, pour en ramener l'armée.

Deux manuscrits seulement donnent ad Veios, maison ne peut admettre cette leçon sans détruire la correspondance de la phrase, Camillum ab Veiis, Flaminium ab <4rretio; l'un des termes appelant l'autre. D'ailleurs Tite- Live a déjà plus haut ( IX, cb. iv ) commis cette erreur : • An a Veiis exercitum Camillumque ducem implora - ■ bnut? • Florus est tombé dans la même inadvertance que Tite-Live.

Cbap. IV. — Trasimennmque lacum, lac de rÉtrurie, sur le territoire de Pérouse; aujourd'hui logo di Ptrugiu, di Pasignano, ou di Castiglione.

Cbap. V. — Per principes hastatosque ac triarios, etc. Cet ordre n'est pas le vrai. 11 faudrait per hastatos prindpesque ac triario>. Les hastati étaient placés en tête, venaient ensuite les principes et enfin les triarii.

Ibid. — Pro signis ante signant, c'est-à-dire les hastati et les prinripes ; post signa aiia acies, c'est-à-dire les Iriarii. Voyez les notes sur le chap. xxm du livre VU et sur le chap. vin du livre VIII. Cf. Lipse , de Milit. rom.; Nast, Rcem. Atterth.; Karl Ad. Lœbr, Kriegswesen der Gr. und Ram. Wurzb., 1850, in-8°.

Ibid. — Eum motum terrœ. Polybe ne parie pas de ce tremblement de terre, mais il est mentionné par Célius (apud Cicer., de Divin., i. 85). Cf. Pline, H. N., Il» 84 ; Orose, IV, 15; Florus, 11,6. Voyez aussi Heyne, Opusc. Acad., i. I1T 9 p. 259.

HISTOIRE ROMAINE. - NOTES

Chip. Vin. — Cum C. Centenio propr a-tore. H n'est question nulle part de la prétare de ce C. Centenius. II est désigné comme préteur par Corn. Nepos ( prœtori ), et Zonaras (orçcLnrfk). Appien en fait un noble sans aucun rang dans l'armée • tûv tm?avûv û?u»t«y; mais il le confond évidemment avec un autre Centenius , le centurion M. Centenius Penula, qui fut tué en Lucanie par Annibal , quelques années plus tard et à peu près de la même manière (Tite-Live, liv. XXV, en. xix). Peutêtre le Centenius dont on parle ici , était-il lieutenant du consul Servilius , et est-ce en cette qualité qu'il est désigné comme propréteur. Au livre X, cb. xxv, L. Scipion, lieutenant du consul , est appelé propréteur quoiqu'il n'eût pas été préteur l'année précédente. Au livre XXIV, cb. vi, Q. Pleminius . qui n'avait jamais été préteur, est aussi appelé propréteur , et plus loin , cb. vin et ix, lieutenant du consul Scipion , legatus consvlis Scipionïs. On peut donc présumer que les lieutenants prenaient ce titre lorsqu'ils commandaient en l'absence du consul.

Ibio. — Ilaque ad remedium , jam dm, etc. Trentetrois ans s'étaient écoulés depuis la dictature d'Atilius Calatinus , dernier dictateur créé pour diriger les affaires de la république , rerum gerundarum causa. 11 y eut bien dans l'intervalle d'autres dictateurs, comme cela résulte des fragments des fastes capitolins où l'on voit les noms de C. Duilius,L. Caecilius Métellus, Q. Fabius Maximus Verrucosus, dictateurs la quatorzième, septième et troisième année qui précéda la prodictature du même Q. Fabius Maximus, l'an de Rome 535. Mais aucun d'eux n'administra les affaires dn dehors; ils ne furent créés que pour la tenue des comices, comUiorum habendorum causa. On sait que, quand l'époque des comices était arrivée et que les soins de la guerre retenaient les consuls hors de Rome, on nommait, pour les remplacer, un dictateur dont les fonctions cessaient après les comices et l'élection des magistrats.

Cbap. IX. — Q. Fabius Maximus iterum. C'est ainsi que commence une inscription publiée par Gruter et reproduite par Borgbesi : Fast CapiU, II, p. 12 (cf. Orelli, Inscript. lat. ampl. coll.. n° 541 ).

Page 1