‹ Commentaire sur Tite-Live: Complément de l'édition du Tite-Live de laChapitre 51 sur 158 · DO · texte numérisé non relu

DO

Chap. *XXVII. - Oroanda : Ville de Pisidie an sud tfAntioch".

Cuap. XXXVIII. — Ne qua arma efferto. Dans Po- •lybe on lit : yù iÇa-yér» piiSii nkfa tûv îrcXuv wv ^éûouoiv oi <jTp*Txô>Tai ; ce qui a fait supposer qu'il faut lire ici : ne qua prœter arma ou ne qua prœter militumarma.

Ibid. — 7Vadito et naves longas... neve plures quant decem naves actuarias, etc. Tite-Live est difficile à concilier ici avec Poiybe. Voyez Polybe, XXII, 6; Appien» Syr., ch. xxxix. Les bâtiments appelés moneres étaient des vaisseaux longs de la pins petite grandeur et n'avaient qu'un rang de rames. Les actuariat étaient moins forts encore et n'étaient pas pontes.

Ibid. — Cifra Calycadnum neve Sarpedonium promontoria. Le Sarpédon était un promontoire de Cilicie, dans la partie appelée Aspera (rude), à l'ouest de l'embouchure du Calycadnns dans la Méditerranée. Quoique le nom de Calycadnus soit ordinairement réservé à ce fleuve , il est aussi donné à un promontoire dans Polybe et dans Appien.

Ibid. — Duodecim milita attica talenta. Cependant L. Scipion dans son traité n'avait exigé que des talents eubolques dont la valeur était, suivant toute vraisemblance, moindre que celle de» talents attiqncs (XXXVII, 45 ). On a pensé que le sénat avait ici ajouté à la condition imposée par le consul , comme cela arrivait quelquefois. Douze mille talents attiques répondaient à M, 744,000 fr.

Ibid. — Quingenta quadrigenta millia modium. Le modius contenant buit litres soixante-quatre hectolitres, cela faisait quarante six mille six cent cinquante-six hectolitres.

Ibid. — Eumeni régi talenta trecenla quinqtiaginla , en talents attiques 1,509,200 fr.

Ibid. — Talenta centum viginti septem. 547,624 fr.

Cbap. XXXIX. --Cotisu/jurarif, lisez plutôt proconsul.

Ibid. — Patara ( aujourd'hui Patera ) , ville capitale de la Lycie, sur le bord de la mer.

Ibid. — Telmissum (Macri ), ville de Lycle, au fond du golfe de Telmissos.

Ibid. — Causas civitatum... cognovit. Cf. Polybe, XXII, 27 ; Appien, 6yr.,ch. xuv, etTite-Live, XXXVII, et suiv.

Ibid. — Mylasenis. Mylasa (Melazzo), ville de Carie au milieu des terres.

Iiid. — Clazomeniis. Claiomène ( Nourla ) , ville d'Ionie, dans une petite Ile du golfe de Smyrne (Ile Saint- Jean).

Ibid. — Vrymussam. Ile de la Méditerranée près de Clazomène.

Ibid. — Rhceteum. Non loin, de là était le tombeau d'Ajax, Gis de Télamon.

Ibid. — Gergithum. A l'est de Dardanus, près des sources du Calque.

lato. — Dardanum .-Ville de la Troade, fondée par Dardanus. Polybe ne dit rien de ces bienfaits inspires par l'orgueil national des Romains. Tite-Live aura suivi d'autres annales plus empressées a consigner ces prétendus actes de reconnaissance.

Ibid. — Muttada. Cette contrée s'étendait sur les fron-

tières de la Lycie , de la Pbrygie et de la PMdie , en prenant une petite portion de chacune.

Cbap. XXXIX. — Tralles ( Sultan-bissar ) : liUe de Lydie au nord du mont Sipy le et du mont Tmolus.

Cbap. XL. — Inde per Chersonesum. Cf. Appien, Syr., ch. xuif .

Ibid. — Metana. Le Mêlas (Sulduth) avait sa source près d'Andrinopolis , courait vers le midi et se jetait dans le golfe qui forme la Chersonèse et qu'on appelait Mêlas Sinus (golfe de Mégarisse).

Ibid. — Cypsela (Ipsala): Sur les bords de l'Hèbre.

Cbap. XLI. — Templum Bendidium. Rendis était en Tbrace le nom de Diane ; de la les fêtes apiielées Beodidies qu'on célébrait à Athènes. Voy. Strabon, X, p. 471; Hésychius, Suidas, Lucien, Jor. Trag. $ p. 685, et Icoromènip, p. 757.

Ibid. — Ad Uebrum. L'Hèbre (Maritza) a sa source ao mont Uémus , court vers le sud et se jette dans la mer Egée, vis-à-vis de l'Ile de Samothrace.

Ibid. — Zerynthium, de la ville et de l'antre de Zeryntbé près d'ALnus.

Ibid. — Tempyra (Impara) , près duRhodope. Voyez Ofide, Trtit., 1,9, 19.

Ibid. — Thrausi. C'était cette peuplade qu'une singulière philosophie portait, selon Hérodote (V, 5 et 4), à s'abandonner au chagrin quand il naissait un enfant et à célébrer les funérailles par la joie. Us habitaient la partie occidentale du Rhodope.

Ibid. — Priaticus campus. Ce canton appartenait aux Cicones ; son vrai nom est Briantiqne. Voy. Hérodote , VII, 108; Pline, 11, H.

Ibid. — Apolloniam : entre le Strymon et le IScstus, suivant Mêla. Il, 2; entre le Strymon et *sima, selon Pline (IV, H). Tite-Live la place entre Abdère et Marouée.

Ibid. — ,46derifamro. Abdère (Polystito) était sur le bord de la mer à l'embouchure du Neslus. Elle est aujourd'hui en ruines sur le cap Balonstra.

Ibid. — Neapolim : ville de Tbrace , aussi attribuée à la Macédoine, aujourd'hui Cavalla.

Cbap. XLU. — Apolloniam i Sur les bords de la mer Ionienne.

Ibid. — Quod legalos Carlhaginienses puisasse dicebantur. Valère-Maxiine,qui raconte le même fait (VI, 6, 5>, ajoute : « Se tune senatus, non eos qnibus hoc prsestabatur, aspexit. »

Cbap. XLlll. — Serius biennio. Voyez XXXVU, 47.

Ibid. — Fixurus in postibus suis. On sait que les Romains ornaient des dépouilles ennemies la façade de leurs maisons. Voyez Pline, XXXV, 2. On trouve une allusion à cet usage dans les vers suivants de Virgile : Barbarico postes aura spoliisque superbi.

JEn.. I. 504.

Multaque pneterea sacris In portions arma , Capttvi pendent currus , curvaeque secures , etc.

Jbid. t VII. 185.

Cbap. XLVI. — Prope attoniti erant. Tanta corporum moles, etc. D'autres éditions ponctuent ainsi ce passage : attoniti erant, tanta corporum moles. Fundis, etc. Quœsita tamen sunt quibus nuntiandum esseU Comp., XXXI, 8 et XXXVI. 5.

HISTOIRE ROMAINE. — NOTES

Cbap. XLVII. — Q. Fabii Labeonis triumphum. Il est fait mention de ce triomphe à la fia du cb. lx, du liv. XXXVII, mais non de l'opposition du tribun du peuple.

Imd. — Mactatas humanas hostias. Cf. César , G. des G. VI, 16; Tacite, Ann., XIV, 50.

Cbap. XL VIII. — Verum etiam Delphos quondam, commune humani generis oraculum. La phrase semble mieux ponctuée ainsi que lorsqu'on place la virgule avant quondam. Elle rappelle ces lignes de Cicéron ( pro Font., 10). « H» suot nationes (Galli) quas quondam, tam

• longe ab suis sedibus, Delphos usque ad Apollinem c Pythium, atque ad oraculum orbis terrarum vexan-

• duni ac spoliandum , profectœ sunt. •

Ciaf. L. — Duo Q. Petiliu Voy. cb. lti.

Cbap. LI. — Luxuriœ crimina syracusanorum htoernorum et Locris, etc. Voy. XXIX, 6 et suit., 19 et suiv.

Ibid. — Hoc, inquit die, etc. Comp, Aulu-Gelle, IV, 18 ; Val. Max., III, 7, ! ; Aur. Vict. de Vir. M., cb xlu; Polybe, XXIV, 9; Appien, Syr., xl, xu; Plutarque, Vie de Caton, cb. xxu, et Apophthegmes.

Ibid. — Ab annis septemdecim, etc. A quatorze ans il avait servi comme volontaire à la bataille du Tesin. Partenu à l'âge de dix-sept ans il servit à la bataille de Cannes en qualité de tribun légionnaire.

Cbap. LII.— In Literninum. Literne était en Campaoie, sur une côte sablonneuse, dans une contrée ingrate et aujourd'hui presque inhabitée. La maison de campagne de Scipion était entourée de murs et fortifiée, parce que les incursions des pirates étaient assez fréquentes dans ces parages. Le bourg était situé près du village moderne de Patria. Sur la villa de Scipion , voyez Sénèque, épitre lxxxvi ; Pline, XIV, 4; XVI, 44.

Ibid. — Morbum causa esse. C'est ce qu'on nommait Morbus soutiens.

Imd. - - Ad quem ante annos septemdecim. Voyez XXIX, 20 et suiv.

Ibid. — Cui inimicitiœ cum P. Scipione intercèdebant. Voy. Val. Max., IV, I, 4; et Aulu-Gelle, VIII, 19. Ce Tib. Sempronius Graccbua, père des deux célèbres tribuns du peuple, quoique plébéien, s'était toujours montré partisan de la noblesse.

Cbap. LUI. — Monimentumque ibi œdificari ne funus sibi in ingrata patria fieret. Ces derniers mots sont une allusion à l'épitaphe que Scipion avait recommandée son épouse d'inscrire sur son tombeau. Cf. XLV, 58 ; Strabon, V, 4, 4. On croit que ce tombeau était placé à l'endroit qu'on nomme aujourd'hui Torre délia Patria.

Voici l'épitaphe qu'avait composée Enuius pour son illustre patron :

Heic est ille situs quoi nemo ceivei' neque hostls Quibit pro fateis reddere operae pretium.

Voyez Cic, De Ug., II; Seneq., XIX, épitre ax.

Ibid. — Vir memorabilis : bellicis tamen, etc. On a proposé de lire: Vir memorabilis , bellicis tamen magis quam pacis artibus memorabilior, etc.

Cbap. LV. — Jâulsum prosecutis funus dedusr. Les Romains estimaient beaucoup ce mélange de vin et de miel. Les généraux en faisaient des distributions à leurs soldats le jour du triomphe. Voy. X, 42.

lato. — Sex mllia pondo auri, quadringenta octo-

ginla argenti, etc. La livre romaine d'argent monnaye valant 69 francs, et celle d'or 946 francs 50 cent, en argent, les sommes que Scipion s'était fait donner, auivaut l'arrêt, répondaient, pour l'or, à 5,677,800 francs; pour l'argent, à 52,720 francs.

Les quatre-vingts livres d'or imputées à Hostilius valaient 75,704 francs, et les quatre cent trois livres d'argent, 27,807 francs.

Les cent trente livres d'or retenues par Furius équivalaient à 123,019 francs, et les deux cent soixante livres d'argent à 15,800 francs.

Cbbp. LV. — Librariimendum. C'est-à-dire que Valérius avait écrit quatre cent quatre-vingt-huit livres d'or et six mille livres d'argent, et que le copiste avait mis l'un pour l'autre. En effet, en corrigeant l'erreur, on obtient 868,224 francs, qui approchent assez de l'amende à laquelle Scipion fut condamné.

Ibid. — Potius quadragies quam ducenties quadragies litem astimatam. Quatre millions de sesterces valaient 840,000 francs (le sersteroe étant de 0,21 cent.); vingtquatre millioos faisaient 5,040,000 fr.

UiD.—Abipso P. Scipione. Cf. Aulu-Gelle, IV, 18. Au lieudePublius, Valère-Maxime (111,7,111, 1) dit Lucius.

Ibid. — Librumque rationis cjus... concerpsisse indignantem, etc. Valère Maxime cite les paroles que prouonça Scipion à cette occasion, et qui se terminent ainsi : i De la conquête de l'Afrique je n'ai rapporté « qu'un surnom. Les richesses de l'Asie et de Carthage • n'ont rendu avare ni mon frère, ni moi. Nous sommes ■ l'un et l'autre plus riches en ennemis qu'eu argent! • Voyez encore Aulu-Gelle, loc. cit.

Ibid. — Bis milites. Deux cents millions de sesterces faisaient 42 millions de francs.

Ibid. — Poposcisse dates, etc. Corap. Plut., Apophthegm. et Val. Maxime, loc. cit.

Cbap. LVI. — Alii M. Nœvium, alii PeUlios. D'autres auteurs disent encore que Naevius et les Petilins se réunirent. Cf., XXXIX, 52, Aulu-Gelle, Val. Max., Aurél. Victor, Polybe. Appien et Plutarque, aux endroits cités, cb. u. Ce Nsvius était peut-être parent du poète Napvius, qui fut jeté en prison, exposé publiquement et relégué en Afrique, pour avoir osé s'attaquer à la puissance des nobles et surtout de Scipion. Le tribun eût alors exercé une vengeance de famille.

Ibid. — Aon de anno quo mortuus sit. D'après Tite- Live, on doit croire qu'il mourut dans l'année de son' eiil volontaire : quelques antres historiens disent qu'il ! mourut la même année qn'Annibal (185).

Ibid. — El Roma extra portam Capenam in Scipio- ! num monimento, etc. Le tombeau des Scipions, décou- ' vert en 1780, sur le côté gauche de la voie Appienne, avait été destiné à Luc. Corn. Scipion Barbatus, bisaïeul des deux illustres frères l'Asiatique et l'Africain. Sur la ! porte on lit ces mots ; Sepnlchra Scipionum. Ce pré- I deux mausolée est à deux étages. Des deux chambres l'une est carrée et l'autre ronde, avec des niches. C'est j là que furent trouvés le modeste sarcophage de L. Scipion Barbatus, qu'on voit au musée du Vatican, et le buste d'Ennius couronné de lauriers.

Ibid.— Tertiapoetœ Q. Ennii. On connaît ces lignes de Cicéron {pro Archia poet., cb. ix) : ■ Carus fuit Afri- • cano Superiori noster Ennins. Itaqna etiam in sepul-

> cro ScipioDuro pntatnr is esse constitntns e mar- « more. »

• Les Scipions, qui avaient confisqué le génie d'En-

• nius an profit de leur gloire , ne le lâchèrent pas après « sa mort, et renfermèrent dans leur tombeau. » (Micbelet, Hist. rotn.)

Cbsp. LVI. — iïebulonem modo. Oo lit, en effet, dans le discours de P. Scipion , tel que le rapporte Aulu-Gelle (IV, 18) : • Ceoseo relinquamus nebulonem hune, eamus

• ounc protinus Jovi optimo maiimo gratulatum. *

Ibid. — Quod eum perpetuum consulem et dictatorem vellet facere, prohibuisse statuas sibi... in Capitolio,elc. Valère Maxime donne, de même, les plus grands éloges à cette modération de Scipion (IV, 1; 111,6). Mais, plus loin (VIII, 15), il est en contradiction avec luimême et avec Tile-Live : • Imaginent in celle Jovis po-

• sitara habet, qus, quotiescumqne funus aliquod Cor- « nelia? genti celebrandnm est, inde pelitur, unique illi

• instar atrii Capitolium est. • Appien atteste le même fait {Hisp.. eh. uni).

Chap. LVII. — tllud parum constat xdrumpost mortem, etc. Cf. Plutarqnc, Me de Tib. Graahus; Poli be, XXXIII; 15.

Chip. LV11I. — Stirpe divin a satum se esse. Voyez XXVJ, 19.

Cbap. LX. — Se ni referatur pecunia in publicum, etc. Selon Aulu-Gelle, qui nous a conservé le décret des tribuns et celui de Graccbus, en disant : • Ejus decreti

• verba quœ posui ex annalium mooumentis exscripta « sunt ( V1U, 29 >, • ce ne fut pas Térentius, mais un tribuu nommé Augurinus, qui donna l'ordre de conduire l'Asiatique en prison. Valère Maxime dit que l'ordre fut donné par le consul ( IV. 2, 8 ).

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