XXXIX
Ibid. — Macram flumen. Voy. XXXIX, 52.
Ibid. — Mensibus suis dimisit legionem. Les six tribuns militaires partageaient le commandement , comme on le sait par le témoignage dePolybe (VI, 52) : Kaxà $ûo t«p *?«; aw?cù; oWcrvrt; âvà uipo; ttj; tSajuivou tyiv &pwcv âpx«><r.. Voyez Juste Lipse, Milit. Rom., V, cb. x.
Ibid. — .Cs in ararium ad quœslores dêlaturos. Il s'agit probablement, dit Crévier, de la solde déjà payée
par les questeurs, et qui oe devait pas être distribuée sus soldats licenciés.
Cbap.XLI. — Aulo nunliatum est : Correction de Sigonius. Tous les manuscrits donnent Fulvio, ce qui est contraire à la suite du récit. Ce chapitre a donné occasion à Sigonius et à Duker de se livrer à d'intéressantes recherches sur les membres de la gens Fulcia qui se sont illustrés dans le vi e siècle de Rome. On fera bien , pour ne pas les confondre, de recourir à celte savante discussion, p. 514 et 51 5 de l'éd. de Drakenborcb.
Cbàp. XLII. ~ Corcyrœ retineti. C'était peut-être la Corcyra Mgra , Ile du golfe Adriatique dont Pline et d'autres géographes font mention.
Ibid. — Qui secundo loco inauguratus erat. H serait inutile de reproduire ici les longues discussions des interprètes sur les difficultés que présente ce passage , car elles aboutissent à ce seul résultat : • qu'il faut retrancher ces mots, à moins qu'ils ne se rapportent à un usage tout à fait inconnu aujourd'hui. » Ernesti propose de lire : qui secundo loco (après Dolabella) créât us trot. Sui. vant lui les copistes se seraient trompés, et auraient ré pété le verbe précédent. Mais cet emploi de secundo loco est douteux.
Ibid. Cumanis ptUntibus permissum ut publice latine loquerentnr. J. Lipse (De recta pronunc. lot. l\nq. % cb. m ), et d'autres avec lui, entendent ces mots de la faculté d'employer l'idiome latin dans leurs actes publics, dans leurs décrets, etc. C'est le sens qu'exige évidemment le mot publice.
Cumes était une ancienne colonie grecque. La langue grecque y avait été en usage d'abord ; pois s'amalgamant avec la langue dn pays voisin , cette langue avait cessé d'être un grec pur, et était devenue un patois moitié grec, moitié toscan. Un passage de Velleius (I, 4) jette quelque jour sur ce point. Cumanos, dil-il, mutatit Osca ticinia. Alors , quand le pays fut soumis aux Romains, soit en vertu d'une loi, soit par l'usage, l'idiome particulier, résultant de ce mélange, fut maintenu dans les écrits et actes publics. Mais, par suite de la domination romaine , le latin Huit par dominer seul ; et comme le langage ancien, tombé en désuétude partout ailleurs, dans les conversations et les rapports journaliers, se conservait pour les actes publics, pour tous les écrits, et pour les décrets, il y avait tout à la fois nécessité de changer l'ancien usage et impossibilité de le faire sans l'autorisation du souverain.
Duker dit qu'il ne voit pas quelle raison les Romains pouvaient avoir d'empêcher l'nsage du latin à Cumes. On conçoit cette critique. Mais s'il avait ajouté : dans Us actes pnblus, il aurait reconnu immédiatement que le souverain devait intervenir pour légitimer cette innovation. Aussi ne voit-on pas qu'il y ait eu à Rome de difficulté sur cette demande; On se contenta, après avoir, sans doute, examiné s'il y avait avantage à le faire, d'accueillir la pétition des habitants de Cumes.
Faute d'avoir fait cette réflexion, J. Lipse et les autres commentateurs se sont jetés dans une explication qui parait fausse et qui n est appuyée sur rien, savoir que les Romains faisaient, en quelque sorte, mystère de leur langue aux peuples qui les avoisinaient. Ce système» d'ailleurs, eût été tout à fait opposé à l'esprit de conquête et de domination, a toute la politique des Romains.
Cbàp. XLIII. — Qui quum extra urbem triumphi causa esstt, consul creatvs est. On voit qu'à cette époque la loi
HISTOIRE ROMAINE. - NOTES
à laquelle César fut tournis depuis, n'était pas encore en vigueur : • Pacata provincia (Hispania uiteriore), ad
• Iriunipbum limul coosulatumque decesiit. Sed quum ,
• edictis jam coniitiis, ratio ejus baberi non posset, nui « prtvatus introisset urbera et ambienti, ut legibus solve-
• retur, raulti contradicereot , coactus est triumphum, « ne consulatu eicluderetur , dimiltere. • Suet., Cœs., 50 c. de chapitre xviii.
Cbap. XLIII. — Auri pondo triginta unum. dix kilogrammes, quarante-quatre grammes » valant 29,555 fr. notre monnaie.
Ibio. — Nummum centum septuaginta tria milita. 141,860 fr.
Ibid. — Quinquagenos dcnarios. 41 fr.
Cbap. XLIV. — Eo anno primum rogalio lata est ab L. VilllOi tribuno plebis quot annos nati quemque magistrat um peterent caperentque. Deux lignes de plus de la main de Tite-Live auraient épargné anz savants beaucoup de recherches sur cette question : Quel âge fut flié pour chaque magistrature? Nous n'avons aujourd'hui, pour nous éclairer sur ce point, que la vie de Cîcéron ; mais , dans l'espace de cent vingt ans, on peut avoir apparié des changements à la loi de Villius, de sorte que, avec les seules dounées que nous avons aujourd'hui, il est impossible de retrouver avec certitude les dispositions de cette loi. Plusieurs interprètes ont douté de l'exactitude des termes dans lesquels Tite-Live indique l'objet de la loi Villia, parce que, plus haut (XXV, 2), les tribuns objectaient à Scipion sollicitant l'édilité, qu'il n'avait pas encore légitimant œialem adpetendum. MaisDuker etCrévier font observer que, suivant le témoignage de Polybe (VI, 17), aucune magistrature ne pouvait être demandée que par un citoyen qui avait fait dix campagnes. Or, Scipion était beaucoup trop jeune pour avoir satisfait à cette disposition, et on était en droit de lui objecter qu'il n'avait pas l'âge voulu par la loi, sans que la loi fixât cet ége en chiffres.
Ibiu. — Prœiores quatuor post multos annos lege Bœbia creali, quœ allernis quaternus jubebat creari. Cette loi fut sans doute portée par le préteur M. Baebius, de l'an 560, et probablement, comme l'observe Duker, parce que, dans ce temps, on prolongeait très-souvent le commandement confié aux préteurs envoyés en Espagne, de sorte que six préteurs avaient paru inutiles à M. Bœbius. Mais, comme le dit Tite-Live, on ne commença que cette année 573 à exécuter la loi. Ce fut peut-être la conséquence d'un discours de Caton, dont Festus nous a conservé le titre : Dissuasio ; ne lex Bœbia derogaretur. {Fragmenta orator., p. 166; édit. de Dubuer.) Ou »'ecarta encore delà loi l'année suivante. Voyez ch.Lix.
Ibio. — Quanta Fulvio Nobiliori. Voyex XXXIX, 22.
Ibid. — Adversus id senatusconsultum , etc. Tite- Live n'en a pas parlé à sa date. Les paroles de la loi paraissent fidèlement reproduites.
Ibid. — Propter effusos snmptus. Les magistrats romains dans les proviuces commettaient les exactions les plus odieuses pour célébrer les jeux a Rome avec plus de magnificence, et ces exactions étaient rangées parmi les ricttga/ia. Voyez Burmann, De VecHgalibus, ch. xn, p. 213. Ce Tiberius Semprooius est l'ainé des deux Gracques.
Cbap. XLV. — Adem Albam Capuœ. Voy XXXII, 9.
Cbap. XLV. — In campo ad aram Martis. Voyei XXXV, to.
Cbap. XL VI..— Amicitias immortales, morlales inimicitias debert esse. Pensée plus noble encore que le précepte attribué a Menandre,
AÔ«varov ôppjv |xti fûXarrt ôvirrrô; «v, Vers qn'un de nos poètes a ainsi traduit :
Mortel . ne garde pas une haine immortelle.
Cf. Aristot. Rhet. II, 21, et Erasm. Adog. t au mot Amxcitia
Ibid — Sponsionem factam. Tite-Live n'en a point parlé dans les livres précédents.
Ibid.— Dexteras fidemque dedere. Anlu-Gelle, qui nous a conservé tant de fragments des Annales romaines, raconte cette réconciliation, sans faire mention du discours de Cœcilius Metellus i/V. AU., XII, vin) : Ubi tare prœconis renuntiati sunt, ibidem in campo statim... ulr Router que et pari voluntate conjuncti complexique. D'où il parait résulter que quelques auteurs attribuaient uniquement cette réconciliation d'A£milius Lepidus et de Fulvius Nobilior nu sentiment du devoir qne la charge de censeur leur imposait, et non pas aui instances du peuple.
Ibid. — Deducli sunt in Capitolium : Pour y faire des prières et des vœux. Peut-être aussi vonlait-on remercier les dieux d'une réconciliation qne le peuple regardait comme une victoire. D'autres pensent qu'on les conduisit au Capitole pour y prendre les insignes des censeur*», et pour y prêter serment sur les lois. Mais, à cet égard, les documents nous manquent. Un savant t>'e*t rappelé que Plutarque (Quœstion. liom. t ch. icvu) met parmi les premiers soins des censeurs celui de confier à des entrepreneurs la nourriture des oies sacrées pendant cinq ans, et la peinture en ronge de l'ancienne statue de Jupiter. Voilà, dit-il, pourquoi on les conduit immédiatement au Capitole. A cela il n'y a qu'une difficulté , c'est qne la nourriture des oies et la peinture de la statue étaient données en adjudication (locatio), et toutes les locationes censoriœ se faisaient dans le forum, et non pas au Capitole.
Cbap. XLVII. - Mundam urbem. Voyez XXIV, 42.
Ibid. — Pravalidam aliam urbem Certimam appel tant Celtiberi. On a cru que cette fille était la même que Cartama ou Cartima. Mais Lud. Nonius, Hispan., ch. xiv, prouve qu'on ne doit pas confondre Certima avec Cartima, qui devint plus tard on municipe ; et l'on ne peut décider avec certitude si les monuments trouvés eu 1752 dans cette contrée, et que Carter a décrits dans son Voyage de Gibraltar à Malaga, p. 204 et suiv., appartiennent vraiment à Certima.
Ibid. — Sestertium quateret vicies. Les anciennes éditions portent nummum et sestertium nummum, qni est une mauvaise leçon. Cf. Gronove, De Pu. te t., II, IV, p. 75. 5,040.000 fr.
Cbap. XLVIU. — Ad Alcen urbem. Voyex Wesseling sur V Itinéraire d'Antonin, p. 445.
Cbap. L. — Ergavica. Les manuscrits donnent Ergavia, que l'on connaît comme ayant été une petite ville des Vascons. Mais ici Tite-Live qualifie Ergavica dettobilis et potens ci ri tas. et il s'agit d'une ville des Celtibèreset non pas des Vascons. Ce doit donc être la ville d' Ergavica que Ptolémée (II, 6) place parmi les cités de la Celtibérie. Voyez Cellarius, Gcogr. ont., Il, i, p. 85, et Hardouin, snr Pline, III, 5 ou 4.
Cbàp. L. —Ad monlem Chaunum. Aujourd'hui Moncayo ainsi appelé de son antre nom Mons Cajus, au sujet duquel on peut consulter lsaac Vossius, sur Mêla, III, i, p. 228. Le Douéro y prend sa source.
Cbap. LL— Très ejecti de sénat a. Retinuit, etc. Le jugement d'un seul censeur ne suffisait ni pour écarter un sénateur du sénat, ni pour flétrir les citoyens des autres ordres. Un passage de Cicéron ( Pro Cluent., xliii ) prouve cette prudenle restriction de l'autorité cemoriale. Piœteritos n'indique pas ici que Fulvius les avait omis à desseiu; car alors il y aurait eudissentimeut, à l'égard de cette mesure, entre Fulvius et son collègue ; et Tite-Live nous dit qu'ils étaient, entre eui , parfaitement d'accord ( concordiez fideli , cbap. m ).
Jbid. — Motem ad Tarracinam. Voyei IV, 59.
Idid. — Portum et pilas pontis in Tiberim. Ce pont, dans d'autres passages, est toujours appelé emporium ad Tiberim. Voyez XXXV. 10; XLI. 27. C'était probablement celui que P. Victor appelle Palatinus.
Ibid. — Argenlarias notas et forum pUcatorium. Voy. XXVI, 27.
Ibid. — Et porticum extra portam trigeminam. I) en existait déjà deux. Voyez, pour le premier, XXXV, 10; XLI; 57, et pour le second, XXXV, 41.
Ibid. — Apollinis Medici. Voyez la dissertation de Mitscherlicb. De Apolline medico , publiée à Gœttingue. D'après uue inscription que Pigbius a vue près du Tibre, derrière la rue des Tanneurs, et qui a été insérée dans le Corpus de Gruler, page 58, n. 6. ce temple fut réparé sous l'empereur Julien. Voyez sur Apollon, considéré comme Dieu de la Santé , mes Monuments d'antiquité figurée, p. 58 et suiv.
Ibid. — Regionatimque. D'après les quatorze régions de la ville. Voyez Gruchius, De Corn, flom., II, cb. iv.
Cbap. LU. — Viginti millia œris.Environ 1600 francs vivant Crévier; 1000 fr, en comptaut l'as à 0,05 cent.
Ibid. — .€dem Larium permarinûm. L'expression Lares permarini e>t traduite par ©sol ^tairoVrict dans les glossaires latins grecs. C'étaient probablement des divinités de la mer qui sauvaient les navigateurs. Cela deviendrait évident par ce passage d'une satire de Varron que .cite ISonius Marcellus, p. 558, 15 : Suspendit Laribus marinis molles pilas, reticula et strophia { comme un ex toto), si les meilleurs manuscrits de ce grammairien ne donnaient pas marinas, ici et page 542, 1 1, où ce passage est répété. La leçon marinis amènerait encore uue autre difficulté, dont l'explication conduirait trop loin ici. On ne peut donc, comme l'ont fait plusieurs savants, admettre le passage de Varron comme une autorité à l'appui des Lares marini ou permarini.
Ibid. — Duello magno dirimendo. On sait, par le grammairien Atilius Fortunatianus que ce monument était écrit en vers saturnins. Plusieurs érudits en ont donc tenté la restitution métrique. Voici celle que propose M. Hermaon, Elem. doctr. metr., p. 616 : Duello magno dirimundo , regibus subigundis, Caput, patrandso paci , pugna hsec exeuoti Lucio jEmilio, Marci filio Hegillo
aiispicio, imperio,
Felicitate ductuque ejus inter Ephesum, Sjmum Cbiumque. inspectante ipso eos Antiocho, Cum eierdtu omni, equitatu , elepbautis . classis régis Autiocbi Incensa , victa , fusa, tusa, ragaU e«l
Ibique eo die de rege naves long»
Sunt omnibus cum sortis captae très decemque. Ea pugna pugna ta rex Antiochns regnumque Ejus in potestatem populi Romani redaclum.
Ejus rei ergo aedeni Laribus permarini» vovit. Tout récemment, MM. Lerscb et Dûntzer, dans le livre De versu qui fertur saturnio, ont essayé une autre restitution ; mais leurs principes sur les vers et sur la prosodie de ce temps paraissent si légèrement posés, que nous atons dû préférer le travail de M. Hermaon.
Cbap. LIV. — Tutorem cum Grœci appellarunJ.
ÉTtÎTpcTCcv. Mais il est plus connu sous le nom de Antigonus Doson. Pour la victoire remportée sur Cléomènes , voyez Polybe, II, 67 et suiv.
Ibid. — Apelles maxime et Philocles, etc. Voyez, plot haut, cb. zx.
Cbap. LV. — Xychus. Glaréanus, Crévier, et d'autres avec eux, s'étonnent de ce que Tite-Live n'a jusqu'ici fait aucune mention de ce personnage. Voici, à ce sujet, une remarque de Drakeoborch : • Peut-être, dit-il, Tite-Live n'a-t-il fait jusqu'ici aucune mentiou de Xychus, parce qu'il n'a nommé que ceux qui, occupant les premières dignités à la cour de Philippe, ont été les principaux instigateurs de la mort de Démetrius ; et parmi eux il faut ranger Apelles et Philocles, qui, d'après le témoignage de Polybe (XXIV, i, 5), passaient pour les premiers amis du roi. Envoyés en ambassade à Rome, ils en rapportèrent les lettres qui furent si funestes à Démetrius , comme l'atteste Tite-Live au chapitre précédent et aux chap. xx et xxm. Quant à Xychus, il n'occupait pas un rang aussi distingué ; il n'était probablement que le scribe des ambassadeurs. Ce qu'il y a de certain, c'est que le bruit s'était répandu à la cour que les lettres apportées par Apelles et Philocles étaient fausses, et avaient été altérées par leur secrétaire; et l'on voit, par ce qui suit, que Xychus avait révèle le crime des ambassadeurs et la part qu'il y avait prise. »
Cbap. LVIL — Dardanorum gentem delere... ineorumr que agro sedes fundare Bastarnis. Une preuve de l'inimitié de ces deux peuples voisins nous est fournie par Polybe, XXVI, ch. u.
Ibid. — [Sec aut moribus aut lingua œquales abhorrere. Les deux peuples étaient d'origine gauloise, comme le prouve Duker, d'après Justin., XXXII, 5, Voyez aussi la note de H. Valois sur les Excerpta de Peiresc, p. 79.
Cbap. LVIII. — Donucam votant. Je ne vois cette montagne mentionnée nulle part ailleurs.
Ibid. — Clondico. Appien ( Macedon., eclog. xvi, § 2) le nomme KXoiXto;. LOlonicus de YÊpitome du livre XLIII peut être un autre personnage ; ce qui est certain pour le Clondicus mentionué liv. XL1V, 26 et 27.
Cbap. LIX. — Tricenos œris. i fr. 50. Cette somme est *i faible qu'on serait porté à admettre la leçon ancienne trecenos, qui donnerait 15 fr.
Ibid. — Prœtorum deinde , tribus creatis. Les noms ont été passés par les copistes et non par Tite-Live ; car il nomme les trois autres.
Ibid. — - Ante diem quartum Id. Mart. Dodwcl (de C.udis, X, 55) conjecture qu'il faudrait quintum à la place de quartum. • Les comices des préteurs, dit Duker, avaient lieu le lendemain des comices consulaires ou deux jours après. Si cet usage fut observé dans l'année oè nous sommes parvenus , les comices consulaires eurent
HISTOIRE ROMAINE. - NOTES
«il
lieu plus tard que d'ordinaire ; car Tite-Live nous apprend ( XXXVIII, 42 ) que le consul qui les présida avant le su des calendes de mars de l'an de Rome 565, était venu les tenir postérieurement h l'époque accoutumée. Je ne sache pas qu'il y ait eu un jour fixe pour créer les consuls et les préteurs. Grucbius [Comil. Rom., I eitr. et II, 6) dit que, lorsque les consuls et les préteurs étaient encore dans l'usage d'entrer en /onctions aux id< s de mars, usage qui se conserva jusqu'à l'an de Rome 600, on tenait ces assemblées en janvier et en février. Si cela est vrai pour février, ce dut être dans les premiers )ours du mois, comme on peut le conclure de XXXVII, 42 ; XLIU, 28, et XLIII, 11.
Chap. LIX — Lanxque. Excellente correction de Cuper. Les manuscrits portent lanaque. leçon que le tradu leur a eu doublement tort d'adopter et de rendre par ces mots : « les étoffes de laine qui voilaient la statue de Jupiter ; • car il est impossible de tirer ce sens du texte de Tite- Live; et, d'un autre coté, il est contraire à toutes les notions transmises par l'antiquité que, dans les lectisternia, les statues des dieux aient été voilées.
Ibio. — Actum est. Pighius ( Annal, ad a. Urb., IDLXXV, pense qu'il manque à la fin de ce livre quelques chapitres, qui auront péri par l'injure des temps. Ce morceau, selon lui, aurait dû comprendre tout ce qui fut décrété dans le sénat au commencement de l'année, soit sur les affaires de l'état, soit sur les provinces, soit sur les armées. On y aurait sans doute trouvé le tirage au sort des gouvernements et beaucoup d'autres détails relatifs à cette année.
Drakeuborch convient qu'il manqoe effectivement plusieurs détails de ce genre ; mais il pense que le livre XL est complet tel que nous l'avons , et que c'est au commencement du livre suivant que se trouvait le fragment perdu. Il appuie son opinion sur ce que rarement Tite- Live met à la fin d'un livre le tirage au sort des provinces, le partage des armées entre les nouveaux magistrats; et qu'au contraire, il a l'habitude de placer tous ces documents au commencement d'un livre, quand même il aurait terminé le livre précédent par le récit de la tenue des comices. On peut en voir des exemples, liv. XXXI, à la fin ; XXXII, au commencement; liv. XXXVI, è la fin, et XXX VU, au commencement; liv. XXXIX, à la fin , et XL, au commencement. On ne trouve qu'un seul exemple de l'ordre contraire à celui que nous signalons, c'est à la fin du livre XXV, où Tite-Live a parlé du tirage au sort des provinces , ne faisant connaître qu'en tête du livre suivant quelle armée avait été assignée à chacun des généraux. Mais daus ce dernier passage il s'exprime avec une grande brièveté sur la création des magistrats et sur les provinces qu'ils eurent en partage.