‹ Commentaire sur Tite-Live: Complément de l'édition du Tite-Live de laChapitre 57 sur 158 · LIVRE XLn · texte numérisé non relu

LIVRE XLn

Tite Live a beaucoup emprunté à Polybe dans ce livre. Ch. v, xiu, xiv, xix et xlviii, on voit par Diodore (p. 623 et 625 , Wessel. ) qu'il s'est servi de Polybe. Ch. xi, xn, xiv, on peut en dire autant, à en juger d'après Appien. ( Cf. Duker, ad cap. m. 4 ; xui, 6 ; xiv, 3. Appieu Maced.. p. 519, et suiv. Schweigh. Ch. xxx, il traduit Polybe plus librement; ch. xxxix , et suiv., il parait avoir emprunté à Polybe le colloque de Marcius et de Persée ( Voyez liv. XXVII, 4, et Appien, qui offre les mêmes détails ). Cb. xliv et XLV{Polybr, XXVII, 1,5); ch. lxvi (i&., 4 et 5> ; cb. xluii, (i6„ 6 et 7). Tite-Livc toutefois ne parle pas du préteur Arcbon, il passe sous silence le nom de quelques Béotiens, et ne dit rien de la lettre écrite aux Rbodiens , et dont ceux-ci se moquèrent. Cb. lv, ces mots : ne romani quidem abnuunt, font allusion aux auteurs romains. On peut conclure d'un passage de Diodore que Polybe avait donné beaucoup plus de détails sur cette expédition. Ch.LV m (Polybe, XXVII, 8).Ch. lx, accusation des Éloliens : Polybe est la source où ce fait a été puisé (cf. Appien, p. 528, et Schweigh). Voyez aussi Polyb., XXVII, 15; qui raconte que cinq des chefs furent envoyés à Rome. Ch. lui, il traduit tout de Polybe, et omet seulement les noms des envoyés. Chap. liv, sur la restrosphendoné, voy. Polybe, XXVII, 9. Cb. lxvi, sunl gui, etc., H rapporte ici l'opinion de ceux qui soutenaient qu'une grande bataille avait été livrée (et il les suit encore, XLIII, », au commencement. ) Peut-être faut-il se reporter pour tout cela à Valérius Autias, qui, d'après le témoignage de Tite- Live (cb. n ), différait ici de Polybe. ( Valérius avait confondu la seconde ambassade avec la première, dont Polybe parle, XXV, «6. ) C'est encore

au même auteur qu'il faut renvoyer le récit des dix mille morts restés sur le champ de bataille, ch. vu. Cf., les cb. vin et xxi, qui ne s'accordent pas.

Cuap. I. — In templo Fortunœ. Ce temple, dont Strabon fait mention, était célèbre dans l'antiquité, par les prédictions qui s'y faisaient. Cicéron (de Dit?.. II, 41) nous apprend qu'on y gardait des tablettes, sur lesquelles étaieut inscrites des réponses en caractères anciens. Elles étaient renfermées dans un coffret fait du bois d'un olivier qui, dit-on, avait autrefois donné du miel. Un jeune enfant en tirait une de ces tablettes ( singulière conformité avec leculte que les modernes ont rendu à la même déesse ! ) ; puis un prêtre, appelé Sortilegus, lisait et interprétait la réponse. La crédulité avait fait affluer dans ce temple les plus riches offrandes. Aussi Carnéades, le philosophe grec, disait-il en riant que jamais il n'avait vu la Fortune aussi fortunée.

On retrouve encore des débris de cet édifice près de Palestrine, qui a succédé à l'ancienne Préneste. Cette ville était dans le Latium , à peu près à l'est de Rome, d'où l'on s'y rendait par la Via Prœnestina. On voit dans Plaute que les Romains se moquaient beaucoup de la rusticité de ses habitants.

Ibid. — Ut sibi magistratus, etc. Préneste était une ville municipale (Festus, au mot municipium ; Florus, III, xxi, 27), et avait à la tèto de son gouvernement un seul magistrat, appelé dictateur. L. Mamilius remplissait à Tusculum (IJI, 18) et Milon à Lannvium ( Cic, pr. Mil.. X). D'autres villes municipales avaient deux , quatre et même six magistrats suprêmes. Presque toutes, comme la république romaine, avaient un sénat, des chevaliers , des plébéiens.

Ibid. — Ante hune consulem nemo, etc. Quelques commentateurs ont cru que 1 historien avait ici commis une inexactitude, puisqu'il avait dit, en parlant de Caton, prêteur en Sardaigne : • Fugati ex insula fœnera- • tores et sumptus quos in cultum pra?torum socii faccre « soliti erant, circumeisi. » (XXXII, 27.) Mais ils n'ont pas remarqué qu'il y a une distinction à établir entre les alliés des provinces et les alliés d'Italie. Ces derniers seulement avaient été exemptés jusqu'alors des énormes dépenses que coûtait l'entretien des préteurs. Voy. Burma nn, De Vvciig., ch. 6; Ernesti, clef de Cic., aux mots Parochus et Prœbitor.

Ibid. — Singula jumenta. Spanheim (De usuetprœst. num. Dissert., xm) a cru retrouver dans cet u>age l'origine des voitures de poste dans le monde romain. Suétone nous apprend qu'Auguste régularisa ce service pour avoir promptemeut des nouvelles des proviuces.

Ibid. — Altam impensam, etc. On lit dans Slrabon que, pour punir quelques peuples de l'Italie, comme les Lucauieus, les Brultieus, de leur défection pendant les campagues d'Annibal, les Romains exigeaient qu'ils entretinssent sur les routes des messagers et des courriers.

Ibid. — Grariornm in dits tulis generis imperioruwu Aulu-Gelle (X, 5) oite des exemples révoltants de l'arrogance et du despotisme avec lesquels les magistrats et même les simples citoyens romains traitaient les Italiens pour satisfaire leurs ressentiments, leurs caprices ou ceux de leurs femmes.

Chip. H. — /n Veienti apnd Rementem. Les géographes ne connaissent pas cette localité. Cluvier ( /ta/.

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HISTOIRE ROMAINE. - NOTES

ont., II. 5, p. 557) a supposé que l'auteur avait écrit Cre-

tïlfTTflf».

Cbap. IL — Quœ priore anno valetudxnis populi causa vota esset. Voyez XLI, 21 .

Cbap. III. — Aïdis Junonis Laciniœ. Ce temple célèbre, où avaient afflué de toutes parts les dons les plus précieut, était, comme on Ta vu plus haut, entre Crotone et le promontoire Lacioium (Capo délie Colonne.

Cbap. IV. — Utis ager viritim dividerttur. Cette distribution fut faite probablement entre les vétérans des légions et des alliés, comme celle dont parle l'auteur au cb.i du livre XXXI.

Cbip. V. — Pollicendo phira quam prœstando. Une foule d'exemples, offerts par l'histoire de la guerre de Persée, prouvent l'extrême avarice de ce prince. « Pardessus tous ses autres vices, dit Plutarque, il flt éclater une horrible avarice et un »mour insatiablede l'argent ». ( Vie de Paul Emile, cb. ix.)

Ibid. — Tarn pio erg a propinqiios. Les trois frères d'Eumène payaient son affection d'un dévouement tel qu'ils avaient voulu faire partie de sa garde. Voyez Plutarque, sur l'amour fraternel; Strabon, XIII, p. 624; XIV, p. 641, 667, etTite-Live, XLII, 16, ctXLV, 15.

Cbap. VI. — In Peloponnesum trajecit, quo Achœis edixerat contentum. Il est probable qu'ici le nom de la ville du Péloponnèse, que Marcellus avait Qiée pour lieu de réunion, a été omis, comme, dans le chapitre précédent, le nombre des années sur lesquelles Ap. Claudius répartit le paiement des dettes.

Ibid. — Quingentum pondo. La livre romaine valant trois cent vingt-quatre grammes, ces vases pesaient cent soixante deux kilogrammes.

Ibid. — Ccntum millium (cris. Ordinairement les ambassadeurs ne recevaient a cette époque qu'un présent de deux mille livres d'airain ( Voy. XLII, 19; XLIII, 5, 6, 8;XLIV, M, 15; XLV, 42). On fut plus généreux envers Apollonius, à cause de la magnificence du présent qu'il apportait, et de la considération qu'il méritait personnellement.

Cbap. VII. — Junoni Monetœ. Junon était surnommée ainsi, ou parce qu'elle présidait à la monnaie, ou parce que, lors d'un tremblement de terre on entendit sortir de son temple une voix qui avertit les Romains des expiations qu'ils devaient offrir aux dienx. Dans ce cas ce surnom signifierait avertissante {a moncndo). Voyez Cic. Dit?., I, 45; Suidas.

Ibid. — Cerœ ducena milita pondo. Soixante-quatre mille buit cents kilog. Strabon rapporte que le miel faisait la principale nourriture des Corses; mais que le grand nombre d'ifs et de ciguës dont l'Ile était comerte lui donnaient un goût amer.

Ibid. — In agro Statiellati. Les Statielles étaient au delà de l'Apennin, entre cette chaine de montagnes et la Transpadane. Ils avaient pour ville principale Aquœ Sla~ tiellœ ou Statiellorum, aujourd'hui Acqui, sur la route de Gènes à Tortone. Leurs autres villes importantes étaient Asta, Dertona et Alba Pompéia.

Ibid. — Ad oppidum Carystum. Caryste (auj. Carso) était un peu au sud de Dertona (Tortone).

Cbap. VIII. — Nec enim plus decem millia hominum iront. Crévier observe que ce nombre est trop fort ou

que celui des Liguriens tués dans le combat est trop faible, puisque l'auteur vient de dire que le nombre des morts surpassait de beaucoup celui des survivants.

Cbap. X. - Capita CCLX1X millia et XV. VEpitome de ce livre donne le nombre 257, 251. Ou croit généralement que ce dernier est le véritable et que le texte de l'auteur a été altéré.

Ibid. — Ex edicto Claudii consulis. Voyez XXXIX, 5 , et XLI, 9.

Ibid. — Annos sex. Le nombre est exact, si l'on ne compte pas les extrêmes. Autrement , il y avait huit ans.

Ibid. — Scenicos ludos. Ces jeux étaient célébrés à l'occasion de la dédicace du temple , comme c était la coutume. Ceui que Fulvius avait voués à Jupiter, furent célébrés'par lui pendant son consulat. Voy. XL, 40 et 45.

Cbap. XI. — Attalum... venisse liomom. Valérius An tias avait sans donte confondu avec cette ambassade d'Eumène celle d'Attale et de ses jeunes frères, dont parlent Polybe (XXV, 6), Diodore de Sicile, Légat., XIV, t. II, p. 622, éd. Wesseling. et sur laquelle il est surpreuant que Tite-Live ait garde te silt nce, à moins qu'il ne l'eût mentionnée au commencement du livre XLI que le temps u'a pas respecté.

Ibid. — Beneficiis éliam suis. Cf. XXXVIII, 59, et, pour ce qui *uit, Appicn; Maced., cb. ix, I Le passage de Polybe que tous deux ont reproduit est perdu.

Cbap. XII. — Seleuci filiam. Séleucus Philopator, flls d'Antiochus-le-Grnud, et père de Demetrius Soter. Sa fille se nommait Landice. Voyez Polybe, XXVI, 7 ; Plut., Vie de P. Emile, tt les Marbres d'Arundel, p. 277.

«bid. — Sororem dédisse Prusiœ. Cette sœur de Persée fut mère de Nicomède. Prmias épousa ensuite, en secondes noces, la fille du Thrace Diégylle. Il en eut des enfants dans l'intérêt desquels il voulut faire périr Nicomède. Mais celui-ci prévint, par un parricide, les desseins de son père. Voy. Justin, XXX IV, 4, VEpitome du livre L; Appien, Mithrid., IV-V1I.

Ibid. — Velut auspicibus nobilissimis populis deductas esse. On a remarqué que Tite-Live, empruntant ce discours à un passage de Polybe qu'Appit-n semble aussi avoir suivi [Maced., IX, 1), ajoute ici le mot d'auspices, dont l'idée est plutôt romaine que grecque.

Ibid. — Per paucos. Callicrate et les traîtres que Rome avait achetés.

Ibid. — à nos honores... partim desertos. Ces honneurs lui furent rendus dans la suite, à la demande d'Attale, son frère.

Cbap. XIII. — Abrupolim .Roi des Sapéens, peuplade de la Thrace. Pour tous ces méfaits de Percée, voy. ch. xl et xli; Appied, Maced., IX, I et 5; Pausan, VIII, 10

Cbap. XIV.— Persei deinde régis legatis, etc. On lit dans Appien ( Maced., cb ix, 2 ) qu'Harpalus et les députés rhodiens demandèrent a être admis dans le sénat, en pré seuce d'Eumène, afin d'y présenter leur justification; mais que leur demande fut rejetée, et qu'ils furent introduits seulement après le départ du roi.

Ibid. — Quod eum contigisset. Peut-être faut-il lire : quod eum non contigisset, d'après ce qui est dit dans la note précédente.

Cbap. XV — Delphos ascensurum. Delphes, aujourd'hui Castri , était bâtie dans la région moyenne du Par-

nasse. Cf. Pausan, X, 6; Strabon, IX, p. 288 oa 418; Justin, XXIV, 6; Diodore, XVI, 26.

Cdap. XV.— Asc endentibus ad Templum a Cirrha. De Cirrha, ville de Phocide, située aux pieds du Parnasse, près de la baie de Solone, on montait à Delphes par un chemin de soixante stades, selon Pausanias, et de quatrevingts, selon Slrabon. Cette variante peut provenir de ce qu'il existait autrefois un raccourci par une voie escarpée, dont la distance était d'un quart plus courte que celle du chemin tracé en spirale à l'orient de Crissa. Voy. Strab., IX; Paus., X, 37 ; Àppien, Maced., ch. u, 2.

Ibid. — Panlateon jEtoliœ princeps. C'est peut-être celui dont parle Polybe ( XX, 9, et XXVIII, 4 ), et dont le père ou l'aïeul mentiouné par lui au cb. lvii du livre IV, portait le même nom.

Chip. XVI. — Celerius quam dignum concordia (raterna erat..., etc. 11 épousa même Stratonice, femme d'Eumène, et monta sur le trône, qu'il croyait vacant. Voy. Plutarque Apophthegmes et Traité de l'Amour fraternel.

Ibid. — Vxoris petmdœ prœmaturam festinationem fratri objiceret. Selon Plutarque il se cou tenta de dire à l'oreille d'Attale : • N'épouse point ma femme avant de me voir mort. • Et, pendant tout le reste de sa vie, il ne fit ni ne dit rien qui pût donner le moindre déplaisir à son frère.

Chap. XVII. — L. Rammium Brundùsinum. Appien (Maced., ch. ix, 4) le nomme Herrénius.

Cbap. XIX. — Puerum filium régis. Ce n'était pas le fils d'Ariarathe. Sa femme Antiocbis, se voyant longtemps stérile, avait eu recours à une supposition d'enfant, qu'elle avait été ensuite obligée d'avouer à son mari quand elle eut un fils. Ariaratbe crut alors devoir éloigner de sa cour cet étranger qui eût pu nuire à l'héritier légitime. Voy. Diodore, livre XXXI.

Ibid. — Binum millium œris. Deux mille as valaient 100 fr. de notre monnaie.

Chap. XX. — In Capitolio... bellopunico consulis. La lacune qni existe dans cette phrase a été remplie ainsi par Sigonius : In Capitolio bello punico priore posila a M. /Emilio consule. rai, etc. Pighius l'a comblée de la manière suivante: In Capitolio M. /Emilii . priore bello punico consulis, etc. Les Fastes Capitolins nous apprennent que ces deux consuls triomphèrent des Carthaginois et des Cossuréens. Voy. X VIII, 4 1 .

Ibid. — Luslrandum. On appelait lustratio les sacrifices où l'on promenait la victime avant de l'immoler. La purification dont il est ici question était spécialement appelée Amtntrbnim.

Ibid. — Oppidum. L'emploi de ce mot ne semble pas très-juste pour désigner Rome, qu'on appelait Vrbs, la ville par excelleuce. Du reste il est évident qu'oppidum siguifie ici et au ch. xxxvi de ce livre la ville eulière, et non pas seulement la ville ancienne, Y Vrbs quadrata de Romulus, comme l'ont cru quelques commentateurs. Leur observation s'appliquera plutôt au mot oppidum employé dans le cb. xvi du livre XLV.

Ibid. — Obsecrationemque. Prière solennelle que le grand pontife prononçait dans le forum, du haut de la tribune aux harangues.

Chap. XXII. — Minertœ Promontoriwm. (Capo délia

Mtnerva), promontoire de la Campanie méridionale, an S.-E. de Sorrentum, vis-à-vis des lies Caprées.

Chap. XXIII. — Dequo antelegati. Voyez XL, 17.

Ibid.— Konsibi magis misericordiam quam régi.,. Sigonius conjecture qu'il faut ici ajouter les mots : inridiam concitarunt.

Cuap. XXIV. — Vnde prœterea legatos ocmltis cnm mandait s liomam mitti. Ce passage est altéré. On a proposé d'ajouter placuit, ou de lire : inde se nihil audisse. ou bien, inde nihil émanasse prœterquam legatos, etc.

Cdap. XXV. — rentrent speculari. Peut-être Speculaturi. Ou ne trouve guère que chez les poètes après un infinitif présent uu verbe de mouvement.

CnAp. XXVI. — Qui socii quererentur. Il semblerait plus naturel de lire : quod ou quia socii, etc.

Cbap. XXVIII. — Cui... m agi stratus creare... jussum erat. Il y a vraisemblablement ici une altération qu'on a proposé de corriger ainsi : oui (consul) creare jussus erat, ou bien rai (senatui) creari visum erat. oa bien encore : qui (senatus) creari jusserat.

Ibid. — Sacerdos. Ce mot semble superflu.

Chap. XXIX. — Pueritiaro régis. Antiochus IV Épiphane disputait la Cœlésyrie à Ptolémée VI Philométor. fils de Ptolémée V Épiphane. Le roi d'Egypte n'avait, comme son prédécesseur, que cinq ans lorsqu'il parvint au trône.

Ibid. — Misagenenque filium. Outre Micipsa, Gulussa et Miistanabal, que Tite-Live citait dans le livre, à en juger d'après le sommaire de ce livre, Massinis.sa eut encore plusieurs fils illégitimes ou décédés avant leur père. Eutrope prétend qu'il en laissa quarante-quatre ; Diodore réduit ce nombre à dix.

Ibid. — Odrysarum : Ancienne et puissante nation, vers le centre delà Thrace.

Cuap. XXX. — Deterioribus erat ob regem, etc. D'antres proposent de lire : Deterioribus f 'avens erai ad regem, etc. De même qu'il est dit au ch. liiii de ce livre : Deteriori. . favendo.

Cbap. XXXI. — Suffragiis crearentnr. Voy. VII, 5; XLIII, 12, etXLIV, 21. Comme le peuple choisissait quelquefois des candidats incapables, l'usage avait prévalu que, dans les circonstances graves, ils fussent tons nommés par les consuls et les préteurs. On appelait Cemitiati les ti ibuns élus dans les comices, et les antres Rutdi ou Rufuli.

Chap. XXXII. — Oppugnaturum. Peut-être vaudrait-il mieux lire occupaturnm ou optalurum.

Ibid. — Prœtoiem eum ne in protinciam iret, etc. Voy. XLI, 15.

Ibid. — Ai senatus non quid f etc. Grooove conseille de remplacer non par nunc, ou de le supprimer.

Ibid. — Secunda et quarta. La seconde et la quatrième des légions Kvées cette année. Car l'auteur a dit au ch. xiv u que la seconde était partie pour la Macédoine avec Cn. Siciuius.

Ibid. — Centnr'tones, scdprimumquemqne. On a proposé de lire : centuriones, veterrimum qtumque, correction qui mettrait la phrase en rapport avec les mots dn chapitre suivant : quod veteres centuriones qnam pluritmim ad id bellum scribi censuisset.

Cbap. XXXIV. — Jugerum agri... et parvum taou- Hum. On peut juger parla quelle était la condition précaire et misérable de la masse des légionnaires, puisqu'un centurion, après vingt-deux ans de bons et loyaux services, à 1 âge de cinquante ans était réduit à de si faibles ressources.

Ibid. — Duo prœtextati sunt. On voit que les enfants portaient la robe prétexte jusqu'à l'âge de dix-sept ans , où ils prenaient la robe virile.

Isid. — P. Sulpicio, C. Aurelio Consulibus. L'ao de Rome 552. Voy. XXXI, 4.

Ibid. — Derumum ordinem hastatum. Il y avait dans la légion soixante centurions. On en distinguait de plusieurs grades. Celui dont parle ici Ligustinos était le moindre de tous. Voy. J. Lipse, De Mil. Rom., II, 8.

Ibid. — Cum M. Porcio consule in Hispaniam sum profectus. Caton partit pour l'Espagne avant le retour et le triomphe de Q. Flamininus. Voy. XXXIV, 8.

Ibid. — Primum hastatum prions centuriœ. Les bastats, comme les princes et les triai res, étaient divisés en dix manipules, chacun de deux centuries, et Ligustinus fut fait centurion du premier manipule des bastats.

Ibid. — Primus princeps. Les princes étaient au second rang, et venaient après les bastats. Ils étaient choisis parmi les hommes dans la vigueur de l'âge et d'une valeur éprouvée.

Ibid. — Bis, quœ annuamerebant legiones, stipendia feci. Ainsi, chez les Romains, le soldat ne conservait pas le rang qu'il avait gagné dans une campagne précédente; et, lorsqu'il s'enrôlait de nouveau, il pouvait de centurion redevenir simple soldat.

Cbap. XXXV. — Primum pilum.. On nommait primi pili les deux centurions qui commandaient les centuries du premier manipule des triaires. Le premier primipile était le plus considérable des centurions des triaires. Il avait place dans le conseil de guerre, devenait de droit chevalier, et portait l'aigle de la légion.

Chap. XXXVI. — Quinque millibus peditum, trecentis equitibus. Cependant l'armée qui lui fut donnée était bien plus nombreuse. Voy. cb. xxvu.

Ibid. — JSymphœum. A six lieues S.-E. d'ApoUonie était situé le Nympbamm, terre consacrée aux nymphes, où, selon Plutarque, des sources de feu perpétuelles coulaient au milieu d'une vallée verdoyante et des prairit s , tans les endommager (Vie deSylla). Aristote, Elien [Hist. div., XIII, 16) et Dion Cassius tliv.XL) ont aussi parlé de ce phénomène, qui s'explique fort naturellement.

Il y a en effet dans ce lieu des mines de poix compacte très-considérables , appelées aujourd'hui mines de Sélénitza, près desquelles sort de terre un gaz inflammable (hydrogène carboné). Mis en état de combustion, il couvre un grand espace de terrain. Partout aux environs on trouve des minerais de soufre et d'alun (purites et schistes aluminifères) , et les paysans assurent que presque toutes les nuits on voit des flammes bleuâtres voltiger à la surface de la terre. Ce phénomène est dû à la décomposition des pyrites, par l'action simultanée de l'air et de l'humidité.

Cbap. XXX VIF. — iVnper m Achaicum contribua consUium. Voyez XXX1X.48 et sniv.j XXXII, 19.

Cbap. XXXVIII. — Gitanas: Aujourd'hui Palœa-Vene-

tia , sur le chemin qui conduit par Janina dans la Macédoine. On y trouve une enceinte à base cyclopéenneavec des restaurations helléniques romaines et modernes superposées.

Cbap. XXXVIII.— Liberatis ab se (Romanis) Maredonibus Orestis). Drakenborcb a proposé de retrancher le pronom et de lire liberatis ab Macedonibus. Dœring a encore supposé qu'il fallait peut-être lire : liberandis ab se a Macedonibus.

Ibid. — Ab Uomolio: Ville des Perrhèbes, dans la Pélasgiolide thessalienne.

Ibid. — Dium. Ville considérable de Macédoine, au pied du mont Olympe, à sept stades de la mer.

Chap. XXXIX. — Quod Philippo ipsi cognomen erat. Il se nommait Q. Marcius Philippus. On a prétendu que ce surnom , fréquent dans la gens Marcia , était venu de l'amitié et des liens d'hospitalité qui avaient uni le père de Quiutus avec Philippe , père de Persée ; mais Pigbius, dans ses Annales de Tan 524, p. 108, prouve que ce surnom était déjà porté par le bisaïeul du consul. D'autres le tirent du goût qu'avait eu cette gens pour les chevaux, et citent à l'appui de leur opinion plusieurs médailles des Mardi, représentant une statue équestre ou l'image de Castor à cheval , fait assez remarquable; car il est rare devoir, avant la première guerre punique, des Romains porter des surnoms grecs.

Coap. XL. — Adrenovandum... Judicatpotius. Sigonius propose de combler ainsi cette lacuue : fœdus miseris : quod ipsum tamen tibi non fuisse renovandum. C'est la répétition de ce dernier mot qui aura trompé le copiste.

Cbap. XLI. — Ad ea rex. Comp. Appien, Maeed., Exe. leg.. X*V, 5 et 4, p. 169, éd. Didot.

Cbap. XL1I. — Larissam et Antrona , etc. Quelques éditions portent à tort Pylleon pour Pteleon. Ces trois villes sont souvent mentionnées ensemble, par exemple dans le chap. lxiii de ce livre. Larisse, surnommée Crémaste, dont il a été fait mention dans la guerre des Romains contre Philippe, était en Tbessalie. entre Echinus et Antrone. An trône, dans la Thessalie, au S.-E., était a l'extrémité de la côte occidentale du golfe Pagasétique , vis-à-vis du détroit de l'Enbée.

Ptéléon se trouvait au N.-E. d'Antrone, sur le promontoire formé par le golfe Pagasétique et le golfe Ma liaque.

Cbap. XL III. — Mittendi Romam legati. Drakenborcb observe que, d'après ce qui suit et d'après les cb. xlvi et lxviii, il faut probablement lire legatos.

Cbap. XLIV. — Chalcidem ut ventum est, Cf. Polybe, XXVII, I.

Ibid. — Coroneorum Haliartiornmque : Coronée ( aujourd'hui Corouniès ) en Béotie. Haliarte, près de Coronée, sur la cote méridionale du lac Copals, à l'embouchure du Permesse. Ses ruines sont situées entre les bourgades modernes de Mazi et de Mégalo-Mouki.

Ibid. — Constantia principum. Polybe cite spécialement Olympichus.

Cuap. XLV. — In Asiam circtminsulas. Drakenborcb conjecture, d après Polybe (XXVIII, 5 ), qu'il faut lire . in Asiam et circum insulas. L'historien grec ne i point M. Junius parmi les députés.

Chap. XLX. —HegesUocho.Dans Polybe (XXVIII, 2, 14; XXIX, 4 ) ce nom est reproduit eu dialecte dorien, et détient Agesilochus; de même que chez les Spartiates Agesilaus était mis pour Hegesilaus.

Chip. XLVI. — Byzantium et Rhodium. Le passage correspondant de Polybe ( XXVII, 4 ) et les mots ad omnes, qui viennent ensuite, ont fait supposer à Crévier qu'il y a ici une lacune ou une altération , et que des lettres avaient été envoyées non-seulement à Byzance et a Rhodes, mais encore chez plusieurs autres peuples.

Ibjd. — Qui plus... excellant. Polybe dit ; £<w irXtïov. II serait donc possible qu'il fallût lire : 9110 plus.'

Cbap. XLVII. — Indicere • .. solitos bella, denuntiare etiam. Cette phrase a exercé les commentateurs. Peu satisfaits de ces deux verbes , doot le second n'enchérit pas sur le premier, ils ont proposé de lire : « denuntiare

• aciera, interdiu locum finire; denuntiare certamina,

• interdum , etc. • ou bien : • denuntiare aciem ; iter ,

• diem, locum flnire. •

Ibid. — Faliscis vinctum traditum proditorem liberorum régis. Tite-Live , en racontant ce fait, a dit : printipum liberos (V, 27), et n'a point parlé d'un roi des Falisques , d'accord en cela avec tous les historiens qui ont rapporté le même trait ( Plutarque, Vie de Camille; Polyen, Strat., VIII. 4; Frontin, IV, 4; Florus, I, 12. etc.). Sigonius pense que Tite-Live a suivi ici d'autres mémoires qu'au livre V.

Ibid. — Quibus nova hœc minus plactbat sapientia. Marcius et Atilius semblent avoir, dans leurs habiles manœuvres , pris pour modèle l'astucieux Flamininus.

Ibid. — Et eodem rurtits in Graciam, etc. Eodem serait assez convenablement remplacé par idem.

Cbap. XLVIU. — Senatum praberi legatis. Cf. Polybe, XXVII, 7; Appien, Maced , IX, 5. Poljbe nomme ces députés Solon et Hippias.

Ibid. — Denuntiatum extemplo mcenibus, etc. Appien apporte que la même injonction fut faite à tous les Macédoniens qui se trouvaient à Rome , et dépeint la con ftternation qui fut la suite d'un ordre de départ si subit.

• Les uns, dit- il, ne pouvant atteindre les hôtelleries ou y loger, passèrent la nuit au milieu des chemins. D'autres ne purent irouver de bétes de somme ni emporter tous leurs bieus. Un grand nombre couchèrent à terre devant les portes, avec leurs femme» et leurs eulauls. »

Ibid. — Ab urbe profectus. Mais au ch. xxxv nous avions déjà vu C. Lncretius partir pour Rriudes. Il faut donc supposer qu'il était reveuu depuis , pour chercher les vaisseaux qui auparavant n'étaient pas prêts.

Ibid. — Ex refectis navibus alias. Il y eu avait eu cinquante d'équipes. Voy. ch. xxvn.

Ibid. — Ab Uritibus. Peut-être fant-il lire Unatibus. Uria était uue ville de l'Apulie daunienoe.

Ciup. XLIX. — Inier multa prospère gesta, etc. Voy. XXXVI, 58.

Ibid. — Très illustres jurenes. C'était ce qu'on nommait contubemales. sectatores, comités. Voyez Tacite, Ann., 1, 29.

Ibid. — Aller M. ManlU. On a remarqué, au sujet de re prénom Marcus, qu'il y a sans doute ici une altération, puisque depuis le supplice de M. M.mlius, le sauveur du Capilole , il était défendu aux Manlius . par un

décret , de prendre ce prénom. Voy. VI , 20. D'un au* tre coté on ne peut supposer qu'il faille lire M* ( Maoii ): car on ne trouve ce prénom porté par aucun membre de la famille Maulia. Peut -être faut-il Cn. Manliu

Cu ap. L.—Dum inleqrœ res.,. apud animum sua**, etc. Sigonius remplit ainsi cette lacune : Dum intégra res sint, cogitare apud animum: et Drakenborch : Ostsm intégra res sunt , statue» e apud animum.

Ibid. — Samothraciam ( aujourd'hui Samaodraki ). lie de la mer Egée , près des côtes de la Thrace , en Ciee de l'embouchure de l'ilèbre. Elle était fameuse par le culte mystérieux des Cabircs, et comme elle était réputée sacrée elle servait d'asile aux fugitiiset aux coupables.

Cbap. LI. Citium. Ville inconnue dans la Macédoine, dont Tite-Live seul fait mention.

Ibid. — Berœus. De Bérée , ville d'Emathie.

Ibid. — Agemala. Corps d'élite, qui marchait ordinairement devant les rois de Macédoine. Nous en avons déjà parlé, XXXVII, 40; t. II, p. 828.

Ibid. — Eulyertas. Ce mot est sans doute altéré. On pourrait le remplacer par un antre tel que Lyncerias 00

Elymiotas.

Ibid. — Pœones. La Péonie comprend une petite portion de la Macédoine et de la Thrace.

Ibid. — Parorea. Voyez la note sur XXXIX, 27; t IL p. 849.

Ibid. - Agrianes. Peuplade de la Thrace, dont le nom servait aussi à désigner un corps de fantassins armés à la légère.

Ibid. — Heraclea eœ Sintiis. Héraclée était dans la Sintique, à l'est, près de Scotusse.

Ibid. — Phalasarneum. Phalasarne, ville de Crète, aujourd'hui Contarini.

Ibid. — Gnossium. Gnosse. ville de Crète, aujourd'hui Enadich, sur la côte septeutrionale.

Ibid. — Secundum eum exercitum quem mogni Alexander in Asiam trajecit. L'armée du conquérant macédonien était de trente a trente-quatre mille hommes d'infanterie, et de quatre à cinq mille de cavalerie. Voy. Plut., Vie d'Alex. ; Justin , XI, 6; Diodore, XVII, 17; Arrien, I; Tile-Live, IX, 19.

Cbap. LU. — Sextus et ticesimus annus ex qno petenti Phihppo , etc. La paix fut en effet accordée à Philippe, sous le conMilat de Cn. Cornélius et Q. Minucius. Voy. XXXIII, 12, 15, 2i, 50.

Ibid. — Filios duos. Outre Philippe et Alexandre, Persée avait une fille et d'autres enfants encore jeunes. Voyez X LV, 6 et 28. Dans Yepitome du livre XLV 00 lit que Paul Emile fit marcher devant son char Persée avec trois de ses fils.

Ibid. — Quœ.... trecenos équités habeant. On peut, d'après le ch. xxxi, remplir ainsi cette lacune : cnm duobus Ugionibus romanis, quœ singulœ sena milita peditum et trecenos équités habeant.

Ibid. — Arma iUos habere ea qua sibi quinque paraverit pauper miles. Il parait que le soldat romain était tenu de se procurer des armes à ses frais. Ainsi Aulu Gelle (XVI, 20) rapporte que, par une mesure extraordinaire , les prolétaires recevaient des armes de l'état, dans des circonstances pressantes. Polybe ( VI, 59 ) dit que la

HISTOIRE ROMAINE. — NOTES

questeur déduisait one certaine somme de la solde des troupes pour le blé, l'habillement et les armes, et dans Tacite, Ann., 1, 16, le soldat Percennius se plaint qu'on l'estime , corps et âme , à 20 as par jour, et que là-dessus il doit payer armes , tentes et ? éléments. — Eu temps de guerre et dans les provinces, c'était sans doute l'état qui fournissait ou plutôt vendait les armes aui soldats. Mais à Rome, ordinairement chtcun y pourvoyait en particulier. Voy. Tite-Live, 1, 45 ; Polybe, VI, 21 et suiv.

Cm?. LUI. — Eordœam. L'Eordée de Tite-f ive embrassait nue grande partie des cantons modernes de Ci oupistas et de Bicblistas.

Iaio. — Begorritcm, quem rocant, lacum. Entre le L>ncestis et l'Hnlsacmon, ( aujourd'hui lac d'Ostrovo ).

Jbid. Elimeam. ( Canton d'Anasélitzas ou Lepsini ).

Ibid. — Haliacmona- Fluvium. Aujourd'hui Indgé- Karasou.

Ibid. — Montibus quos Cambuniosvocant.Cette chaîne de montagnes séparait la Macédoine de la Thessalie. Elle était Jx>rnée à l'est par le mont Olympe.

Ibid. — Azorum. Dans la Perrhébie, sur le Guralius. Ibid. — Pythium. An N. d'Axorus, au N.-O. de Larisse.

Ibid.— Dolichen: dans la Perrhébie. Voy. XLIV, 2. Selon Strabonces trois villes étaient dans la Pélasgiotide.

Ibid. — Vrbem nihxl cunctatis , etc. On voit clairement que le nom de la ville est omis. Doujat pense que c'était MaUea Pelasçiotarwn.

Ibid. — Cyretias. Au N.-O. de La risse, vers la source du Titarèse.

Chap. I.IV. — Mylœ. Dans la Perrhébie, à l'ouest de Phalauna , au Pied du Titarus. Le souvenir de cette ville ancienne est rappelé par la cbatne du mont Mylonas.

Ibid. — Phalannam... Gyrtonem. Ces villes, ainsi que la précédente et les deux suivantes, se trouvaient dans la gorge de l'Olympe, qu'arrose le Titarèse ( Sarao a- Poros ), affluent du Pénée. Pbalanne était près du bourg moderne de Touruovo et Gyrton , sur remplacement de Tchéritchani.

Ibid. — Elatiam. Près du bourg moderne de Dendra, non loin de la vallée de Tempe.

Ibid. — Gomum. Voy. XXXVI, 20 et 67.

Ibid. — Sycurium. Dans la Magnésie, aujourd'hui canton de Z agora.

Ibid. — Magnesiam. Cette contrée orientale de la Thessalie s'étendait du N. au S. le long de la mer Egée. Démétriade en était la ville principale.

Ibid. — Opperiri ibi hostium adventum statuit On a reproché , avec raison , à Persée , comme nne faute capitale* d'avoir ainsi attendu les Romains à Sycnrium, au lieu de s'être avancé contre eux en Athamanie. De l'aveu même des Romains il les eût facilement défaits dans cette âpre contrée où ils étaient arrivés accablés de fatigue. C eût été le seul moyen de réparer la faute non moins grande qu'il avait déjà commise en négligeant l'alliance des Tnraces et des Grecs.

Cbap. LV. — A Tnpoli (Sream rocant). Voy.cb. un. Le surnom de Scea (scœa, <ncatâ) venait de la position de cette Tripolis sur la rive gauche du Pénée.

Cdaf. LV.— Quorum pleraque {adeo porta erant) in oblivionem adducta. On voit par cette circonstance combien les Grecs avaient enfin pénétré les vues ambitieuses des Romains, et combien ils eussent été disposés à s'allier à Persée si ce prince eût agi avec moins de timidité et de mollesse.

Cbap. LVL — Alope. Dans la Locride oonntienue (canton deTulante).

Ibid. — Agrum Pherœorum. Phères, près du lac Bebéis, en Thessalie. Voy. XXXVI, 14.

Cbap. LVII. — Centum équités et parent numerumjandalorum peditum. Ce nombre est sans doute erroné. On s'en convaincra en lisant la suite. L'auteur dit en effet que les Romains étaient égaux en nombre anx ennemis, dont les forces étaient bien au-dessus de deui cents hommes.

Cdap. LVIII. — Patroctes Antigonensis hic. On a cm mal à propos qu'il fallait lire : his. — Le mot hic est ici adverbe, et tient lieu de in hoc part*. L'auteur a dit de même : prœesse in Brntliis ( XXV, 16 ).

Cuap. L1X.— /n mediam inrertus aciem, Grœcos . etc. Comme les Grecs étaient places non au centre, mais à l'aile gauche, et que deux lignes plus bas on lit : • Thés-

• salornm equitatus, qui a laevo cornu brevi spatio dis-

• j une tus... obvios exceperunt, • il faut sans doute remplacer mediam par lœvam, sinon Grœcos par Gallos. Car on a vn au ch. précédent que les Gaulois étaient places aux premiers rangs du centre.

ÏBin. — Qttum, rictor equestri pralio *ex, e'c. Les commentateurs ont cherché, par diverses corrections, à faire disparaître la contradiction qui semble exister entre les mots parvo m ornent o si adjurisset et adhortantt. — On a proposé de remplacer adhortanti par adhuc stanti ; ou bien de changer ainsi la phrase : Quvm Victor equestri pralin rcx, porto momento, fi ad)uvusent. debellatum esse opportune adkortanti superrenit phalanx. Les conseils donnés ensuite au roi par Évandre prêtent assex de vraisemblance à cette dernière leçon, surtout ces mots : • Ne elatus félicita te summam

• rerum temere in non necessariam aleam daret. •

Cbap. LX. — Cecidere eo die ab Bornants, etc. Selon Plutarque ( Vie de Paul Emile ), il y eut deux mille cinq cents hommes de tués et six cents de pris ; et dans ses Apophthegmes il évalue la perte générale des Romains , tant en tués qu'en prisonniers , à deux mille huit cents hommes.

Ibid. — In Aùtolos conferebat causam. Comp. Appû'ii, Maced. t ch. x.

Cuap. LXI. — Meliorem partem hostium, eqnitatum romanum . etc. Equités enim illxs principes juventutis , etc. Le corps des chevaliers était composé d'environ sept mille membres; et se formait des Romains les plus riches qui, nobles ou plébéiens, y outraient dès qu'ils possédaient un certain capital fixé par la loi. Us servaient dans la cavalerie des légions et jouissaient de privilèges assez étendus. Les censeurs choisis aient parmi eux les citoyens qui, par suite du décès d'un sénateur, étaient appelés à entrer dans le premier corps de l'état. C'est surtout daos la période qui s'écoula entre la seconde guerre punique et le tribunat de Tibérius Gracchus que cette classe intermédiaire accrut ses prétentions , jusqu'à ce qu'après la mort de Cai'us Gracchus elle fût investie , en dépit du sénat, delà puissance judiciaire, et des droits politiques

les plus importants. Voyez Cicéron, Républ., II, 22; Spanb., far le premier discours de Julien , p. Il 2 ; Juste- Lipse, de Magnit. Rom., IV, 2. Cf. Micbelet, Hist. rom.. t. II, p. 142 et suiv.. deuxième édit. et mon Précis <T Histoire romaine, ch. xviu, {4 p. 216, deuxième édit.

Cbap. LXI. — Ante ora sua audirere. Gronove lit farinera, ou décora sua audivere.

Ibid. — Ad Mopsium. Dans la même gorge de l'Ohm pe où se trouvent Myla , Gyrton, Pbaluniie, Elatée; près du village moderne de Cabila, à Test de Phalanne.

Cbap. LXII. — Per eos dies, etc. Comp. Polybe, XXVII, 8; Plutarque, Apopht., et Appien, Maced., cu.x.

Jbid. — In conditione. Peut-être faut-il lire avec Gronove in conditione m.

Ibid. — iïeqiic finiri bellum. Crévier pense que le mot posse a disparu de cette phrase et qu'il faut l'y rétablir. Ibid. — Pacem petere. Peut-être petiere.

Ibid. — Cessurum primum. On a proposé de lire cesturum quam primum, ou et ipsum.

Ibid. — Quippe ex fiducia virium esse. Peut-être quippe quœ ex fiducia virium essH.

Cbap. LXIII. Vim superbiamque. Parmi les commentateurs, les uns sous-entendent Romanorum, les autres, songeant qu'il n'est pas dans les habitudes de Tite-Live de parler en termes si défavorables de ses concitoyens , croient que le mot Macedonum a disparu de la phra&e.

Ibid. — In certaminibus ludvris. Tiie-Live suit ici de très-près Polybe, comme pour tous les événements de la Grèce à cette époque. Ces mots, certaminibus ludicris, font allusion aux circonstances du combat de deux athlètes, Clitomaque et Âristonique , que Polybe a raconté en détail à cette occasion. Voyez les Fragmenta Vaticana, d'Angelo Mai, et Polybe, XXVII, 7 et sui?. de l'éd. Didot.

Ibid. — Thebas ductus exercitus, etc. Cependant aux ch. xliv et xlvi Tite-Live montre Thèbes s'alliant avec les Romains , et ne marque nulle part le moment de sa défection. Elle eut sans doute lieu à la nouvelle de la victoire de Persée.

Chap. LXIV. — Cranonium... açrum. Cranon ( aujourd'hui Crama), dans une gorge de l'Olympe, près du Pénée.

Cbap. LXV.— Quantum acceîerarepoterat. H faut sans doute accelerari, ou bien, poterant.

Ibid. — Cestrosphendonis. Tite-Live a traduit la description de cette arme d'un passage de Polybe ( XXVII,* 9 ), que Suidas nous a conservé; mais il en a supprimé quelques détails. Voy. Suidas au mot Kiorpoc; J. Lipse, Po/iorc, IV, 5.

Cbap. LXVI. — Ex ala quam sacram vocant. Voyez cb. lvi, et XUV, 42. Ce corps était sans doute spécialement destiné à combattre autour du roi , et à le défendre.

Ibid. — lis cœsis. On a soupçonné qu'il fallait lire : frumento onusHs, iisque densis, ingens ibi, etc.

Cbap. LXVII. — Philan. PJiila ou Phla ( Fello) était une ville de Thessalie, à l'extrémité N.-O. sur les confins de la Macédoine, près de la vallée de Tempe.

Ibid. — Ducenta talenta- 862,400 fr.

Ibid. — Q. Mucium legatum. Au ch. xlix il est désifné comme tribun militaire.

Cbap. LXVII. — Demetrias. Cette ville, fondée par Démétrius Poliorcète , était vers l'ouest de la TbesnHe (près de Volo), sur le golfe Pélasgique.

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