PERTE DU MILANAIS
temps-là : j'entends, des lieux où j'étais, et non des autres, car je neveux rien écrire par ouï-dire.
[1522] Mais parce que je ne veux m'occupera écrire les faits d'autrui, ni les fautes par eux commises, avec beaucoup de particularités dont j'ai la mémoire aussi fraîche que j'avais alors, et que tout ce que je fis pour lors en ce pays-là fut sans aucune charge, étant commandé d'autrui, je ne m'arrêterai pas plus longuement sur ce sujet assez triste, qui a été traité par d'autres : seulement je dirai ce mot, qu'il n'y eut point de faute de la part de M. de Lautrec, qui y fit tout le devoir d'un bon et sage général ; aussi était-il un des plus grands hommes de guerre que j'aie jamais connus. Je n'écrirai rien aussi de la bataille de La Bicoque, où je me trouvai, et vis combattre à pied M. de Montmorency, depuis connétable; laquelle bataille ledit sieur de Lautrec fut forcé d'accorder pour l'opiniâtreté des Suisses. J'ai vu en mon temps le dépit des gens de cette nation être cause de la perte de plusieurs places, et interrompre grandement les affaires du roi. Ils sont, à la vérité, vrais gens de guerre, et servent comme de remparts à une armée; mais il faut que l'argent ne manque pas, ni les vivres aussi : ils ne se payent pas de paroles.
[1523] Après la perte malheureuse de ce beau duché de Milan, toutes les forces revinrent en France, ensemble la compagnie dudit sieur maréchal de Foix, en laquelle j'eus une place d'homme d'armes, et un archer d'appointement. Quelque
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temps après, l'empereur Charles dressa une armée pour reprendre Fontarabie, à cause de quoi notre compagnie et plusieurs autres furent mandées se trouver à Bayonne près M. de Lautrec, qui était lieutenant du roi en Guyenne. Ledit sieur de Lautrec, pour pouvoir faire tête à l'ennemi, qui faisait mine de vouloir entreprendre quelque chose sur la frontière, fit dresser quatorze ou quinze enseignes de gens de pied. J'avais toujours eu envie de me jeter parmi les gens de pied ; ce qui me fit demander congé pour trois mois au capitaine Sayas, lequel portait le drapeau en l'absence du capitaine Carbon, son frère, pour accepter l'enseigne que le le capitaine La Clotte me présenta : lequel Sayas malaisément me l'octroya, après avoir aussi envoyé vers le capitaine Carbon pour l'obtenir. Soudain après, La Clotte fut commandé d'aller à Bayonne, parce que les ennemis se renforçaient d'heure à autre.
Quelques jours après, le capitaine Carbon prit les compagnies de M. de Lautrec et de M. le maréchal son frère, avec deux compagnies de gens de pied, qui étaient celles de Megrin, Comminge et La Clotte, pour nous conduire, par les chemins des bois, droit à Saint-Jean-de-Luz, là où le camp des ennemis était. Or, comme nous fûmes à demi quart de lieue de Saint- Jean-de-Luz, sur le haut d'une petite montagne, ayant déjà passé une petite rivière sur un pont de bois, distant d'un demi quart de lieue de cette montagne, au-dessous delà-
quelle passait un ruisseau de quinze ou vingt pas de large, profond jusqu'à la ceinture, joignant lequel y a une plaine qui s'étend comme en pente droite audit ruisseau, duquel lieu on découvre Saint-Jean-de-Luz, qui est un des plus beaux bourgs de France, sur le bord de la grande mer, le capitaine Carbon, qui commandait la troupe, laissa les deux cornettes sur cette petite montagne, l'une desquelles portait le capitaine Sayas, qui était la nôtre, et le capitaine Jeannot d'Andouins celle de M. de Lautrec, tous deux en l'absence, l'un du capitaine Carbon, l'autre du capitaine Artigueloube; il laissa seulement vingt chevaux à chacune et nos deux compagnies de gens de pied; et prit le reste des gendarmes, avec le seigneur de Gramont, qui depuis mourut au royaume de Naples, étant lieutenant de la compagnie de M. de Lautrec.
Toute cette troupe passa le ruisseau, cheminant au long de la plaine droit à Saint- Jean- de-Luz, \ ayant départi leurs gens en trois troupes, comme nous pouvions aisément découvrir du haut de la montagne où nous étions. Étant arrivés en la plaine, ils firent halte d'une heure, cependant qu'un trompette par deux fois alla sonner la fanfare aux ennemis; mais comme il se voulut retirer, ne pensant pas que personne sortît du camp des Espagnols, les chevaux qu'il avait envoyés à la tête de la plaine lui vinrent rapporter que tout le camp des ennemis marchait: et soudain après, nouscom-
raençâmes à découvrir trois de leurs escadrons de gens de cheval, qui marchaient les uns après les autres. Le premier des leurs vint attaquer le premier des nôtres : auquel lieu se rompirent beaucoup de lances, plus des nôtres toutefois que des leurs, parce qu'en ce temps-là les Espagnols ne portaient que des lances gaies, longues et ferrées par les deux bouts. Pendant cette charge, le capitaine Carbon retira les deux autres troupes pas à pas devers nous. Enfin la seconde des ennemis se joignit à leur première, et rembarrèrent les nôtres jusqu'à la seconde, que M. de Gramont menait. Là il y eut un grand combat, et force gens portés par terre d'un côté et d'autre, entre lesquels furent les seigneurs de Gramont, duquel le cheval fut tué sous lui; de Luppe, guidon de M. de Lautrec ; de Puy Greffier, qui depuis s'est fait huguenot; de La Faye de Saintonge, qui est encore en vie, et plusieurs autres. En même instant, nous découvrîmes une grande troupe de cavalerie venant vers nous un peu à main gauche; ce qu'ayant aperçu, nos capitaines portant nos enseignes dirent ces mots : « Nous sommes tous perdus. » Sur quoi je leur dis qu'il valait mieux hasarder quatre-vingts ou cent hommes de pied, pour sauver nos gens de cheval qui étaient engagés. Le capitaine La Glotte et Megrin me répondirent que ce serait double perte, joint aussi qu'ils se doutaient que les soldats n'y voudraient pas aller, voyant leur mort devant les yeux. Or, à tout ce propos, il n'y avait que les
deux capitaines, avec les enseignes des gens de cheval et moi, ayant laissé nos gens de pied à quinze ou vingt pas de nous ; je me doute que s'ils eussent entendu ma proposition, voyant la gendarmerie perdue, que je n'eusse pas été suivi comme je fus. Il faut le plus qu'on peut dérober aux soldats la connaissance du danger qui se présente, si on veut qu'ils aillent de bon cœur au combat. Sur cela, je fis réponse aux capitaines que je prendrais le hasard de les conduire, et que, perdus pour perdus, il vaudrait mieux hasarder et perdre quatre-vingts ou cent piétons que non pas toute notre gendarmerie ; et sur ce, sans plus consulter (les longues consultations bien souvent font perdre beaucoup de bonnes entreprises), je pris la course vers les soldats, en même temps que les capitaines (car il se fallait hâter), et leur dis seulement ces mots : « Allons, allons, mes amis, secourir nos gendarmes. » Sur quoi je fus suivi ds cent soldats tirés de notre compagnie ; et, tous bien encouragés, descendîmes de la montagne, et m'étant mis à la tête de mes gens, passâmes le ruisseau. Ce fait, je donnai vingt soldats au bâtard Dauzan, pour les conduire, lequel n'a point fait de honte aux légitimes de cette maison, qui ont tous été vaillants hommes.
Il faut noter que la troupe que j'avais n'était qu'arbalétriers, car encore en ce temps-là il n'y avait point d'arquebusiers parmi notre nation: seulement, trois ou quatre jours auparavant, six
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arquebusiers gascons s'étaient venus rendre, du camp des ennemis, de notre côté, lesquels je retins, parce que, par bonne fortune, j'étais ce jour-là de garde à la porte de la ville; et l'un de ces six était de la terre de Montluc. Plût à Dieu que ce malheureux instrument n'eût jamais été inventé! je n'en porterais pas les marques > lesquelles encore aujourd'hui me rendent languissant, et tant de braves et vaillants hommes ne fussent morts de la main, le plus souvent, des plus poltrons et plus lâches, qui n'oseraient regarder au visage celui que de loin ils renversent de leurs malheureuses balles par terre : mais ce sont des artifices du diable pour nous faire entre-tuer. Après donc avoir passé le ruisseau, je commandai au bâtard Dauzan de ne faire jamais tirer sa troupe, mais seulement faire mine de tirer, afin de soutenir et prêter faveur à la mienne, pour avoir temps de tirer et de tourner rebander l'arbalète. Or, ainsi que j'étais au pied de la montagne, je ne pouvais voir ce que faisait notre gendarmerie ; mais, comme je me fus acheminé plus avant, je vis toutes les troupes ennemies assemblées, et celle de main gauche marcher au trot droit aux nôtres, qui avaient tenu ferme, ne pouvant cheminer ni en avant ni en arrière, à cause de quelques pierres. Le capitaine Carbon, qui n'était point armé, ayant été auparavant blessé d'une arquebusade au bras gauche, vint à moi, me voyant près d'eux, et me dit ces mots: « 0 Montluc, mon ami, pousse hardiment, je ne t'abandon-
nerai pas. » — « Prenez garde seulement, lui dis-je, mon capitaine, à vous sauver, et ces gendarmes; » et en même instant je crie : « Compagnons, tirez à la tête des chevaux! » Je n'étais pas à douze pas des ennemis, lorsque je leur fis faire cette salve. Il se vérifia, au dire des prisonniers qui furent pris quelques jours après, qu'il y mourut ou fut blessé à cette rencontre plus de cinquante chevaux, et deux cavaliers tués; ce qui fit faire ferme à leurs troupes. Cependant le capitaine Carbon eut le loisir de se retirer au grand galop avec sa troupe droit au ruisseau où j'étais passé, et ceux qui avaient perdu leurs chevaux, se tenant à la queue des autres, se sauvèrent ainsi et passèrent tous le ruisseau; ce qui leur était force de faire, autrement la troupe de main gauche leur donnait parle flanc. De notre côté, à la faveur des vingt arbalétriers de Dauzan, qui soutinrent cependant, nous rebandâmes tous et tirâmes encore ; et, comme le capitaine Carbon eut passé le ruisseau avec la cavalerie, et remonté M. de Gramont, et chargé les autres en croupe, il commanda audit sieur de Gramont de courir au haut du coteau, et faire retirer au grand trot les enseignes de gens de pied et gens de cheval droit à l'autre rivière, là où était le pont tirant au chemin de Bayonne. Soudain il tourna vers moi, ayant en sa compagnie un Italien, nommé le chevalier Diomedes, et le sieur de Mainehaut, et trouva que je me retirais droit à un fossé qui bordait un marais, duquel je pouvais être à dix ou douze pas;
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ce qui l'empêcha de se joindre à moi, de façon qu'il eut assez affaire à se sauver. Ainsi gagnai-je, en dépit des ennemis, le fossé du marais à la faveur de Dauzan, lequel je fis passer en diligence pour faire tête : ce qu'il fit.
Cependant les Espagnols faisaient semblant de me vouloir charger ; mais ils n'osèrent m'enfoncer. Tandis que ces six arquebusiers faisaient merveilles de tirer, et comme j'eus mes gens à cinq ou six pas du fossé, je les fis jeter dedans, et, à la faveur dudit Dauzan, nous montâmes tous sur la levée de ce fossé, sauf trois soldats qui y furent tués à coups d'arquebuse, pour n'avoir été si dispos que les autres. C'est là, comme en un petit fort, où je leur fis tête. Or il faut noter que la troupe des ennemis qui étaient venus à main gauche fit halte auprès du ruisseau, quand elle vit que notre gendarmerie était déjà à demi-montagne ; et ceux qui avaient combattu, et lesquels j'avais arrêtés sur le bord du fossé, faisaient déjà leur retraite, quand ils virent trois escadrons d'arquebusiers au long de la plaine, venant à eux le grand pas; ce qui leur mit le cœur au ventre et leur donna le courage de passer outre. Ayant découvert ce nouveau secours, je me mis au long du fossé du marais, et, m'éknt dérobé, au moyen du détour, de leur vue, je me jetai dans un pré fort étroit et gagnai à la course le pied de la montagne d'où j'étais parti, et après avoir repassé le ruisseau, je regagnai la montagne. Le danger où je m'étais vu, tant pour
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les gens de cheval que j'avais en queue que pour ce bataillon d'infanterie qui venait à nous, ne me fit point perdre l'entendement au besoin pour prendre la commodité pour ma retraite, pendant laquelle je fis toujours tenir cette poignée d'hommes que j'avais serrés, et, les encourageant, parlant à eux parfois, je leur faisais tourner visage et saluer les cavaliers qui me suivaient à coups de trait et d'arquebuse. Et comme j'eus gagné le haut, je me mis dans un verger, fermant la claie sur moi, afin que la cavalerie n'y pût entrer promptement. Et, à la faveur de plusieurs vergers qui sontpeupiés de pommiers, je me retirai droit au pont, jusqu'à une église qui s'appelle Ahetze, où je trouvai le grand chemin tout couvert de leur cavalerie, y ayant toutefois un grand fossé entre deux, d'où je leur fis tirer quelques arquebusades et quelques coups de trait, sans qu'il y eût guère de coups perdus : et, parce qu'ils ne pouvaient venir à moi, ils furent forcés, les uns de tirer en avant et les autres de se retirer. Alors je fis mettre dans le clos du cimetière une partie de mes gens, pensant faire encore tête : ce qui fut la plus grande folie que j'avais faite en tout ce combat; car, cependant, une bonne troupe de leurs gens de cheval coula au long du pré, droit au pont, si avant que je me vis enfermé sans espérance de me pouvoir sauver.
Or, comme le capitaine Carbon eut gagné le pont et que la gendarmerie et les gens de pied furent passés, il dit à M. de Grain ont qu'il s'en allait au
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grand trot et galop; car déjà il découvrait dans les vergers l'infanterie ennemie, ce que je ne pouvais faire, et ne les aperçus, jusqu'à ce qu'ils commencèrent à me tirer. Alors je fis signe aux soldats qui étaient dans le cimetière de se joindre avec moi dans le grand chemin : et, parce que le capitaine Carbon ne me pouvait découvrir, il me tint pour mort ou perdu, et mes gens aussi; ce qui fut cause qu'il laissa le capitaine Compai, qui était bon soldat, au bout du pont, avec vingt-cinq chevaux et trente arbalétriers du capitaine Megrin, voyant toutes leurs troupes de cheval à main gauche et à main droite venir droit au pont : ce qu'il fit pour voir s'il y aurait quelque moyen de me secourir, si je n'étais perdu ; et cependant il faisait rompre le pont. Et, parce que la troupe des ennemis de main droite allait plus hâtivement droit au pont que celle de main gauche, je laissai le grand chemin, et, à la faveur d'une haie, je m'en allai droit à la rivière, où il me fallut encore combattre la cavalerie : toutefois je me fis faire large, et me jetai dans la rivière, et, en dépit d'eux, passai de l'autre côté. Les bords de la rivière, étant hauts, me favorisèrent beaucoup, parce que les gens de cheval ne se pouvaient jeter bas : et cependant nos tireurs n'étaient pas oisifs. Enfin je gagne le bout du pont, où était ledit capitaine Compai, bien empêché aie rompre. Dès lors qu'il m'eut aperçu, il me persuada par plusieurs fois de me sauver et me présenta la croupe de son cheval; mais il n'eut autre réponse de moi,
sinon que Dieu m'avait conservé, et mes soldats aussi, lesquels je n'abandonnerais, jusqu'à ce que je les eusse mis en lieu de sûreté. Sur quoi nous découvrîmes l'arquebuserie espagnole venant droit au pont : nous n'étions assez forts pour soutenir ce choc; voilà pourquoi Gompai et les arbalétriers de Megrin prennent le devant pour le retour, et je demeure à la queue, ayant gagné un fossé qui bordait un pré, à la faveur duquel les gens de cheval ne me pouvaient choquer.
Il ne restait alors que mes six arquebusiers, car les arbalétriers avaient employé tous leurs traits; toutefois, pour montrer qu'ils n'étaient hors d'état, je leur fis mettre l'épée nue à la main, et l'arbalète en l'autre, pour leur servir de boucli r. Or, parce que les gens du capitaine Cornpai, avant de partir, avaient rompu la plupart du ponts cela fut cause que la cavalerie ne fut sitôt à nous, ayant été contrainte d'aller passer à deux arquebusades plus haut à main droite, Pendant que leurs gens de pied avec grande difficulté passaient un à un par-dessus les gardefous qui étaient au pont, il m'était aisé de les défaire, si je n'eusse vu que la cavalerie me venait enfermer. Notre honneur dépendait de notre retraite. Gagnant donc toujours chemin de fossé en fossé , ayant fait environ demi-quart de lieue, je fis halte, afin que mes gens ne fussent hors d'haleine; je vis que les ennemis avaient fait de même, et connus à leur contenance qu'ils avaient perdu l'envie de me suivre : de quoi je fus bien
étonné, et aise quant et quant, car nous n'en pouvions plus, ayant pris un peu d'eau et de pomade1, et du pain de millet en quelques pauvres maisons que nous trouvâmes en chemin. Cependant le capitaine Compai envoya quelques chevaux pour savoir de nos nouvelles, me pensant mort ou pris. Nous voilà enfin en lieu de sûreté, sans avoir perdu que trois soldats dans le premier fossé, et le bâtard Dauzan, qui s'amusa dans une maisonnette près l'église.
Pendant tout ce rencontre et ce combat, l'alarme vint à M. de Lautrec, et la nouvelle que nous étions tous défaits : ce qui lui donna beaucoup de déplaisir, pour la conséquence qui résulte ordinairement, lorsqu'au commencement on donne curée aux ennemis. Il fit mettre tout en bataille : mais, comme il fat un peu éloigné de la ville, il Yit venir nos enseignes de gens de pied que le seigneur de Gramont conduisait, lequel lui raconta ce qui était advenu, et me fit cet honneur de lui témoigner que j'étais cause de leur conservation et salut, mais que j'y étais demeuré pour gage. Le capitaine Carbon n'était encore arrivé, parce qu'il attendait le capitaine Compai pour savoir nouvelles du tout. A la fin il arriva : auquel M. de Lautrec dit ces mots: « Et bien, Carbon, était-il temps de faire une telle folie comme celle que vous avez faite? Elle n'est pas si petite que vous n'ayez mis en ha-