‹ Commentaires (volume 2)Chapitre 46 sur 105 · RENCONTRE PRÈS DE CAVILIMOR · texte numérisé non relu

RENCONTRE PRÈS DE CAVILIMOR

vrîmes trois ou quatre ragaches1, qui suivaient le camp. Deux ou trois chevaux-légers les coururent prendre, qui nous dirent qu'après eux venaient deux enseignes de gens de pied et une de gens de cheval que M. de La Trinitat menait. Lesdites deux compagnies de gens de pied étaient celles du comte Pietro d'Apport, gouverneur de Fossano, qu'un sien lieutenant^ nommé le capitaine Ascanio, conduisait ; et les gens de cheval conduisaient ledit seigneur de La Trinitat et les munitions des farines avec une grande partie du bagage du camp, là où il y en avait une grande quantité de celui des Allemands et des Espagnols, que cinquante soldats allemands conduisaient, et autant d'Espagnols : tellement qu'ils pouvaient être plus de quatre cents chevaux de bagage, et quatre-vingt-dix charrettes chargées de vivres et de l'équipage de l'artillerie. Alors le capitaine Mons s'en alla découvrir M. de La Trinitat, tellement que son cheval lui fut blessé, et tourna incontinent à moi, me disant ces paroles : « Capitaine Montluc, il y a là à donner et à prendre. » Soudain je montai sur une petite cavale d'un de mes soldats, et pris un mien sergent avec vingt arquebusiers, et les allai découvrir, lesquels ne faisaient compte de s'arrêter pour les gens de cheval qu'ils avaient vus, mais marchaient toujours,tambourin sonnant.Et comme je fus auprès d'eux, je voyais une multitude de gens et chevaux

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