Valet de soldat, de l'italien ragazzo, jeune garçon
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qui marchaient par la plaine, qui était le bagage et les charrettes ; puis j'aperçus, sur le haut du côté où j'étais, marcher deux enseignes et les gens à cheval, et nombrai les gens de pied de trois à quatre cents hommes, et pareillement les gens à cheval de trente à trente-cinq salades. Et tout incontinent m'en retournai au capitaine Mons, et lui dis qu'ayant manqué une grande fortune, il fallait qu'en tentassions une autre ; lequel me fit réponse qu'il était prêt à faire ce que je voudrais : je le priai qu'il m'attendît là, car j'allais parler à mes soldats, et courus les trouver. Le capitaine Gabarret était avec ledtt capitaine Mons à cheval, et le capitaine Favas , Liénard et Breuil conduisaient les gens à pied ; et moi, arrivé, parlai à eux et à mes soldats, leur disant que, comme Dieu nous avait ôté une bonne fortune, il nous en avait baillé une autre en main, et, encore que les ennemis fussent trois fois plus forts que nous, si nous ne combattions pas, puisqu'il s'en présentait occasion, nous n'étions dignes d'être soldats, tant pour l'honneur que pour la richesse que nous avions devant nos yeux ; car le butin n'était pas petit. Tous les trois capitaines me répondirent que, de leur opinion, on devait combattre. Alors je haussai la voix, parlant aux soldats : « Eh bien ! mes compagnons, ne serez-vous pas de l'opinion des capitaines ? Quant à moi, je vous ai déjà donné la mienne, qu'il fallait combattre : et assurez-vous que nous vaincrons ; car le présage que j'ai toujours eu me Tas-