C'est-à-dire, me faisant habiller
lequel ils trouvèrent par les chemins, et qu'ils lui dissent qu'il tournât visage à sa maison, et qu'il avertît M. de Tilladet son frère, et les gentilshommes ses voisins, pour se rendre à dix heures au Sampoy, une ville qui est au roi, où j'ai ma maison, avec chevaux et armes, sans faire aucun bruit. Nous sommes à une lieue les uns des autres. Je leur dis aussi qu'après avoir parlé audit sieur de Saincthorent , ils s'en allassent toujours au galop, droit à Lectoure, qui est à trois lieues du lieu de Cassaigne, car cela que le consul m'avait dit me vint au-devant; aussi y avait-il apparence que pour remuer besogne en Gascogne, on commencerait sur cette forte place. Je leur mandai que, comme ils arriveraient à la vue du château, ils allassent le pas, feignant être marchands, et qu'ils allassent entrer à la porte du boulevard, me doutant que le sénéchal aurait mis des gens dans le château par la fausse porte, lesquels s'ils s'apercevaient que Ton se doutât, promptementse saisiraient de la ville, avec l'aide des huguenots qui étaient dedans ; mais que, comme ils seraient dans icelle, qu'ils parlassent secrètement aux consuls, se saisissant de la porte dudit boulevard, et que je les trouvasse morts ou en vie dedans, car je serais bientôt à eux; ce qu'ils firent. Je dépêchai à M. de Verduzan, sénéchal de Bazadais, et à plusieurs autres gentilshommes ses voisins, les assignanttousàdix heures au Sampoy, où je me rendis, et n'y trouvai que M. de Saincthorent, lequel par malheur n'avait