‹ Commentaires d'Alvar Nuñez Cabeça de Vaca (volume 2)Chapitre 28 sur 130 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

Le gooremeiir et ses gens pa«ent le fleuTe. "-^ Deux chrétiens

se noyent.

Cb même vendredi , les brigantins arrivèrent pour transporter les troupes et les chevaux de l'autre côté du fleuve. Les Indiens avaient amené de nombreux canots. Le gouverneur, bien instruit de ce qu'il y avait à iâire, se concerta avec les caciques, et Von'

CDO^int que, dés le samedi suÎTant , le ■bîlji. la Irmipe paséieraût pour continoer sa iBardbr ctdterclier lesGaaycurus. Il ordonna de fairr des radeaux avec les canots pour les cbe^am. A la pointe du jour, tous datscpoif MÎi'cnt à sembartfcr en boa drr dans les briguitins et les radeaux pour traverser le fietnre^lcs Indienspasaôenl dans les caools. Celait une chose remarquable qtae la hâte que Ton ani dans cette opération, et les cris des Indiens qui étaient très4M>mbrenx. Le passa^ dura depuis six heures du matin jnsqu a deux hernies après midi , quoiqu'il y eût de^ cents canots^

En traversant il arriva mi acddent des plus tri<^tes. Comme W* E>tKM:tw>ls tâchaient de s embarquer les mn^ «vmU k* autres , une barque, chargée de trop de monde à la fois, chavira , et se retourna de làcou que la quille Mt trouva en Tair. Ceux qui la moulaient coulèrent à fond, et , s'ils n avaient élê habilement l^ecouru»! tou5 se sei^aieut noyés. Comme il y

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avait beaucoup de naturels sur la rive , ils se jetèrent à Feau et retournèrent Teinbareation; mais le courant était si fort dans cet endroit , que deux chrétiens disparurent, entraînés par le fleuve sans qu'on pût leur porter secours. L'un se nommait Diego dlsla , bourgeois de Malaga, et l'autre, Juan de Valdez, de Palencia.

Quand tous les hommes et les chevaux furent passés , les principaux Indiens vinrent dire au gouverneur que, lorsqu'ils entrepre^ naient une guerre, ils étaient dans Fusage de faire un présent à leur chef, et qu'en conséquence ils le priaient de vouloir bien le recevoir. Le gouverneur y consentit pour leur complaire. Tous les chefs, les uns après les autres, lui donnèrent une flèche et un arc peints très-joliment ; ensuite les autres In* diens apportèrent chacun une flèche peinte et garnie de plumesde perroquet. Ils employèrent le reste du jour à faire ces présents; ce qui força de passer la nuit dans cet endroit, après avoir placé une bonne garde et des sentinelles.

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