CHAPITRE XLV
Le gouT«riieiir abaudonne une partie des viTie» qu'il portait.
Lbs embarcations étaient si chargées de vivres, que cela devenait incommode: le gou^ verueur, pour assurer la cargaison, en laissa
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dans le port de Gapua plus de deux cents quintaux. Quand on eut opéré ce déchargement, on remit à la voile, et Ton navigua heureusement jusqu'à un port nommé dans la langue des Indiens Inriquiçava, On y parvint dans la nuit, à une*heure, et Ton y resta trois jours pour parler aux naturels. Pendant ce temps*là , un grand nombre dlndiens chargés de vivres vinrent pour voir le gouverneur, et donnèrent des provisions aux Espagnols et aux Indiens Guaranis qui les accompagnaient. Cabeça de Yaca les reçut tous avec des paroles d'amitié, car ces gens avaient toujours été nos amis. Il fit des présents aux chefs et à ceux qui avaient apporté ces vivres : il leur dit comment il allait découvrir le pays, ce qui était pour le bien et pour l'avantage d'eux tous, et qu'il les priait de rester tranquilles pendant son absence , et de respecter les traités de paix à l'égard des Espagnols qu'il laissait dans la ville de l'Assomption.
DB CABi ÇA DE VACA. 201
Ils promirent de se conformer à ses désirs. Le gouverneur les laissa très-satisfaits, et remonta le fleuve par un temps favorable.