CHAPITRE XLyiI
On «nToi« clierclier riatarprèto cheslei Payaguat,
Tbois joun après que les naturels du port de Ipaneme. eurent envoyé appeler l'Indien I il airiva où était le gouverneur , et il ofirît de partir avec lui ,. et de le conduire
j6a COUHElfTAIBES
dans le pays des Payaguas. Les Indiens ayant été satisfaits, on remit à )a voile : on remonta le Paraguay , et quatre jom^ après on arriva au port nommé Guayviano , où finit la nation des Guanaris. Le gouverneur y fit jeter l'ancre pour parler aux naturels qui arrivaient. Les chefs apportèrent beaucoup de provisions , et ils accueillirent le gouverneur avec une joie extrême. Cabeça de Vaca les reçut fort bien , fit payer leurs vivres , et donna aux chefs de nombreux présents.
Ceux-ci l'informèrent aussitôt que les cavaliers s'avançaient dans l'intérieur du pays , qu'ils étaient parvenus dans leurs villages , qu'ils y avaient été bien reçus. On leur avait fourni des guides et des vivres. Ces cavaliers marchaient bien en avant vers le port d'Ktabitan , où ils devaient attendre la flotte des brigantins. Xtèspque.le^ouyeri^eujç eO fut ins- Uuit, il ,Bt mettre k \^ voile le pli^s lo-ompr tem^nt possible, et Von qui t)^ i« port de Guayviaâo. On remonta le fleuve par un
DB GABEÇA DE VACA. a63
trés-bon vent , et le lendemain à neuf heures du matin, on arriva à Ytabitan où Ton trouva tous les cavaliers en trè$ - bonne santé. Ces derniers racontèrent qu'ils avaient traversé très-paisiblement tous les villages du pays , qu'ils y avaient distribué beaucoup de présents que Gabeca de Yaca leur avait remis pour la route.
CHAPITIiE XLVIII,
Lw ch^raiu loot eifibar<|ii^f
On pesta deux jours dans le port d" tan ; pendant ce temps les chevaux furent embarqués, et tous les bagpges de Tannée disposés dans un ordre convenable. Gomme le pays bidHté par les Payaguas était très^
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près de là, le gouverneur ordonna que dorénavant rindien du port de Ipaneme , qui con* iiaiâsait la langue et le pays de ces naturels, monterait sur le brigantio amiral, afin que Ton pût à chaque instant savoir ce qu'il fallait faire. On quitta le port par un bon vent. Dans la crainte que les Payaguas ne nialtrailassent les Guaranis que Gabeça [de Vaca emmenait avec lui, il défendit à ces derniers de s'éloigner des brigantins; le soir il ordonna à tout le monde de débarquer sur le bord du fleuve, et de passer la nuit à terre avec une bonne garde. Les Guaranis devaient amarrer leurs canots près des brigantins. Les Espagnols et les Indiens occupaient une] bonne lieue d'étendue sur le rivage ; leurs feux présentaient un spectacle très-agréable. Pendant (mitlé teiiipBidëla tUtV^ttOn, l«-g«rùvêrneur noutrissait «osa bien >1e6 Indienis ifiw 1^ EspngiKds', et ikf^ttient éi abomlamm«nt pourvus que cela RwiHtttit d'être Vu. L'Abondaticë du p6iiMh , de ht «basse et des «eHli que l'on
DE GAlteÇA DB VACA* 1^67
ftfudtr ëtilit i\ gt^hde, qu^on eh abandonnait otiè pê»tlt. '
H 3^ a dkttsféette rtvièi^e une espèce de pbttd iiili vont toujôiik's à Teau ; ils sont plus grands que ceux d'Espagne , et ils ont le ^MitÈ càittti^ et plus gros; on les nomme partis d^ëau. La nuit ils restent à terre, tnàis \t jôtn* ils sont continuellement dans Feauî tjuand ils aperçoivent quelqu^un, ils plongent , restent longtemps au fond de Teau et remontent à une portée d^arbaléte de Tendroit où ils ont plongé. Pour faire la chasse de ces porcs, il &utau moins six canots d'Indiens. Lorsque ces animaux plongent , trois embarcations remontent le fleuve et trois autres le descendent, puis elles se séparent; les Indiens posent leurs flèches sur leur arc , et aussitôt que quelque chose sort de l'eau , ils lancent trois ou quatre flèches avec beaucoup de promptitude , avant que l'animal ne puisse replonger; ils le suivent ensuite jusqu'à ce que, étant mort de ses blessures, il surnage.
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