‹ Commentaires d'Alvar Nuñez Cabeça de VacaChapitre 29 sur 91 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Le goay«meiir reçoit des plaintes contre les Indiens Guay-

eunis.

Lbs caciques des bords et des environs du Rio-Paraguay les plus voisins de l' Assomption^ sujets de sa majesté , se présentèrent ensemble devant le gouverneur, et portèrent plainte contre une peuplade dlndiens . qui habitent près de leurs frontières. Ces gens sont très-

aguerris et très-braves ; ils vivent tous de gibier, de graisse, de miel, de poisson et de sangliers ; leurs femmes et leurs enfants n ont pas d'autre nourriturp. Chaque Jqi^ ils vont à la chasse ; c'est leur seule occupation. Ils sont si vigoureux , si bons coureurs , et leur respiration est si forte , qu'ils prennent à la main les cerfs du pays. Us en chassent d'autres avec des flèches , et tuent beaucoup de tigres et d'animaux féroces. Us traitent très-bien les femmes, non-seulement les leurs, qui jouissent chez eux d^une grande considération , mais toutes en général : quand ils en prennent à la guerre, ils les mettent en liberté et ne leur font aucun mal. Toutes les autres nations ont une grande terreur de ces Indiens. Jamais ils ne s'arrêtent plus d6 deux jours dmSi uot çttdrpit; ils tronsfiûirtent bientilt 4 iw^ 9» (i?wi lîwçs 4f^ là Ifiups maisons^ qui w^% fsitea 4^ mXt^^f pour poursuivre le gibi^ç qu'îb ont ^r»y^* Cette naticusi , et d'autres m<^re <|U} X)v$nt4e pûisson, mangent ^um »m e§psçp ie ga-

DE GABEÇA DB TACA. 12^

roubes du pays. Ils vont chercher ces fruits dans les montagnes , où croissent les arbres qui les portent, tels que les sangliers, qui tous se rendent sur les hauteurs à la même époque. Ceci a lieu quand les garoubes sont mûres , depuis le mois de novembre jusqu'au commencement de décembre ; ils en font de la farine et du vin qui est si fort qu ils s'en enivrent.

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