CHAPITRE XXXIX
AiTiTëe de. Domingo d'Ir^la.
Le 1 5 de février, Domingo d'Irala arriva à FAssomption avec les trois brigantins qu'il avait conduits à la découverte du Rio del Paraguay. Il débarqua , et vint rendre compte au gouverneur de son voyage. Il dit que , depuis le :io octobre qu'il était parti de ce port
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jusqu'au jour des Rois , le 6 de janvier, il avait remonté le Rio - Paraguay , en communiquant avec les naturels des rives et en prenant auprçs, 4'evix des informations. Ce jour-là il était arrivé dans une ville appartenant à une peuplade d'Indiens qui cultivent la terre, qui élèvent des poules et des oies. Ils nourrissent ces derniers pour se garantir des importunités et dudomhiage que leur causent les grillons , car ces insectes rongent toutes leurs couvertures , et se logent dans la paille qui couvre le toit des maisons. Pour conserver leurs effets, (îëfeïiïdîëns ont âes cïivesde terre dans lesquelles ils serrent leurs étoffes et leurs pelleteries, puis ils les bouchent avec des tampons de terre à potier : c'est ainsi qu'ils mettant leur^ vétetneiïts en -ràt^feé* Lors(|ue du toit dos 0i8iis<»h» \m ^^iUom ae ifanrtèht tofflber en foule ^ vpBtSihelrQher «de «quoi ^«e nourrir, les o»es ^e précijpitentt^eU task^fe dextérité fiiiir'ces Hiaeetesvqu^lles*le»dévoi>ent tous» Cela a 'Ueiii id^Ux ou tHMb>fot6(parljeùr,
DE iC^S^A m YACA. 231
ijette tfbwae wwite d'elr^ vwi.
G^ç In4î^i^& ont Itérai }^A^i<|$tioo« (kn& des a;^9^î^ Q^virmp^s. de iiw^i Qa teii noo^me CofiOi^s Chines. Ilfl a^Y^iftnA dit à Do* mingo d'Irak qu'il existait U9i ^^bemiii par tiejrre pour w rendre a^w; villages de l'intérieur; cet oSIcier y i^v^it marché pendant troi^ jours ; le pays lui avait aemblé très^n ;
les qatuf^^ lui avaient doQu^ de^ notions sur riotérievir* Plus ^vi^nt il trouva , daqs dea yillagfiA wdièh3> uni^ grande abondance de vivres qui pouvaient être trè^-utiles pour pé^ aétrer dània le pays et en fiiire la conquête. Il avs^it vu dan$ les mains des habitants des échantiUoQS d'or et d'argent ; ils avaient offert de lui servir de guides* Pendant tout son voyage de découverte sur les bords du fleuve, il n'avs^it pas vu un pays pl^us convenable pour entrer dans l'iutërieur, comme il en avait le projet i et W nlavcait pas entendu dire qu'il y en eut d'a^utre. ^^n ccoiséquence de cette opi-
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nion , il s'était. avancé dans cette direction , et, comme c'était le jour des Rois qu'il était arrivé dans ce port, il l'avait nommé Puerto de los R&yes ( le Port des Rois). Il avait laissé les naturels très- désireux de voir les Espagnols et le gouverneur.
Aussitôt que Domingo d'Irala eut rendu compte de ce qu'il avait vu ou appris, le gouverneur fît convoquer lés religieux, les prêtres, les officiers de sa majesté et les capital -* nés. Quand ils furent réunis, il leur fit lire la relation de Domingo d'Irala, et il les pria de prendre une résolution- sur ce sujet ,' et de lui donner leur opinion sur ce qu'il fallait faire pour découvrir ce pays, ainsi qu'il convenait au service de Dieu et de sa majesté; Eneffet, c'était une démarche avantageuse- pour le roi , puisque l'on avait découvert une route sûre et la meilleure que Ton eut trouvée jusqu'alors- Tous étant réunis en conseil,' et d'un' commun accord ^ dir^&iat qu'il était très -con-' venablê au .service:de' sa- majesté que Ton pé-
Détrât dans Tintérieur par le Port des Rois , avec toute la promptitude possible. Voici quel fut leur avis, signé de leurs noms : « Il faut sans plus tarder entreprendre l'expédition , puisque cette contrée a des vivres et tout ce qui est nécessaire pour faire la découverte. » Dès que lé gouverneur eut connaissance des opinions des religieux , du clergé et des capitaines, persuadé lui-même que cela était avantageux à sa majesté , il fit armer et préparer les dix brigantins qu'il avait fait construire à cet effet ; puis il ordonna aux Guaranis de lui vendre des vivres pour l'appro^ visionnement des brigantins et des canots qui étaient prêts pour la découverte ; car l'incendie que l'on avait souffert avait détruit toutes les provisions du gouverneur. Il fut forcé d'acheter de ses propres deniers celles des Indiens , et il leur donna en échange beaucoup d'objets lui appartenant. Afin de hâter l'approvisionnement sans que les Indiens fussent obligés de transporter ces vivres, le
33,4 CONMENT^TQES Dtl CJ^ÇK PE VACA.
Me.p4wç de 4^en4fe 1^ ?^agu^y »YeÇ trois b4tiiwçBl# et 4^ se reB4re dans Iç^ yi^agps 4ç^ In4j^^, aXlifs, et ^lyejt^ de sft waje^tp
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