‹ Commentaires d'Alvar Nuñez Cabeça de VacaChapitre 49 sur 91 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

Message de Gonxalo de Mendoce.

Pbu de jourd après que Gonzalo de Mendoce

fttt parti avec les trois bâtiments, il écrivit au

gouverneur qu il était arrivé au port nommé

de GigujTy et qu'il avait envoyé au village de

l'intérieur où Ton devait lui fournir des vivres.

Beaucoup de chefs indiens étaient venus le 6. i5

voir et commençaient à apporter des provisions, lorsque les interprètes accoururent pour se réfugier sur les brigantins, les amis et les parents d'un Ihdieù ^ûi é'étàit révolté ayant voulu les tuer. Cet homme soulevait le pays contre les chrétiens et contre nos alliés , disant qu'il ne fallait pas que les naturels fournissent des vivres. Gonzalo de Mendoce ajoutait que beaucoup de chefs indiens étaient venus lui demander du renfort pour mettre leurs villages à couvert des attaques de deux chefs , non[imés Guaçani et Tahere^ et de tous leurs parents et de leurs auxiliaires. Ils leur faisaient une guerre cruelle , mettaient tout à feu et à sang , brûlaient leurs villages , et ravageaient la contrée ; ils les menaçaient de les

mâBâàeif*er tdus âlts nt m joignaiedt ft eux pfollt' êfXtéMdihier )é$ èhrétieftfé wx tes chasiNst* du pays. GowaXô tiierdiaii , disaÎFt^il ^ èi tem- •poilsét jusqu'à c« qti'îl ^iA^ fait^ savoir au gouverhëut ce qiii isè passait y «fin qu« celui-cî |Wlt lés dîspOâitidils côtivetîables ùkH%

de telles circonstances; car depuis ce qui était airrîvé) les Indiens ne Itti apportaient aucune nourriture , Tennemi ayant fertnë (es voies de communications. Les Espagnols qui étaient dans les bâtiments souffraient beaucoup de la &mine. Gabeça de Vaca, ayant reçu cette let* tî*e , tonvoqna les religieux , les prêtres , leïi offieiers de sa tnajesté , et les capitaines ^ et il la leur fit lire : quand ils en eurent pt'is connaissance, il les pria de lui donner leur avis sur ce qu'il tkait tiéeessaire de iaire ; se confor-

iMlnt ainsi aux ordres du rdi, qui furent lus enèeUr présence, afin quMls y eussent égard. GsttXHci dirent que> puisque tes Indiens faisaient to guerre aux chrétiens et aux naturels sujets 'ée ia majesté s leur «vis était qu'il fal^ hit isnyoy«r deè troiqpes contre eux ^ les éoiatmer d'abord avéi2 douceur , et leur en joimàre de faire acte d'obéissance envers ie roi. S'ils s'y refusaient, il fallait les en requérir une seconde, une troisième fois, et autant qu'il serait possible , en leur signifiant que tous les morts,

22S COMMENTAIRES DE GABEÇA DE YACA.

les incendies et les dommages qui auraient lieu dans le pays , seraient à leurs charges et périls; que s'ils refusaient de se soumettre,

on leur ferait la guerre comme à des ennemis, afin de défendre et de protéger les Indiens nos alliés : tel fut leur avis, et ils le signèrent. Peu de Jours après, le capitaine Gonzalo de Mendoce écrivit une seconde lettre au gouverneur : il lui disait que les deux chefs indiens, Guaçani et Tabere , faisaient une guerre cruelle^ à nos alliés , tuaient et pillaient jusqu'au port où étaient les chrétiens ; qu'on avait été forcé de défendre les navires , et que les Indiens, nos alliés, étaient très-tourmentés. Chaque jour ils demandaient du renfort à Gonzalo de Mendoce, disant que si bientôt on ne les secourait, ils se soulèveraient tous pour éviter les malheurs d'une guerre si cruelle et discontinue-

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