‹ Commentaires de Jehan Calvin sur le Nouveau Testament (volume 3)Chapitre 33 sur 113 · JEAN · texte numérisé non relu

JEAN

(comme il à esté dit n’aguères) quant à nous, hors de Christ, nous sommes hays de Dieu : mais adonc il commence à nous aimer, quand nous sommes unis au Corps de son Fils bien-aimé. Or voyci un privilége inestimable de la foy, que nous sçavons que le Père a aimé Jésus-Christ pour nous, afin que nous fussions participans de la mesme dilection, et que nous le soyons à jamais. Mais il faut noter ceste particule, £Ë moy en eux : par laquelle nous sommes enseignez que nous ne sommes point autrement comprins en ceste amour de laquelle il fait mention, sinon que Jésus-Christ habite en nous.

Car tout ainsi que le Père ne peut regarder son Fils, que quant et quant tout le corps d’iceluy ne luy viene devant ses yeux : aussi si nous voulons estre regardez en luy, il nous faut estre vrayement ses membres.

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